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LES MEMBRES DE L'ÉGLISE VOUS PARLENT
LA FOI AU SEIGNEUR JESUS-CHRIST
Joseph Smith, le prophète, a enseigné que la foi est le " moteur de toute action " chez les êtres intelligents (Joseph Smith, Lectures on Faith, 1985, pp. 1 et 2). La foi au Seigneur Jésus-Christ se manifeste de nombreuses manières. Elle peut donner à l'un le pouvoir de choisir le bien ou d'être guéri ou de guérir les autres. Un autre sera poussé à se réconcilier avec un adversaire ou à jeûner et à prier, afin que le coeur des membres de sa famille s'adoucisse. La foi peut nous enseigner à faire confiance au Seigneur, et même à sacrifier des ambitions auxquelles nous tenions, en sachant que le trajet qu'il veut nous voir suivre au cours de la condition mortelle peut être fort différent (mais en fin de compte bien meilleur) que celui que nous avions envisagé. Chaque fois que les membres font preuve de foi au Seigneur, il est là, et bénit leur vie et celle de tous ceux qu'ils aiment et qu'ils servent.
" JE VEUX UNE FAMILLE ETERNELLE "
par Alfonso Castro Vàsquez
A 23 ans, je pensais avoir tout ce qu'un jeune homme habitant Mexico pouvait désirer. J'étais autonome, j'avais un bon travail, et j'avais presque terminé mes études supérieures. La vie m'avait beaucoup donné. Mes parents m'avaient enseigné de bons principes, m'inculquant en même temps le goût de l'effort et le désir de m'améliorer. Je fréquentais une jolie jeune fille. Le seul véritable problème, c'était que nous avions quelques divergences concernant la religion. Elle était membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, moi pas.
J'avais déjà rencontré les missionnaires qui, " par hasard ", se trouvaient souvent chez elle quand j'allais lui rendre visite. J'avais écouté plusieurs fois la première leçon, mais les missionnaires ne pouvaient m'amener ni à lire ni à prier. Nous n'avons jamais abordé la deuxième leçon. Je savais qu'ils voulaient que je me joigne à leur Église, mais cela ne m'intéressait pas. Les nombreux membres que j'avais rencontrés m'avaient fait bonne impression, mais je n'envisageais pas de passer mes dimanches à l'église, je préférais jouer au football ou aller au cinéma.
Un jour, après quelques disputes, mon amie et moi avons cessé de nous voir. Elle me manquait et j'ai commencé à penser à son intégrité, à sa pudeur et à sa maturité. Ses principes de vie étaient de loin plus élevés que ceux de toutes les autres personnes que je connaissais. Alors, un soir, j'ai décidé de retourner la voir. Après avoir parlé avec elle un moment, j'ai compris que je lui avais également manqué. Me rendant compte qu'elle avait vraiment envie d'être avec moi, je lui ai demandé de recommencer à sortir avec moi.
A ma grande surprise, j'ai entendu un : " Non ! " très ferme sortir de ses lèvres. Au même moment, des larmes ont commencé à couler sur ses joues.
Je me suis demandé : " Pourquoi dit-elle non, alors qu'elle a envie de dire oui ? " Une fois revenu de ma surprise, je lui ai posé la question : " Pourquoi ? " Elle m'a répondu entre deux sanglots : " je veux me marier au temple, je veux une famille éternelle ! "
Un sentiment inhabituel m'a envahi et je me suis mis à pleurer, moi aussi. Sans savoir pourquoi, j'ai commencé à éprouver le désir de faire tout mon possible pour ressentir la même chose à propos de la famille éternelle.
J'ai repris les leçons missionnaires, mais honnêtement cette fois. Trois semaines plus tard, j'étais baptisé.
Je comprends maintenant, ce que j'ai ressenti ce soir-là. C'était le Saint-Esprit qui me faisait signe. Aujourd'hui, j'ai 25 ans et je suis en mission à plein temps à Guadalajara, au Mexique. Mon amie est également en mission à plein temps.
Je suis très reconnaissant à mon Père céleste du changement important qui s'est produit dans mon cœur et des occasions que j'ai de faire connaître la plénitude de l'Évangile. Ma gratitude va également à mon amie pour sa fidélité, son désir de fonder une famille éternelle m'a amené à transmettre le message de l'éternité de la famille à d'autres personnes qui, à leur tour, cherchent à obtenir cette bénédiction.
" CONFIE-TOI EN L'ETERNEL DE TOUT TON COEUR "
par Humberto Eiti Kawai
Un dimanche après-midi, à Recife, au Brésil, alors que ma mission touchait à sa fin, j'étais en train de laver la vaisselle de notre repas. Sans raison apparente, mes pensées se sont tournées vers les saints de Nauvoo. Je me suis souvenu qu'après tous leurs sacrifices et leur travail pour construire le temple, ils avaient dû quitter Nauvoo, abandonnant derrière eux le temple et leur foyer. La grande foi de ces personnes m'émerveillait. Au milieu de leurs épreuves, elles avaient gardé confiance en notre Père céleste et fait tout ce qu'il leur avait demandé.
Une question m'est venue à l'esprit : " Si ton Père céleste devait un jour t'enlever quelque chose de précieux, une chose qui t'aurait demandé un grand sacrifice, te rebellerais-tu ? "
J'étais étonné de cette question. J'essayais de m'imaginer parmi les saints de Nauvoo, et de ressentir ce qu'ils avaient ressenti. J'en ai conclu que j'ignorais quelle serait ma réaction, mais que je désirais sincèrement avoir assez de foi pour accepter la volonté de Dieu en toutes circonstances. J'étais loin d'imaginer qu'une telle épreuve m'attendait ce soir-là.
Quelques jours plus tôt, tandis que je réfléchissais à ce que je ferais après ma mission, j'avais décidé de me lancer dans une carrière musicale. Avant mon départ en mission, je jouais du piano jusqu'à six heures par jour et j'avais terminé mon cycle au conservatoire. Tout récemment, mon professeur m'avait écrit pour m'offrir son aide pour les débuts de ma carrière de pianiste.
Trois baptêmes étaient prévus ce soir-là. Comme il n'y avait pas de fonts baptismaux dans notre lieu de réunion, nous devions nous rendre au centre de Recife pour nos services de baptême. Il pleuvait beaucoup ce soir-là, et les taxis étaient rares à cause d'une pénurie d'essence en ville. Il se faisait tard et je commençais à me faire du souci. Tout à coup, j'ai aperçu un taxi au bout de la rue et j'ai couru dans sa direction. La pluie avait embué mes lunettes, m'empêchant d'apercevoir un vendeur de pop corn qui croisait ma route. Quand j'ai finalement vu son véhicule, je n'ai pas pu m'arrêter et l'ai percuté. J'ai eu une très profonde entaille au poignet. On m'a emmené aux urgences à l'hôpital. Là j'ai appris que les tendons avaient été sectionnés. Deux doigts de ma main gauche étaient paralysés. Comme la salle d'opération n'était pas disponible, il n'était pas possible de m'opérer immédiatement. Apprenant que j'allais rentrer à la maison peu de jours après, les médecins se sont contentés de suturer la blessure, me recommandant d'aller voir, un spécialiste à Sao Paulo.
A mon retour, j'ai reçu une bénédiction de mon père et j'ai été soigné par le meilleur chirurgien de la main de Sao Paulo. Ma convalescence s'est très bien passée et, après une longue rééducation, j'ai pu reprendre le piano. Mais je ne me faisais aucune illusion sur ma carrière de pianiste. Ma vie a suivi un autre cours. Aujourd'hui, je suis neurologue et cette formation me permet d'aider beaucoup de gens.
Je crois que Dieu avait pour ma vie un plan différent de celui que j'avais envisagé. Quand nous mettons notre confiance en l'Éternel de tout notre coeur, il aplanit nos sentiers pour notre bien (voir Proverbes 3:5-6).
LA FOI EN DIEU M'A DONNE DE LA FORCE
par Bryan Wu
L'année 1998 a été un tournant dans ma vie. Cette année là, bien que préoccupé par mes études, j'ai décidé de travailler à temps partiel après les cours afin d'éviter mon père.
Nos relations étaient tendues depuis longtemps, mais à ce moment-là elles tournaient carrément à l'hostilité. La colère que nous éprouvions tous deux était sur le point d'exploser.
C'est alors qu'un miracle a changé nos relations. Un soir au travail, deux missionnaires de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours sont venus rendre visite à un de mes collègues. Ils lui ont donné un bref message. J'ai vaguement écouté ce qu'ils disaient. Poussé par la curiosité, j'ai accepté leur invitation à suivre leurs leçons.
Au cours de la première de ces leçons, j'ai appris que je pourrais vivre en compagnie des miens, même après la mort. J'ai éprouvé de profonds remords au sujet de mes mauvaises relations avec mon père. Je me suis rendu compte qu'il était temps de réparer les dégâts. Mon désir d'avoir une famille éternelle et heureuse m'a donné le courage de parler à mon père. Tout d'abord, il n'a pas réagi, mais mes prières ferventes et constantes et ma foi en Dieu m'ont donné la force de continuer à me rapprocher de lui. Je savais que si je faisais ma part, mon Père céleste ferait la sienne.
Jour après jour, Dieu a répondu à mes prières. La mésentente entre nous s'est estompée et nos coeurs se sont adoucis. L'amour de Dieu m'a envahi et en trois mois, je me suis fait baptiser dans l'Église, devenant ainsi membre de la branche de Hsin Ying, du pieu de Tainan, à Taiwan. Je continue de montrer de l'amour à mon père, tout comme mon Père céleste l'a fait pour moi.
" JE CROIS AU POUVOIR DE LA PRETRISE "
par Rodrigo Medeiros Honorio
A la suite d'une attaque cérébrale, mon grand-père, Elizio Antonio Honorio, se trouvait à l'hôpital au Brésil. Son état était grave. Les médecins pensaient qu'il n'avait qu'une faible chance de survivre. Lorsque j'ai appris cela, je suis allé dans ma chambre et j'ai demandé à mon Père céleste ce que je pouvais faire. Une fois à genoux, j'ai ressenti plus fort que jamais la présence du Saint-Esprit. A la fin de ma prière, je me suis senti poussé à m'adresser à mon évêque. C'est ce que j'ai fait.
Mon grand-père n'est pas membre de l'Église, mais j'ai demandé à l'évêque de lui donner une bénédiction de la prêtrise. Je lui ai expliqué : " Je crois au pouvoir de la prêtrise et je crois que le Seigneur peut le guérir. C'est le Seigneur qui m'a incité à réclamer cette bénédiction. "
Nous nous sommes rendus à l'hôpital et l'évêque a donné une bénédiction à mon grand-père. Le lendemain, j'ai rendu visite à mon grand-père et je l'ai trouvé assis sur une chaise, en train de converser avec l'une de mes tantes. Il allait nettement mieux.
Je sais que l'Église est vraiment celle de Jésus-Christ. Je sais que par la prêtrise nous pouvons être bénis, si nous avons foi en son pouvoir divin.
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