![]() |
LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT
FAIRE CE QUE LE SEIGNEUR ATTEND
Nous sommes fils et filles de Dieu. Les implications de cette réalité sont profondes. Parce qu'il y a une étincelle divine en nous, explique le président Hinckley, nous avons le pouvoir de nous placer « à un niveau supérieur... croyant en nous et en notre capacité d'exercer une influence bénéfique dans le monde et de faire changer les choses. » Le fait de savoir que si nous répondons à l'attente de notre Père céleste, il tiendra les promesses qu'il nous a faites, donne du dynamisme à notre vie (voir D&A 82:10). Qu'attend-il donc de nous ? Le président Hinckley explique: « Il attend de nous que nous nourrissions dans notre cœur et dans notre vie un amour profond pour le Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur et le Rédempteur du monde. C'est dans les services que nous rendons aux autres que cela s'exprimera le mieux » (‘Paroles du prophète actuel’, Le Liahona, février 2001, pp. 28-29). Comme le démontrent les histoires suivantes, notre amour pour le Sauveur s'exprime souvent d'une manière discrète dans les efforts que nous faisons pour faire changer les choses dans la vie des autres aussi bien que dans la nôtre. COMMENT LE LIVRE DE MORMON M’A TROUVÉ
par Kwame
Opare Il y a des années, je suis entré dans une librairie de Kumasi (Ghana). J'allais de rayon en rayon, sortant les livres l'un après l'autre, lorsque j'ai repéré un ouvrage à la couverture bleu clair, usé et défraîchi. Il avait pour titre le Livre de Mormon. Je l'ai pris, l'ai épousseté et en ai lu quelques phrases. Je n'ai pas compris ce que je lisais et je n'ai pu faire le lien entre lui et la Bible. Mais tandis que je le tenais, j'ai eu le sentiment que c'était de l'Écriture. Néanmoins, comme je l'avais fait pour les autres livres que j'avais pris, je l'ai remis sur l'étagère et j'ai continué à regarder les livres. Quelques minutes plus tard, je me suis retrouvé au même endroit du magasin et j'ai de nouveau remarqué le livre bleu. Cette fois-ci j'ai regardé la table des matières et j'ai trouvé un tas de noms étranges, que je ne connaissais pas. Je me suis dit : Si c'est de l’Écriture, pourquoi est-ce que je ne trouve pas cette information dans la Bible ? J'en ai lu quelques versets, mais je ne pouvais pas les comprendre. Comme précédemment, je l'ai remis sur l'étagère. J'ai regardé les livres, les uns après les autres, jusqu'à ce que pour la troisième fois, je tombe sur ce Livre de Mormon. Je l'ai ouvert et j'ai trouvé une section appelée Mosiah. Est-il dans la Bible ? me suis-je demandé, Ma connaissance des Écritures commençait et finissait avec la Bible. Ce livre bleu me rendait perplexe. J'avais le sentiment qu'une bataille faisait rage au-dedans de moi. Je n'avais encore jamais entendu parler de ce livre, mais il me semblait que je le connaissais déjà. L'instant d'après je l'achetais. Pendant de nombreuses années le Livre de Mormon est resté sur mon étagère. J'ai essayé de le lire plusieurs fois, mais je n'arrivais tout simplement pas à m'y intéresser. Plus tard, j'ai quitté le Ghana pour m'installer en Allemagne. Quand je suis arrivé, j'ai commencé à rechercher un lieu de culte. Je suis allé dans un certain nombre d'églises, mais je ne m'y sentais jamais à l'aise. Finalement je me suis mis à prier et à jeûner pour savoir où je devais pratiquer. Tout un mois s'est écoulé avant que je ne reçoive ma réponse. Dans mon bâtiment habitaient des gens venus de beaucoup de pays. Il y avait un couple qui se distinguait des autres et qui rendait parfois visite à mon ami. Ce couple n'était pas riche, mais il s'occupait de nous de différentes façons. Puis un jour il a invité mon ami à aller à l'église avec lui et le mari m'a invité aussi. J'ai demandé : « A quelle église allons-nous ? » Il a répondu que nous allions à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Je lui ai dit que du moment qu'on prêchait le Christ, j'irais avec lui. Le jour est arrivé et nous sommes allés à l'église. J'ai contemplé l'océan de visages inconnus. Ma première impression a été une sensation de chaleur et le sentiment d'être chez moi. J'ai également été heureux de voir que des jeunes gens bénissaient la Sainte-Cène. Je n'avais jamais rien vu de tel nulle part. Après la réunion de Sainte-Cène, les nouveaux venus ont été invités à suivre le cours des principes de l'Évangile. Le sujet du jour était la nature éternelle de la famille. J'ai été enthousiasmé de tout ce que j'entendais. La leçon a passé trop vite. J'ai demandé à l'instructeur s'il allait continuer à traiter du même sujet la semaine suivante et il a dit que oui. J'ai décidé d'y retourner le dimanche suivant. La réunion suivante était celle de la prêtrise. La leçon portait sur la gestion des finances familiales. Quelle Église ! me suis-je dit. L'Évangile et la gestion ménagère en un ! Après la réunion de la prêtrise, le couple qui nous avait amenés à l'église, se rendant compte de mon intérêt, m'a demandé si j'aimerais suivre des leçons sur l'Évangile rétabli. « Bien sûr », ai-je dit. Et alors, tandis que j'étais dans l'ambiance de l'esprit des réunions du jour, je me suis tout à coup souvenu du magasin où j'avais acheté un vieil exemplaire défraîchi du Livre de Mormon. L'épisode du magasin, que j'avais considéré comme assez insignifiant sur le moment et que j'avais oublié depuis longtemps, prenait maintenant une grande signification. Mes leçons ont commencé et ont continué sans interruption. C'était une joie d'apprendre l'Évangile avec ce couple missionnaire. Il me considérait non seulement comme un frère mais aussi comme un fils. Une fois les leçons terminées, je me suis fait baptiser. J'ai souvent réfléchi à ces deux événements liés mais distincts. Qu'est-ce qui fait que quelqu'un entre dans un magasin, trouve un livre au titre bizarre, en lit quelques phrases qu'il ne peut pas comprendre puis achète le livre ? Est-ce que cela a un sens ? Néanmoins, je crois que beaucoup de choses, que la raison seule ne peut pas expliquer, ont en fait beaucoup de sens pour le Seigneur. Il prépare notre chemin et quand nous sommes prêts à recevoir sa parole, il nous conduit vers les personnes qui conviennent et dans les situations appropriées. Souvent, longtemps avant que nous ne commencions à rechercher Dieu, il est déjà à notre recherche. Kwame Opare est membre de la quatrième paroisse de Munich, dans le pieu de Munich. LA CHARITÉ ET LE GÂTEAU CYCLOPEpar Nikki O.
Nelson Quelques semaines après le décès inopiné de mon mari, je rentrais de mon travail fatiguée et déprimée. Mes fils m'ont accueillie avec deux nouvelles intéressantes : nous n'avions toujours pas d'eau (elle avait cessé de couler au milieu de la nuit) et dans deux heures environ il y avait un concours et une vente de gâteaux des pères et des fils louveteaux, et ils avaient besoin d'un gâteau. Quand je suis entrée dans la cuisine, j'ai pu voir que la vaisselle sale s'était multipliée de manière alarmante. Il n'y avait quasiment pas de place pour faire la pâte, et nous devions toujours résoudre notre problème d'eau ! J'ai trouvé une recette de gâteau facile et j'ai recruté un de mes fils, contre son gré, pour donner des directives à ses frères cadets. Ensuite je me suis changée, j'ai fouillé la grange à la recherche d'une clef et me suis glissée dans le puits. J'avais vu plusieurs fois mon mari réparer la pompe et je ne doutais pas que je pouvais la faire marcher en quelques minutes. Les raccords semblaient bons. J'ai secoué le tableau de commande pour en faire sortir les insectes et je l'ai tapoté avec la clef. Rien. J'ai tapé sur le tuyau. Rien. Je me suis écrasé le doigt en essayant de dévisser le bouchon pour la réamorcer. Pas de résultat. Rien ne marchait. J'ai dû passer une heure dans le puits à essayer tout ce que je pouvais imaginer. J'étais désespérée. Qu'est-ce que je suis en train de faire au fond de ce trou à taper à coups à marteau sur une pompe stupide alors que je pourrais être dans une belle cuisine propre et tenir mon rôle de mère ? Pourquoi faut-il que mes enfants traversent la vie et les ventes de gâteaux pour louveteaux sans père ? Ce n’est pas juste ! Ne pouvant régler le problème de l'eau, j'ai renoncé et je suis allée à réunion... en retard. Je me suis assise sur une chaise au fond de la salle et les garçons ont porté leur malheureux petit gâteau sur la table à l'avant de la salle. Il y avait des gâteaux qui ressemblaient à des casquettes de louveteaux, des gâteaux avec des arbres et des oiseaux, des gâteaux avec des drapeaux patriotiques. Et puis il y avait le nôtre. Mes fils l’avaient décoré pour qu’il ressemble au cyclope, avec un globe oculaire géant fait de glaçage pourpre et bleu au milieu. Et ils avaient ajouté tout un tas de lignes rouges sinueuses pour que l’œil ait l'air injecté de sang. J'étais dans le noir à m'apitoyer sur moi-même. Quand je n'ai plus pu retenir mes larmes de contrariété et d'apitoiement, je suis sortie discrètement et je suis allée aux toilettes. Une sœur de la Société de Secours, qui se trouvait dans le groupe, m'a vu partir. Elle m'a suivie et bientôt je lui avais tout raconté. Elle m'a prise dans ses bras, m'a serrée contre elle, puis elle m'a suggéré le nom de quelques plombiers dignes de confiance. Des plombiers ? Quelle idée extraordinaire ! C'était révolutionnaire pour moi. Quand l'eau ne coule pas à la ferme, vous le dites à votre mari, il bricole quelques instants la pompe et tout marche. Il ne m'était jamais venu à l'idée de faire appel à un plombier ! Je me suis rendu compte qu'il était temps que je me mette à faire les choses autrement que mon mari. Peut-être que cela irait mieux, après tout. A la fin de la soirée, la vente de gâteaux a commencé. Mes garçons étaient sur la scène, avec un sourire gêné et tenaient le gâteau grotesque en forme de globe oculaire, Une gentille petite grand-mère a fini par payer un prix respectable pour le gâteau. Quand elle est montée sur la scène le prendre, elle a dit qu'elle ne voyait pas au juste ce que cela était censé représenter, mais qu'elle aimait vraiment les couleurs. Mes garçons, heureusement, se sont contentés de sourire et de se taire. Ces deux femmes formidables savaient ce qu'était la charité. D'une manière simple, elles ont vu qu'il y avait un besoin et ont fait spontanément l'effort de le satisfaire. Elles diraient probablement que ce n'était rien. Je doute qu'elles se souviennent même de l'incident. Mais ce n'était pas rien pour moi. Jésus-Christ nous a donné l'exemple. Il nous a enseigné la charité. Il était sensible aux besoins de ceux qu'il aimait et il nous aime tous. Il nous enseigne de même à être sensibles les uns vis-à-vis des autres, à nous aimer, à nous consoler et à nous encourager mutuellement. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes ici. Ce jour-là j'ai appris que dans la pratique de la charité, ce sont parfois les petites choses qui font toute la différence. Nikki O.
Nelson fait une mission à Brisbane (Australie). J’AI ÉPROUVÉ DU RÉCONFORT – MAIS POURQUOI ?
par Alan L. Olsen En 1980 j'étais missionnaire à Cebu (Philippines) quand j'ai été muté dans une ville appelée Ormoc. Normalement, ce district faisait preuve d'une croissance constante, mais depuis plusieurs mois il y avait très peu de baptêmes. Je suis arrivé à Ormoc le 28 octobre et j'ai rencontré mon nouveau compagnon, frère Alexander. Les premières semaines ont passé très lentement. Nous avions peu de rendez-vous et presque pas de références. Nous travaillions de longues heures et nous priions pour trouver des gens à instruire, pourtant nous rencontrions très peu de succès. Je me souviens avoir prié pour être guidé et avoir reçu la confirmation que le Seigneur nous préparait des personnes à instruire. Le 15 novembre nous faisions, frère Alexander et moi, du porte-à-porte dans le Barrio Isla Verde, une collectivité située sur une petite île dans la rivière Ormoc. Pour y arriver, nous devions traverser la rivière peu profonde le long d'un gué de 23 mètres, ce qui en soi était un exploit. Mais les résidents le faisaient avec facilité. Pendant que nous étions là, nous avons rencontré Petronilo et Andrea Ygonia et leur petit-fils, Allan Sueto Sungahid. Ils ont accepté notre invitation à tenir une soirée familiale chez eux. Ce soir-là a été le commencement de belles relations. Après avoir fait quelques jeux, nous avons donné un message sur l'Évangile et rendu notre témoignage. Nos visites à cette famille ont continué pendant les deux semaines suivantes. C'était enthousiasmant de voir leur visage commencer à briller. A la fin du mois de novembre, tous trois s'étaient engagés à se faire baptiser le mois suivant. Je n'oublierai jamais l'expérience d'enseignement que nous avons eue le 2 décembre chez les Ygonia. Frère Loa, le dirigeant de mission de paroisse, nous a accompagnés à une réunion chez les Ygonia, à laquelle assisteraient leurs voisins. Plus de trente d'entre eux avaient accepté l'invitation des Ygonia à suivre la première leçon. Pendant que nous rendions témoignage, l'Esprit est devenu si fort que je crois que toutes les personnes présentes ont été touchées. Nous avons expliqué que la sensation de chaleur et de paix que chacun ressentait était la présence du Saint-Esprit. Poussés par l'Esprit, nous avons invité chaque personne qui se trouvait dans cette pièce à continuer d'étudier l'Église et à s'engager à se faire baptiser. Les trente voisins ont accepté l'invitation. Frère et sœur Ygonia, leur petit-fils et sept autres personnes ont été baptisés en décembre. L’œuvre avait recommencé à prospérer à Ormoc grâce, en grande partie, à la foi de cette bonne famille. Peu après j'étais muté. Je n'avais passé que six semaines là-bas, mais elles comptent parmi les meilleures de ma vie. Jamais je n'avais travaillé aussi dur pour une cause aussi digne. Jamais je ne m'étais senti aussi proche du Seigneur. Pendant les six semaines que j'ai travaillé là-bas, le Seigneur nous a permis d'instruire et de baptiser neuf âmes et trente autres personnes se préparaient au baptême. Onze ans plus tard, en novembre 1991, je travaillais dans mon bureau lorsque j'ai soudain éprouvé un fort sentiment de paix et d'amour. J'ai eu l'impression que quelqu'un était mort, mais je ne voyais vraiment pas qui cela pouvait être. J'ai téléphoné chez moi à ma femme et lui ai demandé si tout allait bien. Elle m'a rassuré, mais j'avais toujours la même impression. Ce soir-là, je me suis senti poussé à ouvrir l'un de mes Journaux personnels. Je l'ai ouvert aux pages où j'avais noté mes expériences à Ormoc. Pendant que je lisais, l'Esprit est devenu plus fort et les larmes me sont venues aux yeux. J'ai pensé aux personnes merveilleuses que j'avais vues adopter l'Évangile là-bas. Se pouvait-il que ce sentiment puissant de réconfort soit lié à mon expérience à Ormoc ? Plus tard ce mois-là j'ai lu qu'un typhon dévastateur s'était abattu sur Ormoc. Vingt-deux membres de l'Église étaient morts dans les inondations. Parmi eux il y avait frère et soeur Ygonia et leur petit-fils Allan. J'ai également vu les noms d'autres personnes que j'avais connues pendant que je travaillais à Ormoc. De nouveau la chaleur et la paix bien connues du Consolateur sont entrées dans mon cœur et j'ai compris pourquoi j'avais ressenti précédemment son influence. Tout en étant attristé de leur mort, je savais qu'ils étaient retournés dans la présence de notre Père céleste où ils continuent l’œuvre qu'ils ont commencée sur cette terre. Alan L. Olsen
est membre de la paroisse de Centerville, dans le pieu de Fremont (Californie)
|
|
l Accueil l
Écritures l Livres
l Magazines l Études
l Médias l Art
l |