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UN TÉMOIGNAGE PUR Joseph B. Wirthlin « En ma qualité de témoin
spécial du nom de Jésus-Christ dans le monde entier, je vous promets que si
vous recherchez le Seigneur, vous le trouverez. Demandez, et vous recevrez. »
Nous voici de nouveau
rassemblés dans ce magnifique centre de conférence et dans beaucoup d'autres
endroits, de par le monde. Pendant cette conférence, nous avons entendu et nous
entendrons le témoignage de nombreux serviteurs du Seigneur. Le psalmiste a dit
du témoignage : « La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le
témoignage de l'Éternel est véritable[1]. » Pour les saints des
derniers jours, un témoignage est « l'assurance de la réalité, de la vérité
et de la bonté de Dieu, des enseignements et de l'expiation de Jésus-Christ,
ainsi que de l'appel divin des prophètes des derniers jours. . .
C'est la connaissance renforcée par la confirmation personnelle donnée par le
Saint-Esprit[2].
» Les expressions de témoignage
solennel sont importantes depuis longtemps pour les enfants de Dieu sur la
terre. Les témoignages individuels renforcent l'Église depuis ses tous
premiers jours. Par exemple, un soir
d'avril 1836, Parley P. Pratt s'était couché tôt, accablé de préoccupations
et le coeur lourd. Il ne savait pas comment il allait faire face à ses
obligations financières. Sa femme était gravement malade et sa mère âgée était
venue habiter chez lui. Un an auparavant, la maison qu'il était en train de
construire avait été détruite par un incendie. Pendant qu'il était
absorbé par ses pensées, on frappa à la porte. Heber C. Kimball entra et,
rempli de l'esprit de prophétie, dit à frère Pratt que celui-ci devait se
rendre à Toronto, au Canada, où il trouverait un « peuple préparé à
recevoir la plénitude de l'Évangile » et que « beaucoup seraient amenés à
la connaissance de la vérité[3]
». Malgré ses inquiétudes,
frère Pratt partit. A son arrivée à Toronto, au début personne ne semblait
vouloir écouter ce qu'il avait à dire. Parmi les personnes
qu'il rencontra se trouvait John Taylor, prédicateur méthodiste. John reçut
frère Pratt poliment, mais avec une certaine réserve. Il avait entendu des
rumeurs déformées sur une nouvelle secte, sa « bible d'or », et des
histoires d'apparitions d'anges à un « jeune garçon ignorant, élevé au fond
des bois de l'État de New York[4] ». John Taylor, homme d'une
grande sagesse, cherchait la vérité depuis toujours. Il écouta ce que frère
Pratt avait à dire. Entre autres, l'étranger venu des États-Unis promettait
que quiconque étudiait l'Évangile pouvait savoir pour lui-même, par
l'influence du Saint-Esprit, qu'il était vrai. John Taylor demanda : «
Que voulez-vous dire par le Saint-Esprit ?. . . Est-ce qu'il me
donnera la connaissance certaine des principes auxquels vous croyez ? » L'apôtre répondit : «
Oui. . . et s'il ne le fait pas, alors, je suis un imposteur[5].
» A ces mots, John Taylor
releva le défi et dit : « Si je m'aperçois que sa religion est vraie, je
l'accepterai, quelles qu'en soient les conséquences ; et si elle est fausse, je
la dénoncerai[6].
» Non seulement il releva
le défi, mais il « reçut l'Esprit par l'obéissance à l'Évangile[7]
». Il ne tarda pas à savoir personnellement ce que des millions de personnes
ont découvert depuis, à savoir que l'Évangile de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours a été rétabli sur terre. Finalement, cet homme
qui avait consacré sa vie à la quête de la vérité devint le troisième président
de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Avec le temps, beaucoup
de choses ont changé dans le monde. Cependant, l'une d'elles demeure inchangée
: la promesse que Parley P. Pratt fit à John Taylor il y a 164 ans est tout
aussi valable aujourd'hui : le Saint-Esprit confirme les vérités de l'Évangile
rétabli de Jésus-Christ. Il est logique de penser
qu'un Père céleste aimant n'abandonnerait pas ses enfants sans leur donner le
moyen de recevoir son enseignement. L'un des grands messages du Rétablissement
est que les écluses des cieux sont ouvertes. Tous ceux qui veulent connaître
la vérité peuvent la connaître par eux-mêmes, grâce aux révélations de
l'Esprit. Nous avons la bénédiction
de vivre à une époque où des apôtres et des prophètes parcourent la terre
et rendent le témoignage solennel et certain que Jésus-Christ est le Fils de
Dieu. Beaucoup de membres, des millions de membres, joignent leur voix au choeur
de plus en plus nombreux des gens qui témoignent que Dieu a parlé de nouveau
à l'homme. Joseph F. Smith a déclaré
: « Chacun doit savoir que l'Évangile est vrai. C'est le droit de quiconque
est baptisé et reçoit le Saint-Esprit. . . Je sais que l'Évangile
est vrai et que Dieu est avec son peuple ; et que si je fais mon devoir et
respecte les commandements, les nuages partiront et le brouillard se dissipera[8].
» Comment acquiert-on un témoignage
? Étudiez les paroles de
Moroni. Il a vécu il y a plus de 1500 ans. Ce prophète avait vu son peuple
massacré et totalement anéanti par une guerre civile, son pays en ruines, ses
amis et ses êtres chers mis à mort, son propre père, grand général et homme
droit, tué. Ce grand prophète,
Moroni, ayant perdu tout ce qui lui était cher, restait seul. Dernier de son
peuple, il fut le témoin solitaire de la désolation et du chagrin qu'entraînent
la haine et la furie. Il avait très peu de
temps et de place sur les plaques pour écrire quelques dernières paroles. Son
peuple étant détruit, c'est pour notre époque que Moroni écrivit. Pour nous,
il grava ses quelques paroles d'adieu, ses derniers conseils. « Voici, je voudrais
vous exhorter, lorsque vous lirez ces choses. . . à vous souvenir
combien le Seigneur a été miséricordieux envers les enfants des hommes. . .
et à méditer cela dans votre coeur. « Et lorsque vous
recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à Dieu, le Père éternel, au
nom du Christ, si ces choses ne sont pas vraies ; et si vous demandez d'un coeur
sincère, avec une intention réelle, ayant foi au Christ, il vous en
manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit[9]. » Je voudrais que chaque
oreille puisse entendre l'ultime témoignage de Moroni, cet homme d'une
envergure immense, cet humble serviteur de Dieu. Voulez-vous connaître
la véracité des saintes Écritures ? Désirez-vous renverser les barrières
qui séparent les mortels de la connaissance des vérités éternelles ? Désirez-vous
connaître, réellement connaître, la vérité ? Alors suivez le conseil de
Moroni et vous trouverez à coup sûr ce que vous cherchez. Soyez sincères. Étudiez,
méditez. Priez sincèrement, avec foi. Si vous le faites, vous
pourrez, vous aussi, avec des millions d'autres personnes qui le font déjà, témoigner
que Dieu parle de nouveau à l'homme sur la terre. Tous les gens ne reçoivent
pas le témoignage de la véracité de l'Évangile de la même manière.
Certains le reçoivent par une expérience unique qui change leur vie. D'autres
acquièrent un témoignage lentement, presque imperceptiblement, puis un jour
ils savent, tout simplement. Étudiez les paroles de
David O. McKay qui raconte que, dans son enfance, il s'agenouilla et « pria
avec ferveur et sincérité et avec toute la foi dont un jeune garçon est
capable » pour que Dieu lui déclare qu'il avait bien donné la révélation à
Joseph Smith. Le président McKay
raconte ensuite que, lorsqu'il se releva, il dut admettre qu'il n'avait reçu
aucune manifestation spirituelle. Il ajouta : « En toute franchise, je dois
dire que je suis le même garçon qu'avant de prier. » Je ne sais pas ce que le
jeune David éprouva à ce moment-là, mais je suis certain qu'il dut être déçu,
désappointé même de n'avoir pas eu l'expérience spirituelle qu'il espérait.
Mais cela ne l'a pas découragé de continuer sa quête de cette assurance. Il reçut la réponse à
ses prières, mais des années plus tard, quand il était en mission. Pourquoi
la réponse à sa prière tarda-t-elle tant ? Selon lui, cette manifestation
spirituelle « fut la conséquence naturelle de l'accomplissement de son devoir[10]
». Le Sauveur enseigna un
principe similaire. Un jour qu'on mettait en cause la véracité de son message,
il déclara : « Si quelqu'un veut faire. . . [la] volonté [de Dieu],
il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef[11].
» Ne vous découragez pas
si la réponse à votre prière ne vous est pas donnée immédiatement. Étudiez,
méditez, priez sincèrement avec foi, et respectez les commandements. Moroni a enseigné : «
Ne contestez pas parce que vous ne voyez pas, car vous ne recevez de témoignage
qu'après la mise à l'épreuve de votre foi[12].
» Je me souviens que
lorsque j'étais enfant j'écoutais les témoignages que rendaient les adultes
dans ma paroisse. Ces témoignages pénétraient dans mon coeur et inspiraient
mon âme. Où que j'aille dans le monde, quelles que soient la langue et la
culture, je me réjouis d'entendre les témoignages des saints. Récemment, j'ai reçu
une lettre de notre petit-fils qui est en mission. Il écrit que les membres «
qui sont disposés à lire les Écritures et à prier sont plus disposés à
faire connaître l'Évangile[13] ». Je crois qu'il a raison.
Plus nous étudions les Écritures et plus nous prions, plus il est probable que
nous pourrons rendre avec enthousiasme notre témoignage de l'Évangile aux
autres. Rappelez-vous : Les
membres de l'Église qui reçoivent le témoignage de l'Évangile ont
l'obligation d'« être témoins de Dieu en tout temps et en toutes choses et
dans tous les lieux[14]
». Il est clair que nous avons l'obligation sacrée de donner des coordonnées
de personnes à instruire à nos missionnaires. Les témoins ont une
connaissance particulière et doivent rendre témoignage de « ce qu'ils ont vu
et entendu et croient avec une certitude absolue[15]
». Nous déclarons simplement, clairement et directement que nous savons avec
une absolue certitude que l'Évangile est vrai parce que cela nous a été révélé
par le Saint-Esprit de Dieu[16]. Nous avons la promesse que si nous
rendons un tel témoignage, en parlant par le pouvoir du Saint-Esprit, il sera déversé
pour rendre témoignage de tout ce que nous dirons[17]. Nous sommes nous-mêmes
bénis quand nous témoignons ainsi. Boyd K. Packer a déclaré
: « On acquiert un témoignage en le rendant. A un moment de votre quête de
connaissance spirituelle, vous aurez à faire le saut de la foi, comme
l'appellent les philosophes. Il s'agit du moment où, étant parvenus à
l'endroit où s'arrête la lumière, vous faites un pas dans l'obscurité et
vous vous apercevez alors que le chemin est éclairé devant vous sur une
distance d'un pas ou deux[18]. » Déclarer vos croyances
en public avec détermination et confiance, constitue un tel saut dans
l'inconnu. Cela fortifie énormément votre conviction. Le fait de rendre témoignage
enracine votre foi plus profondément dans votre âme et accroît la ferveur de
votre croyance. Le Seigneur a dit aux
saints qui rendent fidèlement témoignage : « Vous êtes bénis, car le témoignage
que vous avez rendu est inscrit dans le ciel pour que les anges le contemplent ;
ils se réjouissent à votre sujet, et vos péchés vous sont pardonnés[19].
» J'essaie de suivre ce conseil de rendre témoignage. Je vais vous raconter
comment j'ai acquis le témoignage de la véracité et de la nature divine de
cette grande oeuvre des derniers jours. Je crains que mon expérience ne soit
pas très spectaculaire. Dans mon histoire, il n'y a pas de hosanna céleste,
pas de coup de tonnerre ni de cri. Il n'y a pas d'éclair, de feu ni de déluge.
Pourtant, j'ai toujours
été sûr de l'existence et de la bonté de Dieu. Du plus loin que je me
souvienne, j'ai toujours eu le témoignage certain et inébranlable de cette
grande oeuvre. Parfois, cette assurance nous est donnée quand nous ressentons
l'amour du Sauveur lorsque nous rencontrons ses serviteurs. Je me rappelle
lorsque ma famille a emménagé dans une nouvelle paroisse. Je n'avais que cinq
ans. Le premier dimanche, Charles E. Forsberg, l'évêque, qui était né en Suède,
s'est approché de moi et m'a appelé par mon nom. J'ai su alors. Je me rappelle, pendant
les jours froids et gris de la grande dépression, un remarquable serviteur du
Sauveur, C. Perry Erickson. Ce frère, entrepreneur en bâtiment, avait beaucoup
de mal à trouver du travail. Il aurait pu se replier sur lui-même. Il aurait
pu céder à l'amertume et à la colère. Il aurait pu baisser les bras. Mais
non. J'avais douze ans et il était chef scout. Il a passé des heures
innombrables à nous aider, moi et mes camarades de mon âge, à apprendre, à
progresser et à aborder chaque difficulté avec confiance et optimisme. Sans
exception, chacun des scouts de C. Perry Erickson est devenu Aigle scout. J'ai
su alors. Oui, le témoignage des
dirigeants de la prêtrise et des membres fidèles de la paroisse m'a aidé à
savoir. Je me rappelle les
paroles de ma mère et de mon père. Je me souviens des expressions de leur foi
et de leur amour pour leur Père céleste. J'ai su alors. Je savais que la
compassion du Sauveur pour nous est bien réelle quand, à la demande de mon père,
l'évêque de la paroisse, je portais de la nourriture et des vêtements aux
veuves et aux pauvres de la paroisse. Je savais, quand, jeune
père de famille, avec ma femme nous rassemblions nos enfants autour de nous et
nous exprimions notre reconnaissance à notre Père céleste pour nos nombreuses
bénédictions. J'ai su, en avril
dernier, quand j'ai entendu de cette chaire les paroles de notre prophète,
Gordon B. Hinckley, qui appelait Jésus son ami, son modèle, son dirigeant, son
Sauveur et son Roi. Le président Hinckley a
déclaré : « En donnant de sa vie, dans une douleur et des souffrances sans
nom, il s'est abaissé pour nous élever, moi et chacun de nous, et tous les
fils et toutes les filles de Dieu, pour nous soustraire aux profondeurs des ténèbres
qui suivent la mort. Il a prévu quelque chose de mieux : une sphère de lumière
et de compréhension, de croissance et de beauté[20].
» A présent, je témoigne
que je sais que Joseph Smith a vu ce qu'il a dit avoir vu, que les cieux se sont
ouverts et que Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ sont apparus à ce jeune
homme ignorant, élevé au fond des bois de l'État de New York. En ma qualité de témoin
spécial du nom de Jésus-Christ dans le monde entier, je vous promets que si
vous recherchez le Seigneur, vous le trouverez. Demandez, et vous recevrez. Je prie pour que vous le fassiez et je témoigne aux
extrémités de la terre que l'Évangile de notre Seigneur et Sauveur est rendu
à l'homme ! Au nom de mon ami, de mon modèle, de mon Sauveur et de mon Roi, Jésus-Christ.
Amen.
[1] Psaumes 19:8. [2] Daniel H. Ludlow, éditeur, Encyclopedia of
Mormonism, 5 vol., 1992, vol. 4, p. 1470. [3] Pratt, Parley P., Autobiography of Parley P.
Pratt, 1985, p. 110. [4] Roberts, B. H., The Life of John Taylor, 1963, p.
34. [5] Deseret News, Semi-Weekly, 18 avril 1882. [6] The Life of John Taylor, p. 38. [7] Deseret News, Semi-Weekly, 18 avril 1882. [8] Gospel Doctrine, Joseph F. Smith, 13e éd., 1963,
p. 43. [9] Moroni 10:3-4. [10] Cherished Experiences from the Writings of
President David O. McKay, Middlemiss, Clare, comp., 1955, p. 16. [11] Jean 7:17 (italiques ajoutés). [12] Ether 12:6. [13] Lettre de Andrew Cannon, 30 août 2000. [14] Mosiah 18:9. [15] D&A 52:36. [16] Alma 5:46. [17] D&A 100:8. [18] « That All May Be Edified », 1982, p. 340. [19] D&A 62:3. [20] « Mon témoignage », Le Liahona, juillet 2000 p. 83.
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