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MESSAGE
DE LA PREMIÈRE PRÉSIDENCE A L'INTENTION DES JEUNES QUI ÊTES-VOUS, SELON VOUS ? Par James E. Faust Deuxième conseiller dans la Première Présidence Je vous rends hommage, vous les jeunes. Vous êtes des esprits choisis qui avez été réservés pour venir à
notre époque. Vous entamez le combat pour découvrir votre identité et pour
trouver votre place dans la vie. Vous éprouvez des sentiments nouveaux et
forts. Vous rencontrez de grandes difficultés. J'espère que vous commencez à
connaître des accomplissements et à exceller dans un domaine ou un autre.
Peut-être est-ce par votre sourire, votre personnalité et votre faculté de
donner du courage aux autres. Peut-être découvrez-vous que vous avez du talent
pour le sport, les études, l'informatique, la musique, l’architecture, les
beaux-arts ou dans une centaine de domaines différents. Peut-être cela vous
vaut-il une certaine admiration de la part des autres. Peut-être ces accomplissements vous font-ils vous
interroger sur votre véritable identité. Fred Riley, éminent psychothérapeute, a soigné
de nombreux sportifs qui avaient d'eux-mêmes l'image de sportifs et non
d'enfants de Dieu. Il raconte: « Qu'arrive-t-il quand ils ne peuvent plus
jouer au basket-ball? Ils perdent leur identité.[1] » Le sentiment de
leur valeur est lié à leurs qualités physiques et non à leur personnalité.
Beaucoup d'entre eux, admirés dans le monde entier, peuvent ne pas s'aimer.
Certains, riches et célèbres, et dotés d'un grand talent et de grandes
capacités, manquent pourtant de confiance en eux et succombent à la drogue, à
l'alcool et à l'immoralité, et leur vie est ruinée. Au lieu d'être heureux
d'être qui ils sont, ils tombent dans l’insatisfaction. Ils ne jugent de leur
valeur qu'en fonction de leur talent et de leurs résultats, non de ce qu'ils
sont profondément. Il n'est pas toujours vrai que plus on réussit, plus on est
heureux et plus on s'aime. En qualité de fils et de filles de Dieu, nous avons
l'obligation de cultiver le plus grand nombre possible des talents qu'il nous a
donnés. Nous devons tous nous efforcer d'atteindre des objectifs qui en valent
la peine. Nous devons acquérir une formation et suivre des études. Vous serez
plus heureux si vous savez qui vous êtes et si vous êtes fiers de vous. Eh bien! Qui êtes-vous, selon vous? Votre véritable
identité et la perception que vous en avez peuvent être bien différentes,
D'un point de vue éternel, ces deux versions de vous-mêmes doivent se
rejoindre. Dieu sait qui vous êtes et ce que vous pouvez devenir, parce qu'il
vous connaît depuis le commencement, quand vous étiez ses fils et ses filles
d'esprit. Ce que vous deviendrez dépendra de votre obéissance aux principes de
la justice et de vos bonnes oeuvres. Vous vous demandez peut-être: « Comment faire`
pour apprendre à m'aimer? » Voici cinq idées qui peuvent vous être utiles. 1. CESSER DE FAIRE LE MAL Nous devons cesser de faire le mal. Nous devons nous
repentir. Comme Alma l'a dit à son fils Corianton, « la méchanceté n'a
jamais été le bonheur[2]
». Il n'est pas facile de s'aimer si l'on fait quelque chose que l'on sait être
mal. La plupart d'entre vous ont appris de leurs parents ou de leurs dirigeants
de jeunes ce qu'est le bien. Vous avez aussi les Écritures et la brochure «
Jeunes, soyez forts » pour vous guider. Dans la quête de votre identité, ne vous laissez
pas prendre au piège des comparaisons avec des modèles de comportement ou
d'apparence physique qui peuvent paraître virils ou de bon goût mais qui, en
fait, ne sont pas dignes des fils et des filles de notre Père céleste que vous
êtes. Une jeune fille de 17 ans était si obsédée par sa ligne qu’elle a
commencé à sauter des repas et qu'elle a fini par tomber dans l'anorexie.
Quand son père s'en est aperçu, il a insisté pour qu'elle prenne un repas
substantiel. Cet affrontement l'a ramenée à la raison et elle a écrit: « Toute ma vie, j'ai
agi pour les autres. Les notes à l'école, la politesse, les distinctions, tout
était pour eux, rien pour moi. Cette fixation sur la nourriture, mes efforts
pour perdre du poids, c'était devenu moi. Cela me représentait, moi et mes
choix. Et voilà que mon père allait me prendre aussi cela « Cette nuit-là, j'ai
pleuré. Je me sentais grosse. Je me suis rendu compte que j'avais besoin
d'aide. Je me suis rendu compte que je faisais du mal à des gens que j'aimais. « Après une nuit
blanche, je suis arrivée à la conclusion que ce n'était pas mon père que je
haïssais. C'était MOI! Je me suis rendu compte que j'étais totalement
impuissante. Pour la première fois de ma vie, j'ai compris que c'était mon
problème. Je me suis rendu compte qu'il fallait que je dirige ma vie, que je ne
laisse pas la maladie la diriger. « Les choses n'ont pas
changé du jour au lendemain. En fait, la guérison a été longue à venir.
Mais lentement, avec l'aide d'amis et de ma famille, j'ai commencé à guérir.
A présent que je suis à mon poids idéal, j'ai complètement arrêté de me
peser. Je ne regarde plus de magazines de mode non plus. Je ne suis peut-être
pas du dernier chic, mais je me sens bien![3] » Nous sentir bien
contribue à notre bonheur et à nous donner notre identité. En cessant de faire le mal et en nous tournant vers
le Seigneur, nous pouvons recevoir la compagnie du Saint-Esprit qui a un effet
profond sur notre bien-être. Ce grand don s'obtient en menant une vie juste, en
obéissant aux commandements de Dieu et en servant autrui. Parley P. Pratt a
fait cette réflexion profonde sur le don du Saint-Esprit: « Il vivifie toutes les
facultés intellectuelles, accroît, augmente, étend et purifie toutes les
passions et affections naturelles... Il inspire la vertu, la gentillesse, la
bonté, la sensibilité, la délicatesse et la charité... Il donne de la
vigueur à toutes les facultés physiques et intellectuelles de l'homme.[4] » 2.
SE PARDONNER ET PARDONNER A AUTRUI Il est important de pardonner pour abandonner le
mal. Quand nous faisons les changements nécessaires, nous devons nous
pardonner. Mais il peut être également nécessaire de pardonner à d'autres
personnes qui ont emprunté avec nous le mauvais chemin. Le pardon nous aide à
nous débarrasser de la mauvaise conduite à laquelle nous renonçons. Le Livre
de Mormon nous dit comment nous pouvons savoir que nous avons opéré le
changement du mal au bien. Après le discours magistral du roi Benjamin sur le
Christ, les Néphites s'écrièrent tous d'une seule voix : « L'Esprit du Seigneur
Omnipotent... a produit un grand changement en nous ou dans notre cœur, de
sorte que nous n'avons plus de disposition à faire le mal, mais à faire le
bien continuellement... « Et c'est la foi que
nous avons eue dans les choses que notre roi nous a dites qui nous a fait
parvenir à cette grande connaissance, par laquelle nous nous réjouissons d'une
joie aussi extrême.[5]
» En éprouvant de la joie
et de la paix, nous saurons qui nous sommes et nous agirons en conséquence.
3.
PRENDRE CONFIANCE EN CHOISISSANT LE BIEN Vous commencez maintenant à faire des choix
importants. Les choix ont des conséquences. A certains égards, ces choix
affecteront non seulement le reste de votre vie, mais également toute l'éternité.
Rappelez-vous, mes jeunes amis, que la célébrité et la fortune ne signifient
pas nécessairement le bonheur. Il vaut beaucoup mieux avoir confiance en vous
et être bien dans votre peau. Cela dépend de votre capacité de choisir le
bien. Il est également important de pouvoir exceller dans un domaine. L'été dernier, les jeux olympiques ont eu lieu à
Sydney, en Australie. Des règles et limites étaient fixées pour les différentes
épreuves olympiques: les coureurs et les nageurs devaient rester dans leur
couloir ou dans leur ligne d'eau, les lanceurs de poids devaient rester dans le
cercle, les lutteurs devaient rester sur le tapis, sous peine d'être disqualifiés.
De plus, l'usage de produits dopants était interdit. Un jeune homme de Denver, au Colorado, qui avait
gagné une médaille d'argent olympique, s'est vu décerner plus tard la médaille
d'or parce que le vainqueur de l'épreuve a été disqualifié pour utilisation
d'un stéroïde interdit. Le nouveau vainqueur a déclaré, à propos de la
perte de la médaille de son malheureux adversaire: « Cela me fait de la
peine pour lui. Mais nous avons tous des choix à faire... Il a fait son choix,
j'ai fait le mien. « J'ai la conviction
que Dieu veillait sur moi. J'ai la conviction qu'il veille sur nous tous. Cette
affaire m'a beaucoup appris. J'ai connu la douleur de la défaite avant de connaître
la joie de la victoire. Cela m'a beaucoup renforcé, mentalement et
spirituellement[6]. Nous progressons et nous nous développons en choisissant le bien. Nous prenons confiance en décidant de prier chaque jour, en assistant aux réunions de Sainte-Cène, en gardant la Parole de Sagesse, en obéissant à nos parents et aux dirigeants de la prêtrise et en maîtrisant nos appétits physiques. 4. RENDRE SERVICE Si nous voulons vraiment avoir meilleure opinion de
nous-mêmes, nous devons agir avec bonté. La bonté forge notre personnalité
et nous rend plus semblables à notre Père céleste. Le Sauveur nous a enseigné:
«Tu aimeras ton prochain comme toi-même.[7]» Si nous montrons de l'amour pour les autres,
nous comprendrons mieux l'amour que notre Sauveur a pour chacun de nous, et que
nous sommes les enfants d'un Père céleste aimant. De temps à autre, nous
devrions rechercher des occasions de rendre service. En fait, comme l'a écrit
un psychiatre éminent: « Nous éprouvons du plaisir quand nous sommes engagés
vis-à-vis de gens et qu'ils sont engagés vis-à-vis de nous, mais nous éprouvons
de la souffrance quand nous ne sommes pas engagés et que nous sommes
solitaires. Dans toute société, c'est par l'engagement que l'on trouve son
identité et qu'on l'accepte.[8]
» On peut trouver beaucoup de satisfaction à aider les pauvres, les malades,
les personnes âgées ou d'autres personnes qui en ont besoin. Regardez autour
de vous ; il y a toutes sortes de possibilités. 5. CHOISIR LE BONHEUR La plus fondamentale de toutes les quêtes de
l'homme est celle du bonheur. Chacun de nous choisit son propre bonheur. Harold
B. Lee (1899-1973) a dit: « Le bonheur ne dépend pas de ce qui se passe à
l'extérieur de la personne, mais de ce qui se passe à l'intérieur. Il se
mesure à l'attitude avec laquelle on aborde les problèmes de la vie.[9] » Nous devrons tous
souvent choisir entre bien nous amuser et faire le bien. Chacun de nous a reçu, à la naissance, des hormones naturelles « du bonheur » qui, lorsqu'elles sont stimulées, sécrètent de puissantes substances chimiques dans notre corps. Il y en a de nombreuses sortes. Certaines sont appelées endorphines. En général, quand nous souffrons ou que nous sommes malheureux, les endorphines nous procurent du bien-être. Les médecins savent depuis longtemps que notre bien-être et notre attitude mentale influent sur notre santé physique. Dans un grand hôpital, il y a un panonceau qui dit: « Le rire est le meilleur remède. » Sourire est bon pour l'âme. Le sourire donne à notre visage une lumière que
les autres perçoivent. Être amical avec nos voisins, nos camarades de classe,
les gens à l'église et au travail est un moyen de montrer au Seigneur que nous
voulons respecter l'alliance que nous avons contractée au baptême de « porter
les fardeaux les uns des autres afin qu'ils soient légers[10] ». Je vous
recommande d'être amicaux car il y a tant de gens timides ou solitaires qui ont
besoin d'une parole gentille ou d'un sourire. En édifiant les autres, on s'édifie
soi-même. C'est là aussi la manière du Seigneur[11]. Comme Anna dans Anna
et le roi, je me suis aperçu que le fait de siffler un air joyeux et de
chanter (surtout quand je suis seul) peut aussi me redonner du courage. Il y a de nombreuses années, mon père m'a raconté
une promenade qu'il avait faite dans les bois avec un vieil ami, le juge
Bringhurst. Celui-ci chantait si fort qu'il faisait fuir tous les animaux
sauvages. Mon père m'a dit qu'il aimait tant entendre le juge chanter que cela
ne lui avait rien fait de ne voir aucun animal. Donc, quand nous rions, que nous
sourions, que nous chantons, que nous sifflons ou que nous faisons de
l'exercice, nous nous sentons beaucoup mieux. Nous oublions nos préoccupations
ou bien nous les voyons d'un meilleur point de vue. Quand nous tendons la main
aux autres, nos hormones du bonheur sont stimulées et nous découvrons notre véritable
identité. Je me
souviens d'une étude effectuée il y a des années pour déterminer quelles
influences maintiennent les jeunes sur le chemin étroit et resserré. Bien
entendu, il y avait plusieurs facteurs décisifs: l'influence des parents, des
consultants de la prêtrise, des consultantes des Jeunes Filles, des chefs
scouts et des camarades. Mais j'ai eu la surprise d'apprendre qu'il y avait un
facteur très important qu'on retrouvait tout au long de cette étude. C'était
la croyance qu'un jour chacun de nous devrait rendre compte de ses actes au
Seigneur. Beaucoup croyaient que le gardien de la porte est le Saint d'Israël
et qu'il « n'y emploie aucun serviteur, qu'il n'y a aucun autre chemin que par
la porte, car on ne peut le tromper, car Seigneur Dieu est son nom.[12] » Les jeunes qui
avaient une perspective éternelle avaient davantage de force spirituelle et de
détermination. Le sentiment d'avoir à répondre de nos actes et de notre
intendance au Sauveur et le fait d'agir en conséquence nous assurent une grande
protection spirituelle. Ralph Waldo Emerson nous a fourni un critère pour
mesurer notre réussite personnelle. Il a écrit: Qu'est-ce que le succès ? C'est rire souvent et beaucoup C'est gagner le respect des gens intelligents Et l'affection des enfants ; C'est mériter l'estime des critiques honnêtes Et supporter la trahison des faux amis C'est apprécier la beauté ; C'est trouver ce qu'il y a de meilleur chez les
autres C'est laisser le monde un peu meilleur qu'on l'a
trouvé, En aidant un enfant à retrouver la santé, En cultivant un jardin ou en résolvant un problème
social. Savoir qu'on a rendu plus facile la vie, ne
serait-ce que pour un seul être, C'est cela le succès. Alors, qui êtes-vous,
selon vous? Joseph Smith, le prophète, a dit: « Si les hommes ne comprennent
pas la personnalité de Dieu, ils ne se comprennent pas eux-mêmes.[13] » La connaissance de votre identité, de votre
identité réelle, est étroitement liée à la connaissance de Dieu car vous êtes
ses enfants. Si vous suivez les suggestions simples que je viens de faire, cela
vous aidera à connaître Dieu, et donc à vous connaître vous-mêmes. Je crois
en vous. Je crois que vous serez obéissants et vaillants et que vous recevrez
les bénédictions du Seigneur dans la quête de votre identité de fils et
filles de choix de Dieu. IDÉES POUR LES INSTRUCTEURS AU
FOYER 1. D'un point de vue éternel, votre véritable
identité et la perception que vous en avez doivent se rejoindre. 2. Les conseils suivants peuvent nous aider à
apprendre à nous aimer : - Cesser de faire le mal. Il n'est pas facile de s'aimer si
l'on fait quelque chose que l'on sait être mal. - Se pardonner et pardonner à autrui. Le fait de pardonner
nous aide à nous débarrasser de comportements que nous essayons d'abandonner. - Prendre confiance en choisissant le bien. Nous nous
sentons mieux quand nous choisissons le bien. - Rendre service. On éprouve beaucoup de satisfaction à
rendre service. - Choisir le bonheur. Quand nous rions, que nous sourions,
que nous chantons, que nous sifflons ou que nous faisons de l'exercice, nous
nous sentons mieux. 3. La connaissance de notre identité réelle est étroitement liée à la connaissance de Dieu, car nous sommes ses enfants. [1] Cité dans « Developing a Healthy Self-Regard », Sarah Jane Weaver, Church News, 10 février 1996, p. 2. [2] Alma 4 1: 10. [3] « Gabby, You're Sooo Skinny », Gabriella Tortes, dans Chicken Soup for the Teenage Soul: 101 Stories of Life, Love and Learning, compilé par jack Canfield, Mark Victor Hansen et Kimberly Kirberger, 1997, pp. 234-235. [4] Key to the Science of Theology, 9e édition, 1965, p. 101. [5] Mosiah 5:2, 4. [6] Brandon Slay, cité dans « U. S. Wrestler Savors Gold, Even Though It Came Late », Deseret News, 24 octobre 2000, D3. [7] Matthieu 22:39. [8] Cité dans The Teachings of Harold B. Lee, Clyde J. Williams, 1996, p.477. [9] « A Sure Trumpet Sound: Quotations from President Lee, » Ensign, février 1974, p. 78. [10] Mosiah 18:8. [11] Voir Luc 6:31. [12] 2 Néphi 9:41. [13] History of the Church, 6:303.
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