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LES SAINTS
DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT CONFIANTS EN SON AMOUR
Notre Père céleste nous demande de prier pour ce dont nous avons besoin et il a promis de répondre à nos prières. Mais c'est lui qui décide du moment où il répondra et de la manière dont il le fera. Nous devons avoir confiance qu'il sait mieux que nous ce dont nous avons besoin et la meilleure manière de nous le donner. Après tout, nous sommes ses enfants. George Q. Cannon (1827-1951), du Collège des douze apôtres, a déclaré : « Notre Père céleste est un père aimant, bon et bienveillant... Il sait comment nous guider et comment programmer ses bénédictions suivant nos besoins... Il connaît notre situation et sait ce qui est bon pour nous. Si nous avons besoin d'un don et d'une bénédiction, il sait quand nous les accorder » (Gospel Truth : Discourses and Writings of George Q. Cannon, compilé par Jerreld L. Newquist, 1974, p. 102). La foi en notre Père céleste est toujours récompensée. Toutefois, comme l’illustrent les histoires qui suivent, il arrive que ce ne soit pas immédiatement ni tout à fait comme nous l’attendions. « LA BÉNÉDICTION
EN ABONDANCE » par Gloria Olave J’étais au comble de la joie lorsque j'ai reçu mon appel dans la mission de Conception, au Chili, le 7 novembre 1981. Lorsque j'ai ouvert la lettre, le monde s'est arrêté pour moi. Je ne pouvais plus penser qu'à ma mission. Tout était presque prêt. J'ai revu bien des fois la liste des choses dont j'avais besoin. Je cochais les objets sur ma liste à mesure que je les mettais dans ma valise. Mais malgré ma préparation soigneuse, j'avais oublié une chose essentielle. Ce n'est que deux heures avant mon départ que je me suis aperçue que j'avais besoin d'argent pour aller de chez moi, à Quilpué, jusqu'au centre de formation des missionnaires, à Santiago, au Chili, qui était à environ deux heures de là. J'avais déjà dépensé toutes mes économies et l'argent que mes parents m'avaient donné. Mon évêque n'était pas chez lui lorsque j'ai couru voir s'il pouvait me prêter l'argent. Je n'avais pas besoin de beaucoup, mais à ce moment-là cela me semblait une fortune. Le cœur plein d'angoisse, je me suis agenouillée dans ma chambre et j'ai dit à notre Père céleste ce qui se passait, bien que je sache qu'il le savait déjà. Lorsque je me suis relevée, j’avais confiance qu'il allait m'aider à résoudre mon problème. Je payais fidèlement ma dîme et je savais que le Seigneur ouvrirait les écluses des cieux et déverserait sur moi les bénédictions en abondance (voir Malachie 3: 10). Ma mère m'a appelée et m'a demandé de faire l'inventaire de mon placard et de choisir ce que je voulais laisser et ce que ma sœur pourrait utiliser. Pendant que je triais mes vêtements, j'ai trouvé un porte-monnaie si minuscule qu'il tenait dans le creux de ma main. Je me suis rappelé l'avoir reçu bien des années auparavant et y avoir caché mes premières économies. Je l'ai ouvert et, oh, merveille ! proprement rangé à l'intérieur, il y avait l'argent que j'y avais mis de nombreuses années auparavant. Cela suffirait pour payer deux places pour Santiago. J'ai invité mon père, qui n'est pas membre de l'Église, à m'accompagner jusqu'au centre de formation des missionnaires. Les années ont passé, mais je me souviens encore de cette réponse à ma prière. Cela m'a aidée à me souvenir combien le pouvoir et la miséricorde de notre Père céleste sont grands. Gloria Olave est membre de la première branche (espagnole) de Paterson du district de Paterson, au New Jersey. DAVID A MONTRÉ LA VOIE
par Sorgio Arroyo J’étais missionnaire à Antafagasta, au Chili. Mon compagnon et moi, nous instruisions une jeune fille et son frère, qui avait huit ans. A la deuxième leçon, son frère a invité David Marin, un camarade de son âge. David était jeune et il ne savait pas encore lire. Mais il nous regardait attentivement, nous écoutait avec enthousiasme et il a demandé un exemplaire du Livre de Mormon. Mon compagnon et moi nous nous sommes regardés. Puisque David ne savait pas lire, nous avons décidé en silence de ne pas lui donner de Livre de Mormon. Plus tard, nous avons rencontré par hasard David dans la rue. Il nous a dit : « Bonjour, les missionnaires, quand allez-vous me donner mon Livre de Mormon ? » Pensant encore qu'il n'en aurait pas l’utilité, nous avons laissé passer une seconde fois l'occasion. Après tout, il n'avait que huit ans. Quand nous avons enseigné la troisième leçon à la jeune fille et à son frère, le petit David était encore là. Après la leçon, il nous a encore demandé, l'air un peu ennuyé, cette fois : « Où est donc mon Livre de Mormon ? » Je l'ai regardé et j'ai eu une impression étrange. En souriant, j'ai essayé de lui expliquer pourquoi nous ne lui avions pas donné de livre : « Tu ne sais pas lire, David. » Son visage s'est assombri, Mais alors, la pensée m'est venue que ses parents pouvaient le lire. J'ai donc ajouté : « Mais tes parents peuvent le faire. Allons leur parler. » David a souri, a sauté de joie et nous a emmenés chez lui. Nous y avons rencontré son père, Don Astemio, sa mère, Maria, ses sœurs, Macarena et Valeska, qui avaient toutes deux onze ans, et son petit frère d'un an. Les Marin formaient une famille humble et aimante. Le père avait été un athlète de bon niveau mais, frappé de la maladie de Parkinson il y avait environ sept ans, il devait garder le lit depuis deux ans. Après avoir écouté les leçons, David, Macarena et Valeska se sont fait baptiser mais pas Don Astemio en raison de sa maladie. Sa femme, Maria, ne s'est pas fait baptiser non plus. Nous avons continué à rendre visite à cette famille et, un jour, Don Astemio a déclaré : « Demain, je vais me faire baptiser et après, je serai guéri. » En entendant ces paroles, j'ai ressenti une grande joie, mais aussi de la peur. Je savais que sa foi avait grandi, mais qu'arriverait-il s'il n'arrivait pas à marcher après son baptême ? J'ai essayé de lui expliquer que le baptême le guérirait spirituellement, mais que c'était Dieu qui choisissait d'accorder ou non la guérison physique. Malgré tout ce que mon compagnon et moi nous disions, il était toujours certain qu'après son baptême, il marcherait. Ce soir-là, je me suis agenouillé et j'ai demandé en prière à notre Père céleste que sa volonté se fasse. Après cela, j'ai ressenti une grande paix. Le lendemain matin, Don Asternio s'est levé avec beaucoup de difficultés. Il ne pouvait pas faire un seul pas sans aide. Lorsque nous sommes arrivés à l'église, nous devions monter un long escalier pour arriver au deuxième étage. Nous étions tous émus par les grands efforts et la douleur de Don Astemio lorsqu'il montait cet escalier, marche après marche. Lorsqu'il est enfin entré dans la salle, les membres qui s'y trouvaient nous ont regardés, surpris. Lorsque Don Astemio est sorti de l’eau j'ai vu qu'il avait une grande foi, mais son état de santé était toujours le même. Il ne pouvait pas se tenir debout tout seul. Nous l'avons laissé chez lui après le service de baptême. Il n'a pas voulu aller se coucher mais est resté assis calmement dans un fauteuil. Le lendemain, nous sommes passés lui rendre visite. En approchant de chez lui, nous avons vu le petit David qui jouait au ballon dehors, et Don Astemio courait et jouait avec son fils. Je pouvais à peine en croire mes yeux. En pleurant, j'ai remercié en moi-même notre Père céleste de son grand amour. Deux semaines plus tard, Maria s'est fait baptiser. La guérison de Don Astemio était extraordinaire, mais je remercie surtout le Seigneur d'avoir accordé une bénédiction remarquable à cette famille. Si ce n'avait été que nous, mon compagnon et moi, nous aurions continué à ne pas faire attention au petit David, mais le Seigneur savait quelque chose que nous ignorions. Il savait que ce serait par l'intermédiaire de cet enfant qu'une famille entière viendrait à son Église et serait aidée de manières que nous n'imaginions pas. Sergio Arroyo
est membre de la paroisse de Los Presidentes, dans le pieu de Nunoa, à
Santiago, au Chili.
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