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COEURS A L'UNISSONpar Molly
Zimmerman Larson On a dit de la
musique qu'elle est le langage universel. Elle franchit les barrières des
langues et des cultures et communique les sentiments avec une profondeur
difficile à atteindre avec les mots. Au cours d'un service religieux, elle peut
inciter l'esprit de révélation et de méditation à se manifester. Neal A.
Maxwell, du Collège des douze apôtres, a dit qu'il ne cesse d'être
impressionné par la faculté qu'a la musique d'apporter réconfort et conseil
de manière souvent supérieure à celle de la parole.[1] L'une des expériences
les plus mémorables de ma mission a été de chanter « Appelés à servir »
(Cantiques, n° 160) avec des centaines d'autres missionnaires au centre de
formation. L'enthousiasme et le zèle des missionnaires qui m'entouraient étaient
contagieux. Chaque fois que nous chantions, l'Esprit du Seigneur me rendait témoignage
de la véracité de l'Evangile. Je n'arrive pas à décrire ce que j'ai éprouvé
en ces occasions, mais je me sentais plus proche des cieux. J'ai eu la même expérience
quand je suis arrivée dans le quartier qui m'avait été attribué. J'attendais
avec impatience nos réunions de district et de zone, où nous chantions les
cantiques ensemble. Le chant me fortifiait et contribuait à me donner l'élan
dont j'avais besoin pour continuer à travailler. Ce sont là quelques-unes des
nombreuses expériences qui m'ont fait prendre conscience du rôle essentiel de
la musique dans nos services religieux et m'ont fait l'apprécier. LE PRÉLUDELe prélude musical
contribue à donner le ton des réunions de l'Eglise. C'est un appel à adorer
le Seigneur. Le prélude nous y aide en nous débarrassant l'esprit de pensées
profanes et en créant un cadre paisible propice à la méditation. Kathleen Reel, qui a
été mon professeur d'orgue ainsi qu'organiste et directrice de musique pendant
trente ans, disait : « Le but du prélude est de toucher le coeur et l'esprit
des fidèles, de les préparer à recevoir les éléments ultérieurs de la réunion,
de créer une atmosphère propice au culte, et d'instaurer un esprit d'unité
parmi l'assemblée. » Malheureusement, le
prélude musical ne sert souvent que de fond sonore aux salutations et aux
conversations des membres. Boyd K. Packer, du Collège des douze apôtres, a
souligné la nécessité du recueillement dans la chapelle : « Nos églises
comportent des couloirs pour nous permettre de saluer les autres et de bavarder
avec eux, ce qui est normal quand on aime se retrouver. Cependant, dès que nous
entrons dans la salle de culte, nous devons nous surveiller ; chacun d'entre
nous doit se surveiller afin de ne pas se rendre coupable de déranger quelqu'un
qui s'efforce d'établir une communication spirituelle efficace... Un
comportement irrespectueux dans nos églises mérite un rappel à l'ordre, voire
une réprimande. Les dirigeants doivent enseigner que le recueillement favorise
la révélation. »[2] Le prélude musical,
s'il est choisi avec soin, peut contribuer à créer une atmosphère sacrée
dans la salle de culte. LA MUSIQUE DANS LES RÉUNIONS DE L’ÉGLISELa musique contribue
à atteindre l'objectif d'un bon service religieux, qui est, selon Richard L.
Evans (1906-1971) « de détourner l'esprit... des choses inférieures, et de
diriger la pensée et l'attention vers notre Père céleste. »[3] La musique peut être une
forme de prière, car le Seigneur a dit : « Le chant des justes est une prière
pour moi » (D&A 25:12). La préface de notre
recueil de cantiques, écrite par la Première Présidence, déclare : « La musique édifiante
joue un rôle essentiel dans nos réunions de l'Eglise. Les cantiques favorisent
la présence de l'Esprit du Seigneur, créent une atmosphère de recueillement,
unissent les membres et nous offrent un moyen d'adresser des louanges au
Seigneur. « C'est dans les
cantiques que l'on trouve quelques-uns des plus grands sermons. Les cantiques
nous incitent à nous repentir et à faire de bonnes oeuvres, édifient le témoignage
et la foi, apportent réconfort à ceux qui sont las, consolation aux affligés,
et nous donnent l'inspiration nécessaire pour endurer jusqu'à la fin. »[4] D'autres morceaux de
musique spécialement choisis peuvent également nous édifier et exprimer nos
louanges et notre reconnaissance. Les membres de
l'Eglise qui ont un appel dans le domaine de la musique portent une
responsabilité importante dans les services religieux. Quand j'étais
directrice de musique de paroisse, j'évaluais si les cantiques que j'avais
choisis pour la prochaine réunion convenaient à son thème. Je me demandais ce
que je pouvais faire pour fortifier et inspirer les membres de la paroisse par
les cantiques que nous chanterions. Frère Packer a dit
: « Je crois que, plus que l’orateur, ceux qui choisissent, dirigent et
accompagnent la musique peuvent influencer l'esprit de recueillement dans nos réunions.
»[5] Les directeurs de musique
et les membres qui interprètent des morceaux de musique au cours des services
religieux doivent s'assurer que le message transmis par la musique convient au véritable
culte du Sauveur : la musique n'est pas censée être l'occasion de faire
admirer ses talents. PARTICIPATION AUX CHANTSQuelle que soit
l'entreprise, nous en retirons plus de satisfaction et de joie si nous nous y
impliquons activement. La participation est la clé pour recevoir toutes les bénédictions
de l'Evangile rétabli, que cette participation consiste à servir à un poste
de dirigeant, à enseigner, à faire des visites d'enseignement ou au foyer, ou
à rendre un culte à Dieu par la musique. Frère Packer a
exhorté les parents ainsi que les dirigeants et les instructeurs à maintenir
un esprit de recueillement dans les réunions et à encourager les membres à
chanter avec l'assemblée. Il a promis que si nous le faisons, notre puissance
spirituelle grandira et « le Seigneur déversera plus abondamment son Esprit
sur nous ».[6] Malheureusement,
beaucoup de gens ne chantent pas, ou ne chantent pas à voix haute, parce qu'ils
croient qu'ils n'ont pas « une belle voix ». Cependant, le but des chants par
l'assemblée est d'adorer et de louer Dieu, non de donner une représentation.
Nous ne devons pas avoir peur de chanter à voix haute, même si notre voix
n'est pas parfaite. Alexander Schreiner,
l'un des grands organistes du Tabernacle, a raconté que quelqu'un avait demandé
à un directeur de musique comment il arrivait à supporter d'entendre le vieux
frère Stanton chanter faux à pleins poumons pendant les réunions de l'Eglise.
« Le vieux dirigeant, plein de sagesse, a répondu : ‘Frère Stanton est l'un
des adorateurs les plus fervents, et quand il chante à pleins poumons, c'est un
musicien superbe... Ne faites pas trop attention aux sons qu'il produit, sinon,
vous ne percevrez pas la musique.’ »[7] Quel que soit notre
niveau musical, le Seigneur connaît les intentions de notre cœur. Il a déclaré,
par l'intermédiaire de Joseph Smith, le prophète : « Mon âme met ses délices
dans le chant du cœur » (D&A 25:12). Dallin H. Oaks, du
Collège des douze apôtres, a souligné combien il est important de chanter les
cantiques avec sincérité : « Nous qui avons ‘ressenti le désir de chanter
le cantique de l'amour rédempteur' (Alma 5:26), nous devons continuer de
chanter afin de nous approcher davantage encore de celui qui a inspiré la
musique sacrée et nous a commandé de l'utiliser pour l'adorer.»[8] La musique sacrée
peut guérir, inspirer, enseigner et édifier. En nous efforçant d'intégrer la
musique édifiante à notre vie et en « élevant un bruit joyeux vers le
Seigneur », nous viendront « à lui avec des chants de joie » (Psaumes 100:
1-2, traduction littérale de la version du roi Jacques, N.d.T.). IDÉES POUR LA RÉFLEXIONLes questions
suivantes pourront vous aider à adapter cet article à une soirée familiale,
à une leçon à l'église ou à l'appliquer à votre vie personnelle : -
Pourquoi la musique peut-elle nous toucher dans
certains cas où la parole ne le peut pas ? -
Quelle attitude manifestons-nous à l’égard du
Sauveur et de son Evangile quand nous décidons de ne pas chanter les cantiques
avec l’assemblée ? -
Comment pouvons-nous utiliser les cantiques avec
profit en dehors des réunions du dimanche ?
[1] « Celebrating the New Hymnbook »,
Ensign, novembre 1985, p. 105. [2] « Le recueillement favorise la révélation », L'Etoile,
janvier 1992, p. 22. [3] « The Spirit of Worship », Instructor, numéro de la conférence
de l966, p. 8. [4] Cantiques, vii. [5] L'Etoile, janvier 1992, p. 24. [6] L’Etoile, janvier 1992, p. 24. [7] « Music and the Gospel », dans
Selections from the Writings of Alexander Schreiner on Music and the Gospel,
comp. Darwin Wolford,
1991, p. 16. [8] « Le culte par la musique », L'Etoile, janvier 1995, p. 13.
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