![]() |
|
|
VOTRE GUIDE CÉLESTE Sharon G. Larsen « Quand, comme Néphi, vous prierez souvent pour
chercher à connaître la volonté du Seigneur, ce dernier vous montrera le
chemin. »
Parvenues à votre âge, il vous est probablement
arrivé d'essayer d'accomplir une tâche qui semblait vraiment difficile et
au-delà de vos capacités ou de votre expérience. Et peut-être, lorsque vous
avez essayé de venir à bout de cette tâche qui paraissait vous dépasser,
certaines personnes, voire des amis, ont-elles tenté de vous décourager, de se
moquer de vous et de vous rabaisser. Chacun de nous rencontre des difficultés
personnelles, mais la source d'aide est la même pour tous. Voyons l'expérience
de Néphi. Il a grandi dans le désert. Nous ne savons pas s'il
avait jamais vu de bateau avant que le Seigneur lui demande d'en construire un,
tâche apparemment insurmontable ! Mais Néphi avait foi que le Seigneur
l'aiderait. Il a dit que le Seigneur lui a montré « de temps en temps »
comment le construire (1 Néphi 18:1). Néphi nous dit qu'il ne l'a pas
construit à la manière des hommes. Il l'a construit comme le Seigneur le lui
avait montré (1 Néphi 18:2). Puis il nous dit comment : « Je priais souvent
le Seigneur ; c'est pourquoi, le Seigneur me montra de grandes choses » (1 Néphi
18:3). Quand, comme Néphi, vous prierez souvent pour
chercher à connaître la volonté du Seigneur, ce dernier vous montrera le
chemin. Cependant, vous pouvez être sûres que quand vous ferez de votre mieux
pour obéir, vous risquerez de rencontrer une forte opposition de la part de
ceux qui souhaitent vous décourager et vous dissuader d'agir. Dans le cas de Néphi,
les détracteurs étaient ses frères. Imaginez combien cela devait être
difficile ! Il peut vous arriver parfois à vous, jeunes filles,
d'avoir l'impression d'être dans la même situation que Néphi. Le Seigneur ne
vous a pas demandé de construire un navire, mais d'édifier votre vie. Vous ne
savez pas encore à quoi doit aboutir votre vie dans la condition mortelle. Mais
votre Père céleste le sait et il peut vous guider pas à pas. Il vous demande
d'édifier votre vie suivant ses directives parce que c'est lui qui vous a créées
et qu'il veut vous préparer à retourner un jour en sa présence. Comme Néphi,
vous risquez d'avoir des détracteurs et des opposants qui cherchent à vous
faire changer de voie ou au moins à vous ralentir. Mais vous disposez du même système de
communication que Néphi. Longtemps avant l'ère du courrier électronique, des
télécopies, des téléphones portables, des paraboles, des ordinateurs et de
l'Internet, ce mode de communication avec votre Père céleste existait déjà.
Il est antérieur à tous les nouveaux types de réseaux. Sa puissance s'étend
jusqu'au fin fond du cosmos. Notre Père céleste vous a accordé le don du
Saint-Esprit afin de vous aider chaque fois que vous le priez sincèrement.
Comme Néphi, vous pouvez savoir comment faire pour construire suivant le plan
que le Seigneur vous destine. Vous devrez faire appel à ce pouvoir pour
naviguer au travers des épreuves de la condition mortelle jusqu'à votre
retour, saine et sauve, à votre foyer céleste. Cela ne nécessite ni équipement ni connaissance spéciale,
ni position sociale ni argent pour être guidé par le Saint-Esprit. La
prochaine fois que vous renouvellerez votre alliance du baptême en prenant la
Sainte-Cène, écoutez la promesse qui vous est faite : si vous vous souvenez
toujours de votre Sauveur et si vous gardez ses commandements, vous aurez
toujours son Esprit avec vous (voir D&A 20:77, 79). Imaginez donc ! Avec ce don merveilleux, pourquoi voudrions-nous
donc résister à ce guide ? Lorsque notre fille s'exerçait au piano, je lui ai
conseillé de jouer son morceau cinq fois de plus pour être prête pour sa leçon.
Elle m'a répondu : « Non, maman. C'est trop, cinq
fois. » Je lui ai dit : « Alors choisis combien de fois il
te faut. » Elle a répondu : « Non, c'est toi qui choisis,
mais pas cinq fois ! » Nous arrive-t-il quelquefois d'agir ainsi lorsque
l'Esprit nous murmure ce que nous devons faire et que ce n'est ni facile ni
pratique ni populaire ? Nous disons : « S'il te plaît, guide-moi. Je veux être
obéissante, mais à condition que tu me demandes quelque chose d'un peu plus
facile. . . et de plus amusant. » Cela peut être dangereux d'essayer
de se faire plaisir. Je me rappelle lorsque j'avais à peu près votre âge
qu'il m'arrivait que je souhaite que l'Esprit me dise autre chose. J'ai grandi
dans une petite ville du Canada. Il y avait dix élèves dans la classe de dernière
année de lycée, ce qui fait que j'ai eu mon diplôme dans les dix premiers de
ma classe ! » Un soir, ma soeur, Shirley, et moi nous sommes allées à la même
soirée chez une camarade. Maman et papa nous ont rappelé de rentrer
directement à la maison après la soirée. Shirley avait un an de moins que moi
; elle est allée avec son groupe de copains, et moi avec le mien. Après la fête,
Shirley est rentrée directement à la maison, ce qui ne laissait à maman et à
papa aucun doute sur l'heure de clôture de la soirée. Je n'ai pas été aussi
sage. Avec mon groupe de copains, nous avons commencé à faire le tour des
endroits palpitants de la ville : les silos à grains et le cimetière ! Le temps a passé et j'ai eu la forte impression que
je devais être de retour à la maison. Mais comment pouvais-je être la première
à dire : « Il faut que je rentre » ? Alors je ne l'ai pas dit. Je suis restée
avec mes copains à rire et à faire semblant de bien m'amuser. Mon impression
que je devais rentrer s'est confirmée. J'ai fini par dire à mes copains en
riant : « Si vous voyez une voiture bleue devant, c'est mon père qui me
cherche ! » J'avais à peine dit cela qu'il y a vraiment eu une voiture bleue
et mon père debout au milieu de la route (il n'y avait pas beaucoup de
circulation), qui agitait les bras pour nous faire arrêter. Papa a contourné la voiture, s'est approché de la
portière, l'a ouverte et a dit calmement : « Sharon, tu ferais mieux de
rentrer à la maison avec moi. » J'aurais voulu disparaître sous les tapis de
la voiture et n'en jamais ressortir ! Comment mon père pouvait-il se montrer si
cruel et si insensible, et pourquoi ma soeur n'avait-elle pas attendu à l'extérieur
de la maison pour que papa et maman ne se rendent pas compte que la soirée était
terminée ? J'en ai parlé récemment avec ma soeur et elle m'a dit : « J'ai
attendu dehors presque jusqu'à mourir de froid. » A cette époque, j'étais sûre
que c'était la faute de tous les autres que je sois humiliée à ce point
devant mes amis ! Avec le temps, je vois plus objectivement et plus
clairement ce qui s'est produit. J'ai été avertie plusieurs fois, non par une
légion d'anges ni même par un seul petit d'entre eux, mais par un petit
murmure doux et léger. En réalité, cela n'a été qu'une sensation, si légère,
si calme qu'il m'était facile de la chasser et que je pouvais faire comme si
elle n'avait pas existé, alors que mes amis, eux, étaient bien présents ! Je n'avais pas fait ce que l'on attendait de moi.
J'avais choisi la popularité auprès de mes copains au lieu de faire plaisir à
mes parents et au Seigneur. Mais même lorsque j'ai délibérément choisi de ne
pas obéir, l'Esprit était toujours présent et me murmurait de rentrer. Il est
impossible de mal agir et de se sentir bien. Faire comme si l'Esprit ne vous
murmure pas à l'oreille c'est comme mettre la mauvaise réponse sur une
interrogation écrite lorsqu'on connaît la bonne. Il peut arriver que l'Esprit ait du mal à vous
aider parce que, peut-être, vous ne demandez pas son aide dans vos prières, ou
parce que vous n'écoutez pas ou parce que le message ne peut vous parvenir à
cause de la musique forte, de la radio ou de la vidéo. Kirstin a dit : « Je sais, par expérience
personnelle, que si nous voulons écouter l'Esprit, notre vie ne sera pas aussi
compliquée ni aussi pleine de tentations » (lettre conservée au bureau des
Jeunes Filles). Laman et Lémuel ont si souvent refusé d'écouter qu'ils
avaient perdu toute sensibilité à ces murmures sacrés (1 Nephi 17:45). Vous pourriez vous demander : Comment puis-je
dire que c'est le Saint-Esprit qui m'instruit et non mes émotions ou la
situation dans laquelle je me trouve ? Repensez à une expérience où
vous savez que vous avez ressenti l'Esprit du Seigneur. Peut-être était-ce
pendant une réunion de témoignage lors d'un camp, lorsque vous étiez avec
votre famille, en lisant les Écritures ou au cours d'une prière. Peut-être à
un moment de cette réunion en écoutant la musique ou les paroles de notre
prophète, ressentirez-vous cette chaleur dans votre coeur. C'est le
Saint-Esprit qui vous rend témoignage. Rappelez-vous, rappelez-vous ce que vous
ressentez lorsque l'Esprit se manifeste. Servez-vous de cette expérience pour
vous aider chaque fois à reconnaître l'Esprit . Le Saint-Esprit vous instruira de différentes manières
en diverses occasions. Néphi a dû apprendre cela. Apprenez comment le Seigneur
communique avec vous. Amanda a dit : «Un jour, j'étais assise au séminaire à
écouter le topo sur le Plan de Salut que j'avais déjà entendu des millions de
fois, mais soudain, tout cela a pris un sens. Je pouvais tout m'imaginer et voir
comment cela s'articulait. Je ressentais vraiment [l'Esprit du] Saint-Esprit en
moi et je savais que, dans l'Évangile, tout était vrai » (lettre conservée
au bureau des Jeunes Filles). Le murmure n'est parfois rien de plus qu'une
sensation de gêne. Une jeune fille a dit : « J'ai ressenti quelque chose de
bizarre à l'estomac et quelque chose m'a poussée à répondre non et à m'éloigner.
» Carolani traversait de grandes difficultés. Elle m'a dit : « Je me suis
demandé : Qu'est-ce que notre Père céleste veut que je fasse ? Je me suis
sentie poussée à lire ma bénédiction patriarcale et c'est ce que j'ai fait.
J'ai pleuré de joie en apprenant que quelqu'un m'aimait et que j'avais de la
valeur » (lettre). Chères jeunes filles, quelqu'un vous aime et vous
avez une immense valeur au point que le Sauveur a donné sa vie pour vous. J'ai
vu la preuve de son amour dans une petite branche de Colombie britannique, au
Canada. Nous étions réunis dans une petite maison pour la conférence de
branche, la classe des Jeunes Filles se trouvait au sous sol. Le thème des
Jeunes Filles était affiché au mur. Il y avait un napperon et des fleurs sur
une petite table entourée de quatre chaises. Il y avait la présidente des
Jeunes Filles de la branche, la présidente des Jeunes Filles du pieu, un
officier général des Jeunes Filles et une jeune fille nommée Hawley.
L'influence et le pouvoir du Saint-Esprit étaient également là. A ce moment
précis, j'ai appris une leçon : le Seigneur s'intéresse autant à une seule
jeune fille qu'aux milliers que vous êtes. La première priorité de notre Père céleste est
ses enfants. Si quelque chose est important pour vous, c'est important pour lui.
Quels que soient vos soucis, il les fait siens. Quelle que soit la question que
vous vous posiez, le Seigneur connaît la réponse. Quelle que soit votre
tristesse, il sait ce que vous ressentez et soulagera votre peine. Il sait ce
que c'est de se sentir tout seul. Il vous réconfortera. Si notre Père céleste me connaissait, moi qui ai
grandi dans une ville si petite qu'on la trouvait rarement sur une carte, il
vous connaît. S'il connaît une jeune fille dans une petite branche de Colombie
britannique, il vous connaît, où que vous soyez. J'ai appris personnellement
cette vérité et je vous en rends témoignage, au nom de Jésus-Christ. Amen.
|
|
|
l Accueil l
Écritures l Livres
l Magazines l Études
l Médias l Art
l |