MESSAGE DES INSTRUCTRICES VISITEUSES

VIVRE SELON SES MOYENS

Bien que la terre et tout ce qui s'y trouve appartiennent au Seigneur, il confie une partie de ses richesses à chacun d'entre nous. Joe J. Christensen, alors membre de la présidence des soixante-dix, a expliqué : « Nos ressources sont une intendance ; elles ne nous appartiennent pas. Je suis certain que nous serons littéralement appelés à rendre compte devant Dieu de la manière dont nous les avons utilisées pour faire du bien aux autres et pour édifier le Royaume » (Cupidité, égoïsme et manque de retenue, L'Étoile, juillet 1999, p. 11). Qu'il nous échoit une grande ou une petite part, nous pouvons être des intendants responsables si nous appliquons des principes justes.

UTILISATION D'UN BUDGET

Beaucoup de familles trouvent utile d'élaborer un budget (voir Marvin J. Ashton, Guide des finances familiales, Le Liahona, avril 2000, pp. 42-47). Lorsque l'on fait un budget, les premières dépenses à prendre en compte sont la dîme et les contributions à l'Église. Ces contributions nous aident à nous acquitter de notre devoir de donner de nos biens aux pauvres et aux affligés (voir D&A 105:3). Le fait de payer honnêtement sa dîme est d'une importance cruciale pour contribuer à l'édification du royaume et constitue notre plus grande protection financière, car le Seigneur a promis que si nous gardons ce commandement, il ouvrira les écluses des cieux (voir Malachie 3:10).

Le Seigneur peut ouvrir ces écluses de nombreuses manières. Spencer W. Kimball (1895-1985) a expliqué que « le Seigneur peut nous donner un salaire plus élevé... plus de sagesse pour dépenser notre argent ... une meilleure santé... [et] nous aider à mieux comprendre comment trouver un meilleur emploi » (The Teachings of Spencer W. Kimball, édité par Edward L. Kimball, 1982, p. 212).

Après avoir fait le budget des dépenses nécessaires, y compris l'épargne, il faut tenir compte de ce qui n'est pas indispensable et que la famille juge souhaitable.

PARTAGER AVEC LES AUTRES

L'une des utilisations les plus valables de nos biens consiste à les partager avec les autres. C. S. Lewis a écrit: « Si ce que nous donnons ne nous gêne pas... c'est que nous donnons trop peu. Il devrait y avoir des activités que nous aimerions faire mais que nous ne pouvons pas nous permettre parce que nos offrandes nous en empêchent » (Mere Christianity, 1952, p. 67 ; cité dans L'Étoile, juillet 1999, p. 12).

ÉVITER LES DETTES

Il y a peu de choses qui sapent autant le bonheur que les dettes. Dans certaines cultures, les dettes deviennent à la fois plus accessibles et plus acceptées. Mais les membres de l'Église ont depuis longtemps reçu le conseil d'éviter les dettes inutiles. La soif de biens matériels doit être maîtrisée tout comme les autres appétits. L'application de la devise pionnière « Raccommode-le, porte-le jusqu'au bout, adapte-le ou passe-t'en », peut nous aider à vivre selon nos moyens.

BÉNÉDICTIONS D'UNE INTENDANCE SAGE

Jill Johnson de Sandy, en Utah nous raconte comment le Seigneur a béni sa famille: « Nous venions de nous marier alors que nous faisions des études universitaires et avons attentivement établi le budget de nos petits revenus mensuels. Notre propriétaire a ensuite augmenté le prix du loyer. Nous avons prié pour recevoir une bénédiction. Le lendemain matin, notre vieille voiture a eu une panne irréparable. Nous nous demandions pourquoi nous avions toutes ces épreuves en même temps, mais la perte de notre voiture s'est avérée être une bénédiction. Avec l'aide de membres de la famille et d'amis, nous avons découvert que nous pouvions nous passer de voiture. L'économie d'argent sur l'essence et sur l'huile équivalait à notre augmentation de loyer. Parfois les bénédictions de l'obéissance se manifestent de façons inattendues. »

Le Seigneur se préoccupe de notre bien-être matériel et spirituel. Il nous aide si nous nous efforçons de nous occuper avec sagesse des dons qu'il nous fait.

 

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