![]() |
QUESTIONS ET RÉPONSESPOURQUOI NOTRE PÈRE CÉLESTE QUI NOUS AIME SI PARFAITEMENT PERMET-IL QU’IL ARRIVE DU MAL A DES INNOCENTS ? Les réponses qui suivent sont un guide, non
des déclarations officielles de doctrine de l'Église RÉPONSE DE LA RÉDACTIONNotre séjour sur la terre comprend des expériences désagréables telles que la maladie, la solitude, les blessures, les calamités, l'injustice et la mort. On n'a pas toujours l'impression que la vie est « juste ». a plupart d'entre nous se sont demandé, à un moment ou à un autre, pourquoi Dieu permet qu'il arrive du mal à des innocents. C'est l'Évangile qui nous aide à comprendre la nécessité de l'adversité. Si nous comprenons le plan de salut et voyons nos expériences dans la perspective de l'éternité, nous pouvons arriver à comprendre et à accepter le fait que les leçons de la condition mortelle sont nécessaires à la progression spirituelle. Nous sommes conscients que nous avons la bénédiction de détenir le libre arbitre pour décider de la façon dont nous allons réagir à ces leçons. En 1955, Spencer W. Kimball, alors membre du Collège des douze apôtres, a répondu à cette question dans un discours intitulé « Tragédie ou destinée ? ». Frère Kimball y mentionne plusieurs tragédies, puis pose les questions suivantes : « Est-ce le Seigneur qui a conduit l'avion dans la montagne pour mettre fin à la vie de ses occupants ou y a-t-il eu des défauts mécaniques ou des erreurs humaines ? « Est-ce notre Père céleste qui a causé la collision de voitures qui a envoyé six personnes dans l'éternité ou est-ce l'erreur du conducteur qui n'a pas respecté les règles de sécurité ? « Est-ce Dieu qui a pris la vie de la jeune maman ou qui a poussé le petit enfant à tomber dans le canal ou qui a guidé l'autre enfant sur le trajet de la voiture qui arrivait ? « Est-ce
le Seigneur qui a fait que l'homme a eu une crise cardiaque ? La mort du
missionnaire était-elle prématurée ? » (Faith Precedes the Miracle,
1972, p. 96). Il poursuit : « Répondez si vous le pouvez. Moi je ne peux pas, car tout en sachant que Dieu a un rôle majeur dans notre vie, je ne sais pas dans quelle mesure il provoque des choses et dans quelle mesure il se contente de les permettre. Quelle que soit la réponse à cette question, il y a au moins une chose dont je suis certain. « Le Seigneur aurait-il pu empêcher cette tragédie ? La réponse est oui. Le Seigneur est tout-puissant, il a tout pouvoir pour maîtriser notre vie, nous épargner la souffrance, empêcher tous les accidents, conduire tous les avions et toutes les voitures, nous nourrir, nous protéger, nous épargner le travail, les efforts, la maladie, et même la mort, s'il le veut. Mais il ne le veut pas... « La loi fondamentale de l'Évangile est... le libre arbitre et le développement éternel. Nous forcer à être prudents ou justes, ce serait annuler cette loi fondamentale et rendre la progression impossible... « Si nous considérons que cette vie est la totalité de l'existence, alors la souffrance, le chagrin, l'échec et la brièveté de la vie sont une calamité. Mais si nous considérons la vie comme quelque chose d'éternel qui s'étend loin dans le passé prémortel et continue dans le futur éternel après la mort, alors tout ce qui nous arrive peut prendre la place qui lui revient. « N'est-ce pas sagesse de sa part de nous donner des épreuves pour que nous les dépassions, des responsabilités pour que nous produisions des accomplissements, du travail pour endurcir nos muscles, du chagrin pour mettre notre âme à l'épreuve ? Ne sommes-nous pas exposés aux tentations pour éprouver notre force, à la maladie pour apprendre la patience, à la mort pour être immortalisés et glorifiés ? « Si tous les malades pour qui nous prions guérissaient, si tous les justes étaient protégés et les méchants détruits, le plan tout entier du Père serait annulé et le principe fondamental de l'Évangile... le libre arbitre, prendrait fin. Personne n'aurait à vivre par la foi. « Si celui qui fait le bien recevait instantanément la joie, la paix et sa récompense, il ne pourrait pas y avoir de mal, tous feraient le bien, mais pas parce que c'est juste de faire le bien. Il n'y aurait pas de mise à l'épreuve de la force, pas de développement de la personnalité, pas d'augmentation de pouvoir, pas... de libre arbitre, rien qu'un contrôle satanique. « Si toutes les prières étaient immédiatement exaucées conformément à nos désirs égoïstes et à notre compréhension limitée, il n'y aurait pour ainsi dire pas de souffrance, de chagrin, de déception ni même de mort, et si cela n'était pas, il n'y aurait ni joie, ni succès, ni résurrection, ni vie éternelle, ni accession à la divinité » (Faith Precedes the Miracle, pp. 96-97). Oui, certains pourraient en vouloir inconsidérément à notre Père céleste de ne pas empêcher les mauvaises choses qui nous arrivent, à nous et à nos proches. Certains vont jusqu'à s'aigrir. Mais lorsque nous aurons franchi les portes de la mort et que nous verrons avec le recul de l'éternité, nous le louerons sans aucun doute pour la miséricorde, l'amour et la sagesse dont il fait preuve en permettant précisément ces expériences dont le but est de nous aider à réaliser pleinement notre potentiel éternel et à devenir comme lui.
|
|
l Accueil l
Écritures l Livres
l Magazines l Études
l Médias l Art
l |