TÉMOINS SPÉCIAUX DU CHRIST

Voici le texte d’une cassette vidéo où interviennent la Première Présidence et le Conseil des douze apôtres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Cette déclaration a été diffusée par satellite entre les sessions de la conférence générale les 1er et 2 avril 2000

Gordon B. Hinckley

Président de l’Eglise

Voici la grande et vieille ville de Jérusalem ; elle a toujours été pour moi une source d'inspiration et cela parce qu'elle porte l'empreinte du Fils de Dieu. Il y a deux mille ans, le Sauveur de l'humanité est né à Bethléhem, qui se trouve non loin d'ici, au sud. C'est ici que, bébé, il a été présenté au temple. C'est ici que Marie et joseph ont entendu les merveilleuses prophéties de Siméon et d'Anne, concernant ce petit enfant destiné à devenir le Sauveur du monde. Il a passé son enfance à Nazareth, en Galilée, plus au nord. A l'âge de douze ans, on l'a ramené ici à Jérusalem. C'est ici, dans le temple, que sa mère l'a trouvé, discutant avec les docteurs de la loi qui « l'écoutaient et l'interrogeaient » (Traduction par Joseph Smith, Luc 2:46). C'est près d'ici que, regardant la ville, il s'est exclamé avec chagrin: « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants... et vous ne l'avez pas voulu! » (Matthieu 23:37).

C'est à Jérusalem que se sont déroulés les derniers jours du Fils de Dieu dans la condition mortelle. C'est ici qu'il a subi l'agonie, à Gethsémané, qu'il a été arrêté, jugé et condamné, qu'il a subi la douleur indicible de la mort sur la croix, qu'il a été enseveli dans le tombeau de joseph et en est sorti triomphant par la résurrection. Nul ne peut comprendre pleinement la grandeur de sa vie, la majesté de sa mort, le caractère universel de son don à l'humanité. Nous déclarons, nous aussi, comme le centenier au moment de sa mort: « Assurément, cet homme était Fils de Dieu » (Marc 15.39).

Deux mille ans ont passé depuis sa naissance à Bethléhem. Assurément c'est un moment propice pour nous souvenir et renouveler notre engagement. A notre époque, le Seigneur a appelé quinze témoins spéciaux pour attester de sa divinité au monde entier. Leur appel est unique: Ce sont des apôtres du Seigneur Jésus-Christ, choisis et mandatés par lui. Il leur a été commandé de témoigner, par le pouvoir et l'autorité du saint apostolat dont ils sont revêtus, qu'il vit.

Je vous invite à écouter ces témoins spéciaux. Ils vont vous parler depuis différents points du globe, attestant de son ministère dans la préexistence, dans la condition mortelle et dans l'au-delà. Dieu soit loué pour le don de son Fils, le Rédempteur du monde, le Sauveur de l'humanité, le Prince de la vie et de la paix, le Saint de Dieu.

MINISTÈRE DANS LA PRÉEXISTENCE

Neal A. Maxwell

du Collège des Douze Apôtres

Ce magnifique télescope à longue portée a volontairement été placé au-dessus des fumées et des brouillards afin de mieux explorer les galaxies. Il en est de même de la vie et de ce que nous voyons à travers les lentilles de la foi. Pour voir les choses plus clairement, nous devons aussi nous élever au-dessus des brouillards du monde. Alors, comme le rappelle le cantique, nous pouvons dire: « quand je vois tous les mondes créés par toi, je suis émerveillé... c'est ta puissance en tout qui apparaît! » (« Seigneur, mon Dieu », Cantiques, numéro 44). Autrement, nous ne pouvons pas examiner l'Évangile universel de Jésus ni voir « les choses telles qu'elles sont réellement » (Jacob 4:13).

Néanmoins, si nous observons l'étendue du cosmos, nous pouvons contempler humblement la vaste étendue de l’œuvre divine. Bien avant de naître à Bethléhem et d'être connu comme Jésus de Nazareth, notre Sauveur était Jéhovah. A cette époque reculée, sous la direction du Père, le Christ était le Seigneur de l'univers et il a créé des mondes innombrables dont le nôtre n'est qu'un parmi tant d'autres (voir Éphésiens 3:9 et Hébreux 1:2).

Combien y a-t-il de planètes habitées dans l'univers? Nous ne le savons pas, mais nous n'y sommes pas seuls. Dieu n'est pas le Dieu d'une seule planète! Je témoigne que Jésus est véritablement le Seigneur de l'univers, « que par lui, à travers lui et en lui, les mondes sont et furent créés, et que les habitants en sont des fils et des filles engendrés pour Dieu » (voir D&A 76:24).

Jésus nous a rachetés (voir 1 Corinthiens 7:23) par son sang (voir Actes 20:28) lors de la grande et merveilleuse expiation et il est devenu, de ce fait, notre législateur (voir Esaïe 33:22). C'est par l'obéissance à ses lois et à ses commandements que nous pourrons un jour retourner en sa présence et celle de notre Père céleste.

La réalité cosmique que je viens de mentionner devrait nous rendre humbles, dès à présent, bien avant le jour du jugement où tout genou fléchira et toute langue confessera que jésus est le Christ. Je témoigne que jésus a rempli ces rôles sublimes de Créateur et de Législateur par désir de rendre immortels tous les enfants de notre Père céleste pour que les plus vaillants d'entre eux vivent dans la maison de son Père, qui a de nombreuses demeures.

Quand le Christ reviendra, ce ne sera pas dans une humble étable, mais comme Rédempteur et Seigneur reconnu de l'univers. Alors dans le système solaire « les étoiles seront précipitées de leur place » (D&A 133:49), en témoignage, de manière beaucoup plus spectaculaire que lors de sa naissance, tandis que « des cieux les étoiles doucement veillaient » (Au loin, dans l'étable, Cantiques, numéro 126).

Cependant, dans toute l'étendue de sa création, le Seigneur de l'univers qui remarque même la chute d'un passereau, est notre Sauveur personnel, dont je rends mon témoignage apostolique, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.

Russell M. Nelson

du Collège des Douze Apôtres

Chaque fois que je regarde les étoiles dans le ciel, je me souviens qu'il y a environ quatre mille ans, Jésus le Christ (dans son identité de Jéhovah, le Dieu de l'Ancien Testament) a fait alliance avec Abraham, le patriarche. Cette alliance comportait la promesse que le Sauveur du monde naîtrait dans la lignée d'Abraham, et que sa postérité serait nombreuse comme « les étoiles du ciel ». De plus, il a été dit à Abraham que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité (voir Genèse 22:17-18). Cette alliance devait être éternelle, « pour mille générations » (1 Chroniques 16:15). Abraham a reçu la promesse que ce droit continuerait en lui et en sa postérité après lui par les « bénédictions de l'Évangile, lesquelles sont les bénédictions du salut, de la vie éternelle » (Abraham 2:11). 

Nous apprenons dans les Écritures que cette alliance devait s'accomplir dans les derniers jours (voir 1 Néphi 15:18). Alors la plénitude de son Évangile serait prêchée et beaucoup croiraient que Jésus est le Fils de Dieu.

En 1836, les clés de l'évangile d'Abraham ont été conférées (D&A 110-12). En 1843, le Seigneur a déclaré à joseph Smith, le prophète: « Abraham reçut des promesses concernant sa postérité, le fruit de ses reins, desquels reins tu es... Cette promesse est également pour toi, parce que tu es d'Abraham » (voir D&A 132:30-31).

Mes frères et sœurs, vous pouvez également revendiquer ces bénédictions célestes qui sont promises à la descendance fidèle d'Abraham. Le Seigneur a expliqué que les bénédictions et les responsabilités de sa prêtrise vous appartiennent grâce à votre foi, à vos œuvres et à votre lignée, celle mentionnée dans votre bénédiction patriarcale. Il a ajouté: « Vous êtes héritiers légitimes. Votre vie et la prêtrise sont restées et doivent demeurer par vous et votre lignée » (D&A 86:9-10).

Les bénédictions suprêmes de l'alliance abrahamique nous sont conférées dans les saints temples. Ces bénédictions nous permettent de nous lever à la première résurrection et d'hériter de trônes, de royaumes, de puissances, de principautés et de dominations vers notre exaltation et notre gloire en toutes choses (voir D&A 132:19). L'accomplissement de l'ancienne alliance abrahamique n'est possible que grâce au Seigneur Jésus-Christ. C'est lui qui a rendu possible que nous demeurions avec Dieu, avec lui-même et avec notre famille à toute éternité. C'est là son oeuvre et sa gloire. Je l'aime. Je témoigne de lui et j'exprime ma gratitude éternelle à son égard, maintenant et à jamais. Au nom de Jésus-Christ. Amen

MINISTÈRE DANS LA CONDITION MORTELLE

Joseph B. Wirthlin

du Collège des Douze Apôtres

Voici deux mille ans, deux voyageurs, un homme et une femme, posaient leurs regards sur une petite ville : Bethléhem. La femme, enceinte, avait fait le trajet depuis Nazareth. Le voyage avait été très difficile et inconfortable pour elle.

Un afflux soudain de visiteurs avait rempli chaque auberge, chaque chambre de la ville. Le seul endroit où Joseph et Marie purent trouver refuge, était un lieu où l'on mettait le bétail.

C'est ainsi qu'est né Jésus le Christ, le Messie, le Fils bien-aimé de Dieu. Le créateur de soleils, de lunes et de mers tumultueuses était couché, emmailloté dans des langes, dans les circonstances les plus humbles qui soient sur terre.

Déjà très jeune, puis tout au long de ma vie, la belle histoire de la naissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ m'a émerveillé. La partie la plus inspirante en est l'annonce faite par les prophètes de l'Ancien Testament et du Livre de Mormon. Ils connaissaient le plan de salut et le rôle essentiel que le Christ allait jouer dans le salut de l'humanité. Le chant des anges dans les campagnes a averti les bergers du plus grand événement de l'histoire et les mages venus d'orient ont suivi l'étoile de Bethléhem. Ces événements inspirés ont suscité mon amour et ma compréhension de notre Sauveur bien-aimé.

Sa vie fut semblable à sa naissance. « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance » (Esaïe 53:3), il n'avait pas de place où reposer sa tête. A notre époque moderne où la gloire et le renom sont marqués par des médailles et des biens de ce monde, il nous semble presque inconcevable qu'un homme solitaire, sans demeure, sans influence politique, puisse changer le cours de l'histoire et de l'éternité.

Mais je vous témoigne qu'il l'a fait. Jésus le Christ a enseigné les paroles de vie. Il a montré le chemin de la vérité, le chemin de la paix, le chemin du bonheur. Je témoigne que, lorsqu'il était sur terre, des milliers de personnes ont scruté son regard, espérant des réponses, aspirant à une libération de leurs souffrances et de leur chagrin, espérant un allégement des fardeaux qu'ils portaient. Tous ceux qui ont scruté son regard avec foi ont trouvé la guérison, la paix et le bonheur.

En tant qu'apôtre du Seigneur Jésus-Christ, je vous rends aujourd'hui témoignage que le temps viendra où chacun pourra plonger son regard dans le regard aimant du Sauveur. Nous saurons alors avec certitude que l'enfant né de Marie était bel et bien le Fils de Dieu, le Sauveur du monde. Nous saurons alors qu'aucune peine n'est trop grande, aucune souffrance trop forte aucun fardeau trop lourd pour son pouvoir guérisseur.

Il nous demande de croire en lui d'apprendre de lui, de nous efforcer de suivre ses enseignements. Je prie pour qu'aucun de nous n'oublie jamais le caractère sacré de cet événement et que chacun célèbre sa naissance en allant à lui et en gardant ses commandements, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Richard G. Scott

du Collège des Douze Apôtres

Nous avons tous un souvenir vivace de notre baptême et de la réception du Saint-Esprit. Cette ordonnance prend un sens accru lorsqu'augmente notre compréhension de la portée de la vie de Jésus et de ce qu'il a fait pour bénir chaque âme. Nous avons vraiment vécu en présence de notre Père éternel et de son Fils bien-aimé, notre Sauveur. Tout mortel, qui est venu ou qui viendra sur terre, a choisi cette grande possibilité, après avoir pleinement compris le plan du bonheur qui doit guider notre vie ici-bas.

Seuls ceux qui contractent l'alliance du baptême et qui la gardent, qui obéissent diligemment aux commandements de Dieu et reçoivent toutes les autres ordonnances nécessaires, obtiendront, sur terre, une plénitude de joie et vivront éternellement dans le royaume céleste. A celui qui se repent sincèrement, le baptême apporte la rémission des péchés, grâce à l'expiation de Jésus-Christ.

Le Sauveur a dit : « Si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5). C'est une condition absolue pour toute âme qui veut obtenir la plénitude des bénédictions qui nous sont offertes. C'est pourquoi nous effectuons dans des temples sacrés l'ordonnance du baptême par procuration pour nos ancêtres décédés. Le Maître lui-même a été baptisé « pour accomplir tout ce qui est juste » (Matthieu 3.15). Il est notre exemple parfait en tout.

Je témoigne que notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, est un être ressuscité d'une compassion et d'un amour parfaits. Je témoigne qu'il a donné sa vie pour que nous ayons la vie éternelle auprès de lui, de notre Père dans les cieux et de nos êtres chers qui se qualifient en obéissant aux commandements et en recevant toutes les ordonnances du salut. Je déclare solennellement que je sais que le Sauveur vit.

L. Tom Perry

du Collège des Douze Apôtres

J'ai vécu une expérience qui me rappelle souvent la joie qui découle de la question: « Que ferait le Sauveur dans cette situation? »

Je faisais partie de la première vague de Marines à débarquer au japon, après le traité de paix qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes entrés dans la ville dévastée de Nagasaki et ce fut l'une des plus tristes expériences de ma vie. Une grande partie de la ville avait été totalement détruite. Des cadavres n'avaient pas encore été enterrés. En tant que force d'occupation, nous avons installé nos quartiers et nous nous sommes mis à la tâche.

Devant cette situation très sombre, quelques-uns d'entre nous ont voulu faire un peu plus. Nous sommes allés voir notre aumônier pour obtenir la permission d'aider à la reconstruction des églises chrétiennes. Du fait des restrictions gouvernementales, pendant la guerre, ces églises avaient presque cessé toute activité. Les rares bâtiments étaient très endommagés. Avec un groupe de volontaires, nous sommes allés réparer et replâtrer ces églises durant notre temps libre, afin qu'elles soient en mesure d'abriter à nouveau les services religieux.

Nous ne parlions pas la langue du pays. Tout ce que nous pouvions faire était le travail physique des réparations. Nous sommes allés voir les ministres des cultes qui avaient été empêchés d'officier pendant les années de guerre et nous les avons encouragés à retourner à leurs chaires. Nous avons vécu une expérience mémorable avec eux, lorsqu'ils ont retrouvé la liberté de pratiquer leur foi chrétienne.

Au moment de quitter Nagasaki pour rentrer chez nous, il s'est produit un événement dont je me souviendrai toujours. Au moment où nous montions dans le train qui nous emmenait vers notre bateau de rapatriement, d'autres Marines se moquèrent de nous. Leurs compagnes du moment leur disaient au revoir. Ils riaient de nous en disant que nous avions laissé échapper le bon côté de notre séjour au Japon et que nous n'avions fait que gaspiller notre temps à réparer et à plâtrer des murs.

Leurs railleries atteignaient leur paroxysme quand, débouchant de derrière une petite colline près de la gare, environ deux cents de ces chrétiens japonais dont nous avions réparé les églises sont apparus, chantant « la lutte suprême ». Ils se sont approchés et nous ont couverts de cadeaux ; puis ils se sont alignés le long de la voie ferrée et, comme le train partait, nous avons tendu les mains et avons effleuré leurs doigts. Nous étions sans voix, tant notre émotion était forte. Mais nous étions reconnaissants d'avoir pu aider un peu à rétablir le christianisme dans un pays, après la guerre.

Je sais que Dieu vit. Je sais que nous sommes tous ses enfants et qu'il nous aime. Je sais qu'il a envoyé son Fils dans le monde, comme sacrifice expiatoire pour l'humanité, et que ceux qui embrassent son Évangile et le suivent auront la vie éternelle, le plus grand de tous les dons de Dieu. Je sais qu'il a dirigé le rétablissement de l'Évangile sur la terre, par le ministère de joseph Smith, le prophète. Je sais que la seule joie et le seul bonheur durables que nous aurons pendant l'existence dans la condition mortelle, nous les obtiendrons en suivant le Sauveur, en obéissant à ses lois et en gardant ses commandements. Il vit. Je vous en témoigne, au saint nom de Jésus-Christ. Amen.

Henry B. Eyring

du Collège des Douze Apôtres

Ce bâtiment présente, sur la façade est, l'inscription « La Maison du Seigneur ». La première fois que j'ai pénétré dans le temple, j'avais à peine fait quelques pas que j'ai eu la sensation d'y être déjà venu. Instantanément, la pensée m'est venue que ce que je reconnaissais était l'atmosphère de paix qui dépassait tout ce que j'avais pu trouver dans cette vie ; je la reconnaissais et pouvais presque m'en souvenir.

Nous avons connu notre Père céleste et son Fils bien-aimé, avant de venir ici-bas. Nous avons ressenti la paix en leur compagnie, et nous aspirons à être de nouveau avec eux, avec notre famille et avec nos êtres chers.

Les temples consacrés sont des lieux saints où le Seigneur ressuscité peut se rendre. Dans les temples, nous ressentons la paix que nous avons connue près de lui dans la vie précédente. Nous pouvons y contracter des alliances qui nous aideront à aller à lui dans cette vie et qui lui permettront, si nous sommes fidèles à nos promesses, de nous ramener près de notre Père avec notre famille dans le monde à venir.

Chaque partie de ces bâtiments et tout ce qui s'y déroule reflète l'amour du Sauveur à notre égard, ainsi que notre amour pour lui. Je l'ai ressenti un jour, en haut de ce temple. Je me trouvais dans une des tours, dans un endroit où peu de gens sont allés depuis la consécration du bâtiment. Dans une petite pièce qui a été très peu utilisée, si tant est qu'elle l'ait jamais été, j'ai vu un merveilleux ouvrage de menuiserie du temps des pionniers.

Je me souviens de l'admiration qui m'a envahi en imaginant les ouvriers qui avaient si soigneusement gravé et poli les moulures. Ils ont travaillé dur sans outil électrique, dans un lieu où, la plupart du temps, seuls le Seigneur qu'ils aimaient et les êtres célestes regarderaient leur œuvre. Ils ne l'ont pas faite pour les hommes ni pour être reconnus, mais pour lui et pour sa maison. Ils savaient, tout comme moi, qu'il vit et qu'il a demandé à ceux qui croient en lui de se rassembler et d'être dignes de lui construire une maison, afin qu'il les dirige et les bénisse, eux et leur famille.

Je sais qu'il vit. Je sais que Joseph Smith a été son prophète et qu'il a vu, dans une vision, non seulement la forme des fenêtres du premier temple, mais encore la construction de temples à travers le monde. Dans sa bonté, le Seigneur a confié à ses serviteurs les clés de la prêtrise qui sont exercées dans ces temples, pour nous bénir, nous et nos chers disparus, et pour parachever l’œuvre en vue de son retour glorieux. Je sais que c'est vrai et cela remplit mon cœur de paix. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Robert D. Hales

du Collège des Douze Apôtres

J'ai un grand amour pour les Écritures. J'aime les récits de la vie terrestre de Jésus-Christ. Dans sa vie, il y a tant de choses qui peuvent nous élever, nous inspirer et nous renforcer quand nous en avons besoin. L'un des chapitres des Écritures les plus sacrés à mes yeux est le chapitre 17 de Jean. Tout ce chapitre est une prière adressée par Jésus à son Père en notre faveur. Il dit en substance : « Si seulement le monde te connaissait comme je te connais ! » Il rapporte à son Père qu'il a accompli tout ce qu'il lui a demandé.

Quelquefois, nous oublions combien le Seigneur a été obéissant. Tout ce qu'il a fait, tout ce qu'il a dit, il l'a fait par obéissance à son Père. Son attention, son soin pour les pauvres, l'appel de ses disciples, ses enseignements tant en Palestine que sur le continent américain, toutes ces choses ont été accomplies parce que son Père le lui avait demandé. Il n'était guidé par aucun motif personnel. Il a dit: « je ne fais rien de moi-même, mais... selon ce que le Père m'a enseigné » (Jean 8:28). Quel exemple parfait d'obéissance!

Dans les choix que nous faisons dans la vie, nous devons connaître le Sauveur. Son exhortation simple : « Viens, et suis-moi » (Matthieu 19 :21) peut changer l'existence humaine, si nous le laissons faire. Il a le pouvoir d'alléger nos fardeaux, si nous nous tournons vers lui.

En qualité d'apôtre du Seigneur Jésus-Christ, la possibilité m'est donnée de rendre témoignage du Sauveur, en vertu de mon appel sacré. Mon plus cher désir est que mon témoignage pénètre le cœur de ceux qui l'entendent.

Je sais que Jésus-Christ vit. Je sais qu'il dirige et guide son Église par les révélations que reçoit son prophète aujourd'hui. Si nous avons foi en notre Sauveur, il nous aidera à surmonter nos tribulations, et nous pourrons endurer jusqu'à la fin et revenir en sa présence, après cette mise à l'épreuve de la condition mortelle. Il vit ; il connaît et aime chacun d'entre nous. Il souhaite tant nous bénir si nous voulons bien aller à lui. J'en rends humblement témoignage, au nom de Jésus-Christ. Amen.

David B. Haight

du Collège des Douze Apôtres

Je repense souvent au moment où le président Kimball m'a appelé au temple, il y a quelques années de cela. Alors assistant des Douze, j'étais occupé. Il m'a téléphoné pour me demander de le retrouver au quatrième étage du temple. Puis, il a ajouté: « David, pouvez-vous venir tout de suite? » J'ai répondu « Bien sûr, président ». Il a insisté « Tout de suite! » En chemin, mon cœur battait très fort, car j'ignorais naturellement la raison de cette invitation.

Alors, il m'a fait entrer dans une petite salle dans laquelle je n'étais jamais allé, et là il m'a posé des questions sur ma dignité, ce qui m'a étonné car je ne savais absolument pas pourquoi j'étais là. Puis il a demandé que nous nous levions ; j'étais debout près de cet homme merveilleux ; il m'a pris les mains et m'a dit: « Avec tout l'amour que je possède, je vous appelle à remplir la vacance au Collège des douze apôtres. » A ces mots, j'ai failli m'évanouir, tant j'étais frappé d'étonnement.

Au cours des nuits blanches qui ont suivi cet appel, j'ai médité sur tout cela et je n'arrêtais pas d'y penser. Il n'a pas déclaré « en tant que président de l'Église », « en tant que prophète » ou « par mon autorité », mais avec la grande humilité qui était la sienne: « Avec tout l'amour que je possède. » Il m'enseignait que l'amour est essentiel, l'amour que le Sauveur espère nous voir acquérir, que nous devons témoigner, que nous devons manifester, que nous devons ressentir dans notre cœur et dans notre âme, afin d'enseigner l'Évangile correctement.

Lorsque nous rencontrons des personnes dans le monde et que nous rendons témoignage du Dieu vivant, j'ai dans le cœur le sentiment doux et agréable que Dieu existe, qu'il vit, qu'il est notre Père céleste et que Jésus est le Christ, le Fils unique dans la chair. Je sais que cela vrai. Je rends témoignage selon ma connaissance et le feu qui brûle en mon cœur, que cela est vrai. Au nom de Jésus-Christ, notre Sauveur. Amen.

Dallin H. Oaks

du Collège des Douze Apôtres

A la fin de son ministère, Jésus a institué la Sainte-Cène. Il a rompu le pain, l'a béni et l'a donné à ses disciples en disant: « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Matthieu 26:26). « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:19). Il a pris la coupe, a rendu grâce, puis la leur a passée, en disant: « Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Matthieu 26:28).

La Sainte-Cène est un renouvellement de nos alliances et bénédictions du baptême. Il nous est commandé de nous repentir de nos péchés et d'aller au Seigneur, le cœur brisé et l'esprit contrit, et de participer à la Sainte-Cène. En mangeant ce pain, nous témoignons que nous voulons prendre sur nous le nom de Jésus-Christ, nous souvenir toujours de lui et garder ses commandements. Lorsque nous observons cette alliance, le Seigneur renouvelle l'effet purificateur de notre baptême. Nous sommes purifiés et nous pouvons avoir toujours son Esprit avec nous.

L'ordonnance de la Sainte-Cène, le renouvellement des alliances et la purification qui ont lieu, lorsque nous la prenons, sont les actes les plus importants du culte du sabbat d'un saint des derniers jours. Nous le faisons en souvenir du sang du Fils unique, Jésus-Christ. Il est le centre de notre foi. Il est notre Sauveur et notre Rédempteur.

En cette année où nous célébrons le deux millième anniversaire de sa naissance, j'ajoute mon témoignage à celui de ses autres apôtres. Je témoigne qu'il vit et qu'il nous aime. Je témoigne qu'il est la lumière et la vie du monde. Il nous a montré le chemin à suivre pour retourner dans notre demeure céleste et jouir de la présence et des plus grandes bénédictions de Dieu, notre Père éternel, à savoir, la vie éternelle qui est le plus grand don de Dieu. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Jeffrey R. Holland

du Collège des Douze Apôtres

Peu d'endroits au monde sont aussi sacrés et aussi importants que ce petit bosquet d'oliviers sur le mont des Oliviers à Jérusalem. C'est ici, au jardin de Gethsémané, au cours de sa dernière nuit dans la condition mortelle, que Jésus quitta ses apôtres et descendit, seul, dans les profondeurs de l'agonie qu'allait être son sacrifice expiatoire pour les péchés de tout le genre humain.

Lentement, il s'est agenouillé, puis il est tombé, face contre terre, en implorant : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Marc 14:36).

Pour le disciple du Christ qui médite sur le sujet, c'est un prodige extrême que le sacrifice volontaire et miséricordieux d'une seule personne puisse satisfaire les exigences d'une justice infinie et éternelle, expier pour chaque erreur humaine, porter chaque infirmité de la condition mortelle, ressentir chaque chagrin, chaque perte. Mais je témoigne que c'est exactement ce qu'a fait le Christ pour chacun de nous. Je rends solennellement témoignage que l'expiation opérée par Jésus-Christ est la fondation compatissante, le fait essentiel du plan éternel de Dieu pour notre salut et notre bonheur.

Est-il étonnant que nous marchions avec calme et révérence ici ? Est-il surprenant que nous contractions des alliances sacrées grâce à l'amour qui a été manifesté ici ? Est-il étonnant que le Christ, le plus grand de tous, ait bu à la coupe amère ici sans reculer afin de nous éviter de souffrir si nous nous repentons et allons à lui ?

Je déclare mon admiration, mon respect, mon adoration et je rends un témoignage apostolique de lui en son nom rédempteur, le Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Gordon B. Hinckley

Président de l'Eglise

Hors des murs de Jérusalem, ici ou à proximité, se trouvait le tombeau de Joseph d'Arimathée où le corps du Seigneur fut déposé. Le troisième jour suivant son ensevelissement, « Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir au sépulcre.

« Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus...

« L'ange ... dit aux femmes: Pour vous, ne craignez pas, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié.

« Il n'est point ici ; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché » (Matthieu 28:1-2, 5-6).

Ces paroles sont les plus rassurantes de toute l'histoire de l'humanité. La mort, universelle et définitive, avait maintenant été vaincue. « O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? » (1 Corinthiens 15:55). 

Le Seigneur ressuscité est apparu à Marie en premier. Il lui a parlé et elle a répondu. Il était bien réel. Il était vivant, lui dont le corps gisait mort. Il n'est pas étonnant que, le voyant plus tard, avec les plaies dans ses mains et dans son côté, Thomas se soit exclamé, émerveillé: « Mon Seigneur et mon Dieu! » (Jean 20:28).

Ceci n'était jamais arrivé auparavant. Jusque là, il n'y avait que la mort, sans espoir. Maintenant il y avait la vie éternelle. Seul un Dieu avait pu réaliser cela. La résurrection de Jésus-Christ a été le couronnement de sa vie et de sa mission. C'était le parachèvement de l'Expiation. Le sacrifice de sa vie pour l'humanité ne pouvait être complet sans sa sortie du tombeau, donnant la certitude de la résurrection pour tous ceux qui ont vécu sur terre.

De toutes les victoires rapportées dans l'histoire de l'humanité, aucune n'est aussi grande, aucune n'a d'effet aussi universel, aucune n'a de conséquence aussi durable que la victoire du Seigneur crucifié qui est sorti du tombeau en ce premier matin de Pâques.

Tous ceux qui ont été témoins de cet événement, qui ont vu et entendu le Seigneur ressuscité et ont parlé avec lui, ont attesté de la réalité du plus grand des miracles. Ses disciples, à travers les siècles, ont vécu et sont morts en proclamant la véracité de cet acte divin.

A tous ceux-là, nous ajoutons notre témoignage que celui qui mourut sur la croix du calvaire est ressuscité en grande gloire, en qualité de Fils de Dieu, de Maître de la vie et de la mort.

M. Russell Ballard

du Collège des Douze Apôtres

Lorsque le Seigneur a commandé à ses premiers apôtres d'aller par tout le monde (voir Marc 16:15), son Église était très petite et les membres étaient dispersés dans la partie du monde appelée aujourd'hui le Moyen-Orient. Ses apôtres énergiques comme Pierre, Jacques, Jean ou Paul, voyageant à pied ou en bateau la plupart du temps, ont fait de leur mieux pour préserver l'unité au sein du petit troupeau.

Mais les distances et le manque de communication rendaient leur travail très difficile. Ils savaient eux-mêmes que l'avenir apporterait une « apostasie » de l'enseignement de l'Évangile (2 Thessaloniciens 2:3). Ils savaient également que viendrait un jour un rétablissement de la plénitude de l'Évangile de Jésus-Christ. Je témoigne que le rétablissement de l'Évangile a eu lieu, en commençant par l'apparition de notre Père céleste et du Seigneur Jésus-Christ à Joseph Smith, le prophète, au printemps de 1820.

Depuis ce jour glorieux, plus de 90 hommes ont été appelés à servir en qualité d'apôtres avec le même devoir que les apôtres d'autrefois d'enseigner à toutes les nations que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, notre Père éternel. Aujourd'hui notre oeuvre est grandement facilitée par les avions à réaction et la technologie remarquable qui nous permet d'étendre notre ministère jusqu'aux parties les plus reculées du monde. Depuis 1820, plus de 750 000 missionnaires à plein temps ont servi de par le monde, enseignant et témoignant du Christ dans plus de cent langues et dans 137 pays et territoires.

Je vous témoigne que c'est la volonté de notre Père céleste, par l'intermédiaire de son Fils bien-aimé, le Seigneur Jésus-Christ, que cette oeuvre puissante aille de l'avant. C'est par lui et grâce à lui que nos missionnaires portent un humble et sincère témoignage. Je l'atteste. J'ai obtenu la connaissance personnelle de la véracité de cette oeuvre et de la divinité du Sauveur pendant que je faisais une mission à plein temps en Angleterre, voici 50 ans. Je le sais avec encore plus d'assurance aujourd'hui, grâce à des expériences trop nombreuses et trop sacrées pour que j'en parle.

C'est son Évangile. C'est lui qui dirige cette œuvre lui saint, divin, suprême, omnipotent, plein de majesté, de grâce et de vérité. Il a vécu et il est mort pour nous, parce qu'il nous aime. Les mots me manquent pour exprimer tout l'amour que j'ai pour lui. Il est mon Seigneur, mon Sauveur, mon Rédempteur et mon ami. Je sais que Jésus est le Fils de Dieu, notre Père éternel. Il vit et dirige son Église aujourd'hui par l'intermédiaire de son prophète et de ses apôtres. Sa grande œuvre continuera de s'étendre jusqu'à remplir la terre entière. J'en témoigne, au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen.

SON MINISTÈRE DANS L'AU-DELÀ

Boyd K. Packer

Président suppléant du Collège des Douze Apôtres

Dans cette pièce, le 3 avril 1836, une prophétie, donnée plus de 2000 ans auparavant, s'est accomplie. Les dernières paroles de l'Ancien Testament, prononcées par le prophète Malachie, annonçaient : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive, ce jour grand et redoutable.

« Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit » (Malachie 4:5-6).

Quand l'ange Moroni est apparu à Joseph Smith, le prophète, il a cité de nombreuses Écritures, entre autres celle-ci qui constitue maintenant la deuxième section des Doctrine et Alliances. Puis, en ce jour de 1836, Joseph Smith et Oliver Cowdery se sont agenouillés dans cette pièce et ont fait une prière silencieuse et solennelle. Joseph a dit, plus tard, qu'après qu'ils se furent relevés, le voile avait été enlevé de leur esprit et que les yeux de leur entendement avaient été ouverts.

Il a ajouté: « Nous vîmes le Seigneur debout sur la balustrade de la chaire devant nous » (D&A 110:1-2).

Le Seigneur leur a parlé, puis Moïse leur est apparu et leur a remis les clés du rassemblement d'Israël ; Elias leur a remis les clés de l'évangile d'Abraham. Puis l'événement s'est produit: Elie, le prophète, s'est présenté, utilisant les mêmes paroles: « tourner le cœur des pères vers leurs enfants et le cœur des enfants vers leurs pères », puis il a ajouté: « Vous saurez par là que le jour du Seigneur... est... à la porte » (D&A 110: 16).

Aujourd'hui, l’œuvre merveilleuse avance, l’œuvre de généalogie, cette oeuvre du temple par laquelle les familles sont unies pour l'éternité. Dans un monde qui se détériore du fait de l'éclatement de la famille, cette œuvre progresse à travers le monde. C'est une oeuvre divine, une œuvre conçue par le Seigneur et qu'il a lancée lorsqu'il est venu à cet endroit, lorsqu'il a envoyé Élie le prophète qui en a remis les clés.

Je rends témoignage que Jésus est le Christ. Cette oeuvre est divine. L'esprit humain n'aurait pu la concevoir. Elle est vraie. Jésus est le Christ. Il vit. Il dirige son Église. J'en rends un témoignage solennel, au nom de Jésus-Christ. Amen.

James E. Faust

deuxième conseiller dans la Première Présidence

Je suis ému de fouler ce sol sacré de Nauvoo. Cette ville historique a aussi été appelée la ville de Joseph, du nom de Joseph Smith, son fondateur. C'est lui qui eut une vision de Dieu le Père et de son Fils Jésus-Christ dans le Bosquet sacré de Palmyra, dans l'État de New York. Sa vie témoigne qu'il a communiqué avec le Christ, apportant ainsi davantage de vérités spirituelles, de clés et d'autorité sur la terre qu'aucun autre prophète ne l'a jamais fait.

Tant d'événements de l'histoire importante des premiers jours de notre Église se sont déroulés ici! Un temple magnifique y a été construit. C'était le deuxième de cette dispensation. Le temple de Nauvoo avait été édifié pour que les membres de l'Église reçoivent les plus hautes bénédictions que Dieu destine à son peuple.

En marchant sur ces pierres consacrées des fondations du temple de Nauvoo, je suis profondément ému. La veille de la fermeture du temple et du départ des saints, beaucoup vivaient pratiquement dans le temple. Mes arrière-grands-parents, John et Jane Akerley ont été parmi les derniers à recevoir les bénédictions du temple dans ce beau bâtiment, le 3 février 1846. C'était providentiel, puisque John Akerley est mort à Winter Quarters. Un jour viendra où ce temple magnifique sera reconstruit à la gloire du Seigneur.

C'est ici que se trouvaient les fonts baptismaux du temple. Le Sauveur a dit à Nicodème : « Si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5). Le salut des vivants et des morts dépend de cette ordonnance, et d'autres, qui apportent toutes une confirmation puissante à ma conviction que Jésus est le Christ.

Dans les Gethsémanés de la vie que nous connaissons tous, et souvent dans mon appel actuel, je me suis agenouillé humblement pour m'adresser à la seule source d'où je pouvais obtenir de l'aide. Je me suis souvent présenté, l'esprit à l'agonie, et ai supplié Dieu de m'aider à accomplir l’œuvre que je chéris aujourd'hui plus que la vie elle-même. Il m'est arrivé de me sentir terriblement seul, le cœur brisé, à l'agonie, tourmenté par Satan, puis enveloppé par l'Esprit doux et réconfortant du Maître.

J'ai aussi éprouvé le poids du fardeau écrasant du doute provoqué par des sentiments d'incompétence et d'indignité, l'impression fugace d'être abandonné, puis celle d'être fortifié au-delà de toute attente. J'ai gravi des dizaines de fois un mont Sinaï spirituel pour chercher à communiquer et à recevoir des instructions. C'était comme si je m'étais hissé sur un mont de la Transfiguration presque réel, et il m'est arrivé de ressentir une grande force, une grande puissance en présence du Divin. J'ai été soutenu par un sentiment sacré et souvent par un compagnon très proche.

J'ai été appelé à servir au saint apostolat, mais je suis conscient de n'être qu'un homme très ordinaire. Cependant, j'admets avec reconnaissance avoir reçu un don très spécial: je sais de manière certaine que Jésus de Nazareth est notre Sauveur divin. Je sais qu'il vit. Je sais qu'à travers l'agonie indescriptible de l'Expiation, les hommes et les femmes, s'ils se repentent, peuvent obtenir le pardon de leurs péchés. Grâce au miracle de la résurrection, tous ressusciteront. Je ressens son amour et je reste sans voix en pensant au prix qu'il a payé pour chacun de nous. Je me demande combien de gouttes de sang sont tombées pour moi. C'est le témoignage que je rends de lui. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Thomas S. Monson

premier conseiller dans la Première Présidence

Nous voyons aujourd'hui l'immeuble Grandin restauré à l'authentique et de belle manière à Palmyra, dans l'État de New York. La restauration de ce bâtiment a un but : en maintenir l'intégrité historique tout en permettant aux visiteurs d'être plongés dans le cadre de l'époque.

C'est ici qu'a été imprimée la première édition du Livre de Mormon à 5000 exemplaires. Une commande d'une ampleur inhabituelle pour une imprimerie de village. Monsieur Grandin avait acheté à New York une presse « Smith » brevetée. Elle constituait une innovation technologique par rapport aux presses habituelles du moment et offrait à Joseph Smith, le prophète, la perspective de voir le Livre de Mormon imprimé près de chez lui.

Remontons le cours du temps afin d'apprécier davantage l'un des grands prodiges de la civilisation, c'est-à-dire l'apparition des caractères mobiles d'imprimerie. Avant que Gutenberg ne découvre les possibilités offertes par les caractères mobiles, tout était copié à la plume, lettre par lettre, ligne par ligne, page après page. C'est à l'aide de caractères mobiles que monsieur Grandin a imprimé le Livre de Mormon, fastidieusement composé par la main d'un typographe adroit qui connaissait, par expérience et de mémoire, tous les caractères, polices et tailles disponibles. Une fois composée, la page était encrée, puis imprimée et prête à être reliée.

Le Seigneur a fait paraître le Livre de Mormon à une époque où les méthodes d'imprimerie allaient permettre sa distribution à grande échelle. Les presses d'imprimerie d'aujourd'hui donnent à l'Église la possibilité d'imprimer et de distribuer des millions d'exemplaires du Livre de Mormon chaque année.

Je vais vous raconter quelque chose qui m'est arrivé voici de nombreuses années, dans le sud des États-Unis. Après une conférence de pieu, une femme m'a abordé et m'a demandé : « Connaissez-vous Delbert L. Stapley? » Je lui ai répondu que lui et moi étions apôtres du Seigneur et travaillions ensemble à son œuvre. Elle m'a alors tendu un exemplaire du Livre de Mormon qui contenait une dédicace et la signature de Delbert L. Stapley. Elle a précisé que ce livre avait été offert à sa grand-mère par frère Stapley, alors qu'il était jeune missionnaire. Elle a ajouté: « Pourriez-vous donner ce livre à frère Stapley et lui dire que des centaines de descendants de ma grand-mère ont été convertis grâce à ce livre ; puis qu'ils ont transmis, à leur tour, le message du Livre de Mormon à d'autres? »

J'ai remis ce Livre de Mormon dédicacé à frère Stapley. Il m'a écouté attentivement lui expliquer où et comment ce livre m'avait été donné. Silencieusement, il a examiné sa signature, puis il a dit: « C'est l'un des plus beaux jours de ma vie! » Je témoigne personnellement que le Livre de Mormon change la vie des gens. C'est vraiment un autre témoignage de Jésus-Christ.

(Le Président Monson prend maintenant la parole sur la colline Cumorah)

Quel honneur d'être ici sur la colline Cumorah et de penser aux événements marquants qui s'y sont déroulés le 22 septembre 1827, lorsqu'un jeune prophète, paysan, sortit un chariot et un cheval et, dans l'obscurité de la nuit, partit vers la colline où il devait recevoir de l'ange Moroni des annales  anciennes. Dans un laps de temps extraordinairement court, ce jeune homme sans instruction a traduit un volume couvrant mille ans d'histoire, puis a préparé le Livre de Mormon pour sa diffusion.

Ce n'est pas sans fournir des efforts gigantesques, ni essuyer des critiques acerbes, que Joseph l'a fait. Il n'a ni faibli, ni tremblé. Il a déclaré plus tard : « Par la sagesse de Dieu, les plaques d'or restèrent en sécurité entre mes mains jusqu'à ce que j'eusse accompli ce qui était requis... lorsque, selon ce qui avait été convenu, le messager les réclama, je les lui ai remises » (Joseph Smith, Histoire 1:60).

Ces beaux jardins de Dieu attirent littéralement des millions de visiteurs, dont la plupart viennent voir le spectacle historique en son et lumière. Le visiteur vient souvent par curiosité ; il repart l'âme touchée par l'Esprit du Seigneur.

Le Livre de Mormon est un nouveau témoin de Jésus-Christ. Son message se répand sur la terre entière et apporte au lecteur la connaissance de la vérité. Il répond à la question universelle et poignante que job a si bien formulée: « Si un homme meurt, peut-il revivre? » (traduction littérale de la version du roi Jacques, Job 14:14).

Voici de nombreuses années, j'ai été appelé au chevet de Robert Williams, jeune homme mourant. Sa femme et ses deux enfants étaient à ses côtés. Nous essayions tous de nous montrer courageux, mais nous avions les larmes aux yeux. Robert m'a demandé : « Où ira mon esprit après la mort ? » J'ai fait une prière intérieure, puis j'ai remarqué un triptyque sur sa table de chevet. J'ai pris le livre et je l'ai feuilleté.

Soudain je me suis aperçu que, sans effort de ma part, je venais de m'arrêter au quarantième chapitre d'Alma dans le Livre de Mormon. J'ai lu ces lignes à Robert. « Voici, il m'a été révélé par un ange que les esprits de tous les hommes, dès qu'ils quittent ce corps mortel, oui, les esprits de tous les hommes, qu'ils soient bons ou mauvais, sont ramenés auprès de ce Dieu qui leur a donné la vie.

« Et alors... les esprits de ceux qui sont justes seront reçus dans un état de bonheur, qui est appelé paradis, un état de repos, un état de paix, où ils se reposeront de toutes leurs difficultés, et de tous les soucis, et de toutes les tristesses » (Alma 40:11 à 12).

A mesure que je lisais ce qui concerne la résurrection, le visage de Robert s'illuminait ; un sourire est apparu sur ses lèvres et son corps fatigué et malade s'est endormi. J'ai salué sa femme et ses enfants. Je les ai revus lors des obsèques de Robert. Je chéris le souvenir de cette nuit où un homme jeune voulait désespérément connaître la vérité et a entendu, émanant du Livre de Mormon, la réponse à sa question.

J'ai lu les mots, mais c'est Dieu qui a tourné les pages. Oui, notre Père céleste répond vraiment à nos prières, quand il le veut et à sa manière. En ma qualité d'apôtre, je rends témoignage que Jésus est le Sauveur du monde et que son Père et lui sont apparus à Joseph Smith, le prophète, pour ouvrir cette dispensation de la plénitude des temps. Je le déclare au saint nom de Jésus-Christ. Amen.

Gordon B. Hinckley

Président de l'Église

Voici le Bosquet sacré. Ce lieu sacré est vénéré par les saints des derniers jours du monde entier. C'est ici qu'a commencé le miracle de cette grande œuvre qui s'est répandue sur la terre. La Première Vision a eu lieu ici. C'est là que Dieu, le Père éternel, est apparu avec son Fils bien-aimé, Jésus-Christ, le Seigneur ressuscité. Le Père, montrant son Fils, a déclaré : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le! » (Joseph Smith, Histoire 1-17).

Voyez-vous l'importance de cette déclaration? Dieu, le Père éternel, le Tout-Puissant, était là, rendant témoignage en termes clairs. Aucun témoignage plus important ou plus puissant du Seigneur ressuscité n'a été donné que celui rendu par son propre Père.

Le voile, qui avait été fermé pendant des siècles, était maintenant levé. Une nouvelle et glorieuse dispensation de l'Évangile était ouverte, introduisant d'autres merveilleuses révélations. Un autre témoin de Jésus-Christ est apparu, parlant comme une voix sortant de la poussière. La sainte prêtrise, qui, à l'origine, avait été transmise par le Maître à ses apôtres, était rendue à des hommes vivants par ces mêmes apôtres, maintenant ressuscités. Ensuite, a suivi une véritable « nuée de témoins » détenant les clés et pouvoirs nécessaires pour achever le rétablissement de l'Église que Jésus avait fondée quand il était sur la terre et qui est connue aujourd'hui sous le nom d'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

A cet endroit même, la longue nuit de l'apostasie a laissé poindre l'aube d'une ère nouvelle. Dieu lui-même a été entendu et vu. Ici, sous le calme de ces arbres, dans cet endroit des plus sacrés, la nature de la Divinité a de nouveau été révélée.

L'esprit réceptif et dénué de préjugés d'un garçon est devenu l'instrument de la révélation donnée ici, et de nombreuses autres qui allaient suivre. Je suis le quinzième prophète depuis Joseph et, investi de l'appel qu'il avait lui-même reçu, je déclare solennellement que le récit du prophète Joseph au sujet de ces événements est vrai, que le Père a rendu témoignage de la divinité de son Fils ; que le Fils a instruit le jeune prophète et qu'il s'en est suivi une série d'événements qui a conduit à l'organisation de la seule Église vraie et vivante sur toute la surface de la terre et en laquelle le Seigneur se complaît (voir D&A 1:30).

Je rends solennellement et respectueusement témoignage de la réalité et de la personnalité du Dieu vivant et de son Fils, notre Rédempteur. Je dis ces choses par le pouvoir du Saint-Esprit, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.

Gordon B. Hinckley

Président de l'Église

Comme j'aime mon Seigneur et mon Sauveur, Jésus-Christ! La tâche inspirante qu'il nous a confiée et son amour divin nous invitent tous à l’œuvre. J'aime mes frères. Ils sont fidèles et répondent sans hésiter à tous les appels. Ce sont de vrais disciples du Seigneur Jésus-Christ. C'est Jésus lui-même qui est à la tête de l'Église qui porte son nom sacré. Il veille sur elle. Il la guide. A la droite du Père, il dirige cette oeuvre. Nous, ses apôtres, tous unis et ayant reçu son autorité et la tâche de le faire, nous rendons témoignage qu'il vit, qu'il reviendra prendre possession de son royaume et régnera en Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Nous en sommes certains et en rendons notre témoignage apostolique, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.

 

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