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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENTLA CAUSE ET LE ROYAUMEDans sa prière d'intercession, Jésus-Christ s'est adressé à son Père et a résumé tout ce qu'il avait enseigné à ses disciples : « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17:3). Jésus a enseigné que nous pouvons connaître le Père grâce à lui, et nous allons à lui en recevant ceux qu'il envoie pour nous instruire (voir Jean 12:44-50 ; 13:20). C'est dans ce but que le Seigneur a établi son Eglise, le royaume de Dieu sur la terre. Les saints sont édifiés et rendus parfaits grâce aux services rendus et reçus dans ce Royaume. Le président Hinckley témoigne : «C'est là la cause et le royaume de Dieu. C'est son oeuvre rétablie en ces derniers jours... Il n'y a rien de semblable dans le monde… C'est l'Eglise et le royaume du Père. Croyez-y. Acceptez ses enseignements. Soyez obéissants à ses conseils. Travaillez-y. Donnez votre force, votre énergie et vos moyens pour la faire aller de l'avant et le Seigneur vous bénira et apportera de la joie dans votre vie comme vous n'en avez jamais connu auparavant» (voir p. 8 de ce numéro). Comme l'illustrent les histoires qui suivent, ceux qui entrent dans le Royaume et servent son Roi en aimant et en servant ses enfants connaissent une grande joie. SOIF D’EAU
VIVE par Victor
Manuel Cabrera Lorsque j'étais petit, personne ne m’a jamais appris à lire la Bible. J'allais à l'église le dimanche, mais je n'y apportais rien et n'éprouvais rien en retour. J'étais déçu de ma religion. Je me rappelle avoir eu de graves disputes avec ma mère à propos d'un objet métallique intitulé le Santisimo que mes parents vénéraient. Ils attendaient de moi que je le vénère aussi. Je n'y arrivais pas. Je cherchais autre chose de meilleur, parce que j'avais envie de trouver Dieu - envie de savoir si même il existait. J'avais soif de le connaître, lui et sa parole. Mais je n'arrivais pas à trouver ce que je cherchais. Par moments je me suis senti sur le point d'étancher ma soif. Lorsque j'ai tenu dans mes bras mon premier enfant, ma fille, j'ai eu le sentiment que Dieu existait vraiment. Bien des années plus tard, lorsque sa soeur est née, j'ai ressenti la même impression. Un jour, j'ai dit à ma cousine que j'avais, au fond du coeur, l'impression que, sans trop savoir comment, j’allais un jour devenir prêtre avec la véritable autorité de Dieu. Elle m'a dit que c'était impossible parce que j'avais une famille dont je devais m'occuper. Toutefois, la plupart du temps, une lassitude inexplicable pesait sur mon âme. J'étais spirituellement assoiffé, et je ne trouvais pas où boire. En avril 1994, j'habitais Monterrey (Mexique) où je gagnais ma vie comme chauffeur de taxi. Un jour qu'il avait plu pendant des heures, l'eau descendait en cascades sur le flan des montagnes. Après avoir conduit sous la pluie pendant des heures, je me suis trouvé dans une petite ville, à huit kilomètres environ de Monterrey. Il était à peu près 21h30, presque l'heure de rentrer chez moi. Tout à coup, j'ai vu deux jeunes gens à pied. Ils portaient un pantalon sombre et une chemise blanche, et ils étaient trempés de la tête aux pieds. J'ai ouvert la porte du taxi et j'ai crié : « Montez ! Je vais à Monterrey. » Le plus grand, qui avait un teint très clair, a répondu : « Nous n'avons pas d'argent. » « C'est gratuit », ai-je répondu. Tout en roulant, nous avons parlé. Ils m'ont demandé s'ils pouvaient me donner un message au sujet de Jésus-Christ. J'ai accepté et leur ai donné mon adresse. En rentrant à la maison, j'ai réveillé ma femme et lui ai parlé des deux jeunes gens : « Quelle coïncidence ! » ai-je dit. « L'un est mexicain et l'autre américain, et ils s'appellent tous deux Elder. » « Elder veut dire missionnaire », a répondu ma femme, qui avait vaguement entendu parler de l'Eglise. Tout au fond de moi, j'ai ressenti un tressaillement. Ces jeunes gens avaient laissé dans mon coeur un sentiment délicieux d'émerveillement. Je me sentais sur le point de découvrir l'eau qui étancherait ma soif. Les missionnaires sont venus chez nous, et j'ai été heureux de les écouter. Deux semaines plus tard, je me suis fait baptiser. Ma femme a suivi quatre mois plus tard. Notre fille aînée avait reçu une instruction religieuse à l'école. Lorsqu'elle est allée à l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour la première fois, elle s'est écriée : « Papa, c'est tellement mieux que ce que j'apprends à l'école ! » Elle aussi s'est fait baptiser. En décembre 1995, notre famille a été scellée au temple de Mexico, pour cette vie et pour l'éternité. En famille, nous connaissons maintenant l'harmonie, la paix et le bonheur. Nous savons qui nous adorons. Nous savons d'où nous venons et où nous allons. Nous aimons la sainte parole de Dieu, particulièrement le Livre de Mormon, et nous aimons son Eglise, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Grâce à ces cadeaux, nous avons trouvé cette source d'eau vive dont le Sauveur parlait à la Samaritaine : « Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » (Jean 4:14). Victor Manuel
Cabrera est membre de la paroisse de Mirador, pieu de Roma, Monterrey (Mexique). SERVIR DE TOUTES LES FACONS POSSIBLEpar Huang
Syi-hua Je me suis fait baptiser le 14 décembre 1974, à Shih Lin (Taiwan). J'ai 70 ans et l'eau des fonts baptismaux en plein air était presque gelée, mais je n'ai ressenti que de la chaleur. Après mon baptême et ma confirmation, le président de branche m'a ordonné à la prêtrise et m'a demandé de visiter les membres. A l'époque, il y avait environ 100 membres dans la branche, mais une vingtaine seulement venaient à l'église. Avec obéissance, j'ai visité les membres, chaque mois, et l'assistance à l'église a rapidement passé à plus de 80. Cette augmentation d'assistance était évidemment merveilleuse, mais elle posait un problème. Nous nous réunissions dans un petit immeuble de la rue Chung Cheng et nous n'avions pas assez de place pour tous ceux qui voulaient venir. Nous avons donc déménagé dans un bâtiment plus grand, rue de Chung Shan nord. L'immeuble était plus grand, mais nous n'avions pas assez de chaises, et, à cette époque, il était difficile d'obtenir du matériel par le canal habituel de l'Eglise. Nous nous sommes sentis bénis lorsqu'un membre a acheté 100 chaises et en a fait cadeau à notre église. Il a également acheté un piano pour remplacer l'ancien orgue délabré que nous avions trouvé sur place. Il nous restait encore un problème : nous n'avions pas d'estrade. Alors que nous priions pour savoir comment en trouver une, j'ai appris qu'une école élémentaire des environs avait du bois que nous pourrions utiliser. Pendant plusieurs jours, j'ai cherché un charpentier qui pourrait construire une estrade avec ce bois, mais je n'en ai pas trouvé. Finalement, un samedi, j'ai décidé de la construite moi-même. Je n'avais jamais transporté d'objets aussi lourds et je n'aurais jamais pensé que je pourrais finir cette estrade en une journée, mais Dieu m'a aidé. L'estrade était prête pour la réunion du lendemain. Tous les membres étaient ébahis - mais pas tant que moi. Cela me semblait miraculeux. Depuis que je me suis joint à l'Eglise, je n'ai pas laissé passer un jour sans rendre service d'une façon ou d'une autre. Grâce à cela, ma vie a été bénie et pleine de joie, de sentiment d'accomplissement et de richesses spirituelles. Avant de me joindre à l'Eglise, j'étais physiquement faible, mais maintenant, je me sens fort et en bonne santé, malgré mon âge. Je peux souvent servir au temple de Taipei (Taiwan). Je suis reconnaissant de toutes les bénédictions de Dieu, particulièrement du Livre de Mormon. On y trouve des paroles d'une grande beauté. Je sais que l'étude du Livre de Mormon peut nous apporter de la force spirituelle et nous aider à résoudre les problèmes difficiles de notre époque. Je sais aussi qu'en servant Dieu, quel que soit notre appel, nous obtenons une multitude de bénédictions. Parfois même des miracles se produisent. Huang Syi-hua
est membre de la paroisse de Pei Tou, dans le pieu de Taipei est (Taiwan). J’AVAIS CESSE DE PLEURERpar Eliana Maribel Gordon Aguirre Toute jeune déjà, j'avais envie de me rendre utile, d'aider les autres, et d'être proche de l'Eglise de Jésus. Mais je ne savais pas comment. En grandissant, mon désir s'est renforcé et j'ai commencé à rechercher des façons de servir Dieu dans ma religion. Le moment venu, je suis allée en internat à Riobamba (Equateur). J'ai fait la connaissance de la mère supérieure d'un couvent. Nous sommes devenues amies et elle m'a finalement influencée pour que j'entre dans les ordres. J'ai fait mes premiers voeux et suis devenue novice. Pendant les six années qui ont suivi, j'ai prié chaque jour notre Père céleste pour qu'il m'aide à mieux le connaître. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais à l'aise lorsque je le priais directement, sans intercession comme on me l'avait appris. Je savais qu'en apprenant à le connaître, j'apprendrais à me connaître moi-même. J'arriverais aussi à voir les autres dans une perspective plus chrétienne, et pourrais ainsi les servir comme il voulait que je le fasse. Je priais avec ferveur, mais je ressentais un vide inexplicable. Ce vide devenait si grand que j'ai décidé de quitter le couvent. Un jour que l'évêque nous rendait visite, je lui ai parlé de ma décision de partir. Il m'a demandé de méditer et de prier à ce sujet. C'est ce que j'ai fait, et j'ai senti avec plus de force encore que ma décision était la bonne. Je savais que si j'attendais d'avoir prononcé mes voeux solennels, ce qui devait avoir lieu l'année suivante, il me serait plus difficile encore de partir. J'aurais alors dû obtenir la permission du pape, et non pas simplement de l'évêque. La prochaine fois que j'ai rencontré l'évêque, je lui ai parlé de ma décision et il m'a dit de demander ma révocation par écrit. Finalement, ma lettre lui a été transmise. Il en a été surpris, parce qu'il croyait que je n'irais pas jusqu'au bout de ma demande. Lorsqu'il a accepté la révocation de mes voeux, j'ai pris congé des nonnes, reconnaissante de tout le bien que j'avais appris et ressenti, et je suis partie en paix. Enfin, je croyais que j'aurais la paix. Au lieu de cela, j'ai dû affronter les insultes et le rejet. Des spéculations calomnieuses circulaient sur les raisons pour lesquelles j'avais quitté le couvent. Profondément déçue et complètement dévalorisée, je ne savais plus où j'en étais et me suis décidée pour la solution la plus déplorable - m'ôter la vie. Le 21 novembre 1995, j'errais dans une rue, l'esprit occupé par des idées de suicide, les joues baignées de larmes, lorsque je me suis retrouvée devant une église. Pour cacher mes larmes et trouver un soulagement à ma souffrance, je suis entrée. A l'intérieur, il y avait un tableau d'affichage. J'ai été surprise d'y voir une illustration aimable et chaleureuse du Sauveur, accompagnée de mots si simples et compréhensibles que j'ai été instantanément captivée. C'était le Christ que j'avais recherché. Sans m'en rendre compte, j'avais cessé de pleurer. Quelques minutes plus tard, une dame aimable m'a demandé si elle pouvait m'aider. Ne sachant pas quoi dire, j'ai lâché : « Qu'est-ce que c'est que cette Eglise ? » Elle a commencé à me l'expliquer et, subitement, mes yeux se sont à nouveau remplis de larmes. Gênée, je lui ai dit que j'avais besoin d'une amie. A ce moment-là, son mari nous a rejointes et je leur ai parlé de mon chagrin. Ils m'ont dit qu'ils connaissaient un Ami qui avait toutes les réponses, Jésus-Christ, et qu'ils m'encourageaient à mieux le connaître, ainsi que le plan de notre Père céleste. Sans hésitation, j'ai accepté. Pendant dix jours, j'ai rencontré ce couple de missionnaires aimables et aimants. Ils n'ont jamais fait pression sur moi, ils se sont contentés de rendre leur témoignage et de m'instruire. Ils m'ont également fait profiter d'un des plus grands dons que nous puissions recevoir, le Livre de Mormon, un autre témoin de Jésus-Christ. Je l'ai lu, je l'ai étudié, et j'ai mis à l'épreuve la promesse de Moroni (voir Moroni 10:3-5). Le Saint-Esprit m'a témoigné que le Livre de Mormon est la parole de Dieu. Ce qui était mystérieux pour moi est devenu clair. Je savais qui était le Seigneur et comment le servir. Deux soeurs missionnaires m'ont enseigné les leçons missionnaires et je me suis fait baptiser le 3 décembre 1995. Je suis reconnaissante à tous ceux qui m'ont apporté la lumière de l'Evangile. Je suis reconnaissante aux membres qui partagent leur amour, leur intérêt et la chaleur de leur foyer. Par-dessus tout, je suis reconnaissante à notre Père céleste, qui a répondu à mes prières ferventes. Je n’ai pas encore toutes les réponses, mais je sais où les chercher. Je sais que les paroles de Néphi sont vraies : « Celui qui cherche diligemment trouve ; et les mystères de Dieu lui seront dévoilés par le pouvoir du Saint-Esprit » (1 Néphi 10:19). Eliana
Maribel Gordon Aguirre est membre de la paroisse La Ofelia, du pieu La Ofelia de
Quito (Equateur).
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