LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT

UN TÉMOIGNAGE

Le président des États-Unis a demandé un jour à Joseph Smith, le prophète, quelle différence il y avait entre notre religion et les autres religions de l'époque. Joseph a répondu que la différence résidait dans le don du Saint-Esprit et que toutes les autres considérations étaient contenues dans le don du Saint-Esprit (voir History of the Church, 4-42). L’un des plus grands dons que notre Père céleste nous fait, c'est la compagnie du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit témoigne de la vérité, sanctifie ceux qui se repentent vraiment, nous accorde des dons spirituels, guérit ceux qui ont le cœur brisé, révèle, enseigne et console. Le Saint-Esprit est fondamentalement l’Esprit de paix. Comme l'enseigne le président Hinckley et comme l'illustrent les histoires suivantes, lorsque l'Esprit est avec nous, nous avons « du bonheur dans le cœur » et nous éprouvons « la paix qui … même au milieu des conflits... découle du témoignage de la véracité de cette œuvre » (« Paroles du prophète vivant », Liahona, juin 2001, p. 35).

UNE VISION PLUS HAUTE

par Hugo Ibañez

J’avais toujours rêvé de voler. C'est ainsi qu'en décembre 1961, à l'âge de vingt et un ans, j'ai obtenu mon brevet de pilote. Chaque fois qu'il m'arrivait de me sentir déprimé ou stressé, je montais dans un avion et, après avoir volé un peu, je me sentais beaucoup mieux.

Néanmoins, au bout d'un an, avec quatre-vingt-quatre heures de vol à mon actif, j'abandonnai l'aviation. Le vol m'avait détendu, mais je m'étais rendu compte que je recherchais quelque chose de plus, une paix intérieure que je ne pouvais pas trouver dans les airs.

Dix mois d'errances ont suffi à me convaincre que je ne trouverais pas non plus au sol ce que je recherchais. Je me suis dit que si j'allais d'un endroit à l’autre, cela m'apporterait la réponse, mais cela n'a pas été le cas. Je me suis remis à examiner différentes philosophies religieuses. Au cours des dix-huit années qui ont suivi, j'ai étudié plusieurs Églises et suis devenu pratiquant dans quelques-unes d'entre elles.

Un jour, je me suis rendu dans une église située à trois rues de chez nous. J'ai sonné et le concierge m'a ouvert. Je lui ai dit que j'avais deux adolescents qui avaient besoin d'appartenir à un groupe de jeunes. «Avez-vous des scouts ?» ai-je demandé. Il m'a dit que oui.

Quand je lui ai demandé si son Église était basée sur la Bible, il m'a de nouveau dit oui : elle était basée sur la Bible et sur le Livre de Mormon. Il m'a invité au service religieux du dimanche suivant. Marcelo, mon fils de treize ans, était en voyage avec des amis ; j'ai donc invité mon autre fils, Sergio, qui avait quinze ans, à m'accompagner. Il l'a fait à contrecœur.

Quand nous sommes entrés dans l'église, plusieurs membres nous ont accueillis amicalement. Un homme plus âgé nous a rapidement présentés aux missionnaires et ils ont commencé à nous donner les leçons ce jour-là. Quand Marcelo est revenu de son voyage, il a participé aux leçons avec nous. L'Esprit a touché notre cœur et le 16 février 1980, mes fils et moi sommes devenus membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Isabel, ma femme, a été baptisée un mois plus tard.

Il s'est passé près de quarante ans depuis que j'ai commencé à rechercher la paix intérieure dans des endroits extérieurs à moi-même. Aujourd'hui, grâce à l'Évangile de Jésus-Christ, je vois beaucoup plus de choses que j'en ai jamais vu du haut d'un avion. Je vois un monde plus réel et plus beau que tout ce que je n'en ai jamais vu du haut des airs. Je vois un monde et une vie remplis de l'amour de Dieu et je suis certain que des gloires encore plus grandes nous attendent dans le suivant.

Hugo Ibañez est membre de la quatrième paroisse de Montevideo, pieu est de Montevideo Uruguay.

J’AI TENTE L’EXPÉRIENCE

par Lydie Zebo Bahie

Mes parents sont morts alors que je vivais encore avec eux. Comme j'étais la benjamine et la seule de la famille à ne pas être mariée, j'étais effondrée.

Seule et vulnérable, j'étais tellement perdue que j'ai dû abandonner l'école. Inquiets de mon état émotionnel, mes frères et mes sœurs m'ont conduite dans presque tous les hôpitaux de la région. Les médecins ont dit que j'étais en état de choc et que j'avais besoin de repos complet dans un endroit paisible, loin des livres et de tout ce qui nécessitait une concentration de l'esprit.

Ce qui me rendait la vie encore plus difficile, c'était de voir mes amis poursuivre leurs études. Le fait qu'ils avaient encore leur mère me faisait aussi souffrir ; ma mère avait été tout pour moi. J'aspirais à mourir pour pouvoir rejoindre mes parents.

Cependant, mon Père céleste avait d'autres projets pour moi. Dans sa sagesse et son amour, il a inspiré mes frères et mes sœurs à me faire quitter la ville où j'allais à l'école et à m'installer dans une autre ville où je serais près d'eux. Je logeais chez ma sœur Alphonsine. Son mari, elle et leurs enfants étaient si gentils avec moi que j'ai commencé à me sentir mieux. Chose plus importante encore, Faet Nadege, le fils aîné de ma sœur, m'a fait connaître l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. C'est ma relation avec l'Église et avec le pouvoir de l'Évangile qui a finalement calmé mon esprit et a guéri mon cœur blessé.

Quand je suis allée pour la première fois à l'église, les sœurs de la Société de Secours et des jeunes Filles m'ont accueillie avec tant de gentillesse que j'ai presque eu le sentiment d'avoir retrouvé mes parents. J'ai continué à aller à l'église et, avec le temps, j'ai commencé à suivre les leçons missionnaires.

L'un des premiers engagements que les missionnaires, frères Hurst et Bekoin, m'ont demandé de prendre a été de lire le Livre de Mormon. J'ai répondu que je ne pouvais pas le faire parce qu'on m'avait dit de ne rien lire ni faire qui demande une grande concentration. Les missionnaires m'ont invitée à prier avec sincérité et avec foi en Jésus-Christ à propos de ce qu'ils me demandaient et m'ont assuré que le Seigneur me donnerait la capacité de faire ce qui était nécessaire.

J'ai donc fait ce qu'ils me conseillaient. J'ai tenté l'expérience. J'ai lu le Livre de Mormon et j'y suis arrivée sans aucune difficulté. J'ai été baptisée le 18 novembre 1995.

Je n'ai pas tardé à être appelée à enseigner à la Société de Secours. Ensuite J'ai été appelée à être missionnaire de branche. Après cela, j'ai été conseillère dans la présidence de la Société de Secours et ensuite j'ai été présidente des Jeunes Filles de notre branche. Tous ces appels m'ont fortifiée et m'ont aidée à progresser spirituellement et mentalement.

C'est lorsque j'ai fait une mission dans la République démocratique du Congo que j'ai progressé le plus. J'étais parmi les premières sœurs missionnaires à y œuvrer. Les expériences que j'ai faites, aussi bien celles qui étaient négatives que celles qui étaient positives, m'ont aidée à acquérir une plus grande capacité d'amour et de service chrétiens. Ma joie était complète.

Je serai toujours reconnaissante envers ceux qui m'ont intégrée lorsque j'ai trouvé l'Église. Quand je les ai rencontrés, j'ai trouvé une nouvelle famille, une grande famille aimante que je sais être éternelle : la famille de notre Père céleste. Je suis reconnaissante envers Joseph Smith, le prophète, par l'intermédiaire duquel le Seigneur a rétabli son Église. Par-dessus tout, je suis reconnaissante à mon Père céleste et à mon Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. Alors que tout ce que je pouvais voir c'était le chagrin, ils m'ont ouvert les portes de la vie et du bonheur.

Lydie Zebo Bahie est membre de la deuxième branche de Bouaké, mission d'Abidjan (Côte d'Ivoire).

PAS VRAIMENT SEUL

par Kelly A. Harward

Je finissais un voyage pour mon travail et je roulais sur une route de campagne ; j'éprouvais de la reconnaissance et en même temps une grande solitude. Je pensais à ce que j'avais accompli au cours de la semaine dans mon nouvel emploi, mais il y avait aussi la solitude que je ressentais en me dirigeant vers mon appartement vide. C'était la première fois que j'étais loin de chez moi et de ma famille depuis ma mission.

Je suis retourné mentalement plusieurs mois en arrière jusqu'au matin où j'ai chargé ma voiture et suis parti de chez moi. Tous les autres étaient déjà au travail ou à l'école, et il n'y avait que ma mère qui était là pour me donner les derniers encouragements et les derniers conseils pour une vie d'homme seul. Pendant que je sortais de l'allée du garage, ma mère était sur le pas de la porte, m'envoyant des baisers et essayant de retenir ses larmes.

« Ressaisis-toi, me suis-je dit à haute voix. Tu es un homme de 24 ans. » Je me souvenais de mon arrivée à Chicago, de l'impression que m'avait faite cette ville immense. J'avais contemplé, du 110e étage de la Tour Sears de Chicago, l'un des échangeurs autoroutiers les plus denses du monde et, plus loin, l'un des aéroports les plus actifs du monde. Plus de 7 millions de personnes vivaient dans le grand Chicago, m'avait-on dit. En contemplant les milliers de voitures, je m'imaginais les personnes qui s'y trouvaient et je me disais que Dieu connaissait chacune d'entre elles. Est-ce possible ? M'étais-je demandé. Comment est-il possible qu'il connaisse chacun de nous ?

Je suis revenu, par la pensée, au vide de ma voiture et de la route de campagne, et j'ai prié pour obtenir de la consolation. J'ai dit à mon Père céleste que j'avais passé deux ans en mission à témoigner que je savais qu'il vivait et qu'il connaissait personnellement chacun de nous, mais que mon cœur était rempli de solitude et de doute. Savait-il à quel point je me sentais seul ?

Tandis que je priais, j'ai remarqué dans mon rétroviseur qu'un gros camion me talonnait. J'ai ralenti graduellement et je me suis déporté légèrement vers la droite pour lui permettre de passer. Le conducteur a accéléré et m'a fait un signe en me dépassant. Une fois devant moi il a ralenti et s'est porté vers la droite comme je l'avais fait, m'invitant à le dépasser maintenant. Ce n'était pas à cela que je pensais quand je voulais de compagnie, me suis-je dit.

Comme j'accélérais et dépassais le camion, le conducteur m'a fait de nouveau un signe et cette fois il a Klaxonné, me faisant sursauter. J'ai mis rapidement de la distance entre nous. Mais avant que je puisse réagir, il était de nouveau là, côte à côte avec ma voiture et me faisant de nouveau signe. Cette fois-ci, en me dépassant, il m'a fait signe de me ranger.

Le dos de son camion me bouchait maintenant complètement la vue. C'est à ce moment-là que j'ai remarqué l'autocollant: Le bonheur, c'est la soirée familiale. « Tiens, me suis-je dit à haute voix, il doit être membre de l'Église ; mais comment sait-il que je le suis également ? » Je l'ai suivi jusqu'à une aire de repos et il m'a fait signe de le rejoindre dans un fast-food. J'ai jeté un coup d’œil à l'autocollant bien connu et lui ai fait signe avec un sourire que j'étais d'accord. Après tout, c'était l'heure de manger et j'avais faim.

« Salut, je m'appelle Jake », m'a-t-il dit, en me tendant la main au moment où nous entrions dans le restaurant. « J'ai remarqué l'autocollant de l'université Brigham Young sur votre lunette arrière et je me suis dit que vous deviez être saint des derniers jours, a-t-il poursuivi. Je me suis dit que vous aimeriez manger un morceau. »

« Vous avez raison, je suis membre de l'Église. Et j'ai faim aussi, ai-je dit. Je m'appelle Kelly. J'ai vu votre autocollant de la soirée familiale et je me suis dit que vous deviez être membre aussi. » Il l'a confirmé. Nous nous sommes assis à une table.

« Je ne suis membre que depuis un an », a commencé Jake avant même que nous ne nous asseyions. « J'ai senti toute ma vie qu'il y avait un Dieu qui connaissait ses enfants ici-bas et se souciait d'eux. Mais ce n'est que quand j'ai entendu le plan de salut que j'ai vraiment acquis la connaissance de l'amour de Dieu pour chacun de nous. » Voilà quelqu'un que je ne connaissais ni d'Eve ni d’Adam qui me rendait son témoignage. « Quand je me suis rapproché de vous dans mon camion et que j'ai vu votre autocollant de BYU, j'ai eu le sentiment irrésistible que je devais faire votre connaissance », a-t-il dit.

Au bout d'un instant, il a dit : « Imaginez-vous à quel point ce monde serait différent si tous les hommes savaient ce que nous savons: que Dieu connaît chacun de nous, nous aime et veut que nous soyons heureux? »

Quel merveilleux témoignage, me suis-je dit tandis que Jake m'expliquait que sa femme et lui envisageaient de se faire sceller dans le temple ce mois-là. Mon esprit s'est rempli de pensées de reconnaissance : vis-à-vis de Jake pour m'avoir rendu son témoignage au moment où j'en avais le plus besoin, pour la véritable Église de Jésus-Christ, qui fait d'inconnus des amis, pour ma famille, qui m'a enseigné l'Évangile, pour ma mission et l'occasion qu'elle m'a donnée de rendre mon témoignage à d'autres, pour notre Père céleste aimant, qui connaît chacun de ses enfants et se soucie de lui, et pour de bons saints des derniers jours comme Jake.

Kelly A. Harward est membre de la paroisse de Country Oaks, pieu de Layton Utah Kays Creek.

 

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