JOSEPH F. SMITH, SUIVRE LE PRINCE DE LA PAIX

par Jill Mulvay Derr et Heidi S. Swinton

Joseph F. Smith, sixième président de I'Eglise, est né le 13 novembre 1838, au plus fort des persécutions du Missouri. Il est mort le 19 novembre, 1918, huit jours après l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Ayant bien connu le chagrin et la souffrance, la violence et les persécutions, il avait envie « d'être un artisan de la paix, d'être un prédicateur de la justice ». C'est pourquoi il enseigna la doctrine de Jésus-Christ avec une clarté remarquable et s'efforça « de prêcher la justice non seulement par la parole, mais aussi par l'exemple[1] ». Son témoignage puissant du Rédempteur était au cœur de son enseignement et au centre de sa vie quotidienne. Son fils, Joseph Fielding Smith, dixième président de l'Eglise, évoquait son souvenir avec affection : « Il était doux et gentil. On n'aurait pas pu trouver dans tout Israël d'âme plus compatissante, qui ait davantage souffert avec ceux qui souffrent, qui ait eu plus le désir d'aider ceux qui sont faibles à porter leurs fardeaux, et ceux qui sont fatigués à retrouver la force. C'était un artisan de la paix, il aimait la paix[2]. »

Joseph F. Smith connaissait le repos qui est l'apanage des « disciples paisibles du Christ » ( Moroni 7:3). Il exhortait les saints des derniers jours à avancer en vérité et en sainteté. Il montrait le chemin, de sa démarche paisible. « Je ne suis qu'un enfant, je suis encore en train d'apprendre », dit-il en 1916. « J'espère sincèrement qu'à force d'apprendre, ligne sur ligne, précepte sur précepte, un peu ici et un peu là, jour après jour, mois après mois, et année après année, j'espère que le temps viendra où j'aurai réellement compris la vérité et que je la connaîtrai comme Dieu la connaît et que je serai sauvé et exalté en sa présence[3]. »

Les frères de la prêtrise de Melchisédek et les sœurs de la Société de Secours auront l'occasion d'accompagner le président Smith dans son parcours, en 2000 et 2001. Pendant ces années, une compilation de ses enseignements servira de cours d'étude à la prêtrise de Melchisédek et à la Société de Secours. Cette compilation, tirée de ses sermons et de ses écrits, est la deuxième de la série Enseignements des présidents de l'Eglise.

UN HÉRITAGE D'OBÉISSANCE ET DE SACRIFICE

Le désir de Joseph F. Smith de suivre le Prince de la paix a pris naissance dans son enfance. Grâce à ses parents, il avait appris à suivre l'exemple d'obéissance, de sacrifice et de service du Sauveur, même au milieu des troubles et de l'agitation.

A la fin de l'automne 1838, Hyrum et Mary Fielding Smith attendaient la naissance de leur premier enfant, au milieu du conflit croissant entre les anciens colons du Missouri et les nombreux membres de l'Eglise qui venaient d'arriver. Lorsque la violence éclata, le gouverneur donna aux saints des derniers jours l'ordre de quitter l'Etat, sous peine d'« extermination ». Des centaines de membres de l'Eglise perdirent leurs biens, et certains perdirent la vie. Plusieurs dirigeants de l'Eglise, Hyrum, son frère Joseph Smith, le prophète, et d'autres furent injustement emprisonnés. Des années plus tard Joseph F. Smith commençait sa biographie succincte par ces mots : « Je suis né à Far West, dans le comté de Caldwell (Missouri), treize jours après que mon père fut emprisonné par des émeutiers[4]. »

Pendant quatre longs mois, Hyrum, Joseph et d'autres souffrirent à la prison de Liberty. Mary Fielding Smith, qui venait de donner naissance à son « cher petit Joseph F. » subvenait à grand peine aux besoins de son nouveau-né et des cinq enfants survivants du premier mariage de Hyrum avec Jerusha Barden Smith, qui était morte en 1837.

Alors que Mary était clouée au lit, des bandits attaquèrent la maison des Smith, pillant les biens de la famille et étouffant presque le nouveau-né sous des couvertures jetées au hasard. Mary et les enfants, avec l'aide de Mercy Fielding Thompson, la sœur de Marie, se joignirent à l'exode forcé des saints qui quittaient le Missouri. Hyrum put finalement rejoindre sa famille le 22 avril 1839 à Quincy (Illinois) et, en juin, la famille remonta le Mississipi pour s'installer avec d'autres saints à Nauvoo (Illinois).

Des années plus tard, le 13 novembre 1874, jour de son trente-sixième anniversaire, Joseph F. notait pensivement : « La journée a été froide, triste et morne et tout à fait adaptée à l'anniversaire du jour sombre et éprouvant de ma naissance où mon père et son frère étaient enfermés dans une prison (à Richmond) à cause de l'Evangile et que les saints étaient chassés de chez eux dans le Missouri par des émeutiers impitoyables. Le soleil étincelant de mon âme n'a jamais pleinement dissipé les ombres jetées par les épaisses ténèbres de cette période troublée. Cependant, dans sa miséricorde et sa très douce providence, Dieu m'a visiblement toujours tendu la main depuis ma plus tendre enfance, et par l'humilité et la recherche de la sagesse et du bonheur dans son royaume, mes jours se sont améliorés à mesure que les buts de ma vie devenaient de plus en plus évidents et que j'acquérais de l'expérience. Ces objectifs sont la proclamation de l'Evangile ou l'établissement du royaume de Dieu sur la terre, le salut des âmes[5]

Pendant les cinq années relativement paisibles passées à Nauvoo, Joseph F. observa son père qui oeuvrait comme patriarche de l'Eglise et comme président assistant du prophète Joseph. C'est là que le jeune Joseph F. entendit parler de la mission divine de Jésus-Christ et de l'appel prophétique de son oncle Joseph Smith, apprenant que Joseph « était un prophète de Dieu, qu'il était inspiré comme ne l'a été aucun homme de sa génération, ni pendant des siècles avant lui, qu'il avait été choisi par Dieu pour jeter les bases du royaume de Dieu[6] ».

Joseph et Hyrum furent assassinés par des émeutiers le 27 juin 1844. Joseph F. n'avait pas encore six ans, mais l'image des corps sans vie de son oncle et de son père, après leur assassinat dans la prison de Carthage l'a longtemps hanté[7]. Il n'oublia jamais les « terribles scènes qui jetèrent des dizaines de milliers de cœurs dans le chagrin et le malheur », mais Joseph F., avec le temps, comprit le sens sacré du martyre pour lui-même, pour sa famille et pour l’Eglise[8]. Dans les années qui suivirent, il rendit fréquemment témoignage du fait que Joseph Smith, le prophète, avait accompli sont destin et scellé son témoignage de son sang.

Le président Smith chérissait aussi le tendre souvenir de la foi inébranlable et de l'esprit de sacrifice de sa mère. Au cours des huit années qui s'écoulèrent entre le martyre de Hyrum en 1844 et la mort de Mary, en 1852, elle conduisit sa famille à travers les plaines jusqu'à la vallée du grand lac Salé, construisit une maison, établit une ferme et nourrit la foi de ses enfants. Le président Smith ne cessa jamais de révérer sa mère, qui « travaillait sans relâche et se sacrifiait jour et nuit pour assurer le confort temporel et les bénédictions qu'elle pouvait à grand peine donner à ses enfants[9] ». Dans les moments d'épreuves et de difficultés, il fut grandement réconforté par la conviction de sa mère que le Seigneur ouvrirait la voie[10].

MISSIONNAIRE POUR LE MONDE

En tant que jeune missionnaire, Joseph F. fit tout ce qui était en son pouvoir pour porter l’œuvre du Sauveur « jusqu'aux extrémités de la terre[11] ». Avant son seizième  anniversaire, il accepta l'appel de partir  mission aux îles Sandwich (Hawaï). Son premier appel,  en octobre 1854, le conduisit à Kula, où il s'immergea dans la langue et la culture hawaïennes. Le jeune homme inexpérimenté découvrit bientôt que les gens avaient des habitudes différentes de tout ce qu'il avait connu jusque-là, et que leur nourriture, leurs vêtements, leur maison, tout était nouveau et étrange. Pendant trois mois, il fut véritablement coupé du monde, mais l'histoire de cette brève période de sa vie ne peut se raconter. Il eut amplement le temps de rechercher le Seigneur et de s'approcher de lui de toute son âme[12].

Ce faisant, il découvrit également qu'il se rapprochait des Hawaïens. Il rechercha sincèrement le don des langues et apprit la langue en une centaine de jours. Il enseigna l'Evangile, répara des injustices, guérit les malades, chassa des mauvais esprits, et s'efforça de ramener ceux qui s'étaient égarés.

Il travailla comme ancien-président sur les îles de Maui, Hawaï et Molokai et apprit à recevoir et à manifester de l'amour. Dans son journal, il note, en mars 1856 : « Un frère de Maui a retiré ses chaussures pour me les donner, partant lui-même nu-pied. Voilà un exemple de son amour pour moi qui restera inoubliable[13]

A Molokai, il fut choyé par sœur Ma Mahuhii, qui le soigna pendant trois mois, alors qu'il était gravement malade. Elle ne l'oublia jamais ; lui non plus ne l'oublia pas. « Iosepa, losepa » s'écria-t-elle lorsqu'il se rendit à Hawaï près de 50 ans plus tard. « Mama, Mama, ma chère vieille Mama ! » répondit-il[14]. Ceux qui lui avaient paru si différents de lui au début de sa mission étaient devenus sa famille.

Joseph F. Smith devint un ardent défenseur de la foi lors de sa première mission. Pendant la deuxième, il apprit combien il est important d'éviter les querelles et de promouvoir la paix. En 1896, il relata à son fils Hyrum un incident qui s'était produit pendant sa mission en Angleterre, au début des années 1860. « J'étais en train de faire un discours et je déclarais que l’autorité des apôtres actuels était la même que celle que détenaient les apôtres du temps du Christ et que la parole des apôtres actuels avait autant de valeur que celle des anciens apôtres. Dans l'assistance, quelqu'un se mit à crier ‘blasphème !’ C'en était trop pour mon tempérament juvénile. »

L'ardent jeune missionnaire argumenta violemment avec son adversaire et « attisa les émissaires de sa majesté satanique jusqu'à ce qu'ils soient chauffés à blanc ». Le président Smith explique avoir appris « une bonne leçon » grâce à son éclat. Il ajouta : « Après cela, je modérai ma ferveur, fis preuve de davantage de diplomatie en présence d'auditeurs de religions diverses et évitai de me mettre en colère lorsqu'on m'insultait. En fait, j'appris à me laisser insulter sans insulter en retour, à accepter une injure sans répliquer, si ce n'est avec douceur et une candeur distinguée. » En résumé : « J'essayais toujours de faire ressentir à mes auditeurs que mes compagnons et moi étions des pacificateurs, que nous aimions la paix et faisions preuve de bonne volonté, que notre mission consistait à préparer le chemin et non à détruire, à édifier et non à démolir[15]. »

MARI ET PÈRE AIMANT

Le président Smith comprenait que l'homme ou la femme qui souhaite faire régner la paix ne doit pas se contenter de prêcher les principes de justice, mais doit les vivre. Pour lui, le fondement même du royaume de Dieu, de la justice, du progrès, du développement, de la vie éternelle et de l'accroissement éternel dans le royaume de Dieu était posé au foyer, lui-même ordonné de Dieu[16]. Son fils, Joseph Fielding Smith, faisait remarquer avec admiration et reconnaissance que son père aimait sa famille « d'un saint amour rarement vu, jamais surpassé. Comme Job autrefois, il priait pour les siens nuit et jour et demandait au Seigneur de les garder purs et sans souillure dans le sentier de la justice[17]. »

A de nombreuses reprises « lorsque la mort pénétra dans son foyer... et que ses petits lui furent retirés, il se désola, le cœur brisé, et s'affligea, non comme ceux qui vivent sans espoir, mais à cause de la perte de ses ‘joyaux précieux’[18] ». Le 6 juillet 1879, le président Smith a exprimé dans son journal son chagrin à la mort de sa fille Rhoda : « Je l'ai prise sur un oreiller et j'ai marché en la tenant. Elle est revenue à la vie mais n'a survécu qu'une heure et est morte dans mes bras à 1h40 du matin. Maintenant, Dieu seul sait combien nous sommes affligés. C'est la cinquième mort dans ma famille. Tous mes petits que j'aime tant ! O Dieu, aide-nous à supporter cette épreuve ![19] »

Il croyait que « la vie éternelle commence au foyer[20] ». Il parlait avec passion de sauver ses enfants et conseillait aux parents d'enseigner l’Evangile à leurs enfants. « O Dieu, ne me laisse pas perdre les miens », s'écriait-il. « Je ne puis me permettre de perdre ceux que Dieu m'a donnés et dont je suis responsable devant le Seigneur et qui ont besoin de moi pour les guider, les instruire et les influencer convenablement[21]

Il parlait avec force de l'importance du foyer et de la famille pour trouver la paix personnelle : « Il y a trop peu de dévotion religieuse, d'amour et de crainte de Dieu au sein du foyer ; trop d'attachement aux biens de ce monde, d'égoïsme, d'indifférence et de manque de recueillement dans la famille, si ce n'était le cas ces choses n'existeraient jamais si abondamment à l'extérieur du foyer. C'est donc le foyer qui a besoin d'être réformé. » Il savait avec certitude ce qui amènerait l'harmonie : « Que l'amour, la paix, l'Esprit du Seigneur, la bonté, la charité, le sacrifice pour les autres, abondent dans votre famille. Bannissez les paroles dures, l'envie, la haine, la médisance, le langage et les sous-entendus obscènes, le blasphème, et que l'Esprit de Dieu prenne possession de votre cœur. Enseignez l'esprit de cela à vos enfants avec puissance, soutenu et renforcé par la pratique personnelle[22]. »

A ceux dont les enfants s'égarent, il conseillait : « Parlez-leur avec gentillesse. Aidez-les à sentir ce que vous éprouvez, à s'intéresser aux choses qui vous intéressent, à aimer l'Evangile comme vous, à s'aimer entre eux comme vous les aimez, à aimer leurs parents comme les parents aiment leurs enfants[23]. »

Pour renforcer encore les familles contre les séductions du monde, il introduisit, en 1915, la soirée familiale hebdomadaire. Le président Smith et ses conseillers promirent que le fait de tenir une soirée familiale apporterait la paix et de grandes bénédictions : « L'amour au foyer et l'obéissance aux parents augmenteront. La foi se développera dans le cœur des jeunes d'Israël, et ils gagneront de la force pour combattre les mauvaises influences et les tentations qui les assaillent[24]. »

TÉMOIN SPÉCIAL DE JÉSUS-CHRIST

En tant qu'apôtre et président de l'Eglise, Joseph F. Smith a cultivé l'amour chrétien et cherché à préparer les saints des derniers jours aux bénédictions d'une vie paisible. En 1866, à l'âge de 27 ans, il fut ordonné apôtre et membre de la Première Présidence. Il allait servir au sein du Collège des douze apôtres et de la Première Présidence pendant plus d'un demi-siècle. Le 17 octobre 1901, une semaine après la mort de Lorenzo Snow, le président Smith, alors âgé de 62 ans, fut ordonné et mis à part comme sixième président de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

Lors de son premier discours en tant que président de l'Eglise, il parla avec chagrin de la raillerie et des persécutions dont les membres de l'Eglise avaient souffert. « Le Seigneur a prévu de changer cet état de choses », annonçât-il de façon prophétique, « et de nous faire connaître au monde sous notre véritable jour, en tant que vrais adorateurs de Dieu. Notre mission dans ce monde est de faire le bien, de fouler l'iniquité sous nos pieds, d'exalter la justice, la pureté et la sainteté dans le cœur des hommes, et, pardessus tout, d'instiller dans l'esprit de nos enfants un amour de Dieu et de sa parole qui sera en eux comme une source de lumière, de force, de foi et de puissance[25]. »

Il promit aux saints que l'Esprit se déverserait plus abondamment sur eux s'ils se rapprochaient davantage du Seigneur. Il les incita alors à avoir dans le cœur et au plus profond de l'âme le désir de se pardonner les uns aux autres, et de ne plus jamais garder dorénavant de la rancune envers leurs semblables[26]. Il suivit lui-même ce conseil, refusant, malgré les attaques répétées contre sa personne, de devenir amer ou rancunier. « L'esprit du monde est corrompu[27] » disait-il en conseillant aux saints d'apprécier les fruits du Saint-Esprit : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22-23).

Des journalistes hostiles firent de lui la cible d'articles calomniateurs et de caricatures diffamatoires. Sa fille Edith Eleanor se rappelle : « Certaines personnes à l'école avaient en leur possession de faux rapports et des mensonges au sujet de mon père. Un jour, je suis rentrée furieuse de l'école. Dès que mon père est rentré ce soir-là, je lui ai dit : ‘Papa, pourquoi ne fais-tu pas quelque chose ? Tu ne fais rien, et ces hommes méchants en profitent pour imprimer tous ces mensonges.’ Son père l'a regardée en souriant et lui a dit : « Mon enfant, ne te mets pas en colère. Ils ne me font absolument pas de mal ; ils ne font du mal qu'à eux-mêmes. Ne sais-tu pas que lorsque quelqu'un ment il se fait plus de mal à lui-même qu'à n'importe qui d'autre ?[28] »

A ses enfants et à l'Eglise, le président Smith confirma ce qu'il avait appris dans sa jeunesse : « Laissez les efforts du méchant se tarir, laissez-le faire le pire ; le Seigneur prévaudra contre lui, finalement, pour le bien de Sa cause[29]. »

Enseignant l'Evangile de paix, il faisait remarquer : « Si notre cœur est déterminé, dans une intention correcte, à servir Dieu et à respecter ses commandements, quels fruits cela produira-t-il ? Qu'en résultera-t-il?... Les hommes seront remplis de miséricorde, de charité, et d'amour sincère. Nous attendons avec impatience le jour où nous pourrons atteindre la norme glorieuse et suprême fixée pour nous par l'exemple, la vie et la mission du Seigneur Jésus-Christ[30]. »

Son bon ami Charles W. Nibley (1849-1931), qui fut plus tard conseiller dans la Première Présidence, disait du président Smith : Il était devenu l'un des hommes les plus tolérants ; ... alors même qu'il dénonçait le péché avec un courroux d'une justesse rare, il avait pourtant compassion et pitié du pauvre pécheur[31]. » Loleka Koleka, l'une de ses amies hawaïennes bien-aimées, le louait comme le serviteur du Dieu Très-haut, l'homme au cœur ouvert empli d'amour[32]».

Le 19 novembre 1918, des milliers de personnes, dont beaucoup de ceux qui avaient un jour « exprimé leur amertume et leur antagonisme» à son égard pleurèrent la mort de Joseph F. Smith[33].

« Le grand but de notre venue ici-bas est que nous puissions devenir semblables au Christ », enseignait le président Smith[34]. « Cherchons par conséquent la vérité et marchons dans la lumière comme le Christ est dans la lumière, afin d'avoir sa compagnie et celle les uns des autres, afin que son sang nous purifie de tout péché[35]. » Ayant témoigné du Sauveur tout au long de sa vie et ayant encouragé les saints à « devenir conformes à l'image et à la ressemblance de Jésus-Christ », Joseph F. Smith nous laisse son témoignage prophétique durable du Prince de la paix.

EVENEMENTS MARQUANTS DE LA VIE DE JOSEPH F. SMITH

13 novembre 1838 :

Naissance à Far West (Missouri), fils de Hyrum et de Mary Fielding Smith.

 

Hiver 1838, 1839 :

Sa famille est obligée de quitter le Missouri.

 

27 juin 1844 : 5 ans.

Son père Hyrum et son oncle Joseph Smith sont assassinés à la prison de Carthage (Illinois).

 

Automne 1846 : 7 ans.

Avec sa mère, traverse le Mississipi à Nauvoo pour l'Iowa.

 

23 septembre 1848 : 9 ans.

Arrive à Salt Lake City (Utah) après avoir conduit un attelage de boeufs à travers les plaines.

 

21 mai 1852 : 13 ans.

Se fait baptiser dans le City Creek, à Salt Lake City (Utah). (Le baptême à l'âge de 8 ans n'était pas aussi courant à l'époque que de nos jours.)

 

21 septembre 1852 : 13 ans.

Mort de sa mère.

 

1854-1857 : 15 à 19 ans.

Mission à Hawaï.

 

1860, 1863 : 21 à 24 ans.

Mission en Grande Bretagne.

 

1864 : 25, 26 ans.

Nouvelle mission à Hawaï.

 

1er juillet 1866 : 27 ans.

Ordonné apôtre et conseiller de Brigham Young dans la Première Présidence.

 

1874, 1875, 1877 : 35-36 ans, 38 ans.

Président de la mission européenne.

 

10 octobre 1880 : 41 ans.

Soutenu comme deuxième conseiller de John Taylor dans la Première Présidence.

 

7 avril 1889 : 50 ans.

Soutenu comme deuxième conseiller de Wilford Woodruff dans la Première Présidence.

 

13 septembre 1898 : 59 ans.

Soutenu comme deuxième conseiller de Lorenzo Snow dans la Première Présidence.

 

17 octobre 1901 : 62 ans.

Soutenu comme sixième président de l'Eglise. Nombre de membres à l'époque: 278 645.

 

1903-1907 :

Conduit l'Eglise à acheter des sites historiques : la prison de Carthage en Illinois, une partie du terrain du temple à Independence (Missouri), la maison où naquit Joseph Smith à Sharon (Vermont) et la ferme familiale de Joseph Smith, père, ainsi que le bosquet sacré, près de Palmyra (New York).

 

1906 :

Premier président de l'Eglise à visiter l’Europe en sa qualité de président.

 

27 juillet 1913 :

Consacre l'emplacement du temple de Cardston (Alberta, Canada).

 

27 avril 1915 :

Lance la soirée familiale hebdomadaire.

 

1er juin 1915 :

Consacre l'emplacement du temple de Laie (Hawaï).

 

3 octobre 1918 : 79 ans.

Reçoit la révélation concernant la rédemption des morts, l'actuelle section 138 des D&A.

 

19 novembre 1918 : 80 ans.

Meurt à Salt Lake City (Utah) après avoir été président de l'Eglise pendant 17 ans. Nombre de membres à l'époque : 495 962.

 



[1] Enseignements des présidents de l'Eglise : Joseph F. Smith (Manuel d'étude de la prêtrise de Melchisédek et de la Société de Secours), p. XXIII

[2] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 400.

[3] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XXIII.

[4] Journal de Joseph F. Smith, 13 novembre 1838, document olographe ; Archives du département d'histoire, Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

[5] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 147.

[6] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 11.

[7] Voir Joseph F. Smith, Gospel Doctrine, 5e édition, 1939, p. 538.

[8] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XIV.

[9] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 35.

[10] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XIV.

[11] Life of Joseph F. Smith, compilation de Joseph Fielding Smith, 1938, p. 181.

[12] Voir From Prophet to Son: Advice of Joseph F. Smith to His Missionary Sons, publié par Hyrum M. SmithIII et Scott G. Kenney, 1981, p. VII.

[13] Journal de Joseph F. Smith, 1er mars 1856.

[14] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 192.

[15] Joseph F. Smith à Hyrum M. Smith, 18 mai 1896, tiré de Truth and Courage : The Joseph F. Smith Letters, publié par Joseph Fielding McConkie (non daté).

[16] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 346.

[17] Life of Joseph F. Smith, p. 449.

[18] Life of Joseph F. Smith, p. 455.

[19] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 128.

[20] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 244.

[21] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 244.

[22] Enseignements des présidents de l'Eglise, pp. 346-47.

[23] Gospel Doctrine, p. 316.

[24] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 348.

[25] Gospel Doctrine, p. 141.

[26] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 258.

[27] Conference Report, avril 1905, p. 86.

[28] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 257.

[29] Conference Report, avril 1912, p. 10.

[30] Enseignements des présidents de l'Eglise, pp. 427-428.

[31] «Reminiscences of President Joseph F. Smith», Improvement Era, janvier 1919, p. 193.

[32] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. XXIII.

[33] Life of Joseph F. Smith, p. 479.

[34] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 152. 35. Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 356.

[35] Enseignements des présidents de l'Eglise, p. 148.

 

 

 

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