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BOLIVIE, DES BENEDICTIONS EN ABONDANCE
par Judy C. Olsen
L'enthousiasme et l'engagement vis-à-vis des vérités de l'Evangile ont imprimé à l'Eglise une croissance rapide dans cette région d'Amérique du Sud.
Un dimanche, de bonne heure, à La Paz, en Bolivie, une jeune famille s'apprête à parcourir à pied les rues pavées de cette ville vieille de 450 ans, pour se rendre dans une paroisse située à l'autre bout de son pieu. Le mari est président des jeunes gens du pieu ; sa femme est présidente de l'organisation des jeunes filles du pieu. Comme ils n'ont pas les moyens de payer le bus, ils font, à pied, accompagnés de leurs enfants en bas âge, le trajet de deux heures. C'est là un exemple de la foi des membres de Bolivie qui reçoivent les joies d'une vie consacrée à l'Évangile.
" La foi de nos membres est forte. Ils font des sacrifices pour montrer leurs sentiments au Seigneur ", explique Andrés Pacheco, président du pieu de Sopocachi, à La Paz.
René J. Cabrera, soixante-dix autorité interrégionale dans l'interrégion de l'Ouest de l'Amérique du Sud, pense que les sacrifices pour l'Evangile aident les saints de Bolivie à sortir de leur passé. " Le pays est confronté à deux grands défis, commente-t-il. L'un est l'économie, l'autre les traditions néfastes. " Les deux choses sont intimement liées. Parmi ces traditions, il y a les fêtes, prétextes à des journées de beuveries et de danses, qui dépouillent souvent les familles de plusieurs mois de salaire. Frère Cabrera dit : " L'une des difficultés consiste à aider les gens à abandonner leurs traditions néfastes, en découvrant une nouvelle perspective donnée par l'Évangile. "
Depuis que les missionnaires sont arrivés en Bolivie, en 1964, l'Église a aidé les Boliviens à délaisser leurs anciennes habitudes pour en prendre de nouvelles. Carmen et Luis Molina ont été parmi les premiers à se joindre à l'Église dans leur pays. Soeur Molina raconte : " Deux missionnaires sont venus chez moi et m'ont invitée à la Société de Secours qui se tenait chez une autre personne. Cette réunion m'a beaucoup plu. En rentrant à la maison, j'en ai parlé à mon mari. " Au début, Luis a fait preuve d'une certaine réserve, mais les Molina sont devenus membres de l'Église en 1965, et Luis a été le premier ancien ordonné en Bolivie.
Leur fils, Rolando Molina, aujourd'hui président du pieu de El Alto Satelite, se rappelle : " L'un de mes premiers souvenirs est celui de notre famille se préparant à aller à l'église. J'aimais le samedi. Nous faisions le repassage. Nous faisions les préparatifs. Puis, le dimanche nous allions à l'église. Nous ne marchions pas vite parce qu'il fallait attendre tous les enfants. Cela nous prenait une heure, à l'aller comme au retour. J'ai des souvenirs inoubliables de ces trajets à pied ensemble. "
Carmen et Luis ont tous deux servi fidèlement dans de nombreux appels, et pendant toutes ces années, ils ont vu l'Église grandir et s'étendre. En 1979, Ezra Taft Benson (1899-1994), alors président du Collège douze apôtres, s'est rendu en Bolivie et y a organisé le premier pieu du pays. A cette occasion, il a consacré une deuxième fois le pays à la propagation de l'Évangile.
Depuis, l'Église s'est agrandie et compte aujourd'hui plus de 100 000 membres répartis dans 21 pieux et 9 districts dont la plupart sont dirigés par des membres de la première génération, âgés de vingt à quarante ans. Frère Cabrera précise : " La croissance tend à être soutenue. Nous avons plus de 130 églises et 1 temple dans le pays. La deuxième génération est forte et se prépare grâce au séminaire et à l'institut. C'est une génération qui apportera des changements. "
De plus en plus de Boliviens puisent de la force dans les enseignements de l'Évangile qui les aident à abandonner les traditions néfastes et à améliorer leurs conditions de vie. L'observation des membres de trois villes nous montre les bénédictions qu'ils reçoivent.
FORMER DES DIRIGEANTS À LA PAZ
Chaque soir, des milliers de lumières scintillent sur les pentes escarpées de La Paz, ville blottie au fond d'une gorge en forme de bol de 4 km de large creusée dans l'un des plus hauts plateaux du monde, l'Altiplano, qui culmine à 3600 mètres. Le majestueux mont Illimani, au sommet couvert de neiges éternelles, se tient en sentinelle et domine La Paz du haut de ses 6400 mètres. Les rues bondées sont pentues et parcourues de taxis et de minibus qui sillonnent une ville abritant plus d'un million d'habitants. Dans la plus grande partie de cette ville, les commerces se pressent au bord de trottoirs étroits, près de bâtiments serrés les uns contre les autres et offrant une multitude d'appartements. La Paz, vibrante et colorée, est aussi le siège de six pieux qui enregistrent une croissance rapide due aux conversions.
Former suffisamment de dirigeants est un défi permanent à La Paz, comme dans la plupart des endroits où l'Église s'accroît rapidement et se divise en unités plus petites. Le témoignage tout récent des nouveaux convertis est souvent renforcé par les appels qu'ils reçoivent.
Miguel Herrera et sa femme, Teresa, ne constituent pas une exception. Miguel raconte : " Nous sommes devenus membres de l'Église parce que nous cherchions un autre sens à la vie. Au cours d'un accident, tout mon passé a défilé devant moi, et j'ai constaté que certains événements de ma vie passée me mettaient mal à l'aise. Je me suis demandé pourquoi. Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? "
Un jour, en parlant à une amie, Teresa lui faisait part de ses soucis concernant ses enfants. Celle-ci lui a alors offert un numéro d'un magazine appelé Liahona. Peu après, deux missionnaires se sont présentés.
David Angulo, le patriarche du pieu, et sa nombreuse famille se sont liés d'amitié avec Teresa et Miguel, tandis qu'ils étudiaient l'Évangile. Miguel se souvient : " Ils représentaient l'exemple de la vie familiale, objet de ma recherche. " Lorsque le fils de Miguel a eu une appendicite, frère Angulo lui a donné une bénédiction et lui a promis qu'il guérirait. Plus tard, au cours de l'opération, le chirurgien a constaté qu'il n'avait rien, Cette bénédiction a renforcé le témoignage des Herrera quant à leur nouvelle foi et au pouvoir de la prêtrise.
Peu après leur baptême en 1996, Miguel et Teresa ont tous deux reçu des appels qui les ont étonnés : Miguel comme conseiller dans l'épiscopat et Teresa comme présidente de la Société de Secours de pieu. Selon Victor Hugo Agramont, premier conseiller dans la présidence du pieu de La Paz Miraflores, de nombreux noms avaient été envisagés pour cet appel. Il précise : " Mais c'est le sien qui continuait à nous venir à l'esprit ". On a donc procédé à l'appel, que Teresa a accepté.
Miguel dit : " C'est l'oeuvre du Seigneur. Il nourrit et remplit notre esprit. C'est la seule Église qui enseigne combien la famille est importante. "
La main du Seigneur est visible dans de nombreux autres appels. Au fur et à mesure des besoins en dirigeants, ils sont préparés puis appelés. José Acedo, jeune adulte, qui vivait à Lima, au Pérou, explique : " Je désirais me marier et je sentais que le moment était venu. J'ai pris un congé pour me rendre au temple, puis je suis allé méditer dans la campagne. " Les jours ont passé. Comme son congé touchait à sa fin, il s'est senti poussé à aller à La Paz. Il a entrepris ce voyage et est arrivé un dimanche au moment d'une conférence de district. Il a pris place dans l'église et son attention a été attirée par une jeune fille qui chantait dans le choeur. Après la réunion, il a fait la connaissance de Rosaura Sainz et ils ont bavardé. Au bout de trois heures, ils ont envisagé une relation plus profonde. En octobre, quatre mois plus tard, ils se sont fiancés. Ils se sont mariés à Noël. José rapporte : " Nous sommes vraiment très reconnaissants au Seigneur de nous avoir permis de nous rencontrer. "
Quand les Acedo sont arrivés à La Paz, José a été appelé comme évêque de la paroisse nord du pieu de Constitucion. En tant qu'évêque, il est confronté au défi permanent d'aider les membres à apprendre ce que signifie se soutenir les uns les autres dabs leurs appels, et donner d'eux-mêmes dans le service. Il explique : " l'amour est la clé qui ouvre les coeurs. " Il s'est mis a visiter les familles pour les aider à comprendre la raison du service dans l'Église. Il poursuit : " Lorsque je rends visite aux membres d'une famille, je leur témoigne de l'amour et les exhorte à aimer les autres. Je prie avec eux. Je demande qu'une plus grande harmonie bénisse leur foyer. Si l'amour grandit dans le foyer, il grandit aussi dans notre paroisse. "
Avec l'amour pour soutien, frère Acedo procède aux appels des membres de la paroisse. Il explique : " Nous travaillons avec les gens. Voici ce que nous leur disons : " Acceptez les appels et apprenez à les remplir. " Nous expliquons ce que veut dire soutenir les membres dans leurs appels de dirigeants. " Avec cette connaissance, les membres de la paroisse croissent en maturité et apprennent à diriger.
Le président Pacheco poursuit : " Il est nécessaire de fortifier les dirigeants. Tout d'abord, nous fortifions les dirigeants, puis, à leur tour, ils édifient les membres. Nous travaillons à développer la maturité spirituelle et le niveau de spiritualité s'élève dans nos paroisses et nos pieux. " En Bolivie, l'Église grandit non seulement en nombre, mais encore en maturité. Aujourd'hui les six présidents de pieu et tous les évêques de la Paz, sauf un, sont Boliviens.
L'ÉGLISE SE FORTIFIE À SANTA CRUZ
Après l'oxygène raréfié de La Paz, l'air humide et lourd de Santa Cruz surprend. Il n'existe pas deux villes plus différentes dans tout le pays. Située à l'intérieur de la Bolivie, à la limite sud du bassin amazonien, où il fait chaud et où il pleut souvent, Santa Cruz s'étend sur des kilomètres dans cette zone riche en exploitations pétrolières et minières de la Bolivie. Les jardins, les patios et les passages voûtés abondent dans ce climat presque tropical. L'Église est forte et s'accroît régulièrement ; elle compte six pieux dont les dirigeants axent leurs efforts sur l'intégration des nouveaux membres et le renforcement des plus anciens.
Lucio Gil Diez, évêque de la paroisse de Belén, dans le pieu d'Equipetrol à Santa Cruz, affirme que son premier souci est d'aider les membres à rester engagés. Il précise : " Je sais ce que c'est que d'être nouveau dans l'Église. " Jeune homme sans emploi, il était allé, en compagnie d'une famille membre, sur le chantier d'une église en construction. Ses amis, employant un anglicisme, l'avaient présenté comme étant un " investigateur ". Il se demandait, en regardant le chantier : " Qu'est-ce c'est que ça ? Je ne suis pas venu pour inspecter. " Mais bientôt, il s'est lancé dans une étude de l'Église qui l'a amené à s'y joindre. Il a été appelé à servir comme évêque pour la première fois à l'âge de 27 ans.
Frère Diez, qui sait combien il est important pour les nouveaux convertis de trouver des amis, soutient les soirées d'intégration hebdomadaires qui se tiennent les soirs d'activité d'échange, comme dans de nombreuses paroisses et pieux de toute la Bolivie, afin de susciter plus d'amour et d'amitié entre les membres, les amis de l'Église et les nouveaux convertis. Il explique : " Toute la paroisse est invitée le jeudi soir et beaucoup amènent des amis. Chaque semaine, une famille différente est responsable. Cela ressemble beaucoup à une soirée familiale. "
Lorsque quelqu'un se joint à l'Église, toute la paroisse se retrouve au baptême et le nouveau membre est invité aux soirées d'intégration. Frère Diez ajoute : " Nous les nourrissons spirituellement, puis nous leur donnons un appel. " Dans une famille dont le baptême a eu lieu voici seulement huit mois, la mère est déjà présidente de la Société de Secours, le père secrétaire du collège des anciens et le fils président du collège des diacres.
Veiller sur les récents convertis est une priorité majeure dans le pieu de Paraiso, à Santa Cruz. Les missionnaires de pieu y suivent la progression des nouveaux membres pendant les dix-huit mois suivant leur baptême. Guillermo Quintana, ancien président de pieu, précise : " Deux membres du grand conseil travaillent directement avec les évêques et les nouveaux convertis. Lorsqu'un nouveau arrive, nous allons lui parler et nous nous veillons à ce qu'il reçoive un appel et se fasse des amis. Nous apprenons à mettre en pratique le conseil du président Hinckley d'aider chaque converti à se faire des amis, à recevoir un appel et à être nourri de la bonne parole de Dieu " (voir " Réflexions sur les temples, l'insertion des convertis et le service missionnaire ", l'Etoile, janvier 1998, p. 64). En conséquence, 72 % des récents convertis du pieu sont toujours pratiquants.
Le président Quintana connaît bien l'importance des amis dans l'Église. Le soir de son baptême, alors qu'il avait 18 ans, son meilleur ami l'a averti que s'il se joignait à l'Église, il ne le reverrait plus. Dix minutes avant le début du service de baptême, Guillermo a tout de même décidé de franchir le pas et s'est rendu à la réunion. Il raconte : " Ce soir-là, j'ai perdu mon meilleur ami. " Mais en l'espace de deux semaines, il avait rencontré celle qui allait le soutenir de son amitié pendant sa mission puis devenir sa femme.
Après sa mission, une expérience a changé sa vie. Très gravement malade, il a été emmené d'urgence à l'hôpital. Tandis qu'il était entre la vie et la mort, une impression lui a apporté un réconfort spirituel : il a senti qu'il avait encore beaucoup à faire. Cette expérience lui a confirmé qu'il avait une oeuvre importante à accomplir dans l'Église du Seigneur.
Le président Quintana continue : " Depuis, j'ai toujours cherché par la prière ce que le Seigneur voulait que je fasse ". Lorsqu'il cherchait des moyens de fortifier le pieu, il posait souvent la question : " Que voulons-nous obtenir ? " Ses conseillers et lui fixaient ensuite des buts concrets aux dirigeants et aux membres. Il dit : " Nous enseignons aux membres à ne pas avoir peur de respecter les commandements. Nous devons commencer par leur donner cette vision. Ensuite viennent les bénédictions. "
Cette vision, Augusta Avalos de Ma, présidente de la Société de secours de la paroisse de Pampa, l'a saisie. Sur les conseils de son évêque, soeur Ma fortifie les membres grâce à un programme appelé " la canasta del Senor " (le panier du Seigneur). Le dernier dimanche de chaque mois, les soeurs apportent des denrées de base qu'elles placent dans un panier. Soeur Ma explique : " Grâce au programme des instructrices visiteuses, nous pouvons déterminer qui est dans le besoin et répartir le contenu du panier entre les nécessiteux. "
Le pieu essaie de satisfaire les besoins de relations sociales des membres, grâce à des activités bien préparées. Entre autres manifestations, il organise un festival annuel de danses populaires qui met en valeur le riche patrimoine culturel bolivien. Ce rappel positif des traditions du pays attire l'attention de la presse qui publie chaque année des articles. Le président Quintana déclare : " Nous essayons ainsi de préserver le meilleur de notre culture. "
Les membres du pieu de Paraiso cherchent aussi à servir dans la collectivité. Deux fois par an, la Société de secours se rend dans un orphelinat local. Le président Quintana décrit ainsi cette action : " Les soeurs font la toilette des enfants, s'occupent d'eux et leur donnent à manger. Elles font don de vêtements et aident à habiller et à coiffer les enfants. " Au cours de ce projet de service, les soeurs apportent leur assistance à plus de 100 bébés et jeunes enfants.
PRÉPARATIFS POUR LE TEMPLE DE COCHABAMBA
Tous les membres de l'Église de Bolivie ont les yeux fixés sur Cochabamba et sur le temple dont la construction se termine cette année. Mario E. Guzman, soixante-dix autorité interrégionale, se souvient d'un coup de fil qu'il a reçu le 21 janvier 1995. C'était Julio E. Davila, membre de la présidence de l'interrégion nord de l'Amérique du Sud, qui l'invitait à participer à une réunion particulière. Frère Guzman se souvient : " Aucun d'entre nous ne connaissait la raison de cette réunion. Frère Davila nous a lu un fax émanant de la Première Présidence qui disait : " La construction d'un temple situé à Cochabamba, en Bolivie, a été approuvée. " Un profond silence a suivi. Un temple ? Chez nous ? Nous ne savions pas quoi dire. Nous nous sommes tous mis à pleurer. "
Le choix du site du temple est vraisemblablement motivé par le fait que Cochabamba est située au centre de la Bolivie. Nichée à 2400 mètres sur les pentes orientales des Andes majestueuses, Cochabamba possède un climat tempéré qui attire beaucoup de monde. La région souffre cependant parfois de sécheresse, comme en 1996, où il n'a pas plu pendant des mois. En novembre, soit vingt-deux mois après l'annonce du temple, les gens sont venus de toutes les régions du pays pour assister à la cérémonie d'ouverture de chantier. Le jour où le président Hinckley était attendu, la pluie a enfin commencé à tomber. Lorsque le président est arrivé sur le site du temple, les saints des derniers jours attendaient déjà depuis plusieurs heures sous une pluie battante. Il a souhaité la bienvenue aux " membres mouillés de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours " et leur a assuré que le Seigneur était conscient de leurs sacrifices.
La préparation des membres aux ordonnances du temple est une priorité dans toute la Bolivie, mais les quatre pieux de Cochabamba y consacrent des efforts tout particuliers. Tous les samedis, les membres sont invités à visiter le site du temple, une branche ou paroisse à la fois, afin d'y ressentir l'Esprit. Le président du pieu de Jaihuayco, à Cochabamba, Ivan Gutierrez, déclare : " Nous préparons les membres. Nous les encourageons à être prêts spirituellement. Notre objectif est qu'il y ait une image du temple dans chaque foyer. Nous avons repéré ceux qui n'ont pas de recommandation et nous leur rendons visite pour les aider à se fixer des objectifs. Il en résulte de grands changements dans la vie des gens. "
Dans la paroisse de Cosmos du pieu Jaihuayco, l'épiscopat consacre le vendredi soir à rendre visite aux membres. " Une semaine, nous allons voir les nouveaux convertis, raconte Milton Ayala, l'un des conseillers dans l'épiscopat, la semaine suivante, ce sont les familles peu pratiquantes. Beaucoup sont revenues à l'Église. "
Pour beaucoup, l'une des raisons de leur retour à l'Église est l'enthousiasme suscité par le temple. Frère Ayala déclare : " L'impact à Cochabamba est important. Notre coeur se réjouit et les membres font beaucoup d'efforts pour se préparer à entrer dans le tempIe. " Pour les aider, la paroisse a mis en place des cours de préparation au temple.
Dans le pieu de Universidad à Cochabamba, la présidente de la Société de Secours, Maria Mercau de Aquino, a participé à l'organisation de réunions pour les couples, au niveau du pieu. Elle explique : " Nous voulions fortifier les liens du mariage et aider les femmes à se sentir estimées. Je veux que les soeurs soient heureuses, heureuses des bénédictions que le Seigneur nous a données. " En cherchant à fortifier les familles, on les prépare à recevoir les bénédictions du temple ; et les bénédictions du temple les fortifient encore.
Peu de membres ont fait autant d'efforts pour préparer leur famille à recevoir les bénédictions du temple qu'Antonio et Gloria Ayaviri. Frère Ayaviri est conscient que le fait d'être membre de l'Église et d'aller au temple a changé sa vie. Il déclare : " Il est beaucoup plus facile d'élever les enfants maintenant que nous avons l'Évangile et les bénédictions du temple dans notre vie. Notre foyer est devenu un coin des cieux. Nous avons appris que, pour recevoir des bénédictions, pour bien vivre en famille, il faut d'abord servir Dieu. "
Frère Ayaviri, qui est président de mission du pieu d'Universidad, désire que d'autres reçoivent les mêmes bénédictions. Il précise : " La présence d'un temple va faire grandir l'Église. Mon appel est une façon de faire une mission et d'aider les autres à jouir des mêmes bénédictions que nous. Nous aimons le temple. Il représente l'oeuvre du Seigneur. "
Partout en Bolivie, les saints des derniers jours ont le même sentiment. Le travail personnel de préparation et de consécration à l'Évangile avance. Le dimanche matin, nombreux sont les parent qui prennent leurs enfants par la main et parcourent de longues distances à pied pour se rendre au lieu de culte. Ils ne considèrent pas cela comme un sacrifice, mais comme une façon de confirmer leur sincérité au Seigneur. Cette obéissance est source de bénédictions qui se répandent dans tout le pays.
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