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CULTIVER
DES TRADITIONS JUSTES Donald
L. Hallstrom « Les traditions édifiantes. . . qui
incitent à aimer Dieu et qui promeuvent l'unité entre membres de la famille et
entre peuples, sont de première importance. »
Je serai toujours reconnaissant d'être né et
d'avoir été élevé à Hawaii, qui fait partie de ce que les Écritures
appellent souvent « les îles de la mer ». On l'a défini comme un creuset de
civilisations en raison des nombreuses ethnies qui l'habitent, et d'autres
personnes ont défini plus exactement les îles comme un « délicieux ragoût
» où chacune des cultures garde son identité mais où toutes se mêlent en un
harmonieux bouillon social qui peut faire les délices de tous. J'ai, en outre,
fait une mission en Angleterre, passé pas mal de temps sur la partie
continentale des États-Unis et j'habite actuellement en Asie où je remplis mon
office. Je m'intéresse donc depuis longtemps aux cultures et aux traditions et
à leur influence sur notre apparence, nos pensées et nos actes. On dit que la
culture est la somme « des croyances coutumières, des formes sociales et. . .
des caractéristiques d'un. . . groupe » (10e édition du
Merriam-Webster's Collegiate Dictionary). Les traditions, qui sont des types de
comportement transmis de génération en génération, font partie intégrante
de la culture. Notre culture et les traditions qui s'y rapportent nous aident à
reconnaître notre identité et répondent au besoin crucial qu'ont les hommes
de trouver leur place. Ils comprennent la chasteté dans le comportement,
la pudeur dans la tenue vestimentaire, la politesse dans le langage, le respect
du jour du sabbat et de la Parole de Sagesse et le paiement de la dîme. Même dans la culture des différents peuples, de
nombreuses traditions peuvent appuyer les principes de l'Évangile. Par exemple,
les Hawaiiens avaient jadis une coutume dont l'esprit se manifeste encore de nos
jours chez de nombreux insulaires. Lorsqu'on saluait quelqu'un, on se mettait
face à lui et on exprimait un « ha », en expirant de l'air pour que l'autre
sente le souffle. La traduction littérale de « ha » est « souffle de vie ».
C'était le moyen de donner de soi et de manifester à l'autre son amour et son
intérêt fraternel profond. La première fois qu'ils sont venus à Hawaii, les
étrangers n'ont pas manifesté le même respect pour les autres. On les a appelés
« haole », ha-ole, ce qui signifie « sans ha ». S'il est un peuple qui devrait avoir le « ha »,
sentiment intense de charité et de compassion envers autrui, c'est bien les
membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Un véritable
saint des derniers jours a pour son prochain l'amour qui correspond à sa foi
que nous sommes tous frères et soeurs. Les traditions édifiantes contribuent beaucoup à
nous amener vers les choses spirituelles. Celles qui incitent à aimer Dieu et
promeuvent l'unité entre membres de la famille et entre peuples, sont de première
importance. La force de la tradition présente cependant un
danger de taille. Elle peut nous pousser à oublier notre héritage céleste.
Pour atteindre les buts éternels, nous devons concilier notre culture profane
et la doctrine de l'Évangile éternel. Cela implique d'inclure dans nos
traditions familiales et sociales tout ce qui est spirituellement édifiant, et
d'abandonner ce qui fait obstacle à notre vision et à nos accomplissements éternels.
Nous devons passer de l'homme « naturel » dont parle Benjamin à l'état de
saint en nous rendant « aux persuasions de l'Esprit-Saint » (voir Mosiah
3:19). Mettant aussi en garde contre ce danger et sa
gravité, Joseph Smith, le prophète, a reçu l'inspiration d'expliquer l'une
des épîtres de Paul aux Corinthiens en déclarant : « Et il arriva que les
enfants, élevés dans la soumission à la loi de Moïse, prêtaient l'oreille
aux traditions de leurs pères et ne croyaient pas en l'Évangile du Christ, en
quoi ils devenaient impurs » (D&A 74:4). Ne soyez pas dédaigneux et ne pensez pas que ce
principe ne s'applique qu'aux autres et à leur culture ; sachez que cela
s'applique à vous et à moi, où que nous habitions ici-bas ou quelle que soit
la situation de notre famille. Les traditions qui ne sont pas souhaitables sont
celles qui nous écartent de l'accomplissement des saintes ordonnances et du
respect des alliances sacrées. Nous devrions être guidés par la doctrine
qu'enseignent les Écritures et les prophètes. Toutes les traditions qui dénigrent
le mariage et la famille, qui déconsidèrent les femmes et ne reconnaissent pas
la majesté de leurs rôles d'origine divine, qui se préoccupent plus de la réussite
matérielle que spirituelle, ou qui enseignent que c'est un signe de faiblesse
de caractère que de s'appuyer sur Dieu, nous écartent des vérités éternelles.
Parmi toutes les traditions que nous devrions chérir
personnellement et en famille, celle de la droiture devrait avoir la première
place. Cette tradition se manifeste par un amour inébranlable pour Dieu et son
Fils unique, par le respect des prophètes et du pouvoir de la prêtrise, par la
recherche constante du Saint-Esprit et par la discipline du disciple, qui
transforme les croyances en actions. La tradition de la droiture donne l'exemple
d'une vie qui rapproche les enfants de leurs parents et les rapproche tous deux
de Dieu, et qui élève l'obéissance du niveau de fardeau à celui de bénédiction.
Dans notre monde, il est souvent de tradition de
confondre le bien et le mal : - Nous sommes inspirés par le courage de chaque
jeune qui respecte le jour du sabbat et la Parole de Sagesse et reste chaste,
alors que la mode est non seulement d'accepter mais aussi d'attendre le
contraire. - Nous sommes inspirés par la
sagesse de tout homme qui a choisi une profession qui l'aide dans sa
responsabilité prioritaire, qui est la direction spirituelle de son foyer,
alors que la richesse et le pouvoir sont bien plus prisés par le monde. - Nous sommes inspirés par la
noblesse de chaque mari et de chaque femme qui entretiennent des rapports d'égalité
et de courtoisie alors que l'on rencontre si souvent l'égoïsme et l'indifférence.
A mesure que nous entrevoyons la nature céleste
de notre vie et que nous en faisons l'expérience, nous souhaitons que rien de
profane ne soit un obstacle à notre destinée céleste. Rendu humble par la responsabilité de prêcher l'Évangile
et d'en rendre témoignage au monde, mais joyeux de pouvoir le faire, j'affirme
que je connais la culture et les principes éternels. Je témoigne des quinze
hommes qui ont l'appel de prophètes et l'autorité apostolique. Je témoigne
que l'un d'eux, le président Hinckley, préside l'Église avec dignité, avec
vision et un sens aigu de la tradition de droiture. Et surtout, je témoigne du
Sauveur et Rédempteur du genre humain, de son Église et de l'amour qu'il a démontré
par son expiation, au nom de Jésus-Christ. Amen.
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