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«
J'HONORERAI CELUI QUI M’HONORE »
James
E. Faust « Honorez
quatre principes sacrés dans votre vie : le respect de la Divinité, le respect
des relations familiales, le respect et l'obéissance vis-à-vis des ordonnances
et des alliances de la sainte prêtrise et le respect de vous-mêmes comme fils
de Dieu. »
Mes frères
bien-aimés de cette grande fraternité mondiale de la prêtrise, je viens à
vous avec humilité et une prière au cœur. Vous adresser la parole est une
responsabilité sacrée et écrasante. Je désire être compris. J'espère que
chacun pourra se réclamer de la promesse du Seigneur : « J'honorerai celui qui
m'honore.[1] » Je suis
parfaitement conscient de tout ce que les serviteurs du Seigneur ont accompli au
cours des générations précédentes, mais je crois que vous, jeunes gens de la
prêtrise, et les jeunes filles de votre âge, vous êtes, à de nombreux égards,
la génération la plus prometteuse de l'histoire du monde. J'en viens à cette
conclusion pour plusieurs raisons. Lorsque sœur Faust et moi, nous lisons les bénédictions
patriarcales de nos petits-enfants, nous constatons que, presque sans exception,
elles sont plus prometteuses que la mienne ou la sienne. Pour atteindre
votre potentiel, vous devrez honorer quatre principes sacrés dans votre vie : 1. Le respect
de la Divinité. 2. Le respect
des relations familiales. 3. Le respect
et l'obéissance vis-à-vis des ordonnances et des alliances de la sainte prêtrise.
4. Le respect
de vous-mêmes comme fils de Dieu. C'est de ces
quatre grands principes que je vais parler ce soir. Le premier est le respect de
la Divinité. Je suis reconnaissant que le
Seigneur ait donné à notre peuple des bénédictions temporelles qui n'ont pas
leurs pareilles dans l'histoire de l'Église. Ces ressources nous ont été données
pour faire le bien et pour permettre que notre oeuvre sur la terre accélère.
Mais je crains qu'à cause de la prospérité, beaucoup d'entre nous soient préoccupés
par ce que Daniel appelait « les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de
bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent
rien[2] ». Ce sont, bien sûr,
les idoles. Pour ce qui est
du respect du sacré, c'est l'amour et le respect de la Divinité qui couronne
et sous-tend tout le reste. Pendant la plus grande partie de l'histoire du
monde, l'humanité s'est considérablement livrée à l'idolâtrie, soit qu'elle
ait adoré de faux dieux, soit qu'elle se soit laissée envahir par le désir
d'acquérir l'opulence matérielle de ce monde. Après la résurrection
du Sauveur, Pierre et certains des disciples se trouvaient au lac de Tibériade.
Pierre leur annonça qu'il allait pêcher. Les disciples décidèrent de
l'accompagner. Ils semblaient avoir oublié qu'ils étaient appelés à être pêcheurs
d'hommes. Il pêchèrent toute la nuit, mais ne prirent rien. Le matin, Jésus,
debout sur le rivage, leur dit de jeter leurs filets du côté droit de la
barque, et les filets se remplirent de poissons. Jésus leur dit de ramener les
poissons qu'ils avaient pris. Pierre et ses compagnons en prirent 153. Quand ils
abordèrent, ils virent que du poisson cuisait sur un feu de braises et le
Sauveur les invita à manger le poisson et du pain. Lorsqu'ils eurent mangé, Jésus
dit à Simon Pierre: « M'aimes-tu plus que ceux-ci (traduction littérale de la
version du roi Jacques de la Bible, N.d.T.)[3]
? » Pierre était un passionné de pêche. La pêche était son gagne-pain
avant que le Sauveur ne l'appelle à devenir pêcheur d'hommes. L'obligation
d'aimer le Seigneur plus que les poissons, les comptes en banque, les voitures,
les beaux vêtements, les actions, les obligations ou n'importe quel autre bien
matériel est totale et absolue. Le premier commandement donné aux anciens Israélites
était : « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face[4]. » Le Sauveur lui-même a
étendu ce commandement lorsqu'il a dit au docteur de la loi qui demandait quel
était le plus grand commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout
ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force[5]. » Je suis souvent
choqué d'entendre des gens, dans des discours publics et à la télévision
enfreindre avec tant de désinvolture le commandement « Tu ne prendras point le
nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain[6]
». On nous rappelle, à la section 107 des Doctrine et Alliances, que pour éviter
la répétition trop fréquente du saint nom[7]
de Dieu, la sainte prêtrise reçut le nom de l'éminent grand prêtre, Melchisédek.
Le respect des choses sacrées découle du premier commandement: « Tu n'auras
pas d'autres dieux devant ma face[8]
». Nous qui avons
reçu l'autorité de la prêtrise pour agir au nom du Sauveur, nous devons
respecter Dieu le Père, Jésus-Christ et le Saint-Esprit plus que tout. Le deuxième principe est de
respecter et d'honorer les relations familiales. Cela doit commencer par le
respect de l'amour sacré de la mère. Toutes les mères descendent dans la vallée
de l'ombre de la mort quand elles souffrent pour nous donner la vie. Ma mère
est maintenant morte depuis de nombreuses années. Son influence douce et
aimante me manque. Ses conseils et ses réprimandes me manquent. Mais ce qui me
manque le plus, c'est son amour inconditionnel. Mon envie d'être avec elle est,
à certains moments, presque irrésistible. La plupart d'entre nous pourraient
dire, avec Abraham Lincoln : « Tout ce que je suis, tout ce que j'espère être,
je le dois à l'ange qu'était ma mère[9].
» Ma mère faisait la cuisine, cousait, rapiéçait et transformait les vêtements
; elle se privait pour faire durer le peu d'argent que nous avions, afin de
donner à ses fils plus de possibilités qu'elle n'en avait jamais eu. Mais,
surtout, c'était sa foi inébranlable qu'elle désirait implanter profondément
dans notre âme. Mes frères, un
homme qui vit sa paternité avec noblesse nous donne un aperçu des qualités
divines de notre Père céleste. Un père doit être beaucoup de choses. Il doit
magnifier sa prêtrise et être un exemple de justice. En compagnie de sa femme,
il doit être la source de la stabilité et de la force de toute la famille. Il
doit être le protecteur, le soutien de famille et le défenseur des siens. Une
grande partie de son amour pour ses enfants doit découler de l'amour, de la
sollicitude et de la fidélité exemplaires qu'il donne à leur mère. Par son
exemple sans faille, il doit inspirer de la force de caractère à ses enfants. Lorsque LeGrand
Richards partit faire ses études à l'université, son père, George F.
Richards, leur dit, à son frère, George F., fils, et à lui : « J'ai
confiance que vous n'irez tous les deux que là où j'irais moi-même. » Ses
paroles leur gonflèrent le cœur d'amour et de fierté. LeGrand dit plus tard :
« Elles nous ont galvanisés et nous n'aurions rien pu faire qui pût le décevoir[10]. » Un père ne
doit jamais décevoir sciemment sa femme ni ses enfants. En 1989, il y a eu en
Arménie un tremblement de terre terrible qui a tué plus de 30 000 personnes en
quatre minutes. Un père affolé se mit frénétiquement à la recherche de son
fils. Quand il arriva à l'école de ce dernier, il constata qu'elle avait été
réduite à un monceau de ruines. Mais il était animé par la promesse qu'il
avait faite à son fils : « Quoi qu'il arrive, je serai toujours là pour toi !
» Se souvenant du coin où devait être la salle de classe de son fils, il s'y
précipita et se mit à creuser, brique par brique, dans les débris. D'autres arrivèrent
sur place : le chef des pompiers puis la police, qui le mirent en garde contre
les incendies et les explosions, et l'exhortèrent à laisser les recherches aux
équipes de secours. Mais il continua avec ténacité à creuser. La nuit passa,
et puis, alors qu'il creusait depuis 38 heures, il crut entendre la voix de son
fils. « Armand ! » cria-t-il. Alors il entendit : « Papa !?! C'est moi, papa
! J'ai dit aux autres de ne pas s'en faire. Je leur ai dit que si tu étais
vivant, tu me sauverais et que quand tu me sauverais, ils seraient sauvés. . .
Nous sommes 14
sur 33 à avoir survécu. . . Quand le bâtiment s'est effondré, il
s'est plié et a fait un coin, comme un triangle, et cela nous a sauvés. » – Sors, mon
garçon ! – Non, papa !
Laisse d'abord sortir les autres, parce que je sais que tu viendras me chercher
! Quoi qu'il arrive, je sais que tu seras là pour moi[11] ! » Toutes les
relations familiales doivent être honorées, y compris nos relations avec notre
parenté décédée. L'amour, le service et l'aide doivent passer entre frères
et sœurs et la famille étendue. Le troisième principe est le
respect et l'obéissance à l'égard des ordonnances et des alliances de la prêtrise. Autrefois, ceux qui
participaient aux ordonnances de la prêtrise portaient des vêtements
sacerdotaux. Nous ne le faisons plus maintenant, mais nous montrons notre
respect en portant des vêtements appropriés lorsque nous bénissons et
distribuons la Sainte-Cène et que nous oignons les malades. Eli, le
sacrificateur, perdit son appel lorsqu'il a permit que le mal entre dans la
maison du Seigneur. Le Seigneur dit : « J'honorerai celui qui m'honore[12]. » Le pouvoir et
l'autorité de la prêtrise qui nous ont été confiés doivent être exercés
par ceux qui sont autorisés à le faire et qui s'en sont montrés dignes. Ce
n'est que de cette façon que nos actes seront scellés par le Saint-Esprit de
promesse et donc honorés par le Seigneur[13]. Nous honorons
le Seigneur en respectant les alliances que nous avons faites au baptême, les
alliances de la Sainte-Cène et les alliances du temple et en sanctifiant le
jour du sabbat. Le Seigneur a dit : « Tous ceux d'entre eux qui savent que leur
cœur est honnête et brisé et que leur esprit est contrit et qui seront disposés
à observer leurs alliances par le sacrifice – oui, tous les sacrifices que
moi, le Seigneur, je commanderai – ceux-là sont acceptés par moi[14]. » Le quatrième principe est le
respect de vous-mêmes comme fils de Dieu. Ceux d'entre nous
qui sont allés en mission ont vu le miracle qui se produit dans la vie de
certaines des personnes qu'ils ont instruites, quand elles se rendent compte
qu'elles sont fils et filles de Dieu. Il y a bien des années, un frère, qui
avait fait une mission dans les îles Britanniques, a dit à la fin de son
ministère : « Je pense que ma mission est un échec. J'ai travaillé ici tout
le temps que j'ai passé comme missionnaire et je n'ai baptisé qu'un petit
Irlandais malpropre. C'est tout ce que j'ai baptisé. » Des années
plus tard, après son retour chez lui au Montana, il a reçu la visite de
quelqu'un qui lui a demandé: « Etes-vous le missionnaire qui a fait une
mission en 1873 dans les îles Britanniques ? » – Oui. L'homme a
poursuivi : « Vous rappelez-vous avoir dit que vous pensiez que votre mission
était un échec parce que vous n'aviez baptisé qu'un petit Irlandais malpropre
? » Il dit : Oui. Le visiteur lui
a tendu la main et a dit : « J'aimerais vous serrer la main. Je m'appelle
Charles A. Callis, du Conseil des Douze de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints
des Derniers Jours. Je suis le petit Irlandais malpropre que vous avez baptisé
pendant votre mission[15].
» Ce petit
Irlandais avait pris conscience de son potentiel de fils de Dieu. Frère Callis
a laissé un héritage durable à sa grande famille. Il a été président de
mission pendant vingt-cinq ans et dans les treize années de son ministère
apostolique, il a été une bénédiction pour des milliers de personnes. Je
considère que j'ai été privilégié de connaître ce grand apôtre du
Seigneur dans ma jeunesse. Si nous sommes
constamment conscients de l'embryon de divinité qu'il y a au-dedans de nous,
cela nous aidera à surmonter les difficultés terrestres. Brigham Young a dit :
« Lorsque je contemple le visage des êtres intelligents, je contemple une
image du Dieu que je sers. Il n'en est aucun qui n'ait une certaine part du
divin en lui ; et bien que nous soyons revêtus d'un corps qui est à l'image de
notre Dieu, néanmoins ce mortel s'efface devant cette portion du divin que nous
héritons de notre Père[16].
» Le fait d'être conscients de leur héritage divin aide les hommes, jeunes et
vieux, à progresser et à magnifier le divin qui est en eux et en nous tous. Tous ceux
d'entre nous qui souhaitent être honorés par le Seigneur et recevoir sa bonté,
sa miséricorde et ses bénédictions éternelles doivent, je le répète, obéir
à ces quatre grands principes. 1. Le respect
de la Divinité. 2. Le respect
des relations familiales. 3. Le respect
et l'obéissance vis-à-vis des ordonnances et des alliances de la sainte prêtrise.
4. Le respect
d'eux-mêmes comme fils de Dieu. Mes frères, je
prie pour que le Seigneur nous bénisse chacun dans cette grande armée de frères
dignes de la prêtrise. Il se peut que nos apports individuels ne semblent pas
grands, mais je crois que, quand nous sommes tous unis, le pouvoir de la prêtrise
que nous détenons collectivement est la plus grande force bénéfique qui
existe aujourd'hui sur la terre. Elle s'exerce entièrement en vertu des clefs
de la prêtrise détenues par le président Hinckley, qui est le grand prêtre
président sur la terre. Je prie pour que nous soyons obéissants à sa
direction inspirée et que nous suivions son exemple. Puisse son ministère
remarquable se prolonger pendant de nombreuses années. Mes frères, cela a été une bénédiction pour moi, comme jeune et comme adulte, de jouir pendant soixante-huit ans du manteau chaleureux, réconfortant et spirituel de la sainte prêtrise. Je ne peux exprimer en paroles le grand et merveilleux soutien que cela a été pour moi et pour ma famille. Bien des fois, je n'ai pas été à la hauteur de ce que j'aurais dû être. Mais, dans ma faiblesse, j'ai voulu mériter cette bénédiction suprême. Tant que j'aurai un souffle de vie, je tiens à témoigner des merveilles et de la gloire de l'Évangile rétabli avec les clefs et l'autorité de sa prêtrise. Puissions-nous être dignes de la promesse du Seigneur : « J'honorerai celui qui m'honore. » Au nom de Jésus-Christ. Amen. [1]
1 Samuel 2:30. [2] Daniel 5:23. [3] Voir Jean 21:1-15. [4] Exode 20:3. [5] Marc 12:30. [6] Exode 20:7. [7] D&A 107:4. [8] Exode 20:3. [9] Cité dans The Home Book of Quotations,
Burton Stevenson, éditeur, 1934, p. 1350. [10] LeGrand Richards: Beloved Apostle, Lucile C. Tate,
1982, p. 28. [11] « Are You Going to Help Me? », Mark V. Hansen,
cité dans Chicken Soup for the Soul, Jack Canfield et Mark Victor
Hansen, éditeurs, 1993, pp. 273-274. [12] 1 Samuel 2:30. [13] Voir D&A 132:7. [14] D&A 97:8. [15] Voir The Teachings of Harold B. Lee, Clyde
J. Williams, éditeur, 1996, pp. 602-603. [16] Discourses of Brigham Young, sélectionnés
par John A. Widtsoe, 1941, p. 168.
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