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LA BONNE INFLUENCE DES MERES
Comment les mères peuvent-elles remplir leur rôle sacré d’instruire et d’éduquer
leurs enfants ?
Introduction
Harold B. Lee a un jour parlé d’une mère qui était en train d’astiquer des
ustensiles d’argent pour une réception qui devait se dérouler le soir. « En
plein milieu de ses préparatifs, son petit garçon de huit ans est venu la voir
avec sa tirelire et lui a demandé : ‘Maman, comment paie-t-on la dîme ?’
« A ce moment-là, elle ne voulait absolument pas être interrompue, mais elle
s’est essuyé les mains et s’est assise ; ils ont secoué la tirelire pour faire
tomber les pièces de monnaie, puis elle lui a expliqué comment payer la dîme.
Une fois terminé, il l’a serrée dans ses bras et a dit : ‘Oh merci maman de
m’avoir aidé ; maintenant, je sais comment on paie la dîme.’ »
Parlant de cette expérience, cette mère a dit quelque chose qu’elle a qualifiée
de « très très importante, dont toutes les mères doivent se souvenir ». Elle a
dit : « j’aurai toute ma vie pour astiquer de l’argenterie, mais c’est peut-être
la seule fois où j’aurai l’occasion d’enseigner le principe de la dîme à mon
fils [1] .»
Le président Lee a enseigné que « l’influence d’une bonne mère continuera de
s’exercer pendant des années et l’éternité » [2] . Il a mis l’accent sur le fait
que l’objectif glorieux d’une mère « est de construire un foyer ici-bas et de
poser les fondations d’un foyer pour l’éternité [3] .».
Enseignements de Harold B. Lee
Comment la mère peut-elle avoir une bonne influence sur ses enfants ?
La femme a en elle le pouvoir de création avec son mari légitime ici-bas et,
s’ils sont scellés par les liens du mariage céleste, elle peut avoir un
accroissement éternel dans le monde à venir. La femme est l’âme de son foyer et
un exemple pour sa postérité dans les générations qui la suivent. La femme est
une aide semblable à son mari et elle peut le rendre plus parfait qu’il ne le
serait sans elle. L’influence de la femme peut être une bénédiction pour la
collectivité ou pour la nation si elle cultive ses pouvoirs spirituels en
harmonie avec les dons divins qu’elle a reçus à la naissance… Année après année,
elle peut exercer son influence pour promouvoir la paix et le raffinement et
veiller à ce que sa postérité ait la possibilité de développer tout son
potentiel spirituel et physique [4] .
Les mères créent l’atmosphère du foyer et elles ont un grand rôle à jouer pour
donner des bases solides à leurs fils et à leurs filles et pour les aider à
acquérir la force dont ils auront besoin lorsqu’ils quitteront l’influence de
leur foyer [5] .
Mères, restez chez vous. Il y a quelque temps, j’ai assisté à une conférence de
pieu trimestrielle. J’ai dit au président de pieu : … « Y a-t-il une mère ici,
une mère âgée qui a eu beaucoup d’enfants et qui a eu la joie de voir tous ses
enfants se marier au temple ? » Il a parcouru l’assemblée du regard, puis il a
dit : « Eh bien, il y a sœur une telle (je l’appellerai sœur Jones) ; elle a eu
onze enfants et ils sont tous mariés au temple »…
Lorsque cette charmante mère aux cheveux blancs est venue près de moi au micro,
je lui ai dit : « Accepteriez-vous de nous parler d’une page de votre vie ;
qu’avez-vous fait pour parvenir à ce merveilleux accomplissement ? »
Elle a répondu :… « Je peux vous donner deux suggestions. D’abord, pendant
l’enfance et l’adolescence de nos enfants, j’étais toujours présente à la maison
lorsqu’ils partaient et revenaient. Deuxièmement, nous faisions tout en famille.
Nous jouions ensemble, nous priions ensemble, nous travaillions ensemble, nous
faisions tout ensemble. Je crois que c’est tout ce que je peux dire. »
Je lui ai dit : « Vous avez donné deux grands sermons [6] .»
Que la mère soit toujours présente à la maison. Il existe aujourd’hui un grand
danger de voir des foyers détruits parce que les mères sont tentées de négliger
d’être au foyer lorsque les membres de la famille y arrivent et en partent. Je
comprends que certaines mères sont obligées de travailler pour subvenir aux
besoins de leur famille. Mais même dans ce cas, les présidentes de la Société de
Secours et les évêques devraient faire tout ce qu’ils peu-vent pour aider la
mère de jeunes enfants, si possible, à choisir un travail ou à planifier son
temps. Tout cela est du domaine de la Société de Secours qui travaille avec les
familles [7] .
Aujourd’hui, je ressens que les femmes deviennent victimes du stress de la vie
moderne. C’est en édifiant leur intuition maternelle et leur merveilleuse
proximité avec leurs enfants qu’elles pourront se mettre sur leur longueur
d’onde et remarquer les premiers signes de difficulté, de danger ou de détresse.
Si on y réagit à temps, on pourra leur épargner une catastrophe [8].
L’autre jour, j’ai lu à nouveau les paroles de la sainte mère du prophète Joseph
concernant la nuit où il est allé chercher les plaques. Je cite son récit :
« Le soir du [21 septembre], je restai éveillée très tard… Je ne me couchai pas
avant minuit passé. Vers minuit, Joseph vint me demander si j’avais une malle
avec une serrure et une clef. Je compris immédiatement ce qu’il voulait en faire
et comme je n’en possédais pas, j’eus très peur parce que je pensais que c’était
pour une raison d’une importance considérable. Mais se rendant compte de mon
inquiétude, Joseph me dit : ‘Ne t’inquiète pas, je peux très bien me débrouiller
sans cela pour l’instant. Calme-toi. Tout va bien.’
« Peu après, la femme de Joseph traversa la pièce avec son bonnet et sa tenue
d’équitation ; quelques minutes plus tard, ils sortirent tous les deux,
empruntant le cheval et le chariot de monsieur Knight. Je passai la nuit à prier
et à supplier Dieu, car l’angoisse de mon esprit m’empêchait de dormir… » [Lucy
Mack Smith, History of Joseph Smith, édition Preston Nibley, 1958, p. 102].
Je vous le dis, à vous mères, si vous avez des fils et des filles qui
accomplissent ce qu’ils devraient dans le monde, cela sera surtout dû au fait
qu’ils ont eu une mère qui a passé de nombreuses nuits à genoux en prière, pour
que son fils ou sa fille n’échoue pas. Je me souviens que pendant les années
insensées de mon adolescence, ma mère est venue me voir avec un pressentiment
pour me mettre en garde, mais je l’ai ignoré comme le font les adolescents
insensés. « Oh, maman, c’est idiot », ai-je répondu ; moins d’un mois plus tard,
j’ai été confronté avec la tentation contre laquelle ma mère m’avait mis en
garde. Je n’ai jamais eu le courage d’aller la voir pour lui dire qu’elle avait
eu raison, mais j’étais sur mes gardes parce que quelqu’un, en l’occurrence ma
mère, m’avait averti [9] .
Ma grand-mère, ma mère et deux ou trois des petits enfants étaient assis devant
la porte ouverte, admirant le grand spectacle du feu d’artifice de la nature
pendant qu’un terrible orage éclatait près de la montagne où se trouvait notre
maison. Un éclair suivi immédiatement par un terrible coup de tonnerre indiqua
que l’éclair était tombé tout près.
J’étais debout dans l’entrée lorsque soudain et sans prévenir, ma mère me poussa
vigoureusement et me fit m’étaler sur le dos loin de l’entrée. A cet instant, un
éclair descendit par le conduit du poêle de la cuisine, ressortit par la porte
d’entrée qui était ouverte avant d’aller creuser une grande entaille sur toute
la hauteur d’un gros arbre juste devant chez nous. Si j’étais resté dans
l’encadrement de la porte, je ne serais plus là pour écrire cette histoire
aujourd’hui.
Ma mère n’a jamais pu expliquer sa décision prise en une fraction de seconde.
Tout ce que je sais c’est qu’elle m’a sauvé la vie grâce à son action impulsive,
intuitive.
Des années plus tard, en revoyant la cicatrice profonde sur ce grand arbre près
de la vieille maison familiale, mon cœur s’est rempli de reconnaissance et je
n’ai rien pu dire d’autre que: Je remercie le Seigneur de ce don précieux que ma
mère possède abondamment, ainsi que de nombreuses autres mères fidèles, grâce à
qui le ciel est parfois très proche, lorsque la situation l’exige [10] .
Comment la mère peut-elle s’acquitter de sa responsabilité d’enseigner
l’Evangile à ses enfants ?
Le cœur d’une mère est une école pour l’enfant. Les instructions qu’un jeune
enfant reçoit de sa mère, les leçons parentales, ainsi que les souvenirs pieux
et doux du foyer ne sont jamais totalement effacés de l’âme.
Quelqu’un a dit que la meilleure école de discipline est le foyer, parce que la
vie de famille est le mode de formation choisi par Dieu pour instruire les
jeunes et parce que le foyer est surtout ce que la mère en fait [11] .
Quel est donc le rôle de la mère dans le grand service du royaume ? Son premier
rôle et le plus important est de se souvenir d’enseigner l’Evangile à ses
enfants [12] .
[Je vais parler du] rôle de la femme dans l’instruction de ses enfants… Le
Seigneur a dit :
« Mais voici, je vous dis que les petits enfants sont rachetés depuis la
fondation du monde par l’intermédiaire de mon Fils unique ;
« C’est pourquoi, ils ne peuvent pas pêcher, car le pouvoir de tenter les petits
enfants n’est donné à Satan que lorsqu’ils commencent à devenir responsables
devant moi.
« Car cela leur est donné comme je le veux, selon mon bon plaisir, afin que de
grandes choses soient requises de leurs pères » (D&A 29:46-48).
Quelles sont ces grandes choses que Dieu requiert des pères des enfants (qui,
par déduction, s’applique aussi aux mères) avant que les petits enfants ne
deviennent responsables devant le Seigneur ? … Les parents ont le devoir de
veiller à ce que leurs enfants se fassent baptiser à l’âge de huit ans et de
leur enseigner les principes fondamentaux de l’Evangile. Leurs enfants seront
baptisés pour la rémission de leurs péchés à l’âge de huit ans et recevront
l’imposition des mains. Les parents devront aussi leur enseigner à prier et à
marcher en droiture devant le Seigneur. De grands accomplissements sont requis
des pères et des mères avant que Satan n’ait le pouvoir de tenter les petits
enfants. Les parents ont la responsabilité de bâtir une fondation solide en
enseignant les principes de l’Eglise par l’exemple et par le précepte. Pour les
sœurs, cela signifie qu’elles doivent être des mères au foyer. Elles ne doivent
permettre à rien d’autre de prendre la place de cette carrière [13].
Récemment, j’ai trouvé un discours qui avait été donné par une de mes filles à
une assemblée de mères et de filles. Elle racontait une expérience vécue avec
son fils aîné qui avait commencé à lui enseigner ses responsabilités de mère.
Elle racontait : « Il y a de nombreuses années, alors que mon fils aîné était un
tout petit garçon, je faisais des efforts frénétiques pour terminer de mettre
des fruits en bocaux pendant une chaude soirée d’été après le souper. » Je suis
certain que les jeunes mères parmi vous peuvent imaginer la scène. Pendant la
journée, tout vous a empêchée d’accomplir ce projet et vous voulez le terminer.
Mainte-nant que le bébé est couché pour la nuit et que votre mari est parti à
l’heure à sa réunion, vos petits de trois et quatre ans ont presque terminé
d’enfiler leur pyjama et ils se préparent à aller au lit. Vous vous dites : «
Bon, maintenant je vais m’attaquer à ces fruits. »
[Ma fille poursuivait :] « C’est dans cette situation que je me suis trouvée ce
soir là ; je commençais à peler ces fruits et à ôter les noyaux lorsque mes deux
petits garçons sont venus dans la cui-sine et m’ont annoncé qu’ils étaient prêts
à faire leur prière ». Ne voulant pas être interrompue, elle leur répondit
rapidement :
« Pourquoi n’iriez-vous pas faire votre prière tout seuls pour que maman
continue de s’occuper de ces fruits. » Ma fille poursuit : « David, l’aîné, se
planta fermement devant moi et demanda, sans malveillance : ‘Mais maman,
qu’est-ce qui est le plus important, la prière ou les fruits ?’ Je ne m’étais
alors pas rendu compte, moi la jeune mère et la femme occupée, que je
rencontrerais bien d’autres dilemmes de ce genre au cours de ma vie de femme et
de mère au foyer. »
C’est le choix difficile que vous avez, vous les mères, lorsque vos petits
enfants vous demandent d’être près d’eux pour les aider à grandir…
Mères, lorsque vos enfants commencent à vous poser des questions, même
concernant les aspects délicats de la vie, ne les renvoyez pas. Prenez le temps
d’expliquer les choses à leur esprit d’enfant, ou, lorsqu’ils grandissent, à
leur esprit plus âgé. Heureuse est la mère qui n’est jamais trop fatiguée pour
ses fils et ses filles qui viennent la voir pour lui parler de leurs joies et de
leurs peines [14] .
[Mes sœurs bien-aimées], je prie pour que le Seigneur vous bénisse. Votre
influence bénéfique sur l’Eglise peut être beaucoup plus grande que vous ne le
pensez. La manière dont vous vous acquitterez de votre responsabilité de mère
déterminera en grande partie l’avenir de l’Eglise. Je prie humblement pour que
le Seigneur vous aide dans ce but, afin que vous édifiiez une fondation solide
pour le foyer ; je vous témoigne humblement que l’Eglise de Jésus-Christ
contient les enseignements et les plans qui peuvent garantir la sécurité à notre
foyer ; j’en témoigne au nom du Seigneur Jésus-Christ [15] .
Conseils pour l’étude et la discussion
• Quels sacrifices la mère fait-elle pour ses enfants ? Quelles bénédictions
résultent de ces sacrifices ?
• En quoi la mère qui remplit bien son rôle aujourd’hui apporte-t- elle des
bénédictions pour l’éternité pour les générations à venir ?
• Que signifie être toujours présente à la maison ? Pourquoi est-il important
que la mère soit toujours présente dans la vie de ses enfants ?.
• Comment les femmes sont-elles parfois détournées de leurs responsabilités
sacrées par le stress et les tentations de la vie moderne ? Comment ces
tentations peuvent-elles être diminuées ?
• Qu’est-ce que les histoires sur la mère de Joseph Smith et sur celle du
président Lee nous enseignent sur la manière dont la mère peut avoir une bonne
influence sur ses enfants ?
• En quoi les prières de votre mère ont-elles été une bénédiction pour vous ?
Comment vos enfants ont-ils été bénis par vos prières de mère ?
• De quelles manières les maris et les pères peuvent-ils aider les mères à
s’acquitter de leurs responsabilités au foyer ? Quelle aide les dirigeants de la
prêtrise et de la Société de Secours peu-vent- ils apporter dans ce domaine ?
• Pourquoi la première priorité de la mère doit-elle être d’enseigner l’Evangile
à ses enfants ? Comment peut-elle le faire ?
• Comment les parents peuvent-ils préparer leurs filles à devenir de bonnes
mères ?
Notes
1. Conference Report, conférence interrégionale pour le Mexique et l’Amérique
centrale, 1972, p. 91.
2. The Teachings of Harold B. Lee, edition Clyde J. Williams, 1966, p. 288.
3. Ye Are the Light of the World, 1974, pp. 317-318.
4. Ye Are the Light of the World, 1974, pp. 318-319.
5. The Teachings of Harold B. Lee, p. 289.
6. « Obligations of Membership in Relief Society », Relief Society Magazine,
jan-vier 1969, p. 10.
7. Ye Are the Light of the World, 1974, p. 279.
8. The Teachings of Harold B. Lee, p. 288.
9. « The Influence and Responsability of Women », Relief Society Magazine,
février 1964, p. 85.
10. The Teachings of Harold B. Lee, pp. 290-291.
11. The Teachings of Harold B. Lee, p. 289.
12. The Teachings of Harold B. Lee, p. 287.
13. Ye Are the Light of the World, 1974, pp. 314-315.
14. Conference Report, conférence interrégionale pour le Mexique et l’Amérique
centrale, 1972, pp. 90-91 ; paragraphes ajoutés.
15. Conference Report, conférence interrégionale pour le Mexique et l’Amérique
centrale, 1972, p. 91.
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