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JOSEPH F. SMITH, SUIVRE LE PRINCE DE LA PAIXpar Jill Mulvay
Derr et Heidi S. Swinton Joseph F. Smith,
sixième président de I'Eglise, est né le 13 novembre 1838, au plus fort des
persécutions du Missouri. Il est mort le 19 novembre, 1918, huit jours après
l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Ayant bien connu le
chagrin et la souffrance, la violence et les persécutions, il avait envie « d'être
un artisan de la paix, d'être un prédicateur de la justice ». C'est pourquoi
il enseigna la doctrine de Jésus-Christ avec une clarté remarquable et s'efforça
« de prêcher la justice non seulement par la parole, mais aussi par l'exemple[1] ». Son témoignage
puissant du Rédempteur était au cœur de son enseignement et au centre de sa
vie quotidienne. Son fils, Joseph Fielding Smith, dixième président de
l'Eglise, évoquait son souvenir avec affection : « Il était doux et
gentil. On n'aurait pas pu trouver dans tout Israël d'âme plus compatissante,
qui ait davantage souffert avec ceux qui souffrent, qui ait eu plus le désir
d'aider ceux qui sont faibles à porter leurs fardeaux, et ceux qui sont fatigués
à retrouver la force. C'était un artisan de la paix, il aimait la paix[2]. » Joseph F. Smith
connaissait le repos qui est l'apanage des « disciples paisibles du Christ » (
Moroni 7:3). Il exhortait les saints des derniers jours à avancer en vérité
et en sainteté. Il montrait le chemin, de sa démarche paisible. « Je ne suis
qu'un enfant, je suis encore en train d'apprendre », dit-il en 1916. « J'espère
sincèrement qu'à force d'apprendre, ligne sur ligne, précepte sur précepte,
un peu ici et un peu là, jour après jour, mois après mois, et année après
année, j'espère que le temps viendra où j'aurai réellement compris la vérité
et que je la connaîtrai comme Dieu la connaît et que je serai sauvé et exalté
en sa présence[3]. » Les frères de la prêtrise
de Melchisédek et les sœurs de la Société de Secours auront l'occasion
d'accompagner le président Smith dans son parcours, en 2000 et 2001. Pendant
ces années, une compilation de ses enseignements servira de cours d'étude à
la prêtrise de Melchisédek et à la Société de Secours. Cette compilation,
tirée de ses sermons et de ses écrits, est la deuxième de la série
Enseignements des présidents de l'Eglise. UN HÉRITAGE D'OBÉISSANCE ET DE SACRIFICELe désir de Joseph
F. Smith de suivre le Prince de la paix a pris naissance dans son enfance. Grâce
à ses parents, il avait appris à suivre l'exemple d'obéissance, de sacrifice
et de service du Sauveur, même au milieu des troubles et de l'agitation. A la fin de
l'automne 1838, Hyrum et Mary Fielding Smith attendaient la naissance de leur
premier enfant, au milieu du conflit croissant entre les anciens colons du
Missouri et les nombreux membres de l'Eglise qui venaient d'arriver. Lorsque la
violence éclata, le gouverneur donna aux saints des derniers jours l'ordre de
quitter l'Etat, sous peine d'« extermination ». Des centaines de membres de
l'Eglise perdirent leurs biens, et certains perdirent la vie. Plusieurs
dirigeants de l'Eglise, Hyrum, son frère Joseph Smith, le prophète, et
d'autres furent injustement emprisonnés. Des années plus tard Joseph F. Smith
commençait sa biographie succincte par ces mots : « Je suis né à Far West,
dans le comté de Caldwell (Missouri), treize jours après que mon père fut
emprisonné par des émeutiers[4].
» Pendant quatre longs
mois, Hyrum, Joseph et d'autres souffrirent à la prison de Liberty. Mary
Fielding Smith, qui venait de donner naissance à son « cher petit Joseph F. »
subvenait à grand peine aux besoins de son nouveau-né et des cinq enfants
survivants du premier mariage de Hyrum avec Jerusha Barden Smith, qui était
morte en 1837. Alors que Mary était
clouée au lit, des bandits attaquèrent la maison des Smith, pillant les biens
de la famille et étouffant presque le nouveau-né sous des couvertures jetées
au hasard. Mary et les enfants, avec l'aide de Mercy Fielding Thompson, la sœur
de Marie, se joignirent à l'exode forcé des saints qui quittaient le Missouri.
Hyrum put finalement rejoindre sa famille le 22 avril 1839 à Quincy (Illinois)
et, en juin, la famille remonta le Mississipi pour s'installer avec d'autres
saints à Nauvoo (Illinois). Des années plus
tard, le 13 novembre 1874, jour de son trente-sixième anniversaire, Joseph F.
notait pensivement : « La journée a été froide, triste et morne et tout à
fait adaptée à l'anniversaire du jour sombre et éprouvant de ma naissance où
mon père et son frère étaient enfermés dans une prison (à Richmond) à
cause de l'Evangile et que les saints étaient chassés de chez eux dans le
Missouri par des émeutiers impitoyables. Le soleil étincelant de mon âme n'a
jamais pleinement dissipé les ombres jetées par les épaisses ténèbres de
cette période troublée. Cependant, dans sa miséricorde et sa très douce
providence, Dieu m'a visiblement toujours tendu la main depuis ma plus tendre
enfance, et par l'humilité et la recherche de la sagesse et du bonheur dans son
royaume, mes jours se sont améliorés à mesure que les buts de ma vie
devenaient de plus en plus évidents et que j'acquérais de l'expérience. Ces
objectifs sont la proclamation de l'Evangile ou l'établissement du royaume de
Dieu sur la terre, le salut des âmes[5].» Pendant les cinq années
relativement paisibles passées à Nauvoo, Joseph F. observa son père qui
oeuvrait comme patriarche de l'Eglise et comme président assistant du prophète
Joseph. C'est là que le jeune Joseph F. entendit parler de la mission divine de
Jésus-Christ et de l'appel prophétique de son oncle Joseph Smith, apprenant
que Joseph « était un prophète de Dieu, qu'il était inspiré comme ne l'a été
aucun homme de sa génération, ni pendant des siècles avant lui, qu'il avait
été choisi par Dieu pour jeter les bases du royaume de Dieu[6] ». Joseph et Hyrum
furent assassinés par des émeutiers le 27 juin 1844. Joseph F. n'avait pas
encore six ans, mais l'image des corps sans vie de son oncle et de son père,
après leur assassinat dans la prison de Carthage l'a longtemps hanté[7]. Il n'oublia jamais les «
terribles scènes qui jetèrent des dizaines de milliers de cœurs dans le
chagrin et le malheur », mais Joseph F., avec le temps, comprit le sens sacré
du martyre pour lui-même, pour sa famille et pour l’Eglise[8]. Dans les années qui
suivirent, il rendit fréquemment témoignage du fait que Joseph Smith, le prophète,
avait accompli sont destin et scellé son témoignage de son sang. Le président Smith
chérissait aussi le tendre souvenir de la foi inébranlable et de l'esprit de
sacrifice de sa mère. Au cours des huit années qui s'écoulèrent entre le
martyre de Hyrum en 1844 et la mort de Mary, en 1852, elle conduisit sa famille
à travers les plaines jusqu'à la vallée du grand lac Salé, construisit une
maison, établit une ferme et nourrit la foi de ses enfants. Le président Smith
ne cessa jamais de révérer sa mère, qui « travaillait sans relâche et se
sacrifiait jour et nuit pour assurer le confort temporel et les bénédictions
qu'elle pouvait à grand peine donner à ses enfants[9] ». Dans les moments d'épreuves
et de difficultés, il fut grandement réconforté par la conviction de sa mère
que le Seigneur ouvrirait la voie[10]. MISSIONNAIRE POUR LE MONDEEn tant que jeune
missionnaire, Joseph F. fit tout ce qui était en son pouvoir pour porter l’œuvre
du Sauveur « jusqu'aux extrémités de la terre[11] ». Avant son seizième anniversaire, il accepta l'appel de
partir mission aux îles Sandwich
(Hawaï). Son premier appel, en
octobre 1854, le conduisit à Kula, où il s'immergea dans la langue et la
culture hawaïennes. Le jeune homme inexpérimenté découvrit bientôt que les
gens avaient des habitudes différentes de tout ce qu'il avait connu jusque-là,
et que leur nourriture, leurs vêtements, leur maison, tout était nouveau et étrange.
Pendant trois mois, il fut véritablement coupé du monde, mais l'histoire de
cette brève période de sa vie ne peut se raconter. Il eut amplement le temps
de rechercher le Seigneur et de s'approcher de lui de toute son âme[12]. Ce faisant, il découvrit
également qu'il se rapprochait des Hawaïens. Il rechercha sincèrement le don
des langues et apprit la langue en une centaine de jours. Il enseigna
l'Evangile, répara des injustices, guérit les malades, chassa des mauvais
esprits, et s'efforça de ramener ceux qui s'étaient égarés. Il travailla comme
ancien-président sur les îles de Maui, Hawaï et Molokai et apprit à recevoir
et à manifester de l'amour. Dans son journal, il note, en mars 1856 : « Un frère
de Maui a retiré ses chaussures pour me les donner, partant lui-même nu-pied.
Voilà un exemple de son amour pour moi qui restera inoubliable[13].» A Molokai, il fut
choyé par sœur Ma Mahuhii, qui le soigna pendant trois mois, alors qu'il était
gravement malade. Elle ne l'oublia jamais ; lui non plus ne l'oublia pas. «
Iosepa, losepa » s'écria-t-elle lorsqu'il se rendit à Hawaï près de 50 ans
plus tard. « Mama, Mama, ma chère vieille Mama ! » répondit-il[14]. Ceux qui lui avaient
paru si différents de lui au début de sa mission étaient devenus sa famille. Joseph F. Smith
devint un ardent défenseur de la foi lors de sa première mission. Pendant la
deuxième, il apprit combien il est important d'éviter les querelles et de
promouvoir la paix. En 1896, il relata à son fils Hyrum un incident qui s'était
produit pendant sa mission en Angleterre, au début des années 1860. « J'étais
en train de faire un discours et je déclarais que l’autorité des apôtres
actuels était la même que celle que détenaient les apôtres du temps du
Christ et que la parole des apôtres actuels avait autant de valeur que celle
des anciens apôtres. Dans l'assistance, quelqu'un se mit à crier ‘blasphème
!’ C'en était trop pour mon tempérament juvénile. » L'ardent jeune
missionnaire argumenta violemment avec son adversaire et « attisa les émissaires
de sa majesté satanique jusqu'à ce qu'ils soient chauffés à blanc ». Le président
Smith explique avoir appris « une bonne leçon » grâce à son éclat. Il
ajouta : « Après cela, je modérai ma ferveur, fis preuve de davantage de
diplomatie en présence d'auditeurs de religions diverses et évitai de me
mettre en colère lorsqu'on m'insultait. En fait, j'appris à me laisser
insulter sans insulter en retour, à accepter une injure sans répliquer, si ce
n'est avec douceur et une candeur distinguée. » En résumé : « J'essayais
toujours de faire ressentir à mes auditeurs que mes compagnons et moi étions
des pacificateurs, que nous aimions la paix et faisions preuve de bonne volonté,
que notre mission consistait à préparer le chemin et non à détruire, à édifier
et non à démolir[15].
» MARI ET PÈRE AIMANTLe président Smith
comprenait que l'homme ou la femme qui souhaite faire régner la paix ne doit
pas se contenter de prêcher les principes de justice, mais doit les vivre. Pour
lui, le fondement même du royaume de Dieu, de la justice, du progrès, du développement,
de la vie éternelle et de l'accroissement éternel dans le royaume de Dieu était
posé au foyer, lui-même ordonné de Dieu[16]. Son fils, Joseph
Fielding Smith, faisait remarquer avec admiration et reconnaissance que son père
aimait sa famille « d'un saint amour rarement vu, jamais surpassé. Comme Job
autrefois, il priait pour les siens nuit et jour et demandait au Seigneur de les
garder purs et sans souillure dans le sentier de la justice[17]. » A de nombreuses
reprises « lorsque la mort pénétra dans son foyer... et que ses petits lui
furent retirés, il se désola, le cœur brisé, et s'affligea, non comme ceux
qui vivent sans espoir, mais à cause de la perte de ses ‘joyaux précieux’[18] ». Le 6 juillet 1879, le président Smith a
exprimé dans son journal son chagrin à la mort de sa fille Rhoda : « Je l'ai
prise sur un oreiller et j'ai marché en la tenant. Elle est revenue à la vie
mais n'a survécu qu'une heure et est morte dans mes bras à 1h40 du matin.
Maintenant, Dieu seul sait combien nous sommes affligés. C'est la cinquième
mort dans ma famille. Tous mes petits que j'aime tant ! O Dieu, aide-nous à
supporter cette épreuve ![19] » Il croyait que « la
vie éternelle commence au foyer[20]
». Il parlait avec passion de sauver ses enfants et conseillait aux parents
d'enseigner l’Evangile à leurs enfants. « O Dieu, ne me laisse pas perdre
les miens », s'écriait-il. « Je ne puis me permettre de perdre ceux que Dieu
m'a donnés et dont je suis responsable devant le Seigneur et qui ont besoin de
moi pour les guider, les instruire et les influencer convenablement[21].» Il parlait avec
force de l'importance du foyer et de la famille pour trouver la paix personnelle
: « Il y a trop peu de dévotion religieuse, d'amour et de crainte de Dieu au
sein du foyer ; trop d'attachement aux biens de ce monde, d'égoïsme, d'indifférence
et de manque de recueillement dans la famille, si ce n'était le cas ces choses
n'existeraient jamais si abondamment à l'extérieur du foyer. C'est donc le
foyer qui a besoin d'être réformé. » Il savait avec certitude ce qui amènerait
l'harmonie : « Que l'amour, la paix, l'Esprit du Seigneur, la bonté, la charité,
le sacrifice pour les autres, abondent dans votre famille. Bannissez les paroles
dures, l'envie, la haine, la médisance, le langage et les sous-entendus obscènes,
le blasphème, et que l'Esprit de Dieu prenne possession de votre cœur.
Enseignez l'esprit de cela à vos enfants avec puissance, soutenu et renforcé
par la pratique personnelle[22]. » A ceux dont les
enfants s'égarent, il conseillait : « Parlez-leur avec gentillesse. Aidez-les
à sentir ce que vous éprouvez, à s'intéresser aux choses qui vous intéressent,
à aimer l'Evangile comme vous, à s'aimer entre eux comme vous les aimez, à
aimer leurs parents comme les parents aiment leurs enfants[23]. » Pour renforcer
encore les familles contre les séductions du monde, il introduisit, en 1915, la
soirée familiale hebdomadaire. Le président Smith et ses conseillers promirent
que le fait de tenir une soirée familiale apporterait la paix et de grandes bénédictions
: « L'amour au foyer et l'obéissance aux parents augmenteront. La foi se développera
dans le cœur des jeunes d'Israël, et ils gagneront de la force pour combattre
les mauvaises influences et les tentations qui les assaillent[24]. » TÉMOIN SPÉCIAL DE JÉSUS-CHRISTEn tant qu'apôtre
et président de l'Eglise, Joseph F. Smith a cultivé l'amour chrétien et
cherché à préparer les saints des derniers jours aux bénédictions d'une vie
paisible. En 1866, à l'âge de 27 ans, il fut ordonné apôtre et membre de la
Première Présidence. Il allait servir au sein du Collège des douze apôtres
et de la Première Présidence pendant plus d'un demi-siècle. Le 17 octobre
1901, une semaine après la mort de Lorenzo Snow, le président Smith, alors âgé
de 62 ans, fut ordonné et mis à part comme sixième président de l'Eglise de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Lors de son premier
discours en tant que président de l'Eglise, il parla avec chagrin de la
raillerie et des persécutions dont les membres de l'Eglise avaient souffert. «
Le Seigneur a prévu de changer cet état de choses », annonçât-il de façon
prophétique, « et de nous faire connaître au monde sous notre véritable
jour, en tant que vrais adorateurs de Dieu. Notre mission dans ce monde est de
faire le bien, de fouler l'iniquité sous nos pieds, d'exalter la justice, la
pureté et la sainteté dans le cœur des hommes, et, pardessus tout,
d'instiller dans l'esprit de nos enfants un amour de Dieu et de sa parole qui
sera en eux comme une source de lumière, de force, de foi et de puissance[25]. » Il promit aux saints
que l'Esprit se déverserait plus abondamment sur eux s'ils se rapprochaient
davantage du Seigneur. Il les incita alors à avoir dans le cœur et au plus
profond de l'âme le désir de se pardonner les uns aux autres, et de ne plus
jamais garder dorénavant de la rancune envers leurs semblables[26]. Il suivit lui-même ce conseil, refusant, malgré les
attaques répétées contre sa personne, de devenir amer ou rancunier. «
L'esprit du monde est corrompu[27]
» disait-il en conseillant aux saints d'apprécier les fruits du Saint-Esprit :
l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité,
la douceur, la tempérance » (Galates 5:22-23). Des journalistes
hostiles firent de lui la cible d'articles calomniateurs et de caricatures
diffamatoires. Sa fille Edith Eleanor se rappelle : « Certaines personnes à l'école
avaient en leur possession de faux rapports et des mensonges au sujet de mon père.
Un jour, je suis rentrée furieuse de l'école. Dès que mon père est rentré
ce soir-là, je lui ai dit : ‘Papa, pourquoi ne fais-tu pas quelque chose ? Tu
ne fais rien, et ces hommes méchants en profitent pour imprimer tous ces
mensonges.’ Son père l'a regardée en souriant et lui a dit : « Mon enfant,
ne te mets pas en colère. Ils ne me font absolument pas de mal ; ils ne font du
mal qu'à eux-mêmes. Ne sais-tu pas que lorsque quelqu'un ment il se fait plus
de mal à lui-même qu'à n'importe qui d'autre ?[28] » A ses enfants et à
l'Eglise, le président Smith confirma ce qu'il avait appris dans sa jeunesse :
« Laissez les efforts du méchant se tarir, laissez-le faire le pire ; le
Seigneur prévaudra contre lui, finalement, pour le bien de Sa cause[29]. » Enseignant
l'Evangile de paix, il faisait remarquer : « Si notre cœur est déterminé,
dans une intention correcte, à servir Dieu et à respecter ses commandements,
quels fruits cela produira-t-il ? Qu'en résultera-t-il?... Les hommes seront
remplis de miséricorde, de charité, et d'amour sincère. Nous attendons avec
impatience le jour où nous pourrons atteindre la norme glorieuse et suprême
fixée pour nous par l'exemple, la vie et la mission du Seigneur Jésus-Christ[30]. » Son bon ami Charles
W. Nibley (1849-1931), qui fut plus tard conseiller dans la Première Présidence,
disait du président Smith : Il était devenu l'un des hommes les plus tolérants
; ... alors même qu'il dénonçait le péché avec un courroux d'une justesse
rare, il avait pourtant compassion et pitié du pauvre pécheur[31]. » Loleka Koleka, l'une
de ses amies hawaïennes bien-aimées, le louait comme le serviteur du Dieu Très-haut,
l'homme au cœur ouvert empli d'amour[32]». Le 19 novembre 1918,
des milliers de personnes, dont beaucoup de ceux qui avaient un jour « exprimé
leur amertume et leur antagonisme» à son égard pleurèrent la mort de Joseph
F. Smith[33]. « Le grand but de
notre venue ici-bas est que nous puissions devenir semblables au Christ »,
enseignait le président Smith[34].
« Cherchons par conséquent la vérité et marchons dans la lumière comme le
Christ est dans la lumière, afin d'avoir sa compagnie et celle les uns des
autres, afin que son sang nous purifie de tout péché[35]. » Ayant témoigné du
Sauveur tout au long de sa vie et ayant encouragé les saints à « devenir
conformes à l'image et à la ressemblance de Jésus-Christ », Joseph F. Smith
nous laisse son témoignage prophétique durable du Prince de la paix. EVENEMENTS MARQUANTS DE LA VIE DE JOSEPH F. SMITH13 novembre 1838 : Naissance à Far West (Missouri), fils de Hyrum et
de Mary Fielding Smith. Hiver 1838, 1839 : Sa famille est obligée de quitter le Missouri. 27 juin 1844 : 5 ans. Son père Hyrum et son oncle Joseph Smith sont
assassinés à la prison de Carthage (Illinois). Automne 1846 : 7 ans. Avec sa mère, traverse le Mississipi à Nauvoo
pour l'Iowa. 23 septembre 1848 : 9 ans. Arrive à Salt Lake City (Utah) après avoir
conduit un attelage de boeufs à travers les plaines. 21 mai 1852 : 13 ans. Se fait baptiser dans le City Creek, à Salt Lake
City (Utah). (Le baptême à l'âge de 8 ans n'était pas aussi courant à l'époque
que de nos jours.) 21 septembre 1852 : 13 ans. Mort de sa mère. 1854-1857 : 15 à 19 ans. Mission à Hawaï. 1860, 1863 : 21 à 24 ans. Mission en Grande Bretagne. 1864 : 25, 26 ans. Nouvelle mission à Hawaï. 1er juillet 1866 : 27 ans. Ordonné apôtre et conseiller de Brigham Young
dans la Première Présidence. 1874, 1875, 1877 : 35-36 ans, 38 ans. Président de la mission européenne. 10 octobre 1880 : 41 ans. Soutenu comme deuxième conseiller de John Taylor
dans la Première Présidence. 7 avril 1889 : 50 ans. Soutenu comme deuxième conseiller de Wilford
Woodruff dans la Première Présidence. 13 septembre 1898 : 59 ans. Soutenu comme deuxième conseiller de Lorenzo Snow
dans la Première Présidence. 17 octobre 1901 : 62 ans. Soutenu comme sixième président de l'Eglise.
Nombre de membres à l'époque: 278 645. 1903-1907 : Conduit l'Eglise à acheter des sites historiques :
la prison de Carthage en Illinois, une partie du terrain du temple à
Independence (Missouri), la maison où naquit Joseph Smith à Sharon (Vermont)
et la ferme familiale de Joseph Smith, père, ainsi que le bosquet sacré, près
de Palmyra (New York). 1906 : Premier président de l'Eglise à visiter
l’Europe en sa qualité de président. 27 juillet 1913 : Consacre l'emplacement du temple de Cardston
(Alberta, Canada). 27 avril 1915 : Lance la soirée familiale hebdomadaire. 1er juin 1915 : Consacre l'emplacement du temple de Laie (Hawaï). 3 octobre 1918 : 79 ans. Reçoit la révélation concernant la rédemption
des morts, l'actuelle section 138 des D&A. 19 novembre 1918 : 80 ans. Meurt à Salt Lake City (Utah) après avoir été
président de l'Eglise pendant 17 ans. Nombre de membres à l'époque : 495 962.
[1] Enseignements des présidents de l'Eglise : Joseph F. Smith
(Manuel d'étude de la prêtrise de Melchisédek et de la Société de
Secours), p. XXIII [2] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 400. [3] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XXIII. [4] Journal de Joseph F. Smith, 13 novembre 1838, document olographe
; Archives du département d'histoire, Eglise de Jésus-Christ des Saints
des Derniers Jours. [5] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 147. [6] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 11. [7] Voir Joseph F. Smith, Gospel Doctrine, 5e édition, 1939, p. 538. [8] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XIV. [9] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 35. [10] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XIV. [11] Life of Joseph F. Smith, compilation de
Joseph Fielding Smith, 1938, p. 181. [12] Voir From Prophet to Son: Advice of Joseph
F. Smith to His Missionary Sons, publié par Hyrum M. SmithIII et Scott G.
Kenney, 1981, p. VII. [13] Journal de Joseph F. Smith, 1er mars 1856. [14] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 192. [15] Joseph F. Smith à Hyrum M. Smith, 18 mai
1896, tiré de Truth and Courage : The Joseph F. Smith Letters, publié par
Joseph Fielding McConkie (non daté). [16] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 346. [17] Life of Joseph F. Smith, p. 449. [18] Life of Joseph F. Smith, p. 455. [19] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 128. [20] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 244. [21] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 244. [22] Enseignements des présidents de l'Eglise, pp. 346-47. [23] Gospel Doctrine, p. 316. [24] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 348. [25] Gospel Doctrine, p. 141. [26] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 258. [27] Conference Report, avril 1905, p. 86. [28] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 257. [29] Conference Report, avril 1912, p. 10. [30] Enseignements des présidents de l'Eglise, pp. 427-428. [31] «Reminiscences of President Joseph F. Smith», Improvement Era,
janvier 1919, p. 193. [32] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XXIII. [33] Life of Joseph F. Smith, p. 479. [34] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 152. 35.
Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 356. [35] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 148.
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