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Prenez garde à la tentation de vous retirer des bonnes choses. Si la prière vous a dit que c'était juste, que vous avez eu confiance, alors c’est encore juste maintenant ! « N’abandonnez
donc pas votre assurance » Par Jeffrey R. Holland du Collège des douze apôtres Le récit de la première vision de Joseph Smith, le prophète, comporte une leçon que, virtuellement, chaque saint des derniers jours a eu l'occasion de connaître ou qu'il aura l'occasion de connaître un jour. C'est la vérité simple et qui porte à réfléchir qu'avant les grands moments, et spécialement avant les grands moments spirituels, l'adversité, l'opposition et l'obscurité peuvent se manifester. La vie nous réserve de tels moments, et occasionnellement, ils arrivent juste à l'approche d'importantes décisions ou d'étapes décisives de notre vie. Dans ce récit merveilleux, que nous ne lisons que trop rarement, Joseph rapporte qu'il venait à peine de commencer à prier, lorsqu'il sentit une puissance surprenante arriver sur lui. Des « ténèbres épaisses », pour reprendre ses termes, l'environnèrent et semblaient n’avoir pour but que son entière destruction. Mais il mit toute sa force à implorer Dieu de le délivrer de la puissance de cet ennemi, et comme il le faisait, une colonne de lumière plus brillante que le soleil descendit peu à peu jusqu'à tomber sur lui. Au moment même où la lumière apparut, il se trouva délivré de la puissance destructrice qui l'environnait. Il se produisit alors la plus grande manifestation, depuis les événements entourant la crucifixion, la résurrection et l'ascension du Christ au midi des temps. Le Père et le Fils apparurent à Joseph Smith. La dispensation de la plénitude des temps avait commencé[1]. La plupart d'entre nous n'ont pas besoin davantage de rappels que celui qui nous a déjà été donné, à savoir qu'il y a un être qui personnifie « l'opposition en toutes choses », qu’ « un ange de Dieu est tombé du ciel », et de ce fait est devenu « misérable à jamais ». Quelle destinée effroyable ! Léhi nous enseigne que, parce que c'est son destin, Lucifer « chercha aussi le malheur de toute l'humanité[2]. » LA BATAILLE CONTINUEOn pourrait consacrer tout un article à l'opposition puissante, préliminaire et anticipée de l'adversaire à de nombreuses bonnes choses que Dieu a en réserve pour nous. Mais je vais aller au-delà de cette remarque et aborder une autre vérité moins facilement décelable. C'est une leçon, qui en langage sportif, nous rappelle que « rien n'est joué tant que ce n'est pas fini ». C'est un rappel que la bataille continue. Malheureusement, il ne faut pas penser que Satan soit battu par cette première percée puissante qui, d'une manière spectaculaire, a amené la lumière et nous a fait avancer. Pour rendre mon propos plus vivant, je voudrais me référer à un autre passage des Ecritures, en fait à une autre vision. Vous vous souvenez que le livre de Moïse commence par l'enlèvement de Moïse vers « une très haute montagne » où, nous dit l'Ecriture il vit Dieu face à face, parla avec lui, et la gloire de Dieu fut sur lui. Il s'ensuivit alors ce qui arrive aux prophètes qui sont enlevés sur de hautes montagnes. Le Seigneur dit à Moïse : « Regarde et je te montrerai l'oeuvre de mes mains ... Moïse regarda ... et vit la terre, oui toute, et il n'y en eut pas une particule qu'il ne vit pas, la discernant par l'Esprit de Dieu. Et il en vit également les habitants, et il n'y eut pas une âme qu'il ne vit pas[3]. » Cette expérience est remarquable à tous égards. C'est l'une des plus grandes révélations données au cours de l'histoire de l'homme. Elle est du niveau des plus grands récits que nous ayons de l'expérience d'un prophète avec la Divinité. Mais le message que Moïse vous donne aujourd'hui est : « Ne baissez pas votre garde. » Ne pensez pas qu'une grande révélation, un moment d'illumination merveilleux, l'accès à un chemin inspiré, soient la fin de tout. Souvenez-vous que rien n'est joué tant que ce n'est pas fini. Ce qui arriva à Moïse ensuite, après ce moment de révélation, serait drôle si ce n'était pas aussi dangereux et si conforme à la réalité. Lucifer, dans un effort pour continuer son opposition, dans son effort incessant pour porter ses coups, tôt ou tard, apparut et s'écria dans un mélange de colère et de mépris, après que Dieu se fut révélé au prophète : « Moïse ... adore-moi. » Mais Moïse ne se laissa pas prendre. Il venait juste de voir l'original, et, par comparaison, cette parodie était assez fade. « Moïse regarda Satan et dit : Qui es-tu ? ... Où est ta gloire, pour que je t'adore ? « Car voici, je n'aurais pas pu regarder Dieu, si sa gloire n'était venue sur moi ... Mais, je peux te regarder dans l'homme naturel... « ... Où est ta gloire ? Car, pour moi, elle est ténèbres et je peux juger entre toi et Dieu ... « Retire-toi, Satan, ne me trompe pas. » Le récit rapporte alors une réaction à la fois pathétique et effrayante. « Et maintenant, lorsque Moïse eut dit ces paroles, Satan cria d'une voix forte, tempêta sur la terre et commanda, disant : je suis le Fils unique, adore-moi ! « Et il arriva que Moïse commença à éprouver une crainte extrême ; et comme il commençait à éprouver de la crainte, il vit l'amertume de l'enfer. Néanmoins, invoquant Dieu, [l'expression même employée par Joseph Smith] il reçut de la force et il commanda, disant : Eloigne-toi de moi, Satan, car je n'adorerai que le seul Dieu qui est le Dieu de gloire. « Et alors, Satan commença à trembler et la terre frémit... « Et il arriva que Satan cria d'une voix forte avec des pleurs, des gémissements et des grincements de dents ; et il se retira[4]. » Nous pouvons être sûrs qu'il fera d'autres tentatives, mais il sera toujours vaincu par le Dieu de gloire, toujours. NE BATTEZ PAS EN RETRAITEJe voudrais donner à chacun d'entre nous du courage devant l'opposition qui arrive si souvent, après que des décisions lumineuses ont été prises, après que des moments de révélation et de conviction nous ont donné la paix et une assurance que nous pensons ne jamais perdre. Dans son épître aux Hébreux, l'apôtre Paul essayait d'encourager les nouveaux membres qui venaient de se joindre à l'Eglise, et qui, sans aucun doute, avaient eu des expériences spirituelles et reçu la lumière pure du témoignage, pour découvrir que non seulement leurs ennuis n'étaient pas terminés, mais encore que certains d'entre eux venaient juste de commencer. Paul implorait ses nouveaux membres de la même façon que le président Hinckley implore aujourd'hui les nouveaux membres. C'est un rappel que nous ne pouvons pas nous engager dans une bataille d'une telle portée et aux conséquences éternelles, sans savoir que ce sera une bataille, une bataille juste que nous remporterons, mais néanmoins une bataille. À ceux qui pensent qu'un nouveau témoignage, une conversion personnelle et l'expérience spirituelle du baptême les protégeront des ennuis, Paul déclare : « Souvenez-vous de ces premiers jours où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances. » Puis vient ce formidable conseil, qui est l'essence même du conseil que je vous adresse : « N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. « Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis ... « ... S'il [mon juste] se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. « ... Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre[5]. >~ Les saints des derniers jours diraient aujourd'hui : « Bien sûr que c'est difficile ! Avant de vous joindre à l'Eglise, pendant que vous essayez de vous joindre à elle et après. » Paul dit que cela s'est toujours passé de cette façon, mais ne battez pas en retraite. Ne cédez pas à la panique. Ne perdez pas confiance. N'oubliez pas ce que vous avez ressenti un jour. Ne mettez pas en doute l'expérience que vous avez eue. La persévérance est ce qui a sauvé Moïse et Joseph Smith, lors de leur confrontation avec l'adversaire, et c'est ce qui vous sauvera. Je pense que chaque ancien missionnaire et probablement chaque converti qui lira ces paroles saura exactement ce que je veux dire. Rendez-vous pour des leçons annulés, Livre de Mormon dans un sac en plastique accroché à la poignée de la porte, dates de baptême non honorées. Et il en est ainsi durant la période d'enseignement, les engagements et le baptême, durant les premières semaines et mois dans l'Eglise, et en fait, pour toujours - du moins, l'adversaire continuerait-il à jamais, s'il pouvait trouver une faiblesse dans votre résolution, une faille dans votre armure. Cette opposition peut se produire presque partout où quelque chose de bon est arrivé. Elle peut se produire quand vous vous efforcez de suivre vos études. Elle peut vous frapper pendant le premier mois de votre mission. Elle se présente certainement dans le domaine de l'amour et du mariage. Elle peut se présenter dans les situations en rapport avec votre famille, les appels dans l'Eglise ou votre carrière. Dans chaque décision importante, il faut prendre des précautions et peser les choses, mais une fois que vous avez reçu la lumière, alors prenez garde à la tentation de vous retirer des bonnes choses. Si la prière vous a dit que c'était juste, que vous avez eu confiance, et que vous avez vécu pour cela, alors c'est encore juste maintenant. N'abandonnez pas lorsque la pression monte. Ne cédez pas à cet être qui s'attache à la destruction de votre bonheur. Faites face à vos doutes. Maîtrisez vos peurs. « N'abandonnez donc pas votre assurance. » Maintenez le cap et admirez la beauté de la vie qui s'offre à vous. L’ESPRIT DE REVELATIONAfin de nous aider à nous frayer un chemin à travers ces expériences, les importants carrefours de notre vie, je vais utiliser une autre référence scripturaire de Moïse. Elle a été donnée dans les premiers jours de cette dispensation, quand la révélation a été nécessaire, quand a été établi un plan d'action correct qui devait être poursuivi. La plupart des saints des derniers jours connaissent la formule à appliquer pour obtenir la révélation, énoncée dans la section 9 des Doctrine et Alliances (les versets qui disent d'étudier dans son esprit et que le Seigneur promet de confirmer ou d'infirmer.) Mais la plupart d'entre nous ne lisent pas la section qui précède, la section 8. Dans cette révélation, le Seigneur a dit : « Je te le dirai dans ton esprit et dans ton coeur par le Saint-Esprit qui viendra sur toi et qui demeurera dans ton coeur. » J'aime particulièrement la mention de l'association de l'esprit et du coeur. Dieu nous instruira en faisant appel à la raison et à la révélation (esprit et coeur combinés) par le Saint-Esprit. Il continue : « Or voici, c'est là l'esprit de révélation ; voici, c'est là l'esprit par lequel Moïse fit traverser aux enfants d'Israël la mer Rouge à pied sec[6]. » Pourquoi le Seigneur prendrait-il la traversée de la mer Rouge comme exemple type de « l’esprit de révélation » ? Pourquoi ne s'est-il pas servi de la Première Vision ? Ni de l'exemple du livre de Moïse que nous venons juste de voir ? Ni de la vision du frère de Jared ? Il aurait pu prendre n'importe lequel de ces exemples, mais il ne l'a pas fait. Il avait un autre but à l'esprit. Habituellement, nous imaginons la révélation comme un déversement de renseignements. Mais c'est une conception trop limitée de la révélation. La section 8 élargit notre compréhension, particulièrement à la lumière de ce « grand combat au milieu des souffrances » dont nous avons parlé. LES QUESTIONS PRÉCÈDENT SOUVENT LA RÉVÉLATIONTout d'abord, la révélation se produit presque toujours en réponse à une question, habituellement une question urgente ; pas toujours, mais d'habitude. Dans ce sens, elle fournit des informations, mais ce sont des informations dont nous avons besoin d'urgence, des informations particulières. La difficulté qui se présentait à Moïse était de se sortir, lui-même et les enfants d'Israël, de cette horrible situation dans laquelle ils se trouvaient. Il y avait des chars derrière eux, des dunes de sable de chaque côté et beaucoup d'eau devant eux. Il avait besoin de renseignements pour savoir quoi faire, mais ce n'était pas une question anodine qu'il posait. Dans ce cas, c'était littéralement une question de vie ou de mort. Vous aurez, vous aussi, besoin de renseignements, mais, dans les questions aux grandes conséquences, il est probable que vous ne les recevrez que si vous les voulez immédiatement, avec foi et humblement. Moroni appelle cela chercher « avec une intention réelle[7] ». Si vous pouvez chercher de cette manière et vous maintenir dans ce mode, bien peu de ce que l'adversaire peut faire vous détournera d'une voie juste. Vous pouvez tenir bon, quels que soient l'assaut et les afflictions, parce que vous avez payé le prix de la véritable conviction. Comme Moïse dans cette vision, après les manifestations d'en haut, peuvent se manifester les doutes et la confusion. Mais cela semblera faible en comparaison avec la réalité. Souvenez-vous de la réalité. Souvenez-vous combien vous avez eu besoin d'aide immédiate dans les premiers temps, et vous l'avez obtenue. La mer Rouge s'ouvrira à celui qui cherche honnêtement la révélation. L'adversaire a le pouvoir de dresser une barrière sur le chemin, de rassembler les forces de Pharaon et de marcher sur nos talons, lors de notre fuite vers la rive, mais il ne peut pas accomplir la réalité. Il ne peut pas vaincre, si nous en décidons autrement. Si nous exerçons notre puissance, la lumière reviendra, les ténèbres battront en retraite, la sécurité sera garantie. Voici la première leçon concernant le passage de la mer Rouge par l'esprit de révélation. N'AYEZ PAS PEURLa deuxième leçon est étroitement liée. C'est que dans le processus de la révélation et de la prise de décisions importantes, la peur joue un rôle destructeur et quelquefois paralysant. A Oliver Cowdery qui a manqué la chance de sa vie, parce qu'il n'a pas su la saisir au moment voulu, le Seigneur a dit : « Tu n'as pas continué comme tu as commencé. » Est-ce que cela semble familier à ceux qui ont reçu la lumière et qui ont ensuite cédé à des pensées secondaires et des doutes qui refont surface. « Il n'est pas opportun que tu traduises maintenant », dit le Seigneur d'un ton qui a dû paraître très sévère à Oliver. « Voici, ce l'était lorsque tu as commencé, mais tu as eu peur, et le temps est passé, et ce n'est plus opportun maintenant[8]. » Chacun court le risque de la peur. Pendant un moment, lors de sa confrontation avec l'adversaire, « Moïse commença à éprouver une crainte extrême ; et comme il commençait à éprouver de la crainte, il vit l'amertume de l'enfer[9]. » C'est là ce que l'on voit, quand on a peur. C'est exactement le problème qui assaillit les enfants d'Israël au bord de la mer Rouge et il est en rapport étroit avec la nécessité de rester fidèle aux révélations que vous avez reçues précédemment. Le récit dit : « Pharaon approchait. Les enfants d'Israël levèrent les yeux et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d'Israël eurent une grande frayeur. » Quelques-uns (comme les personnes que Paul décrira plus tard) dirent en substance : « Retournons. Cela n'en vaut pas la peine. Nous avons dû nous tromper. Ce n'était certainement pas le bon esprit qui nous a dicté de quitter l'Egypte. » Ce qu'ils ont dit en fait à Moïse, c'était : « Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d'Egypte ?... Car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert[10]. » Je voudrais dire : « Que faites-vous de ce qui s'est passé auparavant ? Qu'en est-il des miracles qui vous ont amenés ici ? Qu'en est-il des grenouilles et des poux ? Et du bâton qui s'est transformé en serpent ? Et des eaux du fleuve changées en sang ? Qu'en est-il de la grêle, des sauterelles, du feu et des premiers-nés ? » Comme nous oublions vite ! Ce n'aurait pas été mieux de rester et de servir les Egyptiens, et ce n'est pas mieux de rester hors de l'Eglise, ni de remettre le mariage, ni de rejeter un appel en mission ou tout autre appel dans l’Eglise, et ainsi de suite. Bien sûr, notre foi sera mise à l'épreuve, tout au long de nos combats, lorsque nous douterons et remettrons nos décisions en cause. Certains jours, nous serons miraculeusement conduits hors d'Egypte, apparemment libres, apparemment sur le bon chemin, pour nous retrouver enfin de compte devant une nouvelle confrontation semblable « à toute cette eau » qui se trouve devant nous. Dans ces moments-là, nous devrons résister à la tentation de céder à la panique et d'abandonner. Dans ces moments-là, la peur sera l'arme la plus puissante de l'adversaire contre nous. Moïse répondit au peuple : Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l'Eternel va vous accorder... L'Eternel combattra pour vous. » En confirmation, le grand Jéhovah dit alors à Moïse : « Parle aux enfants d'Israël ; et qu'ils marchent[11]. » Voici, la deuxième leçon de l'esprit de révélation. Après avoir reçu le message, après avoir payé le prix pour ressentir l'amour et entendu la voix du Seigneur, marchez. N'ayez pas peur, n'hésitez pas, n'ergotez pas, ne vous lamentez pas. Tout comme Alma qui était allé à Ammonihah[12], il vous faudra peut-être trouver un chemin inhabituel, mais c'est exactement ce que le Seigneur fait ici pour les enfants d'Israël. Personne n'avait jamais traversé la mer Rouge de cette façon. Et alors ? Il faut bien qu'il y ait une première fois ! Avec l'esprit de révélation, chassez vos peurs, mettez les deux pieds dans l'eau. Selon les paroles de Joseph Smith : « Frères, [et soeurs], ne persévérerons-nous pas dans une si grande cause ? Allez de l'avant et pas en arrière Courage, frères ; Et en avant, en avant, vers la victoire[13] !». DIEU NOUS AIDERALa troisième leçon tirée de l'esprit de révélation du Seigneur, lors du miracle de la traversée de la mer Rouge, c'est qu'en même temps que la lumière de la révélation qui nous dirige vers un dessein ou un devoir juste, Dieu fournira aussi le moyen et la force d'accomplir ce but. Ayez confiance en cette vérité éternelle. Si Dieu vous indique que quelque chose est juste, si c'est réellement vrai pour vous, il fournira le moyen de l'accomplir. C'est aussi vrai pour devenir membre de l'Eglise que pour élever des enfants, que pour partir en mission ou n'importe laquelle de la centaine d'autres tâches dignes de la vie quotidienne. Souvenez-vous de ce que le Seigneur a dit à Joseph Smith dans le Bosquet sacré. Quel était le problème en 1820 ? Pourquoi Joseph ne devait-il se joindre à aucune Eglise ? C'était en partie parce qu'elles enseignaient pour doctrine des commandements d'hommes, ayant une forme de piété, mais qu'elles en niaient la puissance[14]. La grâce de Dieu suffit ! Le Seigneur a répété encore et encore à Joseph que, comme dans les anciens temps, les enfants d'Israël seraient « conduits hors de la servitude par le pouvoir et par un bras étendu... » Il a ajouté : « C'est pourquoi que votre coeur ne faiblisse pas... Mes anges iront devant vous, ainsi que ma présence, et, en temps voulu, vous posséderez la terre fertile[15]. » Quelle terre fertile ? Et bien votre terre fertile. Votre terre promise. Votre nouvelle Jérusalem. Votre petit arpent à vous où coulent le lait et le miel. Votre avenir. Vos rêves. Votre destinée. Je suis convaincu que d'une manière adaptée à notre personne, Dieu nous emmène vers le bosquet ou la montagne ou le temple, et là, nous montre les merveilles de son plan pour nous. Il est possible que nous ne les voyions pas aussi pleinement que Moïse, Néphi ou le frère de Jared, mais nous voyons ce qui nous est nécessaire, pour connaître la volonté du Seigneur à notre sujet et pour savoir qu'il nous aime au-delà de la compréhension des mortels. Je suis aussi convaincu que l'adversaire et ses larbins étriqués et calculateurs essaient de s'opposer à de telles expériences, puis tentent de les obscurcir. Mais ce n'est pas la façon de l'Evangile. Ce n'est pas la façon de faire des saints des derniers jours qui proclament que l'esprit de révélation est le fondement du Rétablissement. Ce sont le combat dans l'obscurité et le désespoir, et les supplications pour obtenir plus de lumière, qui ont ouvert notre dispensation. C'est ce qui continue de la faire avancer, et c'est ce qui vous fera avancer. Avec Paul, je vous dis à tous : « N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. « Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis[16]. » Je suis conscient de la réalité de l'opposition et de l'adversité, mais je rends aussi témoignage du Dieu de gloire, du Fils de Dieu Rédempteur, de la lumière, de l'espoir et d'un avenir brillant. Je vous promets que Dieu vit et qu'il Vous aime, chacun d'entre vous et qu'il a fixé des bornes et des limites aux puissances adverses des ténèbres. Je témoigne que Jésus est le Christ, qu'il est le vainqueur de la mort et de l'enfer, et qu'il est le vainqueur de celui qui est déchu et qui conspire. L'Evangile de Jésus-Christ est vrai et il a été rétabli. « Ne craignez rien » et quand viendront la deuxième, la troisième, puis la quatrième tempête, « ne craignez rien... l'Eternel combattra pour vous[17] ». « N'abandonnez donc pas votre assurance. » Tiré d'un
discours donné à une veillée spirituelle de l'université Brigharn Young le 2
mars 1999.
[1] Voir Joseph Smith, Histoire vv. 15-17. [2] Voir 2 Néphi 2:11, 17-18. [3] Moïse 1:1-2, 4, 8, 27-28 [4] Moïse 1:12-16, 19-22. [5] Hébreux 10:32, 35-36, 38-39 (italiques ajoutées) [6] D&A 8:2-3 (italiques ajoutées). [7] Moroni 10:4. [8] D&A 9:5, 10, 11 (italiques ajoutées). [9] Moïse 1:20. [10] Exode 14:10-12. [11] Exode 14:13-15 (italiques ajoutées). [12] Voir Alma 8:18. [13] D&A 128:22. [14] Voir Joseph Smith, Histoire v. 19. [15] D&A 103:17, 19-20. [16] Hébreux 10:35-36. [17] Exode 14:13-14.
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