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TÔT LE MATIN
par Janet Thomas
« Celui qui me cherche de bonne heure me trouvera et ne sera pas abandonné » (D&A 88:83). Les élèves du séminaire de la paroisse de Phœnix Park, dans le pieu de Dublin (Irlande), étaient un peu inquiets. Leur président de pieu et leur évêque leur avaient proposé quelque chose de nouveau: accepter d'être la première classe de séminaire de toute l'Irlande à essayer de se réunir tous les jours, tôt tous les jours. Elaine O' Farrell, 15 ans, se souvient de sa première réaction : « Je me suis dit que si on se voyait tous les jours, on se porterait sur les nerfs. » Il y avait un autre sujet d'inquiétude évident, comme l'explique Pamela Fagan, 15 ans : « On ne me ferait jamais lever aussi tôt. » C'étaient Farris Bukhatwa, 17 ans, et Louise Byrne, 17 ans, qui habitaient le plus loin. Cela n'allait pas être facile. Mais tout le monde n'était pas inquiet. Jenna Gallagher, 15 ans, était enthousiasmée par l'idée. Elle raconte : « J'avais entendu parler du séminaire matinal qui se tenait dans d'autres pays. Je rêvais d'aller au séminaire le matin. J'étais très heureuse d'apprendre que nous allions le faire. Je savais que si je faisais le sacrifice, le Seigneur me bénirait. » Et, les choses ont commencé à se mettre en place. Farris a pu prendre la voiture de sa famille le matin et a pu aller chercher Louise. Pamela a accepté de se lever plus tôt pour pouvoir partir avec son frère Derek. Elaine a changé d'avis et a dit qu'elle aimait voir ses camarades tous les matins. Jenna était heureuse du seul fait d'être au séminaire. Brett Crowther, 18 ans, et son frère, Brandt, 16 ans, fils du président de mission, étaient ravis d'être avec d'autres jeunes de l'Eglise tous les jours. Et, en plus, leur instructrice, Rosemary Richmond, était formidable. CONNAÎTRE LES RÉPONSESEn Irlande, tous les écoliers doivent suivre un cours de religion. Bien qu'ils aillent au séminaire matinal, les saints des derniers jours n'en sont pas dispensés. Mais leur étude des Écritures est payante. Louise explique: « Des moines franciscains sont venus dans notre école. Quand ils posaient des questions, ils me regardaient et posaient le doigt sur leurs lèvres, comme pour dire : « Chut, ne donnez pas les réponses. » Ils savaient que j'aurais pu le faire. » Elaine raconte à peu près la même chose sur son cours de religion: « Quand mon professeur demandait la signification d'un mot, par exemple alliance, je répondais. Il savait que je connaîtrais la réponse à toutes les questions. » Derek Fagan, 17 ans, a d'excellents résultats à l'école et au séminaire. Il attribue son succès à une expérience qu’il a eue juste avant de recevoir sa bénédiction patriarcale : « Nous avions parlé de la bénédiction patriarcale au séminaire. J'ai prié pour savoir si je devais recevoir la mienne. A l'époque, notre pieu n'avait pas de patriarche, mais trois jours plus tard, notre nouveau patriarche a été appelé. Pour moi, c'était la réponse à ma prière. J'ai alors décidé que l'Église était vraie et que je ferais plus d'efforts pour faire le bien. Ma bénédiction patriarcale a été quelque chose d'extraordinaire. Je porte le texte sur moi partout où je vais. Depuis le début du séminaire matinal, tout est plus clair. Même à l'école, j'apprends maintenant plus vite. » Derek a été le premier élève du séminaire d'Irlande à savoir par cœur tous les passages de la Maîtrise des Écritures. En plus, il a appris par cœur le récit de la Première Vision rapporté dans Joseph Smith, Histoire. CONVERSIONBrandt Crowther se rappelle une expérience qu'il a eue quelques mois après son arrivée en Irlande avec sa famille : « Depuis toujours, je priais presque tous les soirs, mais un soir, j'ai prié avec sincérité et j'ai demandé au Seigneur ce qu'il voulait que je fasse en Irlande. J'avais besoin de savoir personnellement que l'Église est vraie. J'ai appris que Dieu existe vraiment et qu'il m'aime. J'ai compris ce qu'il voulait que je fasse. Depuis, je suis heureux d'être ici. Cela me plait énormément. Je suis plus proche du Sauveur, maintenant. » Brandt explique quelques-unes des choses que le Seigneur lui a dit qu'il devait faire : « Je devais lire les Écritures tous les jours, prier tous les soirs et garder les commandements. Ce soir-là, l'Esprit était avec moi. Je ne voulais pas me coucher. » Souvent, le cours du séminaire aidait Farris à trouver des réponses : « J'ai reçu le témoignage de la prière et de la dîme. Je priais pour trouver des réponses dont j'avais vraiment besoin, et le déclic se produisait pendant le séminaire. Je comprenais mieux. Comment cela se manifeste-t-il quand l'Esprit donne une réponse ? On est calme et on comprend. On n'est pas nerveux. On sait que c'est vrai. On le sent dans son cœur. » DIVERTISSEMENT DU SAMEDI SOIRLes élèves de cette classe de séminaire aiment être ensemble. Maintenant, il ne leur suffit plus d'être ensemble tous les matins de la semaine. Ils se retrouvent aussi le samedi soir. Tout a commencé quand la mère de Louise a dit à Brett que les amis de sa fille lui demandaient toujours d'aller avec eux au pub le samedi, mais qu'elle n'y allait pas, Brett raconte : « Nous avons décidé de nous retrouver, toute la classe, de sortir et de nous amuser. On se retrouve tous les samedis soir. On s'amuse sainement. » Que font-ils ? La première semaine, ils sont allés au cinéma, mais bientôt c'est devenu trop cher. Alors, ils ont commencé à aller chez les uns et les autres pour faire des jeux, regarder des cassettes ou tout simplement parler pendant des heures. Elaine explique: « Au début, on ne savait pas quoi se dire ; maintenant, on n'a pas assez de temps pour parler. » Le fait d'avoir autre chose à faire le samedi a renforcé la détermination de Louise de rester forte dans l'Église. Elle raconte : « Cela me donne une raison de ne pas aller avec mes collègues de travail tous les week-ends. Il m'arrivait de les accompagner. Je ne faisais rien de mal, mais rien que de me trouver là, j'étais mal à l'aise. C'est épuisant. J'étais si fatiguée d'essayer d'être moi-même. Mais quand je vais avec la classe de séminaire, je peux l'être. Je me sens acceptée. » Et surtout, comme le dit Pamela, le samedi soir, ils s'amusent. Elle précise : « Les principes de mes autres camarades sont complètement différents des miens. Je suis beaucoup plus à l'aise à l'activité du séminaire. On s'amuse beaucoup. » Derek ajoute : « Le séminaire matinal et nos activités du samedi soir nous ont rapprochés. Nous nous entendons beaucoup mieux. Je suis beaucoup plus proche de tous les élèves, même de Pamela, ma sœur. Je n'envisagerais même pas de sortir, de me saouler et d'enfreindre la Parole de Sagesse. » UN ENGAGEMENTPlus important encore, cette année de séminaire a appris à ces élèves ce qu'est la foi. Leur instructrice, Rosemary Richmond, leur enseigne l'histoire de l'Église et les aide à apprendre la foi des premiers prophètes et des premiers membres. Son mari, Brendan, souffre d'une maladie débilitante des poumons extrêmement rare et ne peut quitter son fauteuil roulant. Bien qu'elle soit constamment préoccupée par la santé de son mari et les soins qu'elle doit lui apporter, elle prépare très consciencieusement les leçons et fait tout pour que les élèves du séminaire viennent chaque matin. Louise explique : « Les membres sont très fidèles, surtout Rosemary, avec toutes les épreuves qu'elle a eues. Cela nous aide à nous rendre compte de la chance que nous avons. Au séminaire, on lit l'histoire de Joseph Smith, le prophète, et des pionniers. Joseph Smith était un grand homme. Je l'aime. Son témoignage n'a jamais faibli. Est-ce que vous pouvez imaginer ce que c'était que de vivre à l'époque ? Les pionniers ont dû traverser la moitié de l'Amérique du Nord pour vivre selon leurs croyances. Je veux avoir la même foi parce que j'aime l'Église. » Louise est en train d'acquérir la même foi. Tous les jours, elle défend ses croyances. Et avec son petit groupe de vaillants amis du séminaire, elle n'a pas à être seule. Aucun d'eux ne doit l'être. Ils ont trouvé le moyen de se fortifier les uns les autres. Et cela a tout changé.
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