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LE MOT DE MICHAELpar Camielle
Coll-Tarbet Je ne sais pas très bien pourquoi maman m'a montré ce mot, cette après-midi là. Aînée de six enfants, j'étais en avant-dernière année d'études secondaires, et j'étais impatiente d'obtenir mon diplôme et de pouvoir m'installer ailleurs. J'en avais assez de devoir montrer le bon exemple et de garder mes frères et soeurs chaque fois que mes parents voulaient sortir. Ma mère devait savoir que le mieux qu'elle pouvait faire pour moi, ce jour là, c'était de me montrer le mot de Michael. J'étais rentrée chez nous plus tôt que mes trois frères et mes deux soeurs. J'avoue avoir manqué de patience lorsque ma mère m'a dit : « Je veux te montrer quelque chose. » Je l'ai suivie dans la chambre de mon frère où elle a ramassé un mot qui se trouvait sur son oreiller. Dans ses pattes de mouche de garçon de 11 ans, Michael avait écrit : « Je ne rentrerai pas à la maison ce soir. Je ne fais pas partie de cette famille. » J'avais le visage baigné de larmes. Maman m'a dit: « Allons le chercher à l'école, aujourd'hui. » J'avais la gorge trop serrée pour pouvoir dire quoi que ce soit. J'ai acquiescé à ce que disait ma mère et je me suis dit: « Personne de notre famille n'aura plus jamais ce sentiment. » Nous sommes arrivées à l'école juste au moment de la sortie des classes. Michael a été surpris de nous voir mais il était heureux que nous soyons venues. Il n'a jamais parlé de son mot. Il n'en a jamais écrit d'autre. Michael et moi sommes devenus les meilleurs amis. Bien que nous ayons parfois été séparés par des milliers de kilomètres quand j’ai quitté la maison après mes études secondaires, nous avons gardé un bon contact. Le jour où j'ai vu le mot de Michael, j'ai compris que rien n'est plus important que les membres de notre famille. Camielle
Call-Tarbet est membre de la 12e paroisse de Smithfteld, pieu de
Smithfield nord en Utah.
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