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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT
" NE SOIS PAS INCREDULE, MAIS CROIS "
La vie est, pour une bonne part, une école de foi. Placés dans la condition mortelle, séparés par le voile des réalités que nous connaissions dans la présence de notre Père céleste, nous sommes souvent en butte aux infirmités, aux aspirations non satisfaites, aux incertitudes. Nous recherchons le surcroît de lumière de vérités entr'aperçues ou la touche divine qui guérira les corps et les cœurs brisés. A tous ceux qui sont en proie aux difficultés, le conseil de Gordon B. Hinckley apporte espoir et guérison : " Ne sois pas incrédule, mais crois " (Jean 20:27). Croire à quoi ? Croire en Dieu, notre Père céleste, croire qu'il est le Père de notre esprit notre dirigeant, notre roi. Croire au Seigneur Jésus-Christ, notre Rédempteur, notre Sauveur, notre Seigneur. Croire en l'Évangile rétabli, qui est venu sur terre de manière miraculeuse et merveilleuse. Cultiver dans notre coeur un témoignage vivant et vibrant du rétablissement de l'Évangile. Croire au Livre de Mormon. Ne doutez pas que la prêtrise de Dieu a été rétablie sur la terre. Croyez en la bonté. Croyez en vous-même. Croyez que chacun de vous est un enfant de Dieu " (Réunion, Le Cap, Afrique du Sud, 20 février 1998). Dans les récits suivants, des membres parlent des bénédictions et de l'espérance qu'ils ont reçues en s'efforçant de croire.
L'OMBRE DE LA MORT ETAIT SUR SON VISAGE
par Victoria Ekong
Quelques mois après notre baptême, mon mari et moi avons dû faire face à une adversité à laquelle nous ne nous attendions pas. Certaines de nos épreuves les plus pénibles concernaient nos enfants. Il ne se passait pas une semaine sans que l'un d'eux soit hospitalisé.
Ces épreuves ont duré près de deux ans. Notre revenu de fonctionnaires au Nigeria servait à payer les frais médicaux. Le fardeau financier était si lourd que mon mari et moi avons dû vendre beaucoup de nos biens pour nous procurer de la nourriture. J'ai même dû vendre certains de mes vêtements. Nous avons perdu tout ce que nous avions acquis par notre travail. Mais aucune de ces épreuves n'a ébranlé notre foi. Nous sommes restés pratiquants dans notre branche et fidèles à nos alliances. Et lorsque nous n'avions pas d'argent pour le transport, nous allions à pied à l'église le dimanche matin.
Puis, un soir de décembre 1997, Pricilia, notre fille, est tombée malade. Elle avait une forte fièvre et a commencé à cracher le sang. Mon mari n'était pas à la maison. J'étais perdue et effrayée. Je voyais l'ombre de la mort sur le visage de ma fille.
Lorsque j'ai fait une prière pour recevoir de l'aide, l'Esprit m'a dit de l'emmener à notre président de branche, qui habitait loin. J'ai réussi à la descendre de notre appartement au troisième étage en la portant sur mon dos et à l'amener à la rue principale. Il était trop tard pour prendre le bus. J'ai essayé désespérément de trouver un taxi.
Le premier chauffeur de taxi qui s'est présenté a refusé de nous transporter, en disant : " Je ne veux pas transporter un mort dans ma voiture. " Le deuxième chauffeur de taxi a cédé à mes supplications et nous a aidées, bien que je n'aie pas d'argent. Quand nous sommes arrivées à l'immeuble de notre président de branche, le gardien a refusé de nous laisser entrer. Mais il a téléphoné au président de branche, qui est descendu et a porté Priscilia dans son appartement. Il l'a couchée sur son divan, a posé les mains sur sa tête et lui a donné une bénédiction. Je l'ai entendu soupirer, faire une pause puis dire à Priscilia qu'il n'était pas encore temps qu'elle rentre au foyer et qu'elle devait lutter pour vivre.
Immédiatement après la bénédiction, Pricilia a ouvert les yeux. Nous l'avons emmenée à l'hôpital, où nous avons appris qu'elle avait une malaria cérébrale et que cette maladie pouvait être fatale. Pendant huit jours, elle est restée inconsciente à l'hôpital. Les docteurs ne croyaient pas qu'elle survivrait.
Le jour où elle a quitté l'hôpital, en pleine santé et sans séquelles, le médecin m'a dit que peu de gens aussi malades qu'elle en réchappaient. Ceux qui survivaient restaient handicapés. Il a ajouté : " Pricilia a de la chance. " Mais je savais que la chance n'avait rien à voir avec sa guérison. Elle avait été sauvée par le pouvoir de la prêtrise.
Aujourd'hui, Pricilia est en pleine santé et heureuse. Depuis qu'elle est sortie de l'hôpital, elle n'a pas été malade un seul jour. Elle est tout ce que des parents peuvent désirer. De plus, les maladies qui affligeaient tant notre famille ont disparu. Nous avons surmonté ces épreuves et avons vraiment été bénis.
" ET QU'AVEZ-VOUS APPRIS ? "
par Lael J. Woodbury
La question ne m'a pas vraiment surpris, mais elle m'a pris au dépourvu. En attendant que les autres se joignent à nous pour accomplir des scellements au temple, nous parlions de choses et d'autres de la neige, du lustre - puis, au bout d'un moment, la jeune femme s'est tournée vers moi et m'a demandé : " Depuis combien de temps êtes-vous scelleur ? "
- Je commence ma dix-neuvième année, ai-je dit.
- Et qu'est-ce que cela vous a appris ? a-t-elle demandé.
Au début, je n'ai pas su quoi répondre. Je n'avais jamais réfléchi à cela.
J'ai réfléchi pour trouver des réponses. J'ai pensé dire : " J'ai appris combien les gens peuvent sembler parfaits ici dans le temple. "
J'ai aussi pensé répondre : " J'ai appris à apprécier les ordonnances elles-mêmes : leur simplicité, leur ancienneté, leur profondeur. "
Mais je me suis rendu compte que la question qu'elle me posait portait sur l'essence de mon expérience. Soudain, j'ai trouvé les mots pour exprimer ce que je savais.
J'ai répondu : " J'ai appris que la base de l'éternité est la famille. La raison d'être essentielle de l'Église et de tout ce que nous faisons est de permettre à notre famille d'être ensemble à jamais. "
Assise, immobile, elle a plongé son regard dans le mien.
J'ai ajouté : " Les ordonnances accomplies dans le temple donnent un pouvoir aux gens. Elles permettent que les relations familiales soient éternelles. Au temple, je m'aperçois que famille et amour sont synonymes. Voilà ce que j'ai appris. "
Je me senti poussé à lui poser la même question : " Et vous, qu'avez-vous appris ? "
Ses lèvres ont tremblé un instant, puis elle a dit enfin : " J'ai appris que ce que vous avez dit est vrai. La famille est la raison d'être de l'Église, et du temple. C'est pour cela que je suis ici, pour ma famille. "
- Comment cela ? lui ai-je demandé.
- Mon père a été bon envers moi, mais ma mère est morte quand j'étais toute petite. Ils n'étaient pas mariés. J'avais treize ans quand mon père est mort. Puis j'ai trouvé l'Évangile, ou plutôt l'Évangile m'a trouvée.
Son visage s'est éclairé " Il y a quelques mois, je suis rentrée de mission et j'ai commencé les ordonnances du temple pour mon père et ma mère. J'ai été scellée à eux pour l'éternité. Pour la première fois, je me sens bien. De savoir que je suis scellée à ma famille, cela me donne un foyer. Le jour où j'ai été scellée à mes parents, cela a été pour moi le début de l'éternité. Je suis si heureuse quand je suis ici, dans le temple. "
J'ai regardé son visage souriant. A travers mes larmes, j'ai vu les siennes. Maintenant, chaque fois que je vais au temple, je pense au visage de cette soeur et à la bénédiction éternelle d'être scellé à notre famille pour toujours.
LA FOI DE MON PERE
par Ricardo Enohi, raconté à Mark D. Christiansen
Mon père et ma mère sont nés tous deux au japon. Ils sont venus au Brésil lorsque je suis né. C'est le portugais que j'ai appris étant enfant. Quand j'ai eu sept ans, mes parents ont divorcé.
Comme beaucoup de jeunes, j'ai eu des problèmes au début de l'adolescence. Je me disputais souvent avec mon père, avec qui j'habitais. J'ai aussi pris de mauvaises habitudes. A quinze ans, je me suis mis à boire et à fumer. A dix-sept ans, j'ai commencé à prendre de la drogue. Je voulais m'amuser et je pensais que rien n'avait d'importance. J'avais des amis, et pourtant je me sentais seul. Je me demandais quel était le but de la vie.
C'est mon père qui m'a montré comment sortir de ma solitude. Il était chrétien et avait une grande foi en Dieu. Un jour, il a été paralysé à la suite d'une maladie. Les médecins lui ont dit qu'il ne marcherait plus jamais. Mais il s'est forcé à marcher une semaine plus tard en s'appuyant au mur. " Tu vois ", m'a-t-il dit, " je crois en Dieu et je sais qu'avec sa force je peux surmonter mes problèmes. " Ses paroles m'ont touché, mais ce n'est que plus tard que j'ai mesuré combien elles étaient profondément gravées dans mon coeur.
Peu après que mon père a recommencé à marcher, j'ai reçu une lettre de ma mère. Elle était retournée au Japon et travaillait dans une usine, à Fukui. Elle m'écrivait : " Viens au Japon. Je peux te trouver du travail. J'étais enthousiaste à l'idée de vivre dans le pays de mes ancêtres, et j'ai décidé d'y aller.
A mon arrivée, en 1992, j'ai été impressionné par la technologie et le confort disponibles au Japon. Mais j'ai aussi rencontré de nombreuses autres difficultés. J'avais un travail mais, bien qu'ayant l'air japonais, je ne parlais pas le japonais. J'avais du mal à apprendre la langue. Mes collègues n'étaient pas toujours patients avec moi.
Bien que venant d'une famille chrétienne, je n'étais jamais allé à l'église et je n'avais jamais lu la Bible régulièrement. Mais à présent, face à ces obstacles, je me suis souvenu de la force que sa foi avait donnée à mon père. Mes pensées se sont de plus en plus tournées vers Dieu.
Un jour que je marchais dans le centre de Fukui, deux jeunes gens m'ont abordé. L'un d'eux n'avait pas l'air japonais, mais il s'est présenté en japonais.
Je lui ai dit : " Je regrette, je ne parle pas japonais. Parlez-vous anglais ? "
Il a répondu : " Bien sûr ! Je suis américain ! "
Il s'est mis à parler en anglais, que j'avais appris à l'école. Il m'a dit que son compagnon et lui étaient missionnaires de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Ils m'ont parlé brièvement de Jésus-Christ et m'ont invité à aller à l'église. Après une hésitation, j'ai fini par accepter.
La première réunion à laquelle j'ai assisté était une réunion de jeûne et de témoignage. Je suis arrivé en retard. Quand je suis entré dans la salle de culte, une jeune fille racontait en pleurant comment l'Évangile l'avait aidée à résoudre ses problèmes. Après l'avoir écoutée ainsi que d'autres membres, je me suis rendu compte que tous avaient des problèmes. Ils n'étaient pas parfaits et ils le savaient. Mais je voyais aussi qu'ils avaient quelque chose de fort en eux. Leur foi en Dieu les aidait. Je me suis dit : Avec ce genre de foi, Peut-être que je pourrais surmonter mes problèmes, moi aussi.
J'ai continué à aller à l'église et je méditais souvent sur ce que j'y apprenais. Je lisais aussi le Livre de Mormon. Un jour j'ai accepté l'invitation de demander à Dieu si ce que j'apprenais était vrai. Tandis que je priais, quelque chose de fort a touché mon coeur et je me suis dit : C'est le bon chemin. Je crois déjà en Dieu. Il est temps de le suivre.
J'ai continué de prier et d'assister aux réunions. L'Esprit a continué de me guider. Enfin, j'ai dit aux missionnaires que je voulais suivre les leçons. Je voulais suivre Dieu et retourner en sa présence. Je me suis fait baptiser le 21 juin 1993.
Membre de l'Eglise, j'ai reçu une force nouvelle pour faire face aux difficultés de la vie au Japon. Après m'être préparé sincèrement, j'ai été appelé en mission. A ma surprise, j'ai été appelé à servir à Sao Paulo, au Brésil. J'étais enthousiaste à l'idée de proclamer l'Évangile dans mon pays.
Quand je repense à ma vie passée, je me rends compte combien j'étais aveugle. Nous pouvons traverser la
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