LA RICHESSE DU RETABLISSEMENT

par Neal A. Maxwell

du Collège des douze apôtres

L’Evangile rétabli dissipe le doute et le désespoir, en nous donnant l’assurance de l’immortalité et du grand plan de bonheur de Dieu.

Je vais commencer par citer quelques indicateurs des temps difficiles dans lesquels nous vivons. Cela vaut la peine de s'y arrêter, même brièvement, parce que cela constitue le cadre dans lequel vous et moi évoluons chaque jour dans la dernière dispensation.

LE DOUTE ET LE DÉSESPOIR

Les siècles qui se sont écoulés depuis la mission messianique de Jésus dans la condition mortelle semblent avoir détruit la foi de nombreuses personnes dans les derniers jours. La prophétie de Pierre sur l'attitude des moqueurs des derniers jours s'accomplit réellement : « Où est la promesse de l'avènement [du Christ] ? ... Tout demeure comme dès le commencement de la création » (2 Pierre 3:4). Ainsi, la répétition des schémas dans l'histoire de l'humanité est-elle interprétée par beaucoup de personnes comme la preuve qu'il n'y a ni plan ni Dieu.

L'indifférence qui en résulte s'ajoute à l'iniquité, et l'iniquité produit son inévitable moisson de désespoir amer (voir Moroni 10:22 ; D&A 45:27 ; Joseph Smith, Matthieu 1:30). De plus, comme l'amour de beaucoup se refroidit, les premier et deuxième grands commandements sont très peu respectés (voir Matthieu 22:36-40 ; 24:12).

Il n'est pas surprenant que les gens dans le désespoir se posent des questions sur le sens de la vie, disant: «Est-ce que la vie n'est que cela ?» Même leurs conquêtes et leurs accomplissements finissent par perdre tout sens. Cette attitude est bien illustrée par Louis B. Mayer, de la MGM, qui a été l'un des rois d'Hollywood et qui a dit avec désespoir à la fin de sa vie sur son lit d'hôpital : « Rien n'a d'importance. Rien n'a d'importance[1]. »

DES PLAISIRS ÉPHÉMÈRES

« Ceux qui vivent sans Dieu dans le monde » glanent impatiemment leurs quelques satisfactions éphémères, mais ils n’arrivent pas à trouver le vrai bonheur (voir Mosiah 27:31 ; Mormon 2:13). De nos jours, beaucoup de gens se font prendre dans une forme ou une autre de la culture des boites de nuit et des bars. D'autres personnes se dévouent autant aux substituts populaires et envahissants que sont le sport et la politique qu'ils le feraient à une vraie religion. Tout cela accompagné de changements continuels dans le monde politique où nous voyons les princes du monde se succéder. La gloire fait place à l'oubli.

Beaucoup de gens se préoccupent surtout de la routine de la vie, comme les hommes du temps de Noé qui «mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants» (Matthieu 24:38 ; voir aussi les versets 36-39). Beaucoup de ceux qui sont aisés disent : « je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien » (Apocalypse 3:17), ils se méprennent sur l'origine de leur richesse, disant : « Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses » (Deutéronome 8-17). Le monde d'aujourd'hui ressemble beaucoup à l'ancien Israël où « chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 17:6 ; 21:25). A notre époque, « chacun suit sa propre voie, et selon... la ressemblance du monde » (D&A 1:16), ce que l'on pourrait appeler la morale personnelle, et cette idée est partout présente de nos jours.

L’ÉGOÏSME ET LE SEPTICISME

Dépouillé de toute culture religieuse, les gens agissent « à leur gré », et cela produit un individualisme débridé et sans principe qui nie le besoin de soumission spirituelle, qui est, en fait, l'un des grands objectifs de la vie. L'ancien Israël a reçu les conseils suivants . « Souviens6toi de tout le chemin que l'Eternel, ton Dieu, t'a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton coeur et si tu garderais ou non ses commandements » (Deutéronome 8:2).

Ignorant le plan de salut, beaucoup de gens ne connaissent tout simplement pas le but du voyage de la vie. Par conséquent, l'égoïsme et le scepticisme modernes nient l'importance du Sauveur, considérant Jésus simplement comme « un homme » (Mosiah 3:9) ou « comme n'étant que néant » (1 Néphi 19:9).

Avec ce raisonnement intellectuel, ces gens disent : « Il n'est pas raisonnable qu'un être tel qu'un Christ vienne » (Hélaman 16:18 ; voir aussi les versets 17-20). Si des prophéties se réalisent, les sceptiques disent que les prophètes ont simplement « deviné correctement » (voir Hélaman 16:16).

Les gens attachés au monde, qui sont de plus en plus nombreux, veulent marcher par la vue et non par la foi (voir 2 Corinthiens 5:7). Dans leur désir de voir, ils tombent dans le piège qui consiste à regarder « au-delà du point marqué » (Jacob 4:14) ; ils ne voient même pas les bourgeons sur les figuiers annonçant l'approche de l'été (voir D&A 45:37 ; Joseph Smith, Matthieu 1:38-39).

Dans un tel contexte, ceux qui essayent de répandre les vérités glorieuses de l’Evangile rencontrent souvent, comme Ether, des gens qui, face aux prophéties « grandes et merveilleuses », ne croient pas parce qu'ils ne les voient pas (voir Ether 12:5).

« EMPECHÉS D'ACCÉDER À LA VÉRITÉ »

Ensuite, on trouve les gens honorables de la terre qui agissent de façon louable sans avoir toute la lumière de l'Evangile. Vous et moi en connaissons beaucoup ; ce sont des gens merveilleux et honnêtes. Comme certains disciples de Jean-Baptiste, ils ne savent tout simplement pas encore. Quand on leur a demandé s'ils avaient reçu le don du Saint-Esprit, ils ont répondu : « Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint-Esprit » (Actes 19:2 ; voir aussi les versets 1-6). Parmi les gens honorables de la terre, il y en a beaucoup « qui ne sont empêchés d'accéder à la vérité que parce qu'ils ne savent pas où la trouver » (D&A 123:12).

Le Rétablissement, bien entendu, apporte le remède miraculeux dont nous avons tant besoin à notre époque. Lorsqu'il est accompagné de l'Esprit de vérité, le Rétablissement se révèle non seulement instructif et inspirant, mais aussi convaincant ! (Voir D&A 50:21-22.)

Certaines personnes doivent toutefois être d'abord frappées par des afflictions, la mort, la peur, la terreur, la famine et les fléaux avant d'être poussées à se souvenir de Dieu (voir Hélaman 12:3). Il n'y en a comparativement que peu qui sont prêtes à entendre la parole de Dieu (voir Alma 32:6), mais pour elles, la parole a « un effet plus puissant » que quoi que ce soit d'autre (voir Alma 31:5). Pourtant, même ce groupe relativement petit a besoin d'un instructeur :

« Philippe accourut, et entendit I'Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe. Il lui dit: Comprends-tu ce que tu lis ?

« Il répondit : Comment le pourrai-je, si quelqu'un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir avec lui » (Actes 8:30-31 ; italiques ajoutés).

ENVIRONNÉS DE TOUTES PARTS

En continuant sur l'échelle de la société, on trouve les membres tièdes de l'Eglise qui manquent d'engagement et qui ne sont pas vaillants dans leur témoignage de Jésus (voir D&A 76:79). Ils ont souvent peur de perdre leur place dans la synagogue du monde ou de ne pas être loués par les hommes (voir Jean 12:42-43). Certains membres sont comme Amulek dans les Ecritures, qui a été, appelé et qui n'a pas voulu entendre ; il « savait », mais il « ne voulait pas savoir » (Alma 10:6). Ces membres, comme Amulek, ont parfois même ressenti l'amour rédempteur de Dieu, mais ils ne le ressentent plus (voir Alma 5:26). N'est-il pas merveilleux, par ailleurs, que le Seigneur longanime ait rappelé, instruit et par la suite utilisé Amulek pour qu'il déclare des enseignements particulièrement puissants !

Heureusement, au milieu de tout cela, il y a énormément de membres de l'Eglise qui s'efforcent sincèrement de faire preuve de consécration. Ils cherchent premièrement à édifier le royaume de Dieu et à établir sa justice (voir Matthieu 6:33). En dépit de leurs épreuves personnelles et de leur découragement, ces membres se ressaisissent et disent : « Ne persévérerons-nous pas dans une si grande cause ? » (D&A 128:22).

Il nous est dit avec gravité : « Voici, l'ennemi est coalisé » (D&A 38:12). Les saints des derniers jours fidèles seront donc certainement environnés de toutes parts (voir D&A 76:29), mais nous pouvons malgré tout constituer des communautés de saints qui sont spirituellement « un, enfants du Christ » (4 Néphi 1:17).

LES ÉCRITURES SERVENT DE MÉMOIRE SPIRITUELLE

Nous ne devrions pas être vraiment surpris de voir dans ce qui vient d'être décrit le résultat de l'absence ou de la négligence des saintes Ecritures. Nous voyons, dans l'histoire, des peuples qui, n'ayant pas d'Ecritures saintes, ont rapidement renié le Créateur ! (voir Omni 1:17). Les gens qui ne sont pas instruits par les Ecritures peuvent devenir très rapidement incroyants. Ils forment une génération montante qui ne comprend pas les paroles des prophètes et qui ne croit pas à la résurrection du Christ, comme lorsqu'il s'éleva une autre génération, qui ne connaissait point l'Eternel, ni ce qu'il avait fait en faveur d'Israël (voir Juges 2:10 ; voir aussi Mosiah 26:1-4).

Les saintes Ecritures témoignent avec puissance, mais elles nous font aussi connaître ce que Dieu a fait pour son peuple. Cette mémoire spirituelle est essentielle. Voyez ce verset important, souvent négligé en faveur du verset particulier qu'il précède : « Voici, je voudrais vous exhorter, lorsque vous lirez ces choses, si Dieu juge sage que vous les lisiez, à vous souvenir combien le Seigneur a été miséricordieux envers les enfants des hommes, depuis la création d'Adam jusqu'au moment où vous recevrez ces choses, et à méditer cela dans votre coeur » (Moroni 10:3).

Les Saintes Ecritures, lorsque nous les sondons et y croyons, nous aident à nous « souvenir », pour ainsi dire, de ce qui se trouve dans les annales sacrées. Cela fait partie de la mémoire collective du royaume de Dieu. Ainsi, Alma a fait remarquer à son fils Hélaman que les annales sacrées ont effectivement accru la mémoire du peuple (voir Alma 37:8).

LE RÉTABLISSEMENT D'UNE CONNAISSANCE VITALE

Le Rétablissement a inondé la terre de connaissance spirituelle, dont la réalité de la Résurrection, mais il a aussi rapporté un processus de révélation vital. Notez ces différentes choses : « Je ferai descendre la justice des cieux, et je ferai monter la vérité de la terre, pour rendre témoignage de mon Fils unique, de sa résurrection des morts, oui, et aussi de la résurrection de tous les hommes, et je ferai en sorte que la justice et la vérité balaient la terre comme u n flot » (Moïse 7:62).

« Dieu vit alors qu'il était nécessaire que [les hommes eussent] la connaissance de ce qu'il avait décrété à [leur] sujet :

« C'est pourquoi il envoya des anges converser avec eux...

« Et ils commencèrent, à partir de ce moment là, à invoquer son nom ; c'est pourquoi Dieu conversa avec les hommes et leur fit connaître le plan de rédemption qui avait été préparé dès fondation du monde » (Alma 12:28-30).

Le Rétablissement apporte, par exemple, tellement plus de vérité concernant à la fois la personnalité du Père et la nature de son plan ! George Q. Cannon (1827-1901), du Collège des douze apôtres, a dit : « Le plan de salut, que Dieu notre Père céleste a révélé, contient un amour parfait ; la miséricorde, la justice et tous les autres attributs de ce personnage de la Divinité sont parfaitement illustrés par le plan de salut qu'il a révélé pour guider l'homme[2]. » Toutefois, frère Cannon se lamentait en disant : « Le problème aujourd'hui est que les gens ne croient pas que Dieu possède tous ces attributs[3]. »

Il en est de même à notre époque. Il n'est pas étonnant que le roi Benjamin ait lancé cette supplication : «Croyez en Dieu ; croyez qu'il est, et qu'il a tout créé, tant dans le ciel que sur la terre ; croyez qu'il a toute la sagesse et tout le pouvoir, tant dans le ciel que sur la terre ; croyez que l'homme ne comprend pas tout ce que le Seigneur peut comprendre» (Mosiah 4:9).

Il y en a quelques-uns parmi nous qui croient en Dieu mais qui ne veulent pas le laisser être Dieu; ils veulent le limiter dans sa personnalité et ses attributs. De manière rassurante, dans deux autres versets, le Seigneur dit de manière concise : « je suis capable de faire ma propre oeuvre » (2 Néphi 27:20-21). Mes frères et soeurs, Dieu ne peut pas mieux nous dire qu'il peut faire face à la situation !

LES SOLUTIONS AUX MAUX DE L’HUMANITÉ

La richesse du Rétablissement dissipe le doute et le désespoir quant au sens de la vie, atténuant la détresse et nous donnant l'assurance de l'immortalité et du « grand plan de bonheur » de Dieu ! (Voir Alma 42:8.) Les voies de l'Eternel sont des voies plus élevées et plus efficaces (voir Esaïe 55:9).

Il ne se passe pas un jour sans que l'on voie aux informations télévisées ou dans la presse la proposition sincère de solutions du monde pour résoudre de graves problèmes humains. Bien que proposées en toute sincérité, ces solutions font généralement appel à des voies inférieures. Elles ressemblent à une partie de hockey sur une pente glissante, où on utiliserait des baguettes tordues en guise de crosses, et une masse informe en guise de palet.

Le Rétablissement, pour utiliser une autre métaphore, est comme un panier contenant « une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde » (Luc 6:38). Cette récolte abondante nous évite d'avoir faim par manque de doctrine. Mais les personnes qui n'ont pas cette richesse et qui sont mal nourries, sont en butte à l'adversité tout en essayant de croire en un Dieu aux objectifs plein d'amour. Chacun des points clés de la doctrine, en lui-même, serait d'une grande aide. Toutefois, lorsqu'ils sont combinés, ces points de doctrine sont beaucoup plus nutritifs et peuvent produire une foi beaucoup plus forte. La récolte est non seulement abondante et «débordante», mais elle contient aussi « les choses claires et précieuses » (1 Néphi 13:40) qui sont vitales, les nutriments essentiels.

LE PROBLÈME DE LA SOUFFRANCE

Voyons un exemple des conséquences de privation. Certaines personnes, perplexes au sujet de la doctrine, se lamentent en disant : « Si Dieu est bon et tout-puissant, pourquoi permet-il tant de souffrance humaine ? Pourquoi permet-il qu'il y ait tant de mal dans le monde qu'il a créé ? » Il y a quelques dizaines d'années, un important dirigeant religieux d’Angleterre a parlé de cela avec une franchise inhabituelle : « Tout au long de ma vie, je me suis efforcé de découvrir le but de la vie. J'ai essayé de répondre à trois questions qui ont toujours semblé être fondamentales : le problème de l'éternité, le problème de la personnalité humaine et le problème du mal, je n'ai pas réussi. Je n'ai résolu aucun de ces problèmes... Et je crois que personne ne les résoudra jamais[4]. »

Sans la plénitude du Rétablissement, ce problème est, on peut le comprendre, douloureux et lancinant ! Sans la compréhension du plan de salut apportée par le Rétablissement, essayer de comprendre cette vie revient à essayer de comprendre une pièce en trois actes en n'en voyant que le deuxième. Si l'on ne connaît pas le début et la fin, le milieu semble confus. Que se passe-t-il réellement ? Y a-t-il un metteur en scène qui va donner un sens à tout cela ? L'intrigue a-t-elle un objectif ? Seule la révélation répond à de telles questions.

Le mal et la souffrance prélèvent un lourd tribut dans le monde, et il n'est certainement pas possible d'expliquer par des raisonnements tout faits toutes les situations humaines douloureuses. Mais, grâce aux bénédictions du Rétablissement, nous pouvons voir les choses telles qu'elles sont réellement, telles qu'elles étaient et telles qu'elles seront (voir D&A 93:24 ; voir aussi Jacob 4:13). Nous pouvons alors mieux parcourir le chemin étroit et resserré, étant inspirés et informés « par la foi et non par la vue » (2 Corinthiens 5:7). Toutefois, il est clair que cette meilleure compréhension apportée par le Rétablissement ne nous exempte pas de la tentation ou de la souffrance. Nous ne sommes pas immunisés, mais touchés d'une manière différente.

Les saints des derniers jours savent aussi que Dieu n'a pas créé l'homme ex nihilo, à partir de rien. Le concept d'une création « à partir de rien » met ses adeptes face à un grave dilemme. Un commentateur a écrit à propos de la souffrance humaine et de la création « à partir de rien » : « Nous ne pouvons pas dire que [Dieu] aimerait nous aider mais ne le peut pas : Dieu est omnipotent. Nous ne pouvons pas dire qu'il nous aiderait s'il savait ce dont nous avons besoin : Dieu est omniscient. Nous ne pouvons pas dire qu'il n'est pas responsable de la méchanceté des hommes : Dieu a créé les hommes. En fait, un Dieu omnipotent, omniscient [qui a créé toutes choses absolument, c'est-à-dire à partir de rien] a une responsabilité indirecte avant (et pendant) les mauvaises actions de tous les humains ; il est aussi responsable de tout défaut, d'ordre non moral, de l'univers[5]. »

Bien sûr, Dieu n'est pas « responsable » des mauvaises actions des hommes ! Il est donc essentiel de connaître les vérités « claires et précieuses » du Rétablissement afin de voir les choses comme elles sont réellement au lieu de rester perplexes.

DES VÉRITÉS LIBÉRATRICES

Les corrections apportées par le Rétablissement nous donnent une perspective libératrice. Les révélations, conjuguées, nous apprennent que l'homme est, par lui-même, une intelligence ou un esprit coéternel avec Dieu, mais certainement pas égal à lui (voir Abraham 3:18). Cela nous place dans une position doctrinalement très différente, parce que « Dieu n'est ni la source ni la cause du mal, moral ou physique[6] ». De plus, Dieu ne forcera pas les hommes puisque toute intelligence est libre d'agir par elle-même « dans la sphère dans laquelle Dieu l'a placée... Voici, c'est là qu'est le libre arbitre de l'homme, et c'est là qu'est la condamnation de l'homme » (D&A 93:30-31).

Grâce au Rétablissement, nous apprenons de plus que, inhérente à la structure de la condition mortelle, il y a « une opposition en toutes choses » (2 Néphi 2:11). Ce point de doctrine est plus qu'une petite explication de la vie. C'est une révélation divine majeure ! Comme David Paulsen, professeur de l'université Brigham Young, l'a bien expliqué, « sans droiture, il n'y a pas de bonheur ; sans liberté d'action réelle, il n'y a pas de droiture ; sans opposition (possibilités opposées entre lesquelles choisir), il n'y a pas de liberté d'action réelle. Donc, le bonheur et l'opposition sont nécessairement liés[7]. »

Lorsque les vérités du Rétablissement sont ainsi conjuguées, il en émerge une compréhension profonde nécessaire à la vie quotidienne.

A mon avis, mais ce n'est pas un point de doctrine de l'Eglise, il sera un jour encore plus évident qu'aujourd'hui que notre Père aimant fait tout ce qui lui est possible pour nous aider !

L'Evangile rétabli de Jésus-Christ est la preuve de son aide. En tant que bénéficiaires du Rétablissement, nous nous voyons accorder énormément de lumière et tant de connaissance (voir Alma 9:19) sur le sens et l'objectif de la vie, sur la personnalité du Père et du Fils et sur l'oeuvre et la gloire du plan de salut (voir Moïse 1:39) !

Que Dieu nous accorde le désir de partager le panier de la récolte du Rétablissement, afin qu'après avoir été spirituellement nourris nous nourrissions notre prochain.

Article tiré d'un discours donné à l’Assembly Hall de Salt Lake City, le 3 février 1995.

 

[1] The Lion in Winter, 3ème partie du documentaire MGM : When the Lion Roars, 1992, Turner Pictures, Inc., diffusé sur PBS.

[2] Deseret News, 31 janvier 1872, p. 609.

[3] Deseret News, 2 avril 1873, p. 132.

[4] Daily Express, Londres (Angleterre), 13 juillet 1953, p. 4.

[5] Antony Flew, « Theology and Falsification », New Essays in Philosophical Theology, édité par Antony Flew et Alasdair Macintyre, 1955, p. 107.

[6] Daniel H. Ludlow, éditeur, Encyclopedia of Mormonism, 5 volumes, 1992, 2:478.

[7] Lettre adressée à l'auteur, en sa possession.

 

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