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CONSIDÉRATIONS ÉPIGRAPHIQUES SUR L'EXPÉRIENCE DE L'ÉCRITURE NEPHITE FAITE PAR JANNE SJODAHL
John Gee Journal of Book of Mormon Studies Vol.
10, 1, 2001, p. 25 Deux questions se dégagent des caractères hébraïque que Henry Miller a tracés pour l'expérience de Janne Sjodahl sur l’écriture néphite. Un petit problème, c'est que Miller a utilisé les lettres hébraïques carrées plus tardives plutôt que les lettres hébraïques archaïques du temps de Léhi. Le type de caractères utilisé change quelque chose dans l'espace requis pour écrire l’échantillon de texte. Le problème majeur est cependant la taille des caractères utilisés, qui faisait une différence encore plus grande dans l'espace requis pour l’échantillon de texte. Pour le lecteur moderne, les caractères utilisés par Miller sont trop petits pour être faciles à lire. Les scribes de l'Antiquité auraient-ils utilisé des lettres aussi minuscules ? Un coup
d’œil rapide sur les manuscrits hébraïques écrits sur papyrus (dont la
plupart sont postérieurs à l'exil babylonien) montre que les lettres étaient
écrites beaucoup plus grand que celles rendues par Miller. Les documents sur
papyrus étaient écrits au pinceau et à l’encre et peuvent faire preuve
d'une calligraphie élégante. Mais les plaques d'or et d’airain étaient gravées
et la gravure implique des conventions différentes de celles de l'écriture au
pinceau et à l'encre. Nous
avons aujourd’hui suffisamment d’échantillons d'écriture hébraïque
ancienne sur des objets retrouvés pour examiner la question des caractères hébraïques
gravés de l'époque de Léhi. Quand on publie des dessins ou des photos de
textes écrits sur ce genre d'objets, on les agrandit habituellement deux ou trois fois pour
les rendre plus lisibles. J'ai mesuré la taille véritable des lettres sur une
série d'objets gravés et sur la base des mesures fournies par la
documentation. Les caractères utilisés autrefois ont à peu près la même
taille que ceux utilisés par le scribe de Sjodahl. Contrairement à notre façon
de concevoir la lisibilité, l’écriture hébraïque de Miller convient
parfaitement au test pour lequel Sjodahl l’a utilisée. L’échantillon
d'écriture que j'ai utilisé dans le tableau en annexe est tiré de deux
publications récentes (j’aurais pu en utiliser d'autres sans changer le résultat)
qui donnent des illustrations de sceaux, de bulles et de poids anciens sur
lesquels sont gravés des caractères hébraïques. Sept objets proviennent de
la collection Moussaief et apparaissent dans un livre de Robert Deutsch 1. D'autres lettres apparaissent sur un
poids en pierre (le « poids Kollek ») dont traite un article de Michael
Heltzer 2. Les objets ont été choisis de manière
à couvrir l'alphabet tout entier. Toute l'écriture vient des trois siècles précédant
immédiatement le départ de Léhi de Jérusalem. Les
lettres de l'article publié par Sjodahl en 1927 ont une moyenne d'environ 1,5
mm². Le tableau ci-dessous montre, en millimètres, la taille des caractères
figurant sur les objets anciens. Dans le tableau, nous avons utilisé les équivalents
hébraïques ultérieurs, que certains lecteurs reconnaîtront, plutôt que les
caractères archaïques). La taille des lettres varie d'un objet à l'autre,
mais elle se situe en gros dans la fourchette des 1-3 mm². Les réalités épigraphiques
de la taille des caractères jettent une lumière nouvelle sur la réflexion de
Jacob concernant « la difficulté de graver nos paroles sur des plaques »
(Jacob 4:1) et sur le regret de Moroni que « nous ne puissions écrire que peu
à cause de la maladresse de nos mains » (Éther 12:24).
1 Considérations épigraphiques sur l'expérience de l'écriture néphite
faite par Janne Sjodahl Robert Deutsch, Messages
from the Past: Hebrew Bullae from the Time of Isaiah Through the Destruction
of the First Temple,
Shlomo Moussaieff Collection and an Up‑to‑Date Corpus
(Tel Aviv, Archaeological Center Publications, 1999). 2 «A New Weight from Hamath and Trade
Relations with the South in the Ninth-Eighth Centuries BCE”, dans The
World of the Aramaeans II, dir. de publ. P. M. Michèle Daviau, John W.
Wevers et Michael Weigl, Sheffield, Sheffield Academic Press, 2001, pp.
133-135.
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