LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT

« TOURNEZ-VOUS VERS LUI POUR RECEVOIR DES DONS »

Nous recevons chaque jour des dons divins. Nous recevons des bénédictions parce que notre Père céleste aimant veut subvenir aux besoins de ses enfants. Il se peut que nous ne reconnaissions pas ou n'appréciions pas, au moins pour un temps, beaucoup de ces dons, principalement ceux de nature spirituelle.

Tel est le cas dans les histoires qui suivent. Un homme handicapé est une bénédiction pour les autres grâce aux services dévoués qu'il rend. Une mère se sent poussée à aller voir sa petite fille à l'école sans raison précise. Une jeune maman trouve la force d'élever seule ses enfants. Le Seigneur guide délicatement un jeune homme en lui faisant faire une rencontre fortuite qui le mènera finalement à l'Église. Chaque histoire témoigne du désir de notre Père de nous bénir. Le prophète actuel du Seigneur a rendu ce témoignage et fait cette promesse : « [Le Seigneur] est votre force... Adressez-vous à lui pour obtenir tout don, toute grâce et toute bénédiction. Mettez-vous à genoux, priez, relevez-vous, faites sa volonté, faites-lui confiance et croyez en lui, et Dieu vous bénira. Moi, son serviteur, je vous fais cette promesse » (« Paroles du prophète actuel », Le Liahona, mai 2001, p. 16).

LA VOLONTÉ DE S’ÉLEVER

par Jorge Flores

Carlos Yépez Yong, de Lima, a les jambes et le bras droit paralysés et il a des difficultés à parler. Mais il est l'une des personnes les plus solides que je connaisse. Ce qui le rend fort c'est l'Esprit du Seigneur. Chaque fois qu'il parle ou enseigne, ses paroles sont belles parce qu'elles vont droit au coeur.

La paralysie de frère Yépez provient de complications à sa naissance. Il a passé quasiment les cinq premières années de sa vie dans un état végétatif, nourri par perfusion. Certains des médecins qui s'occupaient de lui se demandaient s'il valait la peine de le garder en vie. Ils ne savaient pas que le Seigneur avait une mission à lui confier.

A la surprise générale, à l'âge de six ans, Carlos a commencé à bouger certaines parties de son corps. Il a commencé à recevoir des soins médicaux et ses capacités mentales se sont développées à un tel point qu'en quelques années il a dépassé ses camarades de classe. Ses progrès physiques ont quelque peu ralenti après l'âge de 12 ans. Quand il a eu environ 18 ans, ses parents ont divorcé et il n'a plus reçu de soins médicaux.

Carlos était profondément découragé et déprimé, mais il n'a pas sombré dans le désespoir. A l'âge de vingt ans, un voisin l'a invité à suivre les leçons missionnaires. Il les a toutes reçues et, après avoir prié et médité, il a reçu le témoignage spirituel que ce qu'il avait appris était vrai. Il a décidé de se faire baptiser.

Carlos dit que lorsqu'il a été immergé dans les eaux du baptême, sa vie a complètement changé. Il raconte : « J'ai eu l'impression que mon bras et mes jambes paralysés étaient devenus forts et vigoureux. J'ai décidé ce jour-là de servir le Seigneur dans tout appel qu'il me donnerait, de courir sans me fatiguer et de marcher sans faiblir » (voir D&A 89:20).

Bien que restant paralysé, Carlos s'est élevé spirituellement, et le Seigneur l'a béni. Il a assisté à toutes les réunions et a suivi les cours de religion du Département d’Éducation de l'Église. Il a été appelé comme deuxième conseiller dans la présidence des Jeunes Gens de la paroisse de Caja de Agua, du pieu de Las Flores, à Lima (Pérou). Chaque jour de la semaine, en fauteuil roulant, il allait de maison en maison pour inviter les jeunes à venir aux activités.

Les années ont passé depuis lors. Il fait maintenant partie de la paroisse de Los Jardines. Il a toujours un témoignage fort du Seigneur et de son Évangile, il va régulièrement au temple de Lima, fait son enseignement au foyer et aide les missionnaires à instruire les amis de l'Église. Grâce à sa persévérance, à son témoignage et à sa confiance dans le Seigneur, sept de ses neveux et nièces et plusieurs de ses amis sont maintenant membres de l'Église. D'autres membres, jeunes et adultes, sont revenus à l'Église grâce à son influence. Il ne manque jamais une réunion, assiste fréquemment aux veillées et participe aux activités de paroisse. Bien que certains puissent penser qu'il est limité par ses handicaps, les jeunes du pieu l'admirent comme quelqu'un qui a une grande élévation d'esprit.

Jorge Flores est membre de la paroisse de Laderas, pieu de Las Palmeras, à Lima (Pérou).

« VA VOIR WENDI »

par Darlene Joy Nichols

Lorsque notre fille aînée, Wendi, avait cinq ans, elle allait à l'école maternelle tous les matins. Un jour je l'ai envoyée à l'école, puis j'ai préparé nos deux plus jeunes enfants pour aller faire des courses. J'étais pressée parce que je voulais finir mes courses à temps pour passer prendre Wendi à l'école. Donc, ma liste de courses en main, je suis partie pour le magasin avec mes deux plus jeunes enfants.

Environ vingt minutes plus tard, une pensée m'a clairement traversé l'esprit : Darlene, va voir comment va Wendi. Je me suis dit : C'est stupide ! Wendi va bien, elle est à l'école. J'ai repoussé cette pensée et j’ai continué mes courses. Peu de temps après la même pensée m'est revenue : Darlene, va voir comment va Wendi. La pensée était si claire que je me suis arrêtée en plein milieu d'une allée du magasin.

Regardant ma liste de courses et mes deux jeunes enfants qui n'allaient pas rester patients beaucoup plus longtemps, je me suis raisonnée en me disant : C'est stupide je suis sûre que Wendi va bien, j'ai continué à avancer dans l'allée, mais ces paroles sont revenues avec encore plus de force : Darlene, va voir comment va Wendi !

J'ai dit à une vendeuse que j'allais revenir chercher mes courses et je suis sortie précipitamment du magasin. En sortant, j'ai remarqué qu'un gros orage se préparait. Wendi était terrifiée par les orages, mais je savais qu'elle était en sécurité à l'école. Néanmoins, je commençais à craindre que quelque chose de grave ne soit arrivé. Je me suis précipitée vers l'école. Tout semblait normal, même l'orage se calmait. Je me suis dit qu'après tout je n'allais peut-être pas entrer. Mais ayant fait l'effort d'aller jusque là, j'ai décidé de pousser jusqu'à la classe pour m'assurer que tout allait bien.

En arrivant dans le couloir de la classe de Wendi, j'ai vu la porte ouverte et Wendi debout sur le seuil. C’était curieux ! Pourquoi n'était-elle pas à son pupitre ? Lorsque je me suis approchée, elle a souri. Je ne savais pas quoi dire, alors je l'ai prise dans mes bras.

Elle m'a dit : « Maman, je savais que tu allais venir ! »

A ce moment, son institutrice s'est approchée en disant : « Comment avez-vous su qu'il fallait venir ? » Puis elle m'a expliqué que le tonnerre et les éclairs avaient effrayé les enfants de la classe. Tandis qu'elle essayait de rassembler les enfants pour les faire asseoir ensemble, elle a remarqué que Wendi était en train de prier près de sa chaise. A la fin de sa prière, Wendi avait dit à son institutrice qu'elle allait bien et qu'elle avait demandé à son Père céleste de faire venir sa maman. Elle avait ensuite demandé si elle pouvait attendre près de la porte.

Je n'ai pu retenir mes larmes en me rendant compte que la prière pleine de foi d'une enfant de cinq ans m'avait littéralement fait sortir d'un magasin situé à plusieurs kilomètres pour m'amener à ses côtés. Je suis profondément reconnaissante à notre Père céleste pour cette expérience, car Wendi et moi avons toutes les deux appris ce jour-là une leçon divine sur la foi et la confiance.

Darlene Joy Nichols est membre de la paroisse de Burnsville, pieu de Burnsville, Minnesota, USA

FORTE POUR LE BIEN DE MES ENFANTS

par Eliza M. Torres

Après douze ans de mariage et avec six jeunes enfants, je me suis retrouvée séparée de mon mari. Ma belle-mère a continué de vivre avec nous, mais à une exception près, mes enfants n'ont jamais revu leur père.

Les enfants étaient trop jeunes pour comprendre pleinement ce qui arrivait à notre famille et j'ai essayé de leur épargner autant que je pouvais la douleur que je ressentais. Mais quelques semaines après être séparée de mon mari, je me suis sentie vulnérable, vide et seule. Bien qu'il y ait des gens autour de moi dans ma ville des Philippines, je pleurais souvent, aspirant à avoir quelqu'un à qui me confier. Assaillie de doutes, j'avais l'impression de vivre dans un brouillard. Je n'arrivais pas à réfléchir ni à m'organiser. Pourtant je savais qu'il fallait que je sois forte pour le bien de mes enfants. J'avais le sentiment que la charge de leur bien-être reposait uniquement sur mes épaules.

Avec humilité et désespoir, je me suis agenouillée et j'ai demandé trois faveurs à notre Père céleste : la santé, un esprit clair et une force émotionnelle exempte d'apitoiement sur mon sort et d'égoïsme.

Mes prières ont été exaucées. Malgré la situation économique difficile aux Philippines, j'ai eu la bénédiction d'avoir un bon revenu. Plus je pouvais travailler, plus je gagnais d'argent. Nos besoins matériels étaient couverts et j'ai trouvé la clarté d'esprit et la force émotionnelle dont j'avais besoin pour être à la fois une mère et un père pour mes enfants.

J'ai donné à mes enfants de l'amour, de l'affection, et toute l'attention possible. Je leur consacrais mes dimanches et les vacances. Je leur ai enseigné à ne pas voir le passé avec amertume, ni l’avenir avec crainte, mais à être conscients de la réalité. Ils ont appris à ne haïr personne, particulièrement leur père absent.

Ils ont aussi appris à partager et à être solidaires au sein de la famille. Nous échangions nos idées, accordant de l'importance aux différents points de vue des uns et des autres. Nous nous réjouissions des réussites des uns et des autres et nous nous réconfortions dans nos défaites. Nous étions une famille unie, ensemble nous faisions la cuisine, le ménage, nous riions, partagions et surtout nous priions.

Sept ans après ma séparation, quatre de mes enfants et moi-même sommes devenus membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Les enseignements de l'Église ont affiné la personnalité de mes enfants et les ont poussés à cultiver leurs talents. Ils ont appris à être encore plus patients et compréhensifs. En grandissant, ils se sont aussi découvert des qualités de dirigeant et d'autres capacités qu'ils ne pensaient pas avoir. Ils ont ressenti de la paix et ont eu le sentiment d'avoir trouvé leur place. Ils se sont souvent adressés à leurs dirigeants de l'Église pour avoir des conseils dans les domaines scolaires, émotionnels et spirituels. Ils remplissaient bien leurs appels et participaient avec joie aux activités de l’Église. Je les ai observés progresser spirituellement et s'ouvrir aux autres.

Mon fils et trois de mes filles ont fait une mission à plein temps. Ils ont continué de progresser et sont devenus des adultes remarquables.

Mes épreuves m'ont aidée à devenir plus forte et à progresser dans des domaines où je ne l'aurais pas fait autrement. Il m'est souvent arrivé d'être épuisée, mais dans ces moments de grande difficulté, mon Père céleste m'a donné du repos, a guidé mes pas et m'a rempli l'âme de son amour.

J'ai été abondamment bénie. Je chéris ma belle famille. Nous sommes sortis triomphants de notre grande épreuve. Mais nous devons tout à notre Père céleste et à son Fils, Jésus-Christ. Nous serons éternellement reconnaissants de l'influence qu'ils ont eue dans notre vie.

Eliza M. Torres est membre de la paroisse de Milpitas, pieu de San Jose Est (Californie).

LA BROCHURE PERDUE

par Wenceslao Salguero

Je suis né et j'ai grandi à El Progreso, petite ville du Guatemala. Vers l'âge de dix ans, j'ai eu en main une brochure curieuse. Elle contenait l'histoire de Joseph Smith, un garçon qui avait eu une vision de Dieu, le Père éternel, et de son Fils, Jésus-Christ.

Cette histoire m'avait profondément impressionné. N'étant pas satisfait des enseignements reçus de la religion de mes parents, j'ai voulu en savoir plus sur le garçon de la brochure. Mais je ne savais pas où trouver des renseignements. J'ai fini par perdre la brochure, mais je n'ai jamais oublié ce qu'elle contenait. Je me demandais si j'en retrouverais un jour une autre semblable.

Au cours de mon adolescence et de ma vie de jeune adulte j'ai étudié plusieurs religions. J'ai même suivi des cours sur leur doctrine et reçu des diplômes. Mais certains aspects de ces religions me troublaient et les critiques de certains prêtres sur les autres religions me mettaient mal à l'aise. A cette époque, j’avais commencé à lire la Bible et en la comparant à ce que je voyais dans les religions que j'étudiais, j'ai eu la conviction qu'elles n'avaient pas l'autorité de Dieu.

Je me suis agenouillé de nombreuses fois pour implorer Dieu de me guider vers sa véritable Eglise. J'ai promis que s'il le faisait, je garderais fidèlement ses commandements et je le servirais toujours.

J'ai aussi fait des rêves dans lesquels je disais à Dieu que j'étais prêt à faire n'importe quoi pour recevoir le pardon de mes péchés. En me réveillant, il m'arrivait de trouver mon oreiller mouillé de larmes. J'ai aussi demandé à Dieu de m'aider à retrouver la brochure sur Joseph Smith.

En 1968, j'étais marié et j'avais un fils. Nous avons déménagé à Guatemala City afin que je puisse trouver un meilleur emploi. Le 20 novembre 1975, deux jeunes Américaines, habillées simplement, ont frappé à notre porte. Elles disaient avoir un message pour notre famille. Nous leur avons fixé un rendez-vous pour plus tard.

Je me souviens clairement de la première leçon. L'une des jeunes filles a fait une prière, puis l'autre a commencé à parler de Joseph Smith. Elle avait à la main un exemplaire de la brochure que j'avais lue lorsque j'étais enfant ! Ma recherche de la vérité avait abouti, dans ma salle de séjour.

Aucun mot ne pourrait exprimer ce que j'ai ressenti à ce moment-là. J'avais envie de lui prendre la brochure des mains. Les soeurs ont remarqué la manière dont je la regardais et m'ont dit qu'elles me la laisseraient. Quand elles m'ont donné cette précieuse brochure, j'avais du mal à le croire. Je l'ai mise dans la poche de ma chemise pour la garder près de mon coeur.

Deux jours plus tard les missionnaires sont revenues. Quand elles ont vu la brochure dans ma poche, elles m'ont demandé si je l'avais lue. Je leur ai dit qu'elles ne s'étaient pas rendu compte de ce que cette brochure représentait pour moi. Je leur ai expliqué que je l'avais lue lorsque j'étais enfant et que j'avais prié pour la retrouver.

Le dimanche notre famille est allée à l'église. Nous sommes arrivés très tôt et les soeurs ont été surprises de nous voir. Elles ne nous avaient pas réellement invités à venir ; elles nous avaient simplement dit où se trouvait le bâtiment.

Elles ont continué de nous instruire. Bien que ne parlant pas très bien l'espagnol, elles instruisaient selon le Saint-Esprit. Lorsqu'elles nous ont enseigné le principe du repentir, j'ai ressenti quelque chose que je n'avais jamais éprouvé auparavant et je me suis mis à pleurer. Je me suis alors rendu compte que nous pleurions tous. J'étais convaincu d'avoir trouvé la véritable Église.

Ma femme, Rosa Élida, a eu une expérience semblable. C'est arrivé quand les soeurs nous ont invités à nous faire baptiser. « Soeur Salguero, ont-elles demandé, voulez-vous suivre le Sauveur ? » Elle s'est alors rendu compte que c'était ce qu'elle désirait.

Lorsque j'avais demandé au Seigneur de m'aider à trouver son Église, j'avais promis de le servir. Depuis que je suis allé à l'église pour la première fois, j'ai fidèlement assisté à toutes les réunions et j’ai essayé de servir diligemment. J'ai eu beaucoup d'appels merveilleux dans l'Église, entre autres, j'ai été deux fois évêque. Ma femme a servi à la Primaire, à la Société de Secours et à la généalogie. Mon fils aîné a fait une mission à plein temps et maintenant son frère se prépare à partir. Nous avons deux filles qui sont aussi pratiquantes dans l'Église.

Chaque fois qu'on me demande de faire un discours à l'église, j'essaye de communiquer la joie que je ressens en tant que membre de l'Église du Seigneur. Je sais que Dieu vit et que par l'intermédiaire de Joseph Smith, le prophète, il a rétabli pour nous son Évangile, son Église et l'autorité de sa prêtrise.

Wenceslao Salguero est membre de la paroisse de Tierra Nueva, pieu de Bosques de San Nicolas, Guatemala City, Guatemala.

 

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