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Message
de la Première Présidence LES MARQUES D'UN FOYER HEUREUXThomas S. Monson Premier conseiller dans la Première Présidence «Le bonheur est l'objet
et le but de notre existence et en sera la fin si nous suivons le chemin qui y mène
; et ce chemin, c'est la vertu, l'intégrité, la fidélité, la sainteté et le
respect de tous les commandements de Dieu[1].» La définition de ce but
universel fut donnée par Joseph Smith, le prophète. Elle était juste à l'époque.
Elle l'est encore aujourd'hui. Avec un itinéraire aussi clairement défini,
comment se fait-il donc que tant de gens soient malheureux ? Souvent, il y a
plus de fronts soucieux que de sourires, et le désespoir étouffe la joie. Nous
vivons si loin au-dessous de nos possibilités divines. Certains sont égarés
par le matérialisme, pris dans le piège du péché et perdus dans le carnaval
de l'humanité. D'autres s'écrient, dans les termes du converti de Philippe
autrefois : « Comment... pourrais-je [trouver mon chemin], si quelqu'un ne me
guide[2] ? » Le bonheur ne consiste pas en une débauche de luxe, ni en ce que le monde appelle du « bon temps ». On ne doit pas le rechercher non plus dans des endroits éloignés aux noms exotiques. Le bonheur se trouve au foyer. Nous nous souvenons tous du foyer de notre enfance.
C'est intéressant comme nous n'attachons pas d'importance au fait que la maison
était petite ou grande, que le quartier était chic ou pauvre. Ce que nous
aimons nous rappeler, ce sont les expériences que nous avons vécues en
famille. Le foyer est le centre d'expérimentation de notre vie, et ce que nous
y apprenons détermine largement ce que nous faisons lorsque nous le quittons. Madame Thatcher, ancien premier ministre de
Grande-Bretagne, a exprimé des idées profondes : « La famille est le
fondement de la société. C'est une crèche, une école, un hôpital, un centre
de loisir, un abri et un lieu de repos. Toute la société en dépend. Elle façonne
nos croyances, c'est la préparation pour le reste de notre vie[3]. » « Notre foyer, c'est là où se trouve notre cœur.
» Il faut assurément vivre longtemps dans une maison pour en faire un foyer[4]. « Foyer !
Foyer ! doux, doux foyer... Si humble soit-il, rien ne vaut le foyer[5]. » Nous détournant
de ces souvenirs heureux, nous pensons aux parents disparus, aux enfants qui ont
grandi, à l'enfance qui est loin. Lentement mais sûrement nous prenons
conscience de la vérité. Nous sommes responsables du foyer que nous édifions.
Nous devons édifier avec sagesse, car l'éternité n'est pas une petite traversée.
Ce sera le calme plat et il y aura du vent, des jours ensoleillés et des jours
gris, de la joie et du chagrin. Mais si nous faisons vraiment des efforts, notre
foyer peut être un coin des cieux ici-bas. Ce que nous pensons, ce que nous
faisons, la vie que nous menons non seulement ont une influence sur la réussite
du voyage qu'est notre vie terrestre mais ce sont autant d'étapes vers nos
objectifs éternels. En 1995, la Première Présidence et le Collège des
douze apôtres ont publié une déclaration au monde sur la famille. Il y est
dit : « On a le plus de chances d'atteindre le bonheur en famille lorsque
celle-ci est fondée sur les enseignements du Seigneur Jésus-Christ. La réussite
conjugale et familiale repose sur la foi, la prière, le repentir, le pardon, le
respect, I’amour, la compassion, le travail et les divertissements sains[6]. » Il y a toutes sortes de foyers heureux. Certains sont des familles nombreuses où le père, la mère et les frères et sœurs vivent ensemble dans un esprit d'amour. Dans d'autres, il n'y a que le père ou la mère avec un ou deux enfants. Dans d'autres encore, il n'y à qu'une personne. Certains traits se retrouvent cependant dans tous les foyers heureux, quels que soient le nombre et la situation de ceux qui y vivent. C'est ce que j'appelle les marques d'un foyer heureux. Ce sont: 1. L'habitude de prier.
2. Une bibliothèque de
savoir. 3 Un patrimoine d'amour.
4 Un trésor de témoignage.
L’HABITUDE DE PRIER
« L'humble prière est
l'ardent désir, muet ou exprimé[7].
» Son application si universelle et ses résultats si bénéfiques en font la
marque principale d'un foyer heureux. En écoutant leurs enfants prier, les
parents se rapprochent eux aussi du Seigneur. Ces petits, qui, il y a encore si
peu de temps, étaient auprès de leur Père céleste, n'éprouvent aucune gêne
à lui exprimer leurs sentiments, leurs désirs et leurs remerciements. La prière familiale est la meilleure protection
contre le péché, et donc la plus grande source de joie et de bonheur. La
vieille formule « Une famille qui prie ensemble reste unie » est toujours
vraie. Notre prophète, Gordon B. Hinckley, a déclaré «
Heureux, en vérité, sont l'enfant et l'adolescent chez qui on a l'habitude de
prier matin et soir[8]. »
Voulez-vous regarder avec moi une famille typique de saints des derniers jours qui prie Dieu. Le père, la mère et chacun des enfants s'agenouillent, inclinent la tête et ferment les yeux. Un doux esprit d'amour, d'unité et de paix remplit la maison. Si le père entend son tout jeune fils prier pour que son père fasse le bien, pensez-vous que ce père aura des difficultés à honorer la prière de son cher fils ? Si une adolescente entend sa douce mère demander que sa fille soit inspirée pour choisir ses relations, qu'elle se prépare au mariage au temple, ne croyez-vous pas que cette fille essayera d'honorer cette humble et fervente demande de sa mère qu'elle aime tant ? Lorsque le père, la mère et chacun des enfants prient sincèrement pour que les bons fils de la famille se comportent avec dignité afin de pouvoir, le moment venu, recevoir leur appel d'ambassadeurs du Seigneur en mission pour l'Eglise, n'entrevoyons-nous pas que ces fils deviendront des jeunes gens qui auront le désir puissant de partir en mission ? Lorsque nous prions en famille et individuellement,
faisons-le avec foi et confiance en Dieu. Si l'un d'entre nous n'a pas encore
suivi le conseil de prier toujours, il n'y a pas de meilleur moment pour
commencer que maintenant. Les personnes qui pensent que le fait de prier
pourrait être le signe d'une faiblesse physique doivent se rappeler que l'homme
n'est jamais aussi grand que lorsqu'il est à genoux. Cela fait 53 ans que ma femme, Frances, et moi
sommes mariés. Nous nous sommes mariés au temple de Salt Lake City. Benjamin
Bowring, qui a effectué la cérémonie, nous a donné un conseil : « Je vais
vous donner une méthode, à vous, jeunes mariés, qui vous garantira qu'aucun
différend ne durera plus d'une journée. Chaque soir, agenouillez-vous au pied
de votre lit. Un soir, c'est vous, frère Monson, qui faites la prière, à
haute voix, à genoux. Le lendemain, c'est sœur Monson qui fait la prière, à
haute voix, à genoux. Je peux vous assurer que tout malentendu qui serait
apparu pendant la journée, disparaîtra pendant que vous prierez. Quand on prie
ensemble, on ne peut être animé que des meilleurs sentiments l'un pour
l'autre. » Lorsque j'ai été appelé
au Conseil des douze apôtres, il y trente-huit ans, le président McKay, neuvième
président de l'Eglise, m'a posé des questions sur ma famille. Je lui ai indiqué
cette méthode de la prière que nous suivions et lui ai témoigné qu'elle
donnait des résultats. Il s'est calé dans son grand fauteuil de cuir et m'a
dit en souriant : « La formule qui marche pour vous est une bénédiction pour
moi et les miens depuis que je suis marié. » La prière est une
source de force spirituelle. UNE BIBLIOTHÈQUE DE SAVOIR
La deuxième marque d'un foyer heureux, c'est qu'il
est une bibliothèque de savoir. Que nous nous préparions à fonder notre foyer
ou seulement que nous réfléchissions pour savoir comment rapprocher les cieux
de notre foyer actuel, nous pouvons l'apprendre du Seigneur. Il est le Maître
Architecte. Il nous a appris comment nous devons construire. Lorsqu'il parcourait les chemins poussiéreux des
villes et des villages que nous appelons maintenant avec respect la Terre Sainte
et qu'il instruisait ses disciples dans la belle Galilée, il parlait souvent en
paraboles, le langage que les gens comprenaient le mieux. Il parlait souvent de
l'édification du foyer en rapport avec la vie de ceux qui écoutaient. Il a déclaré : « Toute... maison divisée contre
elle-même, ne peut subsister[9].
» Plus tard, il a fait cette mise en garde : « Voici, ma maison est une maison
d'ordre... et pas une maison de confusion[10]. » Dans une révélation
donnée par Joseph Smith, le prophète, à Kirtland, en Ohio, le 27 décembre
1832, le Maître a donné le conseil suivant : « Organisez-vous, préparez tout
ce qui est nécessaire et établissez une maison qui sera une maison de prière,
une maison de jeûne, une maison de foi, une maison de connaissance, une maison
de gloire, une maison d'ordre, une maison de Dieu[11]. » Où pourrions-nous
trouver un plan mieux adapté à suivre pour construire avec sagesse et
correctement ? Cette maison répondrait au code de la construction présenté
dans Matthieu, à savoir une maison fondée sur le roc[12], une maison capable
de résister aux pluies de l'adversité, aux inondations de l'opposition et aux
vents du doute partout présents dans notre monde d'épreuves. Certains pourraient demander : « Mais cette révélation
était destinée à guider les constructeurs d'un temple. Est-elle encore
valable de nos jours ? » Je répondrais : « L'apôtre Paul n'a-t-il pas déclaré
: ‘Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de
Dieu habite en vous[13]
?’ » Que le Seigneur soit
notre guide pour la famille et même le foyer que nous construisons. Les bons livres constitueront une partie importante
de notre bibliothèque de savoir. Les livres permettent d'accéder à la sagesse ;
Les livres procurent des joies insoupçonnées
Les livres sont un moyen de s'enrichir ;
Les livres sont des amis. Alors pourquoi ne pas
lire?[14] La lecture est l'un des vrais plaisirs de la vie. A notre époque de culture de masse, où tant de ce qui nous est présenté est abrégé, adapté, changé et prédigéré, il est réconfortant et inspirant de s'asseoir tranquillement avec un bon livre. Les jeunes enfants aiment aussi les livres et la
lecture que leur font leurs parents. Le Seigneur a conseillé : « Cherchez des paroles
de sagesse dans les meilleurs livres ; cherchez la science par l'étude et aussi
par la foi[15]. » Les ouvrages canoniques constituent cette bibliothèque de savoir pour nous et pour nos enfants. Il y a plusieurs années, nous avons emmené nos
petits-enfants visiter l'imprimerie de l'Eglise. Nous avons vu l'édition
missionnaire du Livre de Mormon sortir de la chaîne de production, imprimée,
reliée, massicotée, prête à être lue. J'ai dit à nos petits-enfants : «
L'opérateur dit que vous pouvez prendre chacun un exemplaire du Livre de Mormon
et le garder pour vous. Vous en choisissez un et il sera à vous. » Chacun d'eux a pris un
exemplaire terminé et a exprimé son amour pour le Livre de Mormon. Je ne me rappelle pas grand-chose d'autre de cette
journée, mais je n'oublierai jamais les expressions sincères, pleines de
candeur et d'amour de ces enfants pour le Livre de Mormon. Nous parents, devons nous rappeler que notre vie
peut être le livre de la bibliothèque familiale que les enfants chérissent le
plus. Notre exemple est-il digne d'être suivi ? Vivons-nous de telle sorte que
notre fils ou notre fille puisse dire : « Je veux faire comme papa » ou « Je
veux être comme maman » ? A la différence des livres de l'étagère dont les
couvertures abritent les pages, notre vie ne peut être fermée. Parents, nous
sommes vraiment un livre ouvert. UN PATRIMOINE D’AMOUR
La troisième marque d'un foyer heureux est un
patrimoine d'amour. Quand j'étais enfant, j'aimais aller chez ma
grand-mère dans l'avenue Bueno, à Salt Lake City. Grand-mère était toujours
heureuse de nous voir et de nous serrer dans ses bras. Assis sur ses genoux,
nous l'écoutions pendant qu'elle nous faisait la lecture. Son fils cadet, mon oncle Ray, et sa femme habitent
sa maison depuis le décès de ma grand-mère. Je suis passé rendre visite à
l'oncle Ray, l'année dernière, juste avant sa mort. J'ai remarqué que la
borne d'incendie sur le trottoir m'a semblé petite comparée à la taille
qu'elle avait quand je l'escaladais, il y a bien longtemps. Le porche
accueillant était resté le même ; l'atmosphère calme, paisible, n'avait pas
changé. Au mur de la cuisine, il y avait une phrase encadrée que ma tante a
brodée. EIIe peut être appliquée de bien des façons : «Choisis qui tu aimes
; aime qui tu as choisi.» Cela exigera très souvent de faire des compromis,
d'accorder son pardon et peut-être de présenter ses excuses. Nous devons
toujours agir pour la réussite de notre mariage. Les enfants observent ce que nous prenons pour des
petites leçons d'amour, en absorbant en silence l'exemple de leurs parents. Mon
père, qui était imprimeur, travailla longtemps et dur, et presque tous les
jours de sa vie. Je suis certain que, le sabbat, il aurait été heureux de
rester à la maison. Au lieu de cela, il rendait visite aux membres âgés de la
famille et leur apportait un peu de joie. L'un d'entre eux était son oncle qui était si
handicapé par l'arthrite qu'il ne pouvait ni marcher ni prendre soin de lui-même.
Le dimanche après-midi, mon père me disait : « Viens Tommy on va aller faire
faire une petite promenade à l'oncle Elias. » Nous montions dans notre vieille
Oldsmobile, modèle 1928, et nous prenions la direction de la huitième rue
Ouest où habitait l'oncle Elias. Là, j'attendais dans la voiture pendant que
papa entrait. Il ressortait bientôt, portant dans ses bras, tel une poupée de
porcelaine, son oncle infirme. J'ouvrais la portière de la voiture et le
regardais installer tendrement et affectueusement l'oncle Elias sur le siège de
devant, pour qu'il ait une bonne vue. J'étais assis à l'arrière. La promenade était courte et on ne disait pas
grand-chose, mais quel patrimoine d'amour ! Mon père ne m'a jamais lu
l'histoire du bon Samaritain dans la Bible, mais il m'emmenait avec lui et
l'oncle Elias dans cette vieille Oldsmobile 1928 sur la route de Jéricho. S'il y a dans notre foyer un patrimoine d'amour,
nous ne recevrons jamais les reproches de Jacob qu'on peut lire dans le Livre de
Mormon : « Vous avez brisé le cœur de vos tendres épouses et perdu la
confiance de vos enfants, à cause de votre mauvais exemple devant eux ; et les
sanglots de leur cœur montent à Dieu contre vous[16]. » Puisse notre foyer refléter un patrimoine d'amour. UN TRÉSOR DE TÉMOIGNAGE
La quatrième marque d'un foyer heureux est un trésor
de témoignage. Le président McKay a déclaré : « Dans l'Eglise, c'est
au foyer que l'on a les meilleures occasions d'enseigner. Un vrai foyer mormon,
c'est un foyer où le Christ se plairait à rester s'il venait à y entrer[17]. » Que faisons-nous pour
veiller à ce que notre foyer corresponde à cette description ? Il n'est pas
suffisant que les parents aient un fort témoignage. Les enfants ne peuvent se
fier qu'un temps à la conviction de leurs parents. L'amour du Sauveur, la vénération de son nom et le
respect des uns pour les autres constituent au foyer un terrain propice à la
croissance d'un témoignage. Apprendre l'Evangile, rendre témoignage, diriger
une famille sont rarement choses faciles, si tant est qu'elles le soient jamais.
Le voyage de la vie comporte des ornières et du gros temps, les difficultés de
notre époque. Il y a quelques années, tandis que je rendais
visite aux membres et aux missionnaires d'Australie, je vis un exemple sublime
de la façon dont un trésor de témoignage peut être une source de bienfaits
pour un foyer et le sanctifier. Horace D. Ensign, président de mission, et moi,
nous faisions le long voyage nécessaire pour aller de Sydney à Darwin où je
devais participer à la cérémonie d'ouverture du chantier de notre première
église dans cette ville. Il était prévu que notre avion fasse une halte à
Mount-Isa, ville minière. Comme nous entrions dans le petit aéroport de
Mount-Isa, une femme accompagnée de ses deux enfants nous aborda. «Je suis
Judith Louden», dit-elle. « Je suis membre de l'Eglise, et voici mes deux
enfants. Nous avons pensé que vous étiez peut-être dans cet avion, et nous
sommes venus pour vous parler pendant votre court arrêt. » Elle expliqua que
son mari n'était pas membre de l'Eglise et qu'en fait, elle et ses enfants étaient
les seuls membres de l'Eglise de toute la région. Nous parlâmes de nos expériences
respectives et nous rendîmes témoignage. Le temps passait. Tandis que nous nous préparions
à rembarquer, sœur Louden avait l'air extrêmement seul. Elle dit, suppliante
: « Vous ne pouvez pas partir maintenant, l'Eglise me manque tellement. »
Soudain, on annonça dans les haut-parleurs que le départ de notre avion était
retardé de trente minutes pour raisons mécaniques. Sœur Louden murmura : «
Ma prière a été exaucée. » Elle nous demanda alors comment elle pouvait
inciter son mari à s'intéresser à l'Evangile. Nous lui conseillâmes de le
faire participer à la leçon de Primaire qu'elle faisait chez elle toutes les
semaines et d'être pour lui un témoignage vivant de l'Evangile. Je lui dis que
nous lui enverrions un abonnement au Children's Friend (magazine de l’Eglise
de l'époque pour les enfants, N.d.T.) et d'autres aides pédagogiques pour sa
famille. Nous l'encourageâmes à ne jamais perdre espoir avec son mari. Nous quittâmes Mount-Isa, où je ne suis jamais
retourné. Mais je chérirai toujours le souvenir de cette gentille maman et de
ces beaux enfants, les larmes aux yeux, nous saluant avec affection et
reconnaissance. Quelques années plus tard, je faisais un discours
à un réunion de dirigeants de la prêtrise à Brisbane, en Australie. Je
soulignais l'importance d'étudier l'Evangile à maison, de vivre l'Evangile et
d'être des exemples de vérité. Je parlais à ces hommes de sœur Louden et de
l' effet que sa foi et sa détermination avaient eu sur moi. J'ajoutai : « Je
suppose que je ne saurai jamais si le mari de sœur Louden est devenu membre de
l'Eglise, mais il n'aurait pas pu trouver de meilleur modèle à suivre. » L'un des dirigeants leva
la main et déclara : « Frère Monson, je suis Richard Louden. La femme dont
vous parlez est ma femme. Les enfants (sa voix se brisa) sont nos enfants. Nous
sommes à présent une famille éternelle, grâce en partie à la persévérance
et à la patience de ma chère femme. C'est elle qui a tout fait. » Personne ne
dit rien. Le silence ne fut troublé que par quelques reniflements. Beaucoup de
frères avaient les larmes aux yeux. Mes frères et sœurs, prenons la décision, quelle
que soit notre situation, de faire de notre foyer un foyer heureux. Ouvrons tout grand notre cœur, pour que tous les
membres de notre famille sentent qu'ils ont leur place et qu'ils sont « chez
eux ». Ouvrons aussi les portes de notre âme pour que le Christ puisse y pénétrer.
Rappelez-vous sa promesse : « Voici : je me tiens à la porte et je frappe. Si
quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui. »[18] Comme il se sentira le bienvenu, comme nous serons heureux s'il trouve dans notre maison « les marques d'un foyer heureux ! » L'habitude de prier, Une bibliothèque de
savoir, Un patrimoine d'amour,
Un trésor de témoignage.
Puisse notre Père céleste qui nous aime nous bénir tous dans nos efforts pour établir ce foyer heureux et cette famille éternelle ! IDÉES POUR LES INSTRUCTEURS AU FOYER
1. Les marques d'un foyer heureux s'appliquent à
toutes les familles, grandes ou petites, et à celles qui ne se composent que
d'un seul membre. 2. La prière est une source de force spirituelle.
3. Les ouvrages canoniques de l'Eglise sont les «
meilleurs livres » où puiser de la connaissance. 4. S'occuper des membres de la famille est un
honneur dont nous devrions tous nous efforcer de profiter. 5. L'amour du Sauveur, la vénération de son nom et
le respect des uns pour les autres constituent au foyer un terrain propice à la
croissance d'un témoignage. [1] Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 206. [2] Actes 8:31. [3] Nicholas Wood, « Thatcher Champions the Family », London Times, 26 mai 1988. [4] Edgar A. Guest, « Home », dans The Family Book of Best Loved Poems, édité par David L. George, 1952, pp. 151-152. [5] John Howard Payne, « Qu'importe louanges, richesse et palais », Hymnes,
numéro 205. [6] Le Liahona, octobre 1998, p. 24. [7] James Montgomery, « La prière », Cantiques, numéro 81. [8] « L'ambiance de notre foyer », L'Etoile, octobre 1985, p. 4. [9] Matthieu 12:25. [10] D&A 132:8. [11] D&A 88:119. [12] Matthieu 7:25. [13] 1 Corinthiens 3:16. [14] Emilie Poulsson. [15] D&A 88:118. [16] Jacob 2:35. [17] Conference Report, octobre 1947, p. 120 ; ou Gospel Ideals : Selections from the Discourses of David O. McKay, 1953, p. 169. [18] Apocalypse 3:20.
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