CONSEILS ET PRIÈRE D’UN PROPHÈTE POUR LA JEUNESSE

Par Gordon B. Hinckley

Président de l'Église

Je crois qu'il n'y a jamais eu pareille réunion dans notre Église. Vous êtes très nombreux ici ce soir. Vous faites vraiment plaisir à voir.

Certains d'entre vous sont venus avec des doutes. Certains avec de grandes attentes. Je veux que vous sachiez que j'ai passé du temps à genoux à demander au Seigneur de m'accorder le pouvoir et la capacité de vous toucher, et des mots qui vous iront droit au cœur.

En plus des personnes ici présentes, des centaines de milliers d'autres se sont jointes à nous. Je souhaite la bienvenue à chacun de vous, je suis heureux de cette occasion exceptionnelle de m'adresser à vous et je suis conscient de son importance.

Je suis maintenant âgé, j'ai plus de 90 ans. J'ai eu une longue vie et j'ai toujours eu beaucoup d'amour pour les jeunes gens et les jeunes filles de notre Église. Vous êtes véritablement un groupe merveilleux. Vous parlez différentes langues. Vous faites tous partie d'une grande famille. Mais vous êtes aussi des individus, chacun avec ses problèmes, chacun souhaitant des réponses aux questions qui le rendent perplexe ou qui le préoccupent. Nous vous aimons profondément et nous prions constamment pour savoir comment vous aider. Votre vie est remplie de décisions difficiles à prendre, ainsi que de rêves, d'attentes et d'espoirs de trouver ce qui vous apportera la paix et le bonheur.

Il y a longtemps, bien longtemps j'ai eu votre âge. Je n'avais pas de problème avec la drogue ou la pornographie parce qu'on n'y avait pas accès à l'époque. Je me faisais du souci pour mes études et ce qu'elles m'apporteraient. C'était au moment de la terrible dépression économique. Je me demandais comment je pourrais gagner ma vie. Après avoir fini mes études universitaires, je suis parti en mission. Je suis allé en Angleterre. J'ai d'abord pris le train jusqu'à Chicago où j'ai traversé la ville en bus, puis j'ai continué jusqu'à New York où j'ai pris un bateau à vapeur jusqu'aux îles Britanniques. Alors que j'étais dans le bus à Chicago, une femme a demandé au chauffeur: « Quel est ce bâtiment devant nous ? » « C'est le siège de la chambre de commerce de Chicago, madame. Chaque semaine il y a un homme ruiné qui se jette d'une de ces fenêtres. Il n'a plus de raison de vivre. »

C'était l'esprit de l'époque. Des temps durs et affreux. Celui qui ne les a pas vécus ne pourra jamais les comprendre pleinement. J'espère de tout mon cœur que nous ne reverrons jamais rien de semblable.

Aujourd'hui, vous êtes au seuil de la vie adulte. Vous vous faites aussi du souci à propos de vos études. Vous vous faites du souci à propos du mariage. Vous vous faites du souci à propos de nombreuses choses. Je vous fais la promesse que Dieu ne vous oubliera pas si vous marchez dans ses voies en vous laissant guider par ses commandements.

Nous sommes à une époque de grandes possibilités. Vous avez beaucoup de chance de la vivre. Jamais dans l'histoire de l'humanité, la vie n'a offert tant de possibilités et de difficultés. Lorsque je suis né, la durée de vie moyenne d'un homme ou d'une femme aux États-Unis et dans d'autres pays occidentaux était de 50 ans. Maintenant, elle est de plus de 75 ans. Imaginez-vous cela ? En moyenne vous pouvez espérer vivre 25 ans de plus que quelqu'un qui vivait en 1910.

Nous sommes à une époque d'explosion des connaissances. Par exemple, lorsque j'avais votre âge, il n'y avait pas d'antibiotiques. Tous ces merveilleux médicaments ont été découverts et mis au point par la suite. Certains des fléaux de la terre ont disparu. La variole décimait des populations entières. Elle a complètement disparu. C'est un miracle. La polio était la terreur de toutes les mères. Je me souviens avoir rendu visite à un homme atteint de polio à l'hôpital. Il était dans un grand poumon d'acier qui actionnait ses poumons en pompant de l'air. Il n'avait pas d'espoir de survie ; il ne pouvait pas respirer de manière autonome. Il est mort, laissant sa femme et ses enfants. Cette maladie terrible a disparu. C'est aussi un miracle. Et il en est ainsi dans d'autres domaines.

Bien sûr, vous rencontrez des difficultés. Toutes les générations qui ont vécu sur la terre ont rencontré des difficultés. Nous pourrions passer toute la soirée à en parler. Mais, comparées à toutes les difficultés du passé, celles que nous avons aujourd'hui sont, je pense, plus faciles à résoudre. Je dis cela parce que l'on peut les surmonter. Elles concernent en grande partie des décisions personnelles de mode de conduite, des décisions que l'on peut prendre et respecter. Et lorsqu'on le fait, la difficulté est surmontée.

Je suppose que la plupart d'entre vous font des études. Je suis heureux que vous ayez cette possibilité et ce désir. J'espère que vous étudiez avec diligence et que votre grande ambition est d'avoir les meilleures notes dans vos différentes cours. J'espère que vos professeurs seront généreux envers vous, que vous aurez les meilleurs résultats et ferez d'excellentes études. Je ne pourrais rien vous souhaiter de mieux pour votre travail scolaire.

Ce soir, je vais laisser vos professeurs vous donner les bonnes notes que j'espère que vous méritez. Moi, je vais vous parler de ce que vous devez « être ». Votre rôle est de travailler pour obtenir de bonnes notes, mon rôle à moi est de vous dire ce que vous devez « être ».

1. Soyez reconnaissants.

2. Soyez intelligents.

3. Soyez purs.

4. Soyez sincères.

5. Soyez humbles.

6. Soyez adonnés à la prière.

Pourquoi ne répétez-vous pas avec moi ces « manières d'être », puis nous parlerons de chacune d'elles. D'accord ?

1. Soyez reconnaissants.

2. Soyez intelligents.

3. Soyez purs.

4. Soyez sincères.

5. Soyez humbles.

6. Soyez adonnés à la prière.

Soyez reconnaissants. Il y a un petit mot qui signifie peut-être plus que tous les autres. Il s'agit de « merci ». Il y a un mot comparable dans toutes les langues : gracias, danke, obrigado, domo.

L'habitude de dire merci est un signe de bonne éducation. De qui le Seigneur est-il mécontent ? Il mentionne ceux qui ne confessent pas sa main en toutes choses (voir D&A 59:21). C'est-à-dire, ceux qui parlent sans exprimer de reconnaissance. Ayez le cœur rempli de gratitude, mes chers amis. Soyez reconnaissant des merveilleuses bénédictions qui sont les vôtres. Soyez reconnaissants des possibilités formidables que vous avez.

Soyez reconnaissants de vos parents qui se soucient tant de vous et qui travaillent si dur pour subvenir à vos besoins. Dites-leur que vous êtes reconnaissants. Dites merci à votre mère et à votre père. Dites merci à vos amis. Dites merci à ceux qui vous instruisent. Exprimez votre appréciation à tous ceux qui vous font une faveur ou vous aident d'une manière ou d'une autre.

Remerciez le Seigneur de sa bonté à votre égard. Remerciez le Tout-Puissant de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ, qui a fait pour vous ce que personne d'autre au monde ne pouvait faire. Remerciez-le de son magnifique exemple, de ses prodigieux enseignements et de la main qu'il nous tend pour nous édifier et nous aider. Pensez au sens de son expiation infinie. Lisez ce qui le concerne et lisez ses paroles dans le Nouveau Testament et dans 3 Néphi dans le Livre de Mormon. Lisez-les calmement pour vous puis méditez à leur sujet. Exprimez toute votre reconnaissance à votre Père céleste pour le don de son Fils bien-aimé.

Remerciez le Seigneur de sa merveilleuse Église rétablie à cette époque remarquable de l'histoire. Remerciez-le de tout ce qu'elle vous offre. Remerciez-le pour vos amis, les personnes qui vous sont chères, votre père, votre mère, vos frères, vos sœurs et votre famille. Qu'un esprit de gratitude vous guide jour et nuit. Travaillez-y. Vous découvrirez que cela donne de merveilleux résultats.

Mon deuxième conseil: Soyez intelligents.

Vous entrez dans l'époque la plus compétitive que le monde ait connue. L'esprit de compétition règne partout autour de vous. Vous avez besoin de toute l'instruction que vous pouvez recevoir. Passez-vous de voiture et de tout ce qui sera nécessaire pour cela mais qualifiez-vous pour travailler dans le monde. Dans une grande mesure, le monde vous paiera en contrepartie de ce qu'il croit que vous valez, et votre valeur croîtra si vous acquérez de l'instruction et des compétences dans le domaine que vous choisissez.

Vous êtes membres d'une Église qui enseigne l'importance de l'instruction. Le Seigneur vous a donné la mission d'éduquer votre esprit, votre cœur et vos mains. Le Seigneur a dit: « Enseignez diligemment... les choses qui se trouvent dans le ciel, sur la terre et sous la terre; les choses qui ont été, les choses qui sont, les choses qui doivent arriver sous peu ; les choses qui se passent au pays, les choses qui se passent à l'étranger ; les guerres et les perplexités des nations, et les jugements qui sont sur le pays ; et aussi les pays et les royaumes, afin que vous soyez préparés en tout » (voir D&A 88:78-80).

Remarquez que ce n'est pas moi qui le dis, mais le Seigneur qui vous aime. Il veut que vous entraîniez votre esprit et vos mains afin d'exercer une bonne influence pendant le reste de votre vie. Et si vous le faites et si vous accomplissez des choses honorables et excellentes, vous honorerez l'Église car vous serez considérés comme des hommes ou des femmes intègres et capables de travailler consciencieusement. Soyez intelligents. Ne soyez pas stupides. Vous ne pouvez pas donner le change ni tromper les autres sans vous tromper vous-mêmes.

Il y a de nombreuses années, j'ai travaillé pour les chemins de fer aux bureaux centraux de Denver. J'étais responsable de ce que l'on appelle le suivi du trafic passagers. A cette époque, presque tout le monde voyageait par le train. Un matin, j'ai reçu un appel de mon homologue de Newark, dans le New Jersey. Il m'a dit : « Le train numéro untel est arrivé, mais sans le fourgon des bagages. 300 voyageurs ont perdu leurs bagages et ils sont furieux. »

Je me suis immédiatement mis au travail pour savoir où le fourgon pouvait se trouver. J'ai appris qu'il avait été correctement chargé et mis dans le bon convoi à Oakland en Californie. Il avait été dirigé vers notre voie ferrée de Salt Lake City, était allé à Denver, puis jusqu'à Pueblo, puis mis sur une autre ligne et envoyé à Saint-Louis. Mais, à la gare de triage de Saint-Louis, un aiguilleur distrait avait déplacé une petite pièce métallique d'une dizaine de centimètres seulement, une commande d'aiguillage, puis avait tiré le levier pour détacher le fourgon. Nous nous sommes aperçus qu'un fourgon à bagages devant être à Newark, dans le New Jersey, se trouvait en réalité à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, à 2400 kilomètres de sa destination. Le déplacement de cette manette de moins d'une dizaine de centimètres par un employé distrait de la gare de triage de Saint-Louis avait mal aiguillé le fourgon et la distance qui le séparait de sa destination réelle s'était allongée singulièrement. Il en est de même dans notre vie. Au lieu de suivre une voie régulière, nous sommes attirés dans une autre direction par une idée fausse. L'écart avec notre destination initiale peut être insignifiant, mais si nous continuons dans la direction le tout petit écart devient très grand et nous nous trouvons loin du but que nous nous étions fixé.

Vous est-il déjà arrivé d’ouvrir un portail de ferme qui mesure près de cinq mètres ? Quand on l'ouvre, il a une très large portée. Bien que l'extrémité du côté des charnières se déplace très peu, à l'autre bout, le mouvement est grand. Ce sont les petits pivots sur lesquels tourne la vie qui font pour nous les grandes différences, mes chers jeunes amis.

Soyez intelligents. Le Seigneur veut que vous éduquiez vous intelligence et vos mains, quelle que soit l'activité que vous avez choisie, que ce soit la réparation des réfrigérateurs ou la chirurgie, vous devez acquérir une formation. Recherchez la meilleure formation possible. Devenez un artisan intègre dans le monde qui s'offre à vous. Je le répète, vous ferez honneur à l'Église et vous recevrez d'abondantes bénédictions du fait de cette formation.

Il ne fait aucun doute, absolument aucun doute, que les études paient. Ne compromettez pas vos chances. Si vous le faites, vous le paierez pendant longtemps.

Mon troisième conseil : Soyez purs. Nous vivons dans un monde plein de souillure et de choses répugnantes, un monde qui sent le mal. Il est tout autour de nous. Sur les écrans de télévision. Au cinéma. Dans la littérature populaire. Sur l'Internet. Vous ne pouvez pas vous permettre de le regarder, mes chers amis. Vous ne pouvez pas vous permettre de laisser le poison de l'impureté vous toucher. Écartez-vous-en. Abstenez-vous-en. Vous ne pouvez pas emprunter et regarder des vidéos qui représentent des choses dégradantes. Vous qui détenez la sainte prêtrise de Dieu, vous ne pouvez pas y associer cette souillure.

Abstenez-vous de parler grossièrement. Ne prenez pas le nom du Seigneur en vain. Au milieu des éclairs du mont Sinaï, le doigt du Seigneur a écrit sur les tables de pierre : « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain » (Exode 20:7).

Ce n'est pas un signe de virilité d'utiliser négligemment en vain et d'une manière irrespectueuse le nom du Tout-Puissant ou de son Fils bien-aimé, comme beaucoup de gens ont tendance à le faire.

Choisissez soigneusement vos amis. C'est eux qui vous conduiront dans une direction ou dans une autre. Tout le monde veut avoir des amis. Tout le monde a besoin d'amis. Personne ne souhaite s'en passer. Mais ne perdez jamais de vue que ce sont vos amis qui vous conduiront sur le chemin que vous emprunterez.

Vous devez vous montrer amicaux avec tout le monde, mais choisissez avec grand soin ceux que vous souhaitez avoir dans votre entourage. Ils seront votre protection dans les situations où vous risquez d'hésiter dans vos choix, et vous aurez peut-être l'occasion de les sauver à votre tour.

Soyez purs. Ne gâchez pas votre temps à des distractions destructrices. Un spectacle a été récemment monté par un groupe itinérant ici dans la vallée du lac Salé. On m'a dit qu'il était impur, lascif et mauvais à tout point de vue. Les jeunes de notre région ont payé l'entrée de 25 à 35 dollars. Qu'ont-ils eu en échange de leur argent ? Rien qu'une voix séductrice pour les attirer vers les choses sales de la vie. Mes chers amis, je vous supplie de vous abstenir de cela. Cela ne vous fera aucun bien. Cela ne peut vous faire que du mal.

Je me suis adressé récemment à vos mères et à vos pères. Entre autres choses, je leur ai parlé des tatouages.

Quelle création est plus magnifique que le corps humain ? Quelle merveille que cette œuvre suprême du Tout-Puissant !

Dans une lettre aux Corinthiens, Paul a dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?

« Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes » (1 Corinthiens 3:16-17).

Avez-vous déjà pensé que votre corps est sacré ? Vous êtes un enfant de Dieu. Il a créé votre corps. Allez-vous défigurer cette création par des représentations de personnes, des animaux et des textes gravés sur votre peau ?

Je vous promets que, si vous avez des tatouages, le temps viendra où vous regretterez vos actions. Il est impossible de s'en débarrasser en se les lavant. Ils sont indélébiles. Ils ne peuvent être enlevés que par un procédé coûteux et douloureux. Si vous êtes tatoués, vous le resterez probablement jusqu'à la fin de votre vie. Je crois que le temps viendra où cela vous embarrassera. Abstenez-vous-en. En Frères qui vous aiment, nous vous supplions de ne pas manquer à ce point de respect pour le corps que le Seigneur vous a donné.

Parlons des boucles d'oreilles et des anneaux portés dans d'autres parties du corps. Cela n'est pas viril. Cela n'est pas attirant. Vous, jeunes hommes, êtes plus beaux sans eux et je crois que vous vous sentirez mieux sans cela. Et vous, jeunes filles, il est inutile de vous couvrir les oreilles de boucles ou d'anneaux de haut en bas. Une seule paire discrète est suffisante.

Je parle de ces choses, parce qu'elles ont trait à votre corps.

Comme une jeune fille soignée à l'esprit et au corps purs est réellement belle ! Elle est une fille de Dieu et son Père céleste est fier d'elle. Comme un jeune homme soigné est beau ! Il est un fils de Dieu jugé digne de détenir la sainte prêtrise de Dieu. Il n'a pas besoin de tatouage, ni de boucle d'oreille, ni d'anneau sur ou dans son corps. La Première Présidence et le Collège des Douze désapprouvent unanimement ces choses.

Et pendant que j'en suis à parler de ces choses, je veux insister encore sur la pornographie. Elle est devenu une affaire de dix milliards de dollars aux États-Unis et enrichit quelques hommes au détriment de milliers et de milliers de personnes qui en sont les victimes. Écartez-vous-en. Cela procure des excitations mais cela vous détruira. Cela pervertira vos sens. Cela développera en vous un appétit qui vous poussera à faire n'importe quoi pour l'apaiser. N'essayez pas non plus d'établir des contacts sur l'Internet ou sur des sites de conversation. Ils peuvent vous plonger dans un abîme de chagrin et d'amertume.

Je dois également dire un mot concernant la drogue. Vous savez ce que j'en pense, qu'il s'agisse d'une sorte de drogue ou d'une autre. Elle vous détruira si vous en consommez. Vous deviendrez son esclave. Une fois en son pouvoir, vous ferez n'importe quoi pour en procurer davantage.

J'ai été stupéfait d'apprendre en regardant une émission de télévision que, dans vingt pour cent des cas, ce sont les parents qui initient leurs enfants à la drogue. Je n’arrive pas à comprendre comment des parents peuvent être aussi stupides. Quel avenir pour leurs enfants, autre que l'esclavage, peuvent-ils voir dans la drogue ? La drogue détruit complètement ceux qui tombent dans la dépendance.

Je vous recommande, je vous supplie, jeunes gens et jeunes filles remarquables, de ne pas y toucher du tout. Il n'est pas nécessaire que vous en fassiez l'expérience. Regardez autour de vous et voyez les effets qu'elle a eus sur d'autres. Aucun garçon, aucune fillette, aucun jeune homme, aucune jeune fille de l'Église n'a besoin d'y toucher, même pour essayer. Fuyez ces produits qui entraînent la dépendance et qui ont des influences néfastes sur l'esprit.

Et maintenant, quelques mots sur le problème le plus commun et le plus difficile à résoudre pour les jeunes gens et les jeunes filles. Il s'agit des relations que vous avez entre vous. Vous avez affaire avec l'instinct humain le plus puissant. Il n'y a sans doute que la volonté de survivre qui le surpasse.

Pour accomplir un grand dessein, le Seigneur a fait en sorte que nous nous soyons attirants les uns pour les autres. Mais, si on ne la maîtrise pas, cette attirance devient aussi dangereuse qu'un baril de poudre. Elle est belle lorsqu'elle est traitée de la bonne manière. Elle est mortelle quand nous ne la maîtrisons pas.

Voilà pourquoi l'Église déconseille de sortir trop tôt en couple. Cette règle n'est en aucune manière destinée à vous nuire. Elle est faite pour vous aider et elle le fera si vous la suivez de plein gré.

Quand on sort régulièrement en couple trop tôt, cela tourne très souvent à la tragédie. Des études ont montré que plus un garçon et une jeune fille sortent ensemble, plus ils ont de risques d'avoir des ennuis.

Il vaut mieux, mes amis, sortir avec diverses personnes jusqu'à ce que vous soyez prêts au mariage. Amusez-vous bien, mais abstenez-vous de familiarités. Restez maîtres de vos mains. Ce n'est peut-être pas facile, mais c'est possible.

Vous, jeunes gens, qui envisagez de partir en mission, vous devez savoir que le péché sexuel vous empêcherait de le faire. Vous pensez peut-être que vous pouvez le cacher. Une longue expérience a montré que non. Pour que votre mission soit efficace, vous devez avoir la présence de l'Esprit du Seigneur et le fait de cacher la vérité n'est pas compatible avec cet Esprit. Tôt ou tard, vous vous sentirez poussés à confesser vos transgressions. Sir Galahad a dit à juste titre : «J'ai la force de dix personnes parce que j'ai le cœur pur» (Alfred, lord Tennyson, Sir Galahad, 1842, strophe 1).

Mes chers jeunes amis, pour ce qui a trait à la sexualité, vous savez ce qui est juste. Vous savez quand vous êtes en terrain dangereux, où il est si facile de buter et de glisser dans le piège de la transgression. Je vous supplie d'être prudents, de vous tenir en lieu sûr, à distance du bord de la falaise du péché d'où il est si facile de tomber. Préservez-vous des maux de la transgression sexuelle et des ténèbres et de la désillusion qui l'accompagnent. Marchez en pleine lumière, dans la paix qu'apporte l'obéissance aux commandements du Seigneur.

A présent, si l'un d'entre vous a franchi la ligne de sécurité et a peut-être déjà transgressé, y a-t-il de l'espoir pour lui ? Bien sûr que oui. S'il y a repentir sincère, il y aura pardon. Ce processus commence par la prière. Le Seigneur a dit : « Voici, celui qui s'est repenti de ses péchés est pardonné, et moi, le Seigneur, je ne m'en souviens plus » (D&A 58:42). Parlez de votre fardeau avec vos parents, si vous le pouvez. Et, à tout prix, confessez-vous à votre évêque qui est prêt à vous aider.

Mon conseil suivant : Soyez loyaux.

Shakespeare a dit : « Sois véridique avec toi-même d'où découlera, comme du jour la nuit, que tu ne seras faux pour personne » (Hamlet, acte I, scène 3, verset 75, traduction de André Gide). Vous avez un patrimoine superbe. Vous avez des ancêtres d'une grande noblesse. Beaucoup d'entre vous descendent de pionniers qui sont morts par milliers en témoignage de la véracité de cette œuvre. S'ils vous voyaient, ils vous lanceraient cette supplication : Soyez fidèles. Soyez loyaux. Tous bien ancrés dans la foi de nos pères, [suivez] la voie de ces martyrs, vos frères. » Ils diraient : « Foi de nos pères, sainte foi, nous te serons fidèles jusqu'à la mort » (voir Cantiques numéro 164 et Hymns numéro 84).

Et vous, qui ne descendez pas de pionniers, vous appartenez à une Église qui doit sa force à la loyauté et à l'attachement indéfectible de ses membres depuis des générations. C'est merveilleux d'appartenir à une société dont les buts sont nobles, dont les réalisations sont extraordinaires, dont l’œuvre est édifiante, et même héroïque. Soyez loyaux à l’Église en toutes circonstances. Je vous fais la promesse que les autorités de l'Église ne vous égareront pas. Elles vous conduiront sur le chemin du bonheur.

Vous, qui êtes membres de l'Église, avez le devoir de lui être loyaux. C'est votre Église. Vous avez une grande responsabilité dans votre appel, comme j'en ai une dans le mien. L'Église vous appartient tout autant qu'à moi. Vous avez embrassé l'Évangile. Vous avez contracté une alliance dans les eaux du baptême. Et vous l'avez renouvelée chaque fois que vous avez pris la Sainte-Cène. Vous ferez encore d'autres alliances quand vous vous marierez au temple. Vous ne pouvez pas les prendre à la légère. Elles sont, elles aussi, quelque chose de très important. L’œuvre même de Dieu est destinée à réaliser l'immortalité et la vie éternelle de ses fils et de ses filles.

Marchez par la foi devant lui, la tête haute, fiers d'appartenir à cette grande cause et au royaume qu'il a rétabli sur la terre dans cette dernière dispensation de la plénitude des temps. Pourquoi ? Pour vous apporter le bonheur.

Soyez fidèles à vos convictions. Vous savez ce qui est bien et ce qui est mal. Vous savez quand vous agissez bien. Vous savez quand vous apportez de la force à la cause du bien. Soyez loyaux. Soyez fidèles, mes chers compagnons dans ce royaume magnifique.

Cinquièmement : Soyez humbles.

Il n'y a pas de place pour l'arrogance dans notre vie. Il n'y a pas de place pour la vanité. Il n'y a pas de place pour l'égotisme. Nous avons une œuvre, de grandes choses à accomplir. Nous avons besoin d'être guidés dans les études que nous poursuivons. Nous avons besoin d'aide pour choisir un conjoint pour l'éternité.

Le Seigneur a dit : « Sois humble, et le Seigneur, ton Dieu, te conduira par la main et te donnera la réponse à tes prières » (D&A 112:10).

Quelle promesse extraordinaire contient cette déclaration ! Si nous sommes dépourvus de vanité, d'orgueil et d'arrogance, si nous sommes humbles et obéissants, alors le Seigneur nous conduira par la main et répondra à nos prières. Que pourrions-nous demander de plus ? Rien n'est comparable à cette promesse.

Dans le magnifique sermon sur la montagne, le Sauveur a déclaré : « Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre » (Matthieu 5:5).

Pour moi, les débonnaires et les humbles sont les gens qui acceptent qu'on les instruise. Ils sont disposés à apprendre. Ils sont disposés à écouter les murmures de la petite voix douce pour être guidés. Ils placent la sagesse du Seigneur au-dessus de la leur.

Cela m'amène à mon dernier conseil : Soyez adonnés à la prière.

Vous ne pouvez pas réussir tout seuls. Je regarde cette nombreuse assemblée, et je sais que vous êtes des jeunes qui prient, qui s'agenouillent et parlent avec le Seigneur. Vous savez qu'il est la source de toute sagesse.

Vous avez besoin de son aide et vous le savez. Vous ne pouvez pas réussir tout seuls. Vous vous en rendrez compte de plus en plus au fil des années. Vivez donc de manière à pouvoir parler au Seigneur avec une bonne conscience. Agenouillez-vous et remerciez-le de sa bonté pour vous et exprimez-lui les justes aspirations de votre cœur. Ce qui est miraculeux, c'est qu'il entend. Il répond. Pas toujours comme nous le voudrions, mais je n'ai aucun doute qu'il répond.

Jeunes gens et jeunes filles, vous avez une immense responsabilité. Vous êtes le produit de toutes les générations qui vous ont précédés. Tout ce qui constitue votre corps et votre esprit vous a été transmis par l'intermédiaire de vos parents. Un jour, vous deviendrez parents et vous transmettrez aux générations suivantes les qualités physiques et mentales que vous avez reçues du passé. Ne brisez pas la chaîne des générations de votre famille. Préservez-en la force. Tant de choses dépendent de vous. Vous avez une immense valeur. Vous signifiez tant pour l’Eglise. Elle ne pourrait être ce qu'elle est sans vous. Soyez fiers de votre patrimoine de fils et de filles de Dieu et faites-lui honneur. Demandez à Dieu de vous donner de l'intelligence et de vous guider. Marchez selon ses préceptes et ses commandements.

Vous pouvez vous amuser. Bien sûr que vous le pouvez ! Nous voulons que vous vous amusiez. Nous voulons que vous profitiez de la vie. Nous ne voulons pas que vous soyez prudes. Nous voulons que vous soyez énergiques et joyeux, que vous chantiez et dansiez, que vous riiez et soyez heureux.

Mais, ce faisant, soyez humbles et adonnés à la prière, et vous aurez la faveur du ciel.

Je ne pourrais rien souhaiter de mieux pour vous sinon que votre vie soit fructueuse, que vous serviez avec dévouement et de manière désintéressée, que vous contribuiez à accroître la connaissance et le bien-être du monde dans lequel vous vivez, et que vous le fassiez humblement et fidèlement devant votre Dieu. Il vous aime. Nous vous aimons. Nous voulons que vous soyez heureux, que vous réussissiez, que vous apportiez de grandes contributions au monde où vous vivez et que vous participiez au développement continuel de l’œuvre du Seigneur.

Eh bien, mes frères et sœurs, ce sont là mes conseils Soyez reconnaissants, soyez intelligents, soyez purs, loyaux, soyez humbles, soyez adonnés à la prière.

En conclusion, je fais cette prière en votre faveur :

O, Dieu, Père éternel, moi, ton serviteur, je m'incline en prière devant toi en faveur de ces jeunes, qui sont réunis ce soir en assemblées partout dans le monde. Veuille leur accorder ta faveur. Veuille les écouter quand ils s’adressent à toi en prière. Veuille les conduire doucement par la main dans la direction qu'ils doivent suivre.

Veuille les aider à suivre le chemin de la vérité et de la justice et les garder des maux du monde. Bénis-les afin qu'ils soient gais parfois et sérieux parfois, qu'ils savourent la vie et qu'ils la vivent pleinement. Bénis-les, eux, tes fils et tes filles chéris, afin que leurs voies soient acceptables devant toi. Chacun d'eux est ton enfant, doté de la capacité de faire des choses grandes et nobles. Garde-les sur la voie qui mène à l'accomplissement. Préserve-les des erreurs qui pourraient les détruire. S'ils se sont égarés, pardonne-leur leurs offenses, et ramène-les sur la voie de la paix et de la progression. Plein de reconnaissance pour eux, je te prie humblement de leur accorder tes bénédictions, avec amour et affection, au nom du Seigneur Jésus-Christ, qui porte le fardeau de nos péchés. Amen.

Texte du discours adressé aux jeunes et aux jeunes adultes le 12 novembre 2000 dans le centre de conférence de Salt Lake City et transmis par satellite dans toute l'Église.

 

l Accueil l Écritures l Livres l Magazines l Études l Médias l Art l