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MESSAGE DE
LA PREMIÈRE PRÉSIDENCE PRÉPARER LA VOIE Thomas S. Monson Premier Conseiller dans la Première Présidence J'aime l'œuvre de la Primaire, dans laquelle les instructeurs et instructrices apprennent aux petits enfants à marcher dans la lumière de l'Évangile du Christ. Ils enseignent à chaque enfant à chanter avec une conviction personnelle: Je suis enfant de Dieu… Conduis-moi
et marche avec moi Sur le bon chemin ; Apprends-moi comment agir Pour le connaître enfin[1]. Le grand amour des instructeurs et instructrices de la Primaire se
manifeste dans la manière dont ils préparent les garçons à recevoir la Prêtrise
d'Aaron. Sous leur direction, les enfants de la Primaire sont invités à
apprendre par cœur les articles de foi de l'Église de Jésus-Christ des Saints
des Derniers Jours. Vous vous en souvenez. Je voudrais en citer simplement deux: « Nous croyons en
Dieu, le Père éternel, en son Fils, Jésus-Christ, et au saint Esprit[2]. » « Nous croyons que nous devons être honnêtes,
fidèles, chastes, bien-veillants et vertueux, et que nous devons faire du bien
à tous les hommes; en fait, nous pouvons dire que nous suivons l'exhortation de
Paul: nous croyons tout, nous espérons tout, nous avons supporté beaucoup et
nous espérons être capables de supporter tout. Nous recherchons tout ce qui
est vertueux ou aimable, tout ce qui mérite l'approbation ou est digne de
louange[3]. » Pouvez-vous imaginer des
fondements plus fermes, une philosophie plus fondamentale pour nous guider que
les articles de foi? Quel cadeau font les instructeurs quant ils attendent de chaque enfant qu'il connaisse et pratique une telle règle
! Ils acceptent personnellement le commandement divin: « Pais mes brebis;
pais mes agneaux[4]. » Certains pourraient demander: Quelle est donc l'importance de la
Prêtrise d'Aaron pour que l'on s'y prépare à tel point? Est-elle si
importante que cela dans la vie d'un garçon? La Prêtrise d'Aaron « est
une annexe de la … Prêtrise de Melchisédek et a le pouvoir d'administrer les
ordonnances extérieures[5]. » Jean-Baptiste était descendant d'Aaron et détenait les clefs de
la Prêtrise d'Aaron. Il serait peut-être bon de passer en revue de la vie et
la mission de Jean pour apprécier plus complètement l'importance de la Prêtrise
d'Aaron. Il y a bien des années et à de nombreux kilomètres
d'ici, en Palestine, pays conquis, un miracle merveilleux se produisait. Le
cadre était peu favorable, l'époque particulièrement troublée. En ce temps-là,
le temps d'Hérode, roi de Judée, vivaient un sacrificateur appelé Zacharie et
sa femme, Elisabeth. « Tous deux étaient justes devant Dieu[6]. » Toutefois, de longues années d'attente et d'espoir n'avaient pas
donné de résultat: Zacharie et Elisabeth restaient sans enfant. C'est alors que vint le grand jour inoubliable. L'ange Gabriel apparut à
Zacharie et proclama: « Ne crains point, Zacharie; car ta prière a été
exaucée. Ta femme Elisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de
Jean… Il sera grand devant le Seigneur[7]. » Elisabeth conçut effectivement. En temps voulu, un fils naquit
et, selon l'ordre de l'ange, reçut le nom de Jean. Il en est du serviteur, Jean, comme du Maître, Jésus-Christ: nous ne
savons quasiment rien de leur enfance ni de leur jeunesse. Deux petites phrases
contiennent tout ce que nous savons de trente ans de l'histoire de Jean, toute
la période qui s'écoula entre sa naissance et son entrée dans le désert pour
commencer son ministère public: « L'enfant croissait, et se fortifiait en
esprit. Et il demeura dans les déserts, jusqu'au jour où il se présenta
devant Israël[8]. » Son habillement était celui des anciens prophètes:
un vêtement de poils de chameau. Sa nourriture était celle que le désert
offrait: des sauterelles et du miel sauvage. Son message était bref. Il prêchait
la foi, le repentir, le baptême par immersion et le don du Saint-Esprit par une
autorité plus grande que celle qu'il possédait. « Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui[9] », disait-il à la poignée de ses disciples fidèles. « Moi,
je vous baptise d'eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi[10]. » « Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu[11]. » Nous arrivons alors au
point culminant de sa mission: le baptême du Christ. Jésus descendit expressément
de Galilée « pour être baptisé » par Jean. Le cœur humble et
l'esprit contrit, Jean protesta: « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé
par toi, et tu viens à moi! » Réponse du Maître: « Il est
convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste[12]. » « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de
l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre
comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux
ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon
affection[13]. » Jean témoigna avec hardiesse que Jésus était le Rédempteur du
monde. Sans crainte et avec courage, il enseigna: « Voici l'agneau de
Dieu, qui ôte le péché du monde[14]. » Le Sauveur allait témoigner plus tard à propos de Jean: « Parmi
ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que
Jean-Baptiste[15]. » Le ministère public de
Jean touchait à sa fin. Il avait commencé par condamner l'hypocrisie et
l'attitude profane des Pharisiens et des Sadducéens; il avait maintenant
l'occasion de dénoncer la débauche d'un roi. Le résultat est bien connu. La
faiblesse du roi et la fureur d'une femme s'unirent pour causer la mort de Jean.
La tombe dans laquelle il fut placé ne pouvait pas retenir ce corps, pas plus
que le meurtre ne pouvait faire taire cette voix. Nous proclamons au monde que le 15 mai 1829, à
Harmony, en Pennsylvanie, un ange, « qui se présenta comme étant Jean,
celui-là même que l'on appelle Jean-Baptiste dans le Nouveau Testament »
apparut, ressuscité, à Joseph Smith et à Oliver Cowdery. L'ange expliqua
qu'il agissait sous la direction de Pierre, Jacques et Jean, les anciens apôtres,
lesquels détenaient les clefs de la prêtrise supérieure, que l'on appelait la
Prêtrise de Melchisédek[16]. Il rétablit la Prêtrise d'Aaron sur la terre. Grâce à cet événement mémorable, j'ai la bénédiction
de détenir, comme des millions de jeunes en ces derniers jours, la Prêtrise
d'Aaron. Sa véritable importance m'a été enseignée par Paul C. Child, mon
ancien président de pieu, maintenant décédé. Mon 18ème anniversaire approchait et je
me préparais à entrer au service militaire pendant la Deuxième Guerre
mondiale. Je reçus une recommandation pour recevoir la Prêtrise de Melchisédek.
La tâche me fut confiée de téléphoner au Président Child afin d'avoir un
rendez-vous pour un entretien. C'était quelqu'un qui aimait et comprenait les
Saintes Écritures. Il voulait que tous les autres les aiment et les comprennent
de la même manière. Je savais par d'autres qu'il faisait des entretiens assez
détaillés et approfondis. Voici donc à peu près quelle fut notre
conversation téléphonique: - Bonjour président. C'est frère
Monson. L'évêque m'a demandé de prendre rendez-vous avec vous pour un
entretien. - Très bien, frère Monson.
Quand pouvez-vous me rendre visite? Sachant que sa réunion de Sainte-Cène était à
six heures et désirant étaler le moins possible ma connaissance des Écritures
devant lui, je suggérai: « Cinq heures, ça irait? » - Oh, frère Monson, répondit-il,
cela ne nous laisserait pas suffisamment de temps pour examiner les Écritures.
Pourriez-vous venir à deux heures et apporter avec vous le jeu d'Écritures que
vous avez vous-même marqué et muni de références? Le dimanche arriva finalement et je rendis visite au président Child chez lui dans Indiana Avenue. Je fus accueilli cordialement et ensuite l'entretien commença. Il me dit : - Non, président, dis-je. - Savez-vous, dit-il, que vous y
avez droit ? - Non, répondis-je de nouveau. Il me dit alors: « Frère Monson, répétez de
mémoire la 13ème section des Doctrines et Alliances. » Je
commençai: « A vous mes compagnons de service, au nom du Messie, je confère
la Prêtrise d'Aaron, qui détient les clefs du ministère d'anges…[17] » « Arrêtez », me commanda le Président Child. Puis sur
un ton calme et amical, il me dit: « Frère Monson, n'oubliez jamais qu'en
temps que détenteur de la Prêtrise d'Aaron vous avez droit au ministère
d'anges. » C'était presque comme
si un ange était dans la pièce, ce jour-là. Je n'ai jamais oublié cet
entretien. Je sens encore l'esprit qui a régné à ce moment solennel. Je révère
la prêtrise du Dieu tout-puissant. J'ai été témoin de sa puissance. J'ai vu
sa force. Je me suis émerveillé des miracles qu'elle a accomplis. Il y a presque cinquante ans de cela, j'ai connu un
garçon, un prêtre, qui détenait l'autorité de la Prêtrise d'Aaron. En ma
qualité d'évêque, j'étais son président de collège. Ce garçon, qui
s'appelait Robert, bégayait et bredouillait, incapable de se dominer. Timide,
et réservé, peureux face à lui-même et face aux autres, il avait un défaut
d'élocution qui était catastrophique pour lui. Il n'accomplissait jamais
aucune tâche; il ne regardait jamais personne dans les yeux; il regardait
toujours par terre. Puis, un jour, suite à un concours de circonstances
exceptionnel, il accepta de s'acquitter de la responsabilité sacerdotale de
baptiser quelqu'un. J'étais assis à côté de lui dans le baptistère
du Tabernacle. Il était habillé de blanc immaculé, préparé pour
l'ordonnance qu'il allait accomplir. Je lui demandai ce qu'il ressentait. Il
baissa les yeux et dit en bégayant d'une manière presque incohérente qu'il se
sentait très mal. Nous priâmes tous les deux avec ferveur pour qu'il soit à
la hauteur de sa tâche. Alors le greffier lut les mots: « Nancy Ann
McArthur, tu vas maintenant être baptisée par Robert Williams, qui est prêtre. »
Robert me quitta, s'avança dans les fonts baptismaux, prit la petite Nancy par
la main et l'aida à entrer dans cette eau qui purifie les vies humaines et
assure la nouvelle naissance spirituelle. Il leva ensuite les yeux comme s'il
voulait regarder le ciel et, la main droite à angle droit, répéta les
paroles: « Nancy Ann McArthur, ayant reçu l'autorité de Jésus-Christ,
je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit[18]. » Il ne bégaya pas une seule fois. Il ne bredouilla pas une seule
fois. Il n'hésita pas une seule fois. Nous venions d'assister à un miracle
moderne. Quand je le félicitai au vestiaire, je m'attendais
à l'entendre parler avec le même débit ininterrompu. Je me trompais. Il
baissa les yeux et me remercia en bégayant. Je vous témoigne que quand Robert
a agi par l'autorité de la sainte prêtrise, il a parlé avec pouvoir, avec
conviction et avec l'aide du ciel. Voilà ce que nous a légué un certain Jean,
Jean-Baptiste. Nous entendons sa voix aujourd'hui. Elle enseigne l'humilité,
elle incite au courage, elle inspire la foi. Puissions-nous être motivés par
son message. Puissions-nous être inspirés par sa mission. Puisse sa vie nous
amener à apprécier pleinement la Prêtrise d'Aaron et son pouvoir divin. IDÉES POUR LES INSTRUCTEURS AU FOYER
[1] « Je suis enfant de Dieu », Recueil de chants pour les
enfants, pp. 2-3. [2]
1er
article de foi. [3] 13ème
article de foi. [4] Voir Jean
21:15-16. [5] D&A
107:14. [6] Luc 1:6. [7] Luc
1:13-15 [8] Luc 1:80 [9] Jean 3:28 [10] Luc 3:16 [11] Matthieu
3:11 [12] Voir
Matthieu 3:13-15 [13] Matthieu
3:16-17 [14] Jean 1:29 [15] Matthieu
11:11 [16] D&A
13, chapeau de la section [17] D&A
13:1 [18] Voir
D&A 20:73.
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