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LIGNE SUR
LIGNE LE CONFLIT DE
LA CONDITION MORTELLE Nous avons quitté notre foyer prémortel et sommes venus sur la terre afin d'atteindre plusieurs objectifs importants dont l'un est d'avoir un corps physique. Les corps ont bien entendu différentes formes et tailles, mais notre aspect physique n'est pas particulièrement important. Ce qui est très important c'est ce que nous faisons avec le corps que nous avons reçu. La question que nous devons nous poser est de savoir si notre esprit dirigera notre corps ou si notre corps prendra le contrôle de notre esprit. Le monde voudrait nous faire croire que notre véritable identité n'est rien d'autre que la somme des passions, instincts et expériences dus au corps. Mais notre corps est habité par notre esprit, et bien que notre esprit ne soit pas parfait, il vient sur la terre dans un état d'innocence et recherche initialement les choses qui sont bonnes, justes et pures (voir D&A 29:46-47 ; 93:38). Notre esprit vient de la présence de Dieu, mais à cause du voile placé sur notre esprit lorsque nous entrons dans la condition mortelle, nous ne nous souvenons pas de notre vie prémortelle. Pourtant notre esprit est attiré par les choses spirituelles. Cette bonté met notre esprit en conflit avec notre corps, car notre corps est sujet aux tentations du monde (voir Moïse 6:49). Nous pourrions comparer notre corps physique à une voiture et notre esprit au conducteur. La voiture est un outil merveilleux et puissant. Si le conducteur est dispos, sobre et suffisamment mûr pour conduire prudemment, il maîtrisera la voiture qui le conduira à la destination souhaitée. Mais si le conducteur est somnolent ou ivre, s'il ne fait pas attention, ou s'il n'est pas suffisamment mûr pour conduire prudemment, alors la voiture est livrée à elle-même et peut être la cause de destruction et de chagrin pour le conducteur et toute personne se trouvant sur sa route. Melvin J. Ballard (1873-1939), du Collège des douze apôtres, a enseigné que c'est en nous que se déroulera le plus grand conflit que nous rencontrerons jamais. Il a expliqué : « Toutes les tentatives que fera l'ennemi de notre âme pour nous réduire en captivité se feront par l'intermédiaire de la chair parce qu'elle est constituée des éléments de la terre non rachetés, or il a pouvoir sur les éléments de la terre. Il nous tentera par les convoitises, les appétits, les désirs de la chair. Toute l'aide que nous fournit le Seigneur dans cette lutte nous est apportée par l'intermédiaire de l'esprit qui demeure dans notre corps mortel. Ces deux forces puissantes opèrent donc sur nous par ces deux voies. « Où en sommes-nous de ce combat ? ... Nous ne pouvons pas être sûr de l'issue de la bataille, à moins de prendre bien soin de notre esprit. Nous savons que si nous ne consommons pas la nourriture qu'il faut et ne faisons pas de l'exercice physique, le corps ne se développe pas. Si vous voulez avoir un esprit fort qui domine votre corps, vous devez veiller à ce que votre esprit reçoive la nourriture spirituelle et fasse de l'exercice spirituel. « Où se procure-t-on de la nourriture spirituelle ? ... Les membres de l'Eglise sont invités à aller une fois par semaine à la table de Sainte-Cène où ils mangent et boivent les emblèmes du corps brisé et du sang versé du Seigneur Jésus-Christ, bénis pour leur esprit, et non pour leur corps physique, car celui qui mange et boit dignement, mange et boit la vie spirituelle. Il nous est également demandé de prier chaque jour le Seigneur, individuellement et en famille. Qu'arrive-t-il alors ? Nous fermons les yeux, nous nous éloignons du monde physique, nous ouvrons notre âme et nous attirons à nous des bénédictions spirituelles et des puissances spirituelles. Cette force s'instille dans notre vie spirituelle. Ces occasions ainsi que d'autres nous sont offertes comme nourriture spirituelle. Nous nous livrons à l'exercice spirituel en servant nos semblables. « L'homme ou la femme qui ne prend pas de nourriture spirituelle et ne fait pas d'exercice spirituel devient rapidement spirituellement faible et la chair prend le pouvoir. Quiconque consomme donc la nourriture spirituelle et fait de l'exercice spirituel est soumis à la volonté de Dieu. « ... Il existe un dicton qui affirme qu'une chaîne n'est jamais plus résistante que son chaînon le plus faible. Elle se brise à son point le plus faible. Généralement, nous observons que notre chaînon faible consiste en la chair. Le diable connaît le chaînon faible et quand il décide d'assujettir une âme, il frappe au point faible. Nous pouvons être forts par ailleurs, mais il ne nous attaque jamais là où nous sommes forts. Il nous attaque là où nous sommes faibles... « Ce n'est pas des corps mais des esprits immortels que le diable veut. Et il essaie de les assujettir par l'intermédiaire du corps, car le corps peut réduire l'esprit en esclavage mais l'esprit peut faire en sorte que le corps reste son serviteur » (« La lutte pour l'âme », discours prononcé dans le Tabernacle de Salt Lake City le 5 mai 1928).
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