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CHAPITRE 12 : LA PRETRISE, RESPONSABILITE DE
REPRESENTER DIEU
La prêtrise est un principe éternel qui a existé avec Dieu
depuis le commencement et qui existera à toute éternité.
Les clés qui ont été données pour être utilisées par la
prêtrise viennent des cieux, et le pouvoir de cette prêtrise
opère dans notre Église aujourd’hui tandis qu’elle
continue de se répandre sur la terre 1 .
Introduction
Lors d’une session de la prêtrise d’une conférence générale, le
président McKay a raconté une expérience qu’il avait eue pendant
sa mission en Écosse en 1898. Son compagnon missionnaire,
Peter Johnston, et lui étaient passés près d’un bâtiment
qui avait attiré leur attention parce qu’il y avait une inscription
gravée sur une voûte en pierre au-dessus de la porte d’entrée. Le
président McKay raconte :
« J’ai dit à mon compagnon : ‘C’est inhabituel ! Je vais voir ce
que dit cette inscription.’ Lorsque j’ai été suffisamment près, j’ai lu
le message suivant qui ne semblait pas seulement être gravé dans
la pierre, mais qui semblait aussi venir de celui que nous servions :
« ‘Qui que tu sois, fais bien ce que tu dois’ »…
« Dieu nous aide à suivre cette devise. Ce n’est qu’une autre
manière d’exprimer les paroles suivantes du Christ : ‘Si quelqu’un
veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de
Dieu, ou si je parle de mon chef ’ [ Jean 7:17]. Et ce témoignage
nous mène tous à être guidés par le Saint-Esprit. Je prie humblement
pour que les membres de la prêtrise assemblés ce
soir… prennent sur eux les responsabilités que Dieu leur a
confiées, et remplissent leur devoir, quel qu’il soit 2 .»
Le président McKay a été béni grâce à plusieurs détenteurs justes
de la prêtrise qui ont exercé le pouvoir de la prêtrise en sa
faveur. En mars 1916, la rivière Ogden a débordé et a déstabilisé
le pont qui se trouve à l’embouchure du canyon. Le président
McKay raconte : « Nous [son frère Thomas E. et lui] avons sauté
dans une petite Ford et nous avons foncé sous la pluie et dans la
boue… J’ai vu la pile du pont, faite de pierres, et elle semblait
intacte, sans changement par rapport à la veille. Alors [en riant]
j’ai dit : ‘Je vais traverser le pont. Est-ce que tu sais nager ?’ Sur ce,
je me suis élancé sur le pont, tandis que Thomas E. disait : ‘Fais
attention ! Il y a une corde !’ Le gardien qui était parti à sept heures
avait tendu la corde du palan en travers de la route, et son
successeur, le gardien de jour, n’était pas arrivé. Je me suis précipité
sur le frein de secours, mais il était trop tard. La corde a fracassé le parebrise, a rebondi et m’a frappé au menton, me
fendant la lèvre, me cassant les dents du bas et me fracturant la
mâchoire supérieure. Thomas E. a rentré la tête et n’a pas été
touché, mais moi j’ai failli perdre connaissance…
« Vers neuf heures ce matin-là, j’étais sur la table d’opération…
On m’a remis la mâchoire supérieure en place et on m’a
fait quatorze points de suture sur la lèvre inférieure et sur la joue
lacérée. L’un des médecins a dit : ‘C’est dommage, il va être défiguré
à vie.’ J’étais certainement méconnaissable. Quand on m’a
ramené à ma chambre, l’une des infirmières m’a dit pour me
consoler : ‘Vous pourrez porter une barbe, frère McKay’, voulant
dire par là que je pourrais ainsi cacher mes cicatrices… Trois
amis très proches… sont venus me donner une bénédiction. En
scellant l’onction, [l’un d’eux] a dit : ‘Nous te bénissons : tu ne
seras pas défiguré et tu ne souffriras pas.’…
« Le samedi soir le docteur William H. Petty est venu voir si les
dents qui restaient à la mâchoire supérieure pourraient être sauvées.
C’est lui qui m’a dit : ‘Je suppose que vous souffrez beaucoup.
’ J’ai répondu : ‘Non, je ne souffre pas du tout’ … Le
dimanche matin, le président Heber J. Grant est venu de Salt Lake
City… Il est entré dans la chambre et m’a dit : ‘David, ne parlez
pas ; je vais juste vous donner une bénédiction.’…
« Le mois d’octobre suivant… j’étais assis à une table proche
de celle du président Grant. J’ai remarqué qu’il me regardait
avec insistance, puis il m’a dit : ‘David, d’où je suis je ne vois pas
de cicatrice sur votre visage !’ J’ai répondu : ‘Non, président
Grant, je n’ai pas de cicatrice.’ 3 »
ENSEIGNEMENTS DE DAVID O. MCKAY
La prêtrise est le pouvoir et l’autorité de représenter Dieu.
Chaque fois que la prêtrise est déléguée à l’homme, elle ne lui
est pas conférée comme une distinction personnelle, bien
qu’elle le devienne s’il l’honore, mais comme l’autorité de représenter
la Divinité et l’obligation d’aider le Seigneur à réaliser
l’immortalité et la vie éternelle de l’homme [voir Moïse 1:39]4 .
Vous êtes des hommes qui détiennent la prêtrise de Dieu, qui
détiennent l’autorité divine de représenter la Divinité dans toutes
les fonctions qui vous ont été attribuées. Quand un homme, un
homme ordinaire, est désigné dans sa collectivité comme shérif,
il reçoit quelque chose de supplémentaire. Quand, à un carrefour,
un policier vous fait signe d’arrêter, vous vous arrêtez. Il est
plus qu’une personne comme tout le monde, il a reçu une autorité.
Et il en est ainsi tout au long de la vie. Quand on attribue un
poste à un homme, on lui donne quelque chose de plus. C’est
une réalité. Il en est de même pour le pouvoir de la prêtrise 5 .
La prêtrise est inhérente à la Divinité. C’est une autorité et un
pouvoir qui n’ont leur source que dans le Père éternel et son
Fils, Jésus-Christ…
En recherchant la source de la prêtrise… nous ne pouvons
rien concevoir au-delà de Dieu lui-même. Il en est le centre. Elle
doit émaner de lui. La prêtrise étant ainsi inhérente au Père, il
s’ensuit que lui seul peut la conférer. Par conséquent, la prêtrise
telle qu’elle est détenue par l’homme, doit toujours être déléguée
par quelqu’un qui détient l’autorité de le faire. Aucun être
humain au monde n’a le droit de s’attribuer le pouvoir et l’autorité
de la prêtrise. Certaines personnes auraient voulu s’attribuer
ce droit, mais le Seigneur ne l’a jamais reconnu. De même qu’un ambassadeur
n’exerce que l’autorité qui lui a été donnée
par le gouvernement qu’il représente, de même un homme qui
a l’autorité de représenter la Divinité ne le fait qu’en vertu des
pouvoirs et des droits qui lui sont délégués. Toutefois, quand
une telle autorité est déléguée, elle comporte, dans certaines
limites, tous les privilèges du pouvoir légal de représentation
par lequel il est possible d’agir à la place d’une autre personne.
Tout acte officiel accompli en vertu d’un pouvoir légal de représentation
est aussi valable que si la personne représentée l’avait
accompli elle-même…
Reconnaissant le fait que le Créateur est la source éternelle de
ce pouvoir, que lui seul peut le diriger, et que le posséder signifie
avoir le droit, en tant que représentant autorisé, de communiquer
directement avec Dieu, les privilèges et les bénédictions
qu’il est possible d’obtenir par le pouvoir et l’autorité de la
Prêtrise de Melchisédek sont naturels mais pourtant sublimes ;
ce sont les plus glorieux que l’esprit humain puisse concevoir.
L’homme qui est ainsi en communion avec son Dieu trouve
plus de joie dans la vie, a plus de discernement pour décider
rapidement entre le bien et le mal, éprouve de la douceur et de
la compassion, et a pourtant l’esprit fort et vaillant pour défendre
le bien ; il trouve dans la prêtrise une source de bonheur intarissable,
une source d’eau vive qui le conduira à la vie éternelle 6 .
Le pouvoir de la prêtrise s’exprime par les collèges
aussi bien que par les personnes.
Au sens stricte des termes, la prêtrise en tant que pouvoir
délégué est un acquis personnel. Toutefois, par décret divin, les
hommes qui sont désignés pour remplir un office particulier de
la prêtrise sont regroupés en collèges. Ainsi, ce pouvoir s’exprime
par l’intermédiaire de groupes aussi bien que de personnes.
Le collège donne la possibilité aux hommes ayant les
mêmes aspirations de se connaître, de s’aimer et de s’aider
mutuellement 7 .
Si la prêtrise n’était qu’une distinction et qu’une bénédiction
personnelles ou une valorisation individuelle, il n’y aurait aucun besoin de
groupes et de collèges. L’existence même de tels groupes,
établis par l’autorité divine, indique notre dépendance les
uns des autres, le besoin indispensable de nous aider et de nous
soutenir mutuellement. Nous sommes, par droit divin, des êtres
sociables8 .
[Le Seigneur] savait que ces [détenteurs de la prêtrise] ont
besoin de la compagnie, de l’intégration, de la force du groupe ;
il a donc organisé des collèges et indiqué le nombre de leurs
membres, depuis les diacres jusqu’aux soixante-dix.
Ces groupes se réunissent, premièrement pour s’édifier, améliorer
leurs connaissances en général, et pour s’instruire en particulier
dans les domaines de la moralité, de la religion, de la foi,
de la sainteté ; mais aussi pour se fortifier mutuellement et pour
agir avec droiture. Ces groupes répondent à un besoin ressenti
par tous les hommes… Les collèges de la prêtrise… répondront
à tous les besoins d’intégration, de fraternité et de service si les
hommes remplissent simplement leur devoir 9 .
Membres de la Prêtrise d’Aaron et membres des collèges de la
Prêtrise de Melchisédek, nous avons le devoir d’édifier nos collèges
; ne les détruisons pas en étant absents des réunions de [la
prêtrise] ou en ne nous préparant pas ou en négligeant notre
devoir. Que chacun de nous ait le sentiment… qu’il est de notre
devoir de faire quelque chose pour édifier l’Église, comme il est
du devoir de l’Église d’édifier sur la vérité et de racheter le genre
humain du péché. Hommes de la prêtrise, soyons unis pour
cette édification ; soyons dans le groupe des bienfaiteurs ; et ne
laissons aucun homme, depuis le grand prêtre jusqu’au diacre,
dans ce grand mouvement de la prêtrise… tomber dans le
groupe de ceux qui [font le mal] ou qui murmurent 10 .
Un détenteur de la prêtrise doit être en toute circonstance
conscient de ce qu’il fait et de ce qu’il dit.
La prêtrise est l’autorité de représenter Dieu. Un homme qui
a reçu la prêtrise est un représentant autorisé du Seigneur dans
tout domaine particulier qui lui a été attribué. Il est du devoir
d’un représentant de tout groupe de personnes ou organisation
de s’efforcer de représenter honorablement ce groupe ou cette
organisation. Le meilleur moyen d’être des représentants dignes
est de vivre de manière à ce que nous puissions tous avoir les
inspirations du Seigneur que nous représentons. Réfléchissez au
rapport que cela a avec une vie vertueuse.
« Mon esprit ne luttera pas toujours avec l’homme » (D&A
1:33), a dit le Seigneur. Tous les hommes, donc, qui détiennent
cette prêtrise doivent mener une vie qui leur donnera droit à
l’inspiration du Seigneur. Et laissez-moi vous dire à ce sujet que
la communion avec le Saint-Esprit est tout aussi réelle que votre
connexion, grâce à la radio, avec les voix et la musique qui remplissent
les airs sans qu’on les entende. Les vibrations sont là.
Il en est ainsi de l’Esprit de Dieu. Il est toujours prêt à guider
et à instruire les personnes qui se mettent sur la bonne longueur
d’ondes en menant une vie juste et en le recherchant sincèrement.
Je le répète, il est du devoir de tous les hommes autorisés
à représenter le Seigneur de mener une vie qui leur permettra
d’être sensibles à cet Esprit 11 .
Détenir la prêtrise de Dieu par autorité divine est l’un des
plus grands dons que l’homme puisse recevoir, et la dignité est
de première importance. La prêtrise est de nature éternelle.
L’homme qui ressent la responsabilité de représenter la Divinité
est grandement béni. Il doit le ressentir à un point tel qu’il est
en toute circonstance conscient de ce qu’il fait et de ce qu’il dit.
Aucun homme détenant la Sainte Prêtrise ne doit manquer de
respect à sa femme. Aucun homme détenant cette prêtrise ne
doit oublier de demander au Seigneur de bénir sa nourriture, ni
de s’agenouiller avec sa femme et ses enfants pour demander
que Dieu les guide. Quand un homme détient et honore la prêtrise,
son foyer en est transformé. Nous ne devons pas l’utiliser
de manière autoritaire, car le Seigneur a dit : « Lorsque nous
entreprenons de couvrir nos péchés ou d’assouvir notre orgueil,
notre vaine ambition, ou d’exercer, avec quelque degré d’injustice
que ce soit, une emprise, une domination ou une contrainte
sur l’âme des enfants des hommes, voici, les cieux se retirent ;
l’Esprit du Seigneur est attristé, et lorsqu’il est retiré, c’est la fin
de la prêtrise ou de l’autorité de cet homme » (D&A 121:37).
Cette révélation, donnée par le Seigneur à Joseph Smith, le
prophète, est l’une des plus belles leçons de pédagogie ou de
psychologie et de direction jamais données, et nous devons la
relire souvent dans la 121 e section des Doctrine et Alliances 12 .
Aucun membre de cette Église, aucun mari ou père, n’a le droit
de jurer dans son foyer, ni même d’exprimer une parole méchante
à sa femme ou à ses enfants. En raison de son ordination et de sa
responsabilité, un homme qui détient la prêtrise ne peut pas faire
cela et être fidèle à l’esprit qui est en lui. Vous contribuez à rendre
votre foyer idéal par votre personnalité, en maîtrisant vos passions,
votre caractère, en surveillant vos paroles, parce que ce sont
ces choses qui feront de votre foyer ce qu’il est, et ce qui en émane
dans le voisinage. Faites ce que vous pouvez pour produire la paix
et l’harmonie, quoi que vous deviez endurer 13 .
Je prie pour que nous puissions… ressentir la valeur de la prêtrise,
et pour que tous les diacres de notre Église se rendent
compte que, lorsqu’ils reçoivent la Prêtrise d’Aaron et qu’ ils sont
mis à part parmi leurs camarades, ils sont différents des autres. Ils ne peuvent
pas jurer impunément comme le font les autres garçons,
ils ne peuvent pas faire de mauvais tours dans le voisinage
comme les autres garçons ; ils sont à part. C’est ce que cela signifie
pour les garçons de douze ans ; et vous, évêques, c’est exactement
ce que vous devez leur expliquer quand vous les
choisissez pour être diacres. Ne vous contentez pas de les faire se
lever et de les ordonner, mais parlez avec eux et aidez-les à se
rendre compte de ce que signifie recevoir la Prêtrise d’Aaron.
Parmi les jeunes, ces garçons ainsi choisis et instruits doivent
exercer une bonne influence…
… Nous avons l’obligation, quand nous acceptons la prêtrise,
de montrer un exemple digne d’être imité par autrui. Ce n’est
pas ce que nous disons qui les influencera. C’est ce que nous faisons.
C’est ce que nous sommes 14 .
Tant que les membres de la prêtrise mériteront d’être guidés
par le Christ en raison de leurs relations honnêtes et consciencieuses
avec leur prochain, de leur résistance au mal sous toutes
ses formes, de l’accomplissement fidèle de leur devoir, il n’y
aura pas d’opposition de ce monde capable d’arrêter la progression
de l’Église de Jésus-Christ 15 .
Le pouvoir de la prêtrise devient productif
quand il est utilisé pour servir autrui.
Pour comprendre le pouvoir potentiel de la prêtrise, nous
pouvons imaginer un château d’eau. Le pouvoir de l’eau n’est
dynamique et bénéfique que lorsque la force libérée devient
active dans les vallées, les champs, les jardins et les foyers heureux.
De même la prêtrise, par rapport au genre humain, n’est
un principe de pouvoir que par son effet dans la vie des hommes,
tournant leur coeur et leurs aspirations vers Dieu et les
poussant à servir leurs semblables 16 .
Notre vie est liée à la vie d’autres personnes. Nous sommes
des plus heureux quand nous apportons quelque chose aux autres.
Je dis cela parce que la prêtrise que vous détenez signifie
que vous devez servir autrui. Vous représentez Dieu dans le
domaine qui vous est attribué. « Celui qui perdra [sa vie] à cause
de moi la trouvera » (Matthieu 16:25)17 .
Anciens, l’un d’entre vous est peut-être malade, et sa moisson
doit être faite. Réunissez-vous et faites-la. L’un de vos membres
a un fils en mission et ses fonds sont en baisse. Demandez si
vous pouvez l’aider. Il n’oubliera jamais votre gentillesse. C’est à
des actes comme ceux-là que le Sauveur pensait lorsqu’il a dit :
« Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus
petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites »
(Matthieu 25:40). Il n’y a pas d’autre manière de servir le Christ.
Vous pouvez vous agenouiller et prier Dieu, c’est bien. Vous
pouvez le supplier de vous guider par l’intermédiaire du Saint-Esprit,
oui, c’est ce que nous faisons et devons faire. Nous
devons le faire. Mais ce sont les visites concrètes et quotidiennes,
c’est le contrôle de notre langue pour ne pas dire de mal
d’un frère mais pour dire du bien de lui, que le Sauveur considère
comme véritable service 18 .
« Qui que tu sois, fais bien ce que tu dois. » Si vous êtes diacre,
remplissez bien les devoirs de diacre. Si vous êtes instructeur,
faites bien votre travail. Le prêtre veille sur l’Église, rend
visite aux membres. Jeunes gens de l’Église, si nous pouvions
simplement remplir les devoirs des instructeurs et des prêtres,
enseigner aux gens leur devoir, quelle puissante influence bénéfique
cela serait pour les jeunes gens de 18 et 19 ans ! Ils ne
seraient pas incorrigibles [refusant toute correction], ni renégats
[lâches et sans loyauté], mais ils seraient des dirigeants. Mes frères,
il n’y a rien au monde de plus puissant pour guider les jeunes
que de leur faire bien remplir leur rôle dans la prêtrise 19 .
Les détenteurs de la prêtrise ont la responsabilité de
représenter Dieu en tant qu’instructeurs au foyer.
Il est dit dans Éphésiens, chapitre quatre, que le Christ a
donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les
autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs,
« pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre
du ministère et de l’édification du corps de Christ » [Éphésiens
4:12]. Les instructeurs [au foyer], dans l’Église, détenant la
sainte prêtrise, ont reçu la grande responsabilité de perfectionner
les saints et d’édifier le corps du Christ. Par conséquent, je pense qu’il n’est
pas trop de dire que leur devoir, leur devoir,
est d’apporter dans chaque foyer un esprit tout aussi divin que
celui que nous avons ressenti ici au cours des sessions de cette
conférence. L’homme ne peut avoir de plus grande responsabilité
que d’être instructeur des enfants de Dieu.
… Certains des [instructeurs au foyer] ont le sentiment que
leur appel n’est pas très important, qu’il n’est pas très honorifique,
alors qu’en fait il n’y a pas de travail plus important dans
l’Église. On ne peut dire d’aucun appel dans l’Église qu’il est plus
important qu’un autre, parce que tous sont consacrés au développement,
à l’instruction, au salut des enfants de Dieu. Il en est
de même de l’appel d’instructeur ; mais s’il fallait donner une
préférence, ceux qui sont le plus à même d’amener des gens au
salut, ce sont les hommes qui détiennent la prêtrise de Dieu, qui
sont en contact direct avec les membres de l’Église…
La première chose à faire, mes frères, est de vous regardez
vous-mêmes, pour voir si vous êtes ou non préparés à enseigner.
Nul homme ne peut enseigner ce qu’il ne connaît pas. Vous avez
le devoir d’enseigner que Jésus-Christ est le Rédempteur du
monde, que Joseph Smith est un prophète de Dieu et que, dans
cette dernière dispensation, Dieu le Père et son Fils lui sont
apparus en personne. Le croyez-vous ? Le ressentez-vous ? Est-ce
que ce témoignage émane de votre être quand vous entrez dans
un foyer ? Si c’est le cas, cette émanation va donner vie aux personnes
que vous allez instruire. Sinon, il y aura un vide, l’absence
de cette atmosphère spirituelle dans laquelle les saints
progressent…
… Mes frères, le message, et particulièrement la manière de
présenter ce message, peuvent être différents selon que l’on s’adresse
à quelqu’un qui a passé sa vie à remplir fidèlement ses
tâches dans l’Église ou à quelqu’un qui vient d’être converti. De
même que toutes les familles sont différentes… de même nos
messages et nos méthodes, particulièrement nos méthodes de
présentation, peuvent varier. Nous devons nous imprégner de
l’idée qu’il est de notre devoir de connaître les personnes que
nous allons instruire 20 .
Le devoir de l’instructeur [au foyer] n’est pas rempli quand il
ne va qu’une fois par mois dans chaque maison. Je me souviens
d’un évêque qui donnait la tâche à un instructeur [au foyer] d’aller
immédiatement dans un foyer qui avait perdu un être cher,
pour voir ce qui pouvait être fait pour apporter de la consolation
aux personnes endeuillées et pour préparer l’enterrement. Il est
du devoir de l’instructeur [au foyer] de s’assurer qu’il n’y a pas
de besoin ; s’il y a quelqu’un de malade, d’aller faire une bénédiction
: de veiller toujours sur ces familles 21 .
Je crois que c’est par l’enseignement [au foyer] qu’on a les
plus grandes possibilités au monde d’éveiller en ceux qui sont
négligents, découragés, abattus ou tristes, une vie nouvelle et le
désir de redevenir pratiquants dans l’Église de Jésus-Christ. En
revenant à l’Église ils retrouveront l’atmosphère spirituelle qui
remplira leur âme et leur donnera le pouvoir de surmonter les
faiblesses dont ils sont actuellement esclaves.
Apporter de l’aide, de l’encouragement et de l’inspiration à
chaque personne, c’est là la grande responsabilité et le privilège
des instructeurs [au foyer]22 .
Conseils pour l’étude et la discussion
• Quel est le pouvoir de la prêtrise ? (Voir pages 125-126.) Dans
quels buts le Seigneur a-t-il délégué l’autorité de la prêtrise à
l’homme ? (Voir pages 126-127, 130-131.) Quelle est la différence
entre simplement recevoir l’autorité de la prêtrise et
avoir le pouvoir de la prêtrise ?
• Pensez à un moment où le pouvoir de la prêtrise a été exercé
en votre faveur. Qu’est-ce que cela vous a apporté, à vous ou
aux membres de votre famille ? Comment pouvons-nous utiliser
ce genre d’expérience pour instruire nos enfants et nos
petits-enfants ?
• Pourquoi est-il nécessaire que le détenteur de la prêtrise soit
digne d’être guidé par l’Esprit du Seigneur ? (Voir pages 128-129.)
Quelles bénédictions sont promises aux frères qui sont
fidèles aux alliances et aux obligations de la prêtrise ? (Voir
aussi D&A 84:33-34.)
• Pourquoi l’enseignement au foyer est-il si vital pour l’Église ?
(Voir pages 131-132.) Que pouvons-nous faire pour être des
instructeurs au foyer plus efficaces ? Comment les recommandations
du président McKay aux instructeurs au foyer
peuvent-elles s’appliquer aux instructrices visiteuses ? Que
pouvons-nous faire pour que nos instructeurs au foyer et nos
instructrices visiteuses se sentent les bienvenus chez nous et
soient efficaces dans leur appel ?
• Comment le fait de prier, d’étudier les Écritures et de devenir
davantage semblable au Christ nous aide-t-il à honorer la prêtrise
? De quelles manières les pères et les mères peuvent-ils
préparer leurs fils à recevoir la prêtrise ?
• Comment les femmes ont-elles part aux bénédictions qui
découlent du pouvoir de la prêtrise ?
• Quel est la raison d’être des collèges de la prêtrise ? (Voir pages
126-127.) Quelles responsabilités sont liées au fait d’être membre
d’un collège ? (Voir pages 126-127.)
Écritures en rapport avec le sujet : 1 Pierre 2:9 ; D&A 84:33-48 ;
121:34-46
Notes
1. Conference Report, octobre 1967,
p. 94.
2. Conference Report, octobre 1956,
p. 91.
3. Voir Cherished Experiences from
the Writings of President David O.
McKay, compilé par Clare
Middlemiss, édition révisée, 1976,
p. 138-140 ; mise en paragraphes
modifiée.
4. Gospel Ideals, 1953, p. 168.
5. Conference Report, octobre 1954,
p. 83.
6. Conference Report, octobre 1965,
p. 103-104.
7. Conference Report, octobre 1965,
p. 104.
8. Gospel Ideals, p. 168.
9. Gospel Ideals, p. 180-181.
10. Conference Report, avril 1909, p. 68.
11. Gospel Ideals, p. 180.
12. Conference Report, octobre 1967,
p. 97.
13. Conference Report, avril 1969,
p. 150-151.
14. Conference Report, octobre 1948,
p. 174.
15. Gospel Ideals, p. 167-168.
16. Conference Report, octobre 1965,
p. 103-104.
17. Conference Report, octobre 1950,
p. 112.
18. Conference Report, octobre 1955,
p. 129.
19. Conference Report, octobre 1954,
p. 84.
20. Conference Report, octobre 1916,
p. 57-60 ; mise en paragraphes
modifiée.
21. Conference Report, avril 1956,
p. 86-87.
22. Gospel Ideals, p. 196. |