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MARCHER DANS LA LUMIERE DU TEMOIGNAGE
Comment la lumière de notre témoignage peut-elle devenir une « lumière de
certitude » ?
Introduction
Pendant plus de 32 ans, Harold B. Lee fut un témoin spécial du Sauveur Jésus-Christ.
Il déclara : « En toute solennité et de toute mon âme, je vous témoigne que je
sais que Jésus vit, qu’il est le Sauveur du monde » [1] .
Parlant de la manière d’obtenir un témoignage, il déclara :
« Un jour, j’ai reçu la visite d’un jeune prêtre catholique venu du Colorado
avec un missionnaire de pieu. Je lui ai demandé la raison de sa venue et il a
répondu : ‘Je suis venu pour vous voir’.
« ‘Pourquoi’, ai-je demandé ?
« ‘Et bien’ a-t-il répondu. ‘Je suis à la recherche de certains concepts que je
n’ai pas réussi à trouver. Mais je pense les avoir trouvés dans la communauté
mormone ».
« Cela a mené à une conversation d’une demi-heure. Je lui ai dit : ‘Père, quand
votre cœur commence à vous dire des choses que votre esprit ne sait pas, c’est
que l’Esprit du Seigneur commence à vous parler’.
« Il a souri et a dit : ‘Je crois que ça m’arrive déjà’.
« Alors n’attendez pas trop longtemps’, lui ai-je dit.
« Quelques semaines plus tard, il m’a téléphoné. Il a dit :
‘Samedi prochain, je vais me faire baptiser dans votre Eglise parce que mon cœur
m’a dit des choses que mon esprit ne connaissait pas.’
« Il a été converti. Il a vu ce qu’il devait voir. Il a entendu ce qu’il devait
entendre. Il a compris ce qu’il devait comprendre et il a agi en conséquence. Il
a reçu un témoignage [2] .».
Enseignements de Harold B. Lee
Qu’est-ce qu’un témoignage ?
On peut dire que le témoignage est simplement la révélation divine à l’homme de
foi. L’auteur des psaumes exprime la même pensée : « … le témoignage de
l’Eternel est véritable… » (Psaumes 19:7). Paul, l’apôtre, a déclaré : « … nul
ne peut dire [ni savoir] : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le
Saint-Esprit » (1 Corinthiens 12:3). Les prophètes ont aussi enseigné : « Si
vous demandez d’un cœur sincère, avec une intention réelle, ayant foi au Christ,
il vous en manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit. Et par le
pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses » (Moroni
10:4-5).
Dieu vit ! Jésus est le Sauveur de ce monde ! L’Evangile de Jésus-Christ contenu
dans sa plénitude dans les Ecritures anciennes et modernes est vrai ! Je le sais
parce que l’Esprit en a témoigné à mon esprit.[3]
Je vais vous raconter une expérience que j’ai eue avec l’un de nos directeurs
commerciaux. Sa femme et ses enfants sont membres de l’Eglise, mais pas lui… Il
m’a dit : « Je ne peux pas me joindre à l’Eglise tant que je n’ai pas de
témoignage ». Je lui ai répondu : « La prochaine fois que vous viendrez à Salt
Lake City, venez me voir ». Quelques semaines plus tard, alors que nous
discutions après notre réunion d’affaire, je lui ai dit : « Je ne sais pas si
vous vous rendez compte ou non que vous avez un témoignage ; ni si vous savez ce
qu’est un témoignage ». Il a donc voulu savoir ce qu’est un témoignage. Je lui
ai répondu en disant : « Le jour où votre cœur vous dira des choses que votre
esprit ne connaît pas, ce sera l’Esprit du Seigneur qui vous parlera. » J’ai
ajouté : « Maintenant que je vous connais, je sais que vous savez dans votre
sœur que certaines choses sont vraies. Il ne viendra pas d’ange pour vous taper
sur l’épaule et vous dire que c’est vrai. » Comme le Maître l’a dit en parlant
de l’Esprit du Seigneur, « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit
; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui
est né de l’Esprit » (Jean 3:8). J’ai alors dit à mon ami, directeur commercial
: « Rappelez-vous que votre témoignage ne viendra pas de manière spectaculaire,
mais lorsque vous l’obtiendrez, des larmes de joie inonderont votre oreiller la
nuit. Mon cher ami, vous saurez quand vous aurez un témoignage [4] .».
Je vous témoigne que je sais que le Sauveur vit, que le témoignage le plus
puissant que vous puissiez obtenir à ce sujet se produit lorsque le pouvoir du
Saint-Esprit témoigne à votre âme qu’il vit. Ce témoignage de l’Esprit est plus
puissant que la vue, plus puissant que de marcher et de parler avec lui, et vous
serez jugés par lui si vous ne lui obéissiez pas. Vous avez tous la
responsabilité, tout comme moi, d’obtenir ce témoignage. On nous demande
constamment comment recevoir la révélation. Dans une révélation adressée à des
dirigeants au début de l’Eglise, le Seigneur a dit : « Je te le dirai dans ton
esprit et dans ton cœur par le Saint-Esprit qui viendra sur toi. C’est là
l’Esprit par lequel Moïse fit traverser aux enfants d’Israël la mer Rouge à pied
sec » [Voir D&A 8:2-3]. Lorsque cet Esprit témoigne à notre esprit, c’est une
révélation du Dieu Tout puissant [5] .
Après le décès de Lazare, le Sauveur déclara à Marthe : « Je suis la
résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort
; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Puis il regarda Marthe et
dit : « Crois-tu cela ? » alors du tréfonds de cette humble femme, quelque chose
s’éveilla et elle déclara avec la même conviction que Pierre : « Oui, Seigneur,
je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde »
(Jean 11:25-27).
D’où a-t-elle tiré cela ? Pas de la lecture de livres. Pas dans l’étude de la
théologie, de la science ni de la philosophie. Elle avait reçu le témoignage
dans son cœur, tout comme Pierre. Si le Maître avait répondu, il aurait dit : «
Sois bénie, Marthe, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais c’est mon Père qui est dans les cieux »… La plus grande chose que nous
puissions recevoir est le témoignage intime de la véracité de ces choses [6] .
Peu de personnes dans la condition mortelle ont vu le Sauveur face à face, mais
tous ceux d’entre nous qui ont reçu le don du Saint-Esprit après leur baptême
peuvent savoir avec assurance qu’il existe comme s’ils l’avaient vu. En effet,
nous avons foi en la réalité de son existence alors que nous n’avons pas vu,
mais, comme le Maître l’a dit à Thomas, plus grande est la bénédiction de ceux
qui « n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29) parce qu’ils marchent par la
foi et non par la vue (voir 2 Corinthiens 5:7). Bien que nous n’ayons pas vu,
nous éprouvons une joie ineffable en obtenant le salut de notre âme pour le prix
de notre foi (voir 1 Pierre 1:8-9)[7] .
Pouvons-nous alors résumer en disant que lorsqu’une personne a reçu un vrai
témoignage, elle a reçu une révélation du Dieu vivant, sinon elle n’aurait pas
de témoignage ? Tous ceux qui ont un témoignage ont donc bénéficié du don de
prophétie, de l’esprit de révélation. Ils ont eu le don grâce auquel les
prophètes ont pu déclarer les choses ayant trait à leurs responsabilités…
Que le Seigneur nous aide tous à nous efforcer d’obtenir ce témoignage si
essentiel pour nous préparer à savoir ! Lorsque nous obtenons finalement la
pensée divine que Joseph Smith était et est un prophète et que l’Evangile est
vrai, toutes les autres choses qui semblaient difficiles s’évanouissent comme le
givre devant le soleil levant [8] .
Comment se préparer à recevoir un témoignage ?
On rapporte que Le Sauveur a dit : « Le royaume de Dieu est en vous » (Luc
17:21, traduction littérale de la version du roi Jacques, N.d.T.). Une meilleure
traduction serait probablement : « Le royaume est parmi vous ou au milieu de
vous », mais en pensant à cette autre citation « le royaume de Dieu est en vous
», je me suis rappelé une expérience que nous avions eue avec un groupe
d’étudiants de l’université Brigham Young… à la Lion House (maison de Brigham
Young, aujourd’hui utilisée pour des réceptions privées, N.d.T.). On avait
demandé à seize étudiants, représentant seize pays, de dire comment ils avaient
connu et accepté l’Evangile… et de témoigner. Ce fut une soirée extrêmement
intéressante. Nous entendîmes des jeunes hommes et des jeunes femmes originaires
du Mexique, d’Argentine, du Brésil, des pays scandinaves, de France et
d’Angleterre. L’histoire était la même.
Lorsqu’ils commencèrent à raconter comment ils avaient trouvé l’Evangile, ils
répondirent cela : Ils aspiraient à trouver la vérité. Ils cherchaient la
lumière. Ils n’étaient pas satisfaits et pendant qu’ils cherchaient, quelqu’un
est venu leur apporter les vérités de l’Evangile. Ils ont prié à ce sujet et ont
invoqué le Seigneur intensément, avec ferveur, de tout leur cœur et ils ont reçu
un témoignage divin grâce auquel ils ont su que c’était l’Evangile de Jésus-Christ…
Ainsi quiconque cherche honnêtement à connaître la vérité, s’il a le désir de
savoir, s’il étudie avec une intention réelle et avec foi au Seigneur Jésus-Christ,
peut avoir le royaume de Dieu en lui, ou, en d’autres termes, il a le pouvoir de
le recevoir [9]
A la base du témoignage individuel, il doit y avoir une vie juste et pure, sinon
l’Esprit ne peut témoigner de la divinité de la mission du Seigneur ou de son
oeuvre à notre époque.[10]
Pour obtenir un témoignage… la personne doit d’abord veiller à ce que sa
situation spirituelle soit en ordre. Son esprit et son corps doivent être purs
pour recevoir le don intérieur du Saint-Esprit grâce auquel elle pourra
connaître la véracité des choses spirituelles.[11]
Etre converti signifie davantage qu’être un membre de l’Eglise sur le papier,
avec un reçu de dîme, un certificat de membre, une recommandation à l’usage du
temple, etc. Cela signifie surmonter le désir de critiquer et s’efforcer
continuellement de vaincre ses faiblesses intérieures et pas seulement
d’améliorer l’apparence.[12]
Nous disons aux personnes parmi lesquelles nos missionnaires oeuvrent : « Nous
ne vous demandons pas de vous joindre à notre Eglise pour inscrire votre nom sur
nos registres. Ce n’est pas notre souci. Nous venons vous offrir le plus grand
don que le monde puisse vous offrir, le don du royaume de Dieu. Il est pour vous
si vous acceptez de croire. » C’est l’exhortation que nous lançons au monde. «
Nous pouvons vous enseigner la doctrine de l’Eglise de Jésus-Christ et témoigner
de la divinité de l’œuvre, mais c’est à vous de chercher à obtenir le témoignage
de la véracité de nos enseignements. »
Nous disons aux gens que nous instruisons : « Demandez au Seigneur. Etudiez,
faites des efforts et priez. » C’est de cette manière que les gens sont amenés
dans l’Eglise et c’est ainsi que, depuis le commencement, les gens sincères de
partout ont été amenés dans l’Eglise.[13]
Lorsque son heure fut venue (voir Jean 17:1) et qu’il leva les yeux au ciel pour
prier, Jésus expliqua une vérité profonde qui devait avoir une grande
signification pour chaque âme : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te
connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ »
(Jean 17:3). Bien que cette expression ait une signification plus profonde que
celle dont je vais parler ici, j’aimerais en tirer une pensée. Comment peut-on
connaître le Père et le Fils ? … Nous commençons à obtenir cette connaissance en
étudiant. Le Sauveur nous a conseillé de sonder les Ecritures, parce que nous
pensons avoir en elles la vie éternelle et que ce sont elles qui rendent
témoignage de lui (voir Jean 5:39). On y trouve le récit des relations entre
Dieu et les hommes à chaque dispensation, ainsi que les oeuvres et les paroles
des prophètes et celles du Sauveur lui-même telles qu’elles furent « inspirée[s]
de Dieu ». Comme l’a dit l’apôtre Paul, elles sont utiles « pour enseigner, pour
convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de
Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre » (2 Timothée 3:16-17). Il ne
devrait pas se passer un jour sans que les jeunes lisent ces livres sacrés. Mais
il n’est pas suffisant de se contenter d’étudier sa vie et ses oeuvres. Quand on
lui a demandé comment on pouvait le con-naître et connaître sa doctrine, le
Maître a répondu : « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra » (Jean
7:17). Que penseriez-vous d’un scientifique qui n’aurait jamais fait
d’expérience en laboratoire ? Prêteriez-vous beaucoup d’attention à un critique
de musique qui ne connaîtrait pas la musique ou à un critique d’art qui ne
connaîtrait pas la peinture ? De même, pour « connaître Dieu », vous devez faire
sa volonté, garder ses commandements et mettre en pratique les vertus que Jésus
vivait.[14]
Il n’est pas facile d’apprendre en obtenant la connaissance par la foi. Il faut
faire des efforts intenses et continuer d’avancer par la foi…
En bref, l’apprentissage par la foi n’est pas une tâche pour les paresseux.
Quelqu’un a dit que cela nécessite de plier toute l’âme, de faire appel à toutes
les profondeurs de l’esprit et d’établir la liaison avec Dieu ; il faut établir
la bonne communication. Alors seulement on obtient la connaissance par la foi.[15]
Que pouvons-nous faire pour fortifier notre témoignage ?
Le Maître a dit à Pierre : « Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le
froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi,
quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22:31-32). Remarquez bien
qu’il dit cela au chef des Douze. Je prie pour toi ; à présent convertis-toi, et
quand tu seras converti, vas affermir tes frères. Cela signifie que nous pouvons
cesser d’être converti tout comme nous pouvons devenir converti. Il est possible
que le témoignage que vous avez aujourd’hui, vous ne l’ayez pas toujours.[16]
Un témoignage est aussi fuyant qu’un rayon de lune ; c’est aussi fragile qu’une
orchidée ; il vous faut le capturer à nouveau chaque matin de votre vie. Vous
devez vous y attacher par l’étude, par la foi et par la prière. Si vous vous
laissez aller à la colère, si vous vous permettez d’être en mauvaise compagnie,
si vous écoutez des histoires malsaines, si vous étudiez de mauvais sujets, si
vous commettez des péchés, vous perdrez l’Esprit du Seigneur. Il ne peut y avoir
rien de plus terrible. Vous aurez alors l’impression d’avoir quitté une pièce
éclairée pour sortir de cet édifice, d’être allé dans les ténèbres [17] .
Ce que vous possédez aujourd’hui par votre témoignage ne sera plus à vous demain
à moins que vous n’agissiez. Votre témoignage va soit grandir soit diminuer.
Cela dépend de vous. Alors, allez-vous vous rappeler votre responsabilité ? Le
Seigneur a dit : « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma
doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef » (Jean 7:17)[18] .
Aucun saint des derniers jours vraiment converti ne peut être immoral. Aucun
saint des derniers jours vraiment converti ne peut être malhonnête, menteur ou
voleur. Cela signifie qu’on peut avoir un témoignage aujourd’hui, mais que si on
s’abaisse à faire des choses contraires aux lois de Dieu, c’est parce qu’on l’a
perdu et qu’il faut lutter pour le reconquérir. Un témoignage n’est jamais
acquis. Soit il va grandir jusqu’à devenir la lumière de la certitude, soit il
va diminuer jusqu’à disparaître, en fonction de ce que nous en faisons. Je veux
dire que le témoignage que nous regagnons jour après jour est ce qui nous sauve
des pièges de l’adversaire.[19]
Comment un témoignage est-il une ancre pour l’âme ?
Pendant le ministère du Christ, le principal de ses apôtres, Pierre, avait
déclaré sa foi et son témoignage de la divinité de la mission du Maître : « Tu
es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Le Seigneur lui avait répondu en disant
: « Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon
Père qui est dans les cieux ». Il avait ajouté que « sur cette pierre » – en
d’autres termes, le témoignage révélé du Saint-Esprit, la révélation que Jésus
est le Christ – son Eglise serait bâtie, et que les portes du séjour des morts
ne prévaudraient pas contre elle [20] » (voir Matthieu 16:16-18).
Le moment approche et il est devant vous… où, à moins que vous n’ayez le
témoignage certain de la véracité de ces choses, l’Evangile, l’Eglise et ainsi
de suite, vous ne pourrez pas supporter les tempêtes qui vont s’abattrent sur
vous pour tenter de vous arracher à vos mouillages. Mais si vous savez de toute
votre âme que ces choses sont vraies…, vous saurez qui est Jésus, votre Sauveur,
et qui est Dieu votre Père ; vous saurez ce qu’est l’influence du Saint-Esprit.
Si vous savez ces choses, vous résisterez tels une ancre contre toutes les
tempêtes qui s’abattront sur votre maison, comme dans la parabole du Maître.
Vous saurez que celui qui entend ses paroles et qui garde ses commandements sera
comme la maison bâtie sur un roc, et quand la tempête est venue et quand les
flots se sont abattus contre la maison et que les vents ont soufflé, elle n’est
pas tombée parce qu’elle était édifiée sur un roc. « Mais quiconque entend ces
paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme
insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents
sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée,
et sa ruine a été grande » (Matthieu 7:26-27).
Le Maître disait, et je vous le dis aujourd’hui, que les pluies du désastre, les
pluies de la difficulté, les torrents et les vents de grandes épreuves vont
s’abattre sur la maison de chacun d’entre vous. Vous serez tentés de pécher,
vous aurez des épreuves, vous aurez des difficultés pendant votre vie. Les seuls
qui ne tomberont pas lorsque ces épreuves viendront seront ceux qui auront
édifié leur maison sur le roc du témoignage. Vous saurez, quoi qu’il arrive ;
vous ne pourrez pas endurer en vous appuyant sur une lumière d’emprunt. Vous ne
pourrez compter que sur la lumière que vous recevrez du témoignage de l’Esprit
et que chacun a le droit de recevoir.[21]
Il ne suffit pas que nous, saints des derniers jours, nous suivions nos
dirigeants et acceptions leurs conseils ; nous avons la responsabilité
supérieure d’obtenir pour nous-mêmes le témoignage inébranlable de la mission
divine de ces hommes et le témoignage que ce qu’ils nous ont dit est la volonté
de notre Père céleste.[22]
Je viens vers vous aujourd’hui en tant que témoin spécial chargé principalement
de la responsabilité de rendre le témoignage suivant : J’ai eu des expériences
très personnelles qui m’ont permis de savoir avec certitude. Alors que je
recherchais l’Esprit pour faire un discours sur le thème de Pâques, la
résurrection du Seigneur, je me suis isolé dans une pièce, j’ai lu les quatre
évangiles, en particulier jusqu’à la Crucifixion, la Résurrection et alors,
quelque chose s’est produit. Pendant que je lisais, j’ai eu l’impression de
revivre ces évènements et non pas seulement de les lire..
Puis j’ai donné mon message et j’ai témoigné que, maintenant, moi, l’un des plus
petits de mes frères, j’avais moi aussi reçu le témoignage personnel de la mort
et de la résurrection de notre Seigneur et Maître. Pourquoi ? Parce que j’avais
senti quelque chose brûler dans mon âme de telle sorte que je pouvais parler
avec une assurance certaine. Vous le pouvez, vous aussi. Et la chose la plus
réjouissante de toutes, la plus grande ancre pour votre âme, dans les moments de
difficulté, de tentation, de maladie, d’indécision, de lutte et de travail, [c’est
de] savoir avec une assurance qui ôte tout doute que Dieu vit.[23]
Conseils pour l’étude et la discussion
• Pourquoi la révélation du Saint-Esprit est-elle « le témoignage le plus
puissant que vous puissiez recevoir » de l’existence du Sauveur ?
• Quel conseil le président Lee a-t-il donné sur la manière de recevoir le
témoignage de l’Evangile ? Qu’est-ce qui vous a aidé à recevoir votre témoignage
?
• Comment pouvons-nous parvenir à connaître notre Père céleste et Jésus-Christ ?
• D’après vous, qu’a voulu dire le président Lee lorsqu’il a déclaré : « Un
témoignage est aussi fuyant qu’un rayon de lune ; … il vous faut le capturer à
nouveau chaque matin de votre vie » ?
• Qu’est-ce qui peut faire diminuer ou mourir notre témoignage ? Que devons-nous
faire pour que la lumière de notre témoignage grandisse jusqu’à « devenir la
lumière de la certitude » ?
• Que pouvons-nous faire pour aider les autres à fortifier leur témoignage, une
fois que nous avons le nôtre ?
• De quelles manières la connaissance de l’existence de Dieu est-elle une ancre
pour notre âme dans les temps difficiles ? Quand votre témoignage du Sauveur
a-t-il été pour vous une source de force ?.
Notes
1. « ‘But arise and Stand upon Thy Feet’ and I Will Speak with Thee », discours
prononcé à l’université Brigham Young, 7 février 1956, Historical Department
Archives, The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, p. 2.
2. Stand Ye in Holy Places, 1974, pp. 92-93.
3. Stand Ye in Holy Places, pp. 193, 196.
4. The Teachings of Harold B. Lee, edition Clyde J. Williams, 1996, pp. 140-141.
5. Discours prononcé lors de la conférence de Lausanne (Suisse), 26 septembre
1972, Historical Department Archives, The Church of Jesus Christ of Latter-day
Saints, p. 8.
6. Discours prononcé à Pocatello (Idaho), 9 mars 1973, Historical Department
Archives, The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints.
7. The Teachings of Harold B. Lee, p. 93.
8. « Church and Divine Revelation », 1954, Historical Department Archives, The
Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, pp. 17, 23.
9. Conference Report, octobre 1953, pp. 26-27.
10. The Teachings of Harold B. Lee, p. 133.
11. The Teachings of Harold B. Lee, p. 137.
12. Ensign, juin 1971, p. 8.
13. The Teachings of Harold B. Lee, pp. 135-136.
14. Decisions for Successful Living, 1973, pp. 39-40 ; mise en paragraphes
ajoutée.
15. The Teachings of Harold B. Lee, p. 331.
16. The Teachings of Harold B. Lee, p. 138.
17. The Teachings of Harold B. Lee, p. 139.
18. The Teachings of Harold B. Lee, p. 135.
19. The Teachings of Harold B. Lee, p. 139.
20. Stand Ye in Holy Places, p. 40.
21. The Teachings of Harold B. Lee, p. 140.
22. The Teachings of Harold B. Lee, p. 133.
23. Education for Eternity, « The Last Message », conférence à l’institut de
religion de Salt Lake City, 15 janvier 1971, p. 11.
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