![]() |
|
|
«
TÉMOINS DE DIEU »
Jeffrey
R. Holland « Pour ceux
qui ont du mal à entamer des conversations missionnaires, et ils sont nombreux,
les cartes à distribuer que l'Église a récemment imprimées constituent une
façon, agréable et qui ne demande pas d'effort, de faire connaître à
d'autres certaines de nos croyances fondamentales et la façon dont ils peuvent
en savoir davantage. »
A la fin de son
ministère terrestre, Jésus, ressuscité, a confié à ses apôtres, et à tous
ceux qui les suivraient, cette responsabilité majeure : « Allez,
faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit[1].
» « Mais vous
recevrez une puissance. . . et vous serez mes témoins à Jérusalem,
dans toute le Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre[2]. » Nous souvenant
toujours d'agir avec courtoisie et correction, nous avons la responsabilité d'être
des témoins de Jésus-Christ, « en tout temps, et en toutes choses, et dans
tous les lieux[3] », pour proclamer, chacun
à notre façon, la grande cause à laquelle le Christ nous a appelés. Vous êtes déjà
d'excellents missionnaires, meilleurs que vous ne le pensez, et vous pouvez être
meilleurs encore ! Nous pouvons laisser aux missionnaires à plein-temps les
efforts de leur lourde tâche, douze heures par jour, mais pourquoi
devraient-ils être les seuls à se réjouir ? Nous aussi nous avons droit à
une place à la table de l'abondance du témoignage et, fort heureusement, un siège
y a été réservé pour chaque membre de l'Église. En fait, l'un
des axiomes de notre époque est qu'aucun missionnaire, aucune mission, ne
saurait réussir sans la participation pleine d'amour et le soutien
spirituel des membres locaux, travaillant avec eux dans un effort concerté. Si,
en ce jour, vous étiez en train de prendre des notes sur des tables de pierre,
vous pourriez graver ceci profondément, et je vous promets que vous ne devriez
jamais l'effacer. Au départ, les amis de l'Église peuvent avoir été contactés
de nombreuses manières différentes, mais ceux qui arrivent au baptême et se
maintiennent dans l'Église étaient, dans leur vaste majorité, des amis et des
connaissances de membres de l'Église. Il y a un peu
plus de deux ans, le président Hinckley a déclaré dans un discours diffusé
dans l'Église toute entière : «
Missionnaires, je me mets à votre place. Vous ne pouvez pas tout faire tout
seuls et le faire bien. Vous devez avoir l'aide des autres. Chacun d'entre nous
en a la possibilité. . . « Maintenant,
mes frères et soeurs, nous pouvons laisser les missionnaires essayer de faire
l’œuvre seuls ou bien nous pouvons les aider. S'ils la font seuls, ils
frapperont aux portes jour après jour et la moisson sera maigre. Ou bien nous
pouvons les aider, nous les membres, à trouver et à instruire des gens. « Mes frères
et sœurs, vous qui êtes dans les paroisses et les pieux, dans les districts et
les branches, je vous invite a devenir une vaste armée remplie d'enthousiasme
pour cette oeuvre et animée du désir irrépressible d'aider les missionnaires
dans la responsabilité énorme qu'ils ont de porter l'Évangile à toute
nation, famille, langue et peuple[4].
» J'aime entendre
les expressions « une vaste armée remplie d'enthousiasme pour cette oeuvre »
et « le désir irrépressible d'aider les missionnaires. » Je vais
indiquer un certain nombre de choses que nous pouvons faire pour répondre à
cet appel. Vous verrez qu'il y en a un grand nombre que vous faites déjà. Avant toute
chose, nous pouvons vivre l'Évangile. A coup sûr, il n'y a pas de message
missionnaire plus puissant pour le monde que l'exemple d'une vie de saint des
derniers jours faite d'amour et de bonheur. Les manières et l'attitude, le
sourire et la gentillesse, la simple présence d'un membre fidèle de l'Église
offrent une chaleur et une ouverture qu'aucune brochure ou cassette vidéo
missionnaire ne pourra jamais véhiculer. Les gens ne se joignent pas à l'Église
à cause de ce qu'ils savent. Ils s'y joignent à cause de ce qu'ils ressentent,
de ce qu'ils voient et de ce qu'ils désirent spirituellement. Si nous les
exprimons, notre esprit de témoignage et notre bonheur toucheront alors les
autres. Comme le Seigneur l'a dit à Alma et aux fils de Mosiah : «Allez. . .
afin de leur donner le bon exemple en moi, et je ferai de vous un instrument
entre mes mains pour le salut de beaucoup d'âmes[5].» Une jeune soeur
missionnaire de retour de Hong Kong m'a récemment dit que lorsque sa compagne
et elle ont demandé à une amie de l'Église si elle croyait en Dieu, elle leur
a répondu : « Je n'y croyais pas jusqu'à ce que je rencontre une membre de
votre Église et que j'observe sa façon de vivre. » Quelle action missionnaire
exemplaire ! Demander à chaque membre d'être missionnaire n'est pas aussi
important que de demander à chaque membre d'être membre. Merci de vivre l'Évangile.
Merci aussi de
vos prières pour les missionnaires. Tout le monde prie pour les
missionnaires. Qu'il en soit toujours ainsi. Dans ce même esprit, nous devrions
aussi prier pour ceux qui reçoivent (ou ont besoin de recevoir) les
missionnaires. A Zarahemla, les membres reçurent le commandement de « s'unir
dans le jeûne et la prière fervente[6]
» pour ceux qui ne s'étaient pas encore joints à l'Église de Dieu. Nous
pouvons faire pareil. Nous pouvons
aussi prier chaque jour afin d'avoir des expériences missionnaires
personnelles. Priez afin que, dans la gestion divine de ces choses, les
occasions missionnaires que vous désirez soient déjà en préparation dans le
cœur de quelqu'un qui désire et qui recherche ce que vous possédez. « Car il
y en a encore beaucoup sur la terre. . . qui ne sont empêchés d'accéder
à la vérité que parce qu'ils ne savent pas où la trouver[7].» Priez pour qu'ils vous
trouvent ! Puis, soyez vigilants, car très nombreux sont ceux qui, dans votre
entourage, ressentent la disette dans la vie, non pas une disette de pain ni une
soif d'eau, mais d'entendre les paroles de l'Éternel[8]. Quand le
Seigneur porte cette personne à votre attention, parlez-lui de tout et de rien.
Vous ne pouvez échouer. Il n'est pas nécessaire d'avoir de messages
missionnaires arrêtés. Votre foi, votre bonheur, l'expression même de votre
visage suffiront à éveiller l'intérêt de ceux qui ont le cœur pur.
Avez-vous jamais entendu une grand-mère parler de ses petits enfants ? C'est ce
que je veux dire, sans montrer de photographies ! L'Évangile coulera de source.
Vous ne pourrez pas vous empêcher d'en parler ! Mais il est
peut-être encore plus important d'écouter que de parler. Ces personnes ne sont
pas des objets inanimés qui n'auraient de valeur que dans des statistiques de
baptême. Ce sont des enfants de Dieu, nos frères et nos sœurs, et ils ont
besoin de ce que nous possédons. Soyez vrais. Tendez la main en toute sincérité.
Demandez à ces amis ce qui compte le plus pour eux, ce qu'ils chérissent
le plus, ce qui est le plus précieux pour eux. Puis, écoutez. Si la
situation le permet, vous pouvez leur demander qu'elles sont leurs craintes, ce
à quoi ils aspirent ou ce qui semble leur manquer présentement. Je vous
promets qu'il y aura toujours quelque chose dans ce qu'ils diront qui
fera référence à une vérité de l'Évangile dont vous pourrez rendre témoignage
et pour laquelle vous aurez quelque chose de plus à offrir. Russell Nelson m'a
dit un jour que l'une des règles fondamentales de la médecine est « de
demander au patient où il a mal. Le patient, a-t-il ajouté, sera votre
meilleur guide pour faire un diagnostic correct et trouver le remède nécessaire.
» Si nous écoutons avec amour, nous n'aurons pas à chercher quoi dire. Cela
nous sera donné par l'Esprit et par nos amis. Pour ceux qui
ont du mal à entamer des conversations missionnaires, et ils sont nombreux, les
cartes à distribuer que l'Église a récemment imprimées constituent une façon,
agréable et qui ne demande pas d'effort, de faire connaître à d'autres
certaines de nos croyances fondamentales et la façon dont ils peuvent en savoir
davantage. Par exemple, c'est la façon la plus simple que j'ai découverte
jusqu'ici d'offrir des exemplaires du Livre de Mormon sans avoir à en emporter
un plein sac à dos lorsque je voyage. Je vais
maintenant accélérer quelque peu le rythme de ce message. Nombreux sont ceux
qui parmi nous peuvent se préparer à servir comme couple missionnaire le
moment venu. Comme des couples missionnaires le disent sur une affiche du centre
de formation de Provo : « Allongeons notre petite foulée ! » Je reviens d'un
long voyage qui m'a permis de visiter une demie douzaine de missions. Partout où
je suis allé durant ces semaines, j'ai rencontré des couples missionnaires qui
accomplissent l’œuvre la plus enrichissante et la plus remarquable qui soit,
en fournissant une stabilité, une maturité et une expérience qu'on ne saurait
attendre de jeunes de 19 ou 21 ans. J'ai rencontré toutes sortes de couples, y
compris quelques anciens présidents de mission et de temple, avec leur femme,
qui étaient venus dans des coins du globe qui leur étaient totalement inconnus
pour faire, discrètement et avec altruisme, une deuxième, une troisième ou
une quatrième mission. Chacun d'eux m'a profondément ému. Récemment,
j'ai déjeuné avec frère et soeur Hess, de Ashton, en Idaho. « Nous sommes
simplement de vieux cultivateurs de pommes de terre », m'a dit John, mais c'est
exactement ce dont la Biélorussie, dans la mission de Moscou, en Russie, avait
besoin. Depuis des années, le meilleur rendement des champs de pommes de terre
des parcelles du gouvernement était de 50 sacs par hectare. Si vous considérez
qu'il faut 22 sacs de semences par hectare, le résultat était vraiment maigre.
Ils avaient besoin d'aide. Frère Hess a
demandé du terrain juste à un mètre des champs du gouvernement, il a remonté
ses manches et s'est mis au travail en utilisant les plants, les outils et les
engrais que l'on trouve en Biélorussie. Lorsqu'est arrivé le temps de la récolte,
ils ont commencé à ramasser les pommes de terre, puis ils ont fait appel à
d'autres, puis à tout le monde pour faire la récolte. Avec les mêmes pluies
et le même sol, mais avec une mesure supplémentaire de travail, d'expérience
et de prières venus de l'Idaho, les champs plantés par les Hess ont rapporté
l'énorme quantité de 550 sacs par hectare, soit 11 fois plus que tous les
rendements précédents sur ce terrain. Au début, personne ne pouvait croire à
cette différence. Les gens se demandaient si des équipes n'étaient pas venues
en secret pendant la nuit, ou si quelque drogue miracle n'avait pas été utilisée.
Mais il n'en était rien. Frère Hess a déclaré : « Nous avions besoin d'un
miracle, alors c'est ce que nous avons demandé. » Aujourd'hui, un peu moins
d'un an après, les jeunes missionnaires qui font du prosélytisme dans cette région
rencontrent de plus en plus de succès, tout cela parce qu'un « vieux
cultivateur de pommes de terre » d'Idaho a répondu à l'appel de son Église. La plupart des
couples missionnaires servent de façon plus ordinaire, en offrant leur expérience
de dirigeants dans les paroisses et les branches, mais le propos est qu'il y a
toutes sortes de besoins dans cette oeuvre et qu'il y a une forte tradition
missionnaire pour répondre à l'appel à servir à tout âge et dans
toutes les situations. Récemment, un président de mission m'a confié que
l'une de ses jeunes sœurs missionnaires, proche de la fin de sa mission,
remplie avec fidélité et réussite, lui avait dit, en larmes, qu'elle devait
rentrer immédiatement chez elle. Quand il l'avait interrogée sur l'origine du
problème, elle lui avait dit que sa famille, n'ayant plus les moyens de
financer sa mission, avait mis sa maison en location et utilisait les revenus du
loyer pour lui envoyer de l'argent. Ils avaient déménagé dans un local
d'entreposage. Ils s'approvisionnaient en eau au robinet et au tuyau d'arrosage
extérieurs d'un voisin, et utilisaient les toilettes d'une station service
toute proche. Les membres de cette famille, dont le père était récemment décédé,
étaient si fiers de leur missionnaire et étaient d'esprit si indépendant
qu'ils s'étaient arrangés pour cacher leur récente situation à la plupart de
leurs amis et à tous leurs dirigeants de l'Église. Quand la
situation a été découverte, la famille a pu immédiatement retrouver sa
maison. Des solutions à long terme pour leur situation économique ont été
mises en place, et la somme totale nécessaire pour soutenir leur fille en
mission a été réunie dès le lendemain. Ses larmes séchées et ses craintes
balayées, cette jeune sœur missionnaire, travailleuse et fidèle, a pu
terminer excellemment sa mission et a récemment épousé un jeune homme
remarquable au temple. A notre époque
bénie, il ne nous est pas demandé de faire des sacrifices aussi durs que ceux
consentis par cette famille, mais notre génération bénéficie des générations
précédentes qui ont sacrifié quasiment tout pour servir la cause missionnaire
de l'Église. Nous pouvons tous faire un peu plus pour transmettre cette
tradition à ceux qui nous suivent. L'apôtre Jean
avait demandé au Seigneur de pouvoir demeurer sur terre au delà de la durée
normale d'une vie dans le seul objectif d'amener davantage d'âmes à Dieu. En
lui accordant son vœu, le Sauveur a déclaré que c'était « une oeuvre plus
grande » et un « désir » plus noble que celui d'entrer « rapidement » en
présence du Seigneur[9]. Comme tous les prophètes et
apôtres, Joseph Smith a compris la signification profonde de la requête de
Jean quand il a dit : « Après tout ce qui a été dit, le devoir le plus grand
et le plus important est de prêcher l'Évangile[10]. » Je témoigne de l'Évangile
et de Jésus-Christ qui l'a personnifié. Je témoigne que « les âmes ont une
grande valeur aux yeux de Dieu[11] », et que sauver des âmes
par l'intermédiaire de l'expiation rédemptrice de son Fils bien-aimé est au cœur
même de son oeuvre et de sa gloire[12]. En accomplissant cette
oeuvre, je témoigne avec Jérémie que notre grande déclaration missionnaire
à l'Israël moderne sera, finalement, un miracle plus grand que la traversée
de la Mer Rouge par l'ancien Israël[13]. Puissions-nous faire
part du miracle de ce message avec courage et enthousiasme, c'est là ma prière,
au nom sacré du Seigneur Jésus-Christ. Amen. [1]
Matthieu 28:19. [2]
Actes 1:8. [3]
Mosiah 18:9 [4] « Cherchez les agneaux, paissez les agneaux », L'Etoile, juillet 1999, p. 121. [5] Alma 17:11. [6] Alma 6:6. [7] D&A 123:12. [8] Voir Amos 8:11. [9] Voir D&A 7. [10] Enseignements du Prophète Joseph Smith, 1981, p. 87. [11] D&A 18:10. [12] Voir Moïse 1:39. [13] Jérémie 16:14-16.
|
|
|
l Accueil l
Écritures l Livres
l Magazines l Études
l Médias l Art
l |