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ORDONNANCES ET ALLIANCESPar Dennis B. Neuenschwander de la présidence des soixante-dix Les ordonnances et les alliances sacrées apportent à notre vie une dotation de pouvoir divin. Nous savons tous que la mission de l'Eglise est « de contribuer à réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme en invitant tous les hommes à aller au Christ et à être rendus parfaits en lui[1]. » L'un des enseignements les plus importants donnés par le Sauveur aux apôtres juste avant son arrestation se trouve dans Jean : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi[2]. » Ce même enseignement a été donné en ces termes par le roi Benjamin. « Il n'y aura aucun autre nom donné, ni aucune autre voie ni moyen par lesquels le salut puisse parvenir aux enfants des hommes, si ce n'est dans et par le nom du Christ, le Seigneur Omnipotent[3]. » Ces Ecritures et beaucoup d'autres, tant anciennes que modernes, témoignent du principe doctrinal fondamental que Jésus-Christ et son sacrifice expiatoire se situent au centre même du plan de salut. Pour un saint des derniers jours, le principe doctrinal du salut uniquement dans et par le nom de Jésus-Christ et la mission de l'Eglise d'inviter tout le monde à aller à lui concernent tous ceux qui ont vécu ou qui vivront jamais sur cette terre. De par sa nature même, ce principe vaut pour tout le monde et n'exclut ni n'exempte qui que ce soit. En réponse à la question de savoir comment l'Eglise s'acquitte de cette mission d'inviter tout le monde à aller au Christ, nous répondons tous promptement : « En proclamant l'Evangile, en perfectionnant les saints et en rachetant les morts. » Nous n'aurions bien entendu pas tort. Mais une réponse aussi expéditive passe à côté de quelques informations d'importance capitale. La réponse exacte à la question posée comprend les affirmations suivantes :
La participation aux ordonnances sacrées, tant pour les vivants que par procuration et la fidélité ou l'obéissance aux alliances associées à ces ordonnances sont fondamentales dans l'Evangile de Jésus-Christ et dans le processus par lequel nous allons à lui et sommes rendus parfaits en lui. C'est sur ce rôle fondamental des ordonnances et des alliances que j'aimerais m'étendre. Dans un sens très large, tout ce qui est ordonné et établi par l'autorité de Dieu dans le but de l'appliquer à la vie de ses enfants peut être considéré comme une de ses ordonnances. Par conséquent, les commandements, les statuts, les décrets et les exigences de Dieu constituent à proprement parler les ordonnances de Dieu. Comprises dans ce sens un peu plus restreint, les ordonnances sont aussi des actes ou des cérémonies solennelles, qui ont des buts, une signification et une importance sacrés très précis. C'est dans cette application plus restreinte que j'envisage les ordonnances. MANIÈRES DIFFÉRENTES DE CONCEVOIR LES ORDONNANCESJ'aimerais faire quelque, observations générales concernant le rôle des ordonnances dans le monde chrétien moderne. Dans les confessions Protestantes, la grâce et la foi ont acquis la prééminence en tant que conditions essentielles, uniques, au salut. Plus le rôle de la grâce est essentiel dans le processus du salut, moins le rôle des ordonnances est important dans ce processus. C’est-à-dire que si je crois que Dieu décide arbitrairement si je serai sauvé ou non, ma participation aux ordonnances n’aura guère d’effet général. De même, si la foi au Seigneur Jésus-Christ est la condition essentielle ou unique au salut, il n’est, une fois de plus, guère nécessaire que je participe à des ordonnances. En outre si la foi seule est le facteur déterminant dans le salut, on doit d'une façon ou d'une autre aborder le problème des milliards de personnes qui n'ont jamais entendu parler du Christ ni n'ont eu l'occasion de confesser son nom. Lorsque la participation aux ordonnances perd de l'importance, la nécessité de l'autorité divine devient, elle aussi, moins importante. Si c'est le cas, un baptême en vaut un autre. Et de fait, beaucoup d'églises acceptent comme valables les baptêmes faits par les autres. Par conséquent, la notion que l'autorité divine et les ordonnances correctement administrées sont des conditions importantes au salut est considérablement réduite. Il y a une corollaire à cela. Plus une Eglise prétend à l'antiquité et à l'autorité apostolique, plus elle met l'accent sur les ordonnances sacrées et sur l'autorité divine pour les accomplir. L'Eglise catholique dans le développement du christianisme occidental et l'Eglise orthodoxe à l'est ont cette position. Chacune affirme avoir l'autorité divine et enseigne l'importance des ordonnances sacrées, appelées sacrements dans la tradition occidentale et mystères dans la tradition orientale. Ceux-ci sont fondamentalement au nombre de sept: le baptême, la confirmation, l'eucharistie, le repentir (y compris la confession) les ordres, le mariage et l'onction - soit des malades soit avant le décès. L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours affirme, elle aussi, être d'origine ancienne et accorde par là une importance exceptionnelle tant au rôle des ordonnances et des alliances qu'à la nécessité de l'autorité divine pour les administrer. Le troisième article de foi enseigne : « Nous croyons que, grâce au sacrifice expiatoire du Christ, tout le genre humain peut être sauvé en obéissant aux lois et aux ordonnances de l'Evangile[4]. » Les ordonnances sacrées et l'autorité divine pour les administrer n'ont pas commencé avec le rétablissement de l'Evangile et la fondation de l'Eglise moderne en 1830. Les ordonnances sacrées de l’Evangile, conditions requises pour le salut et l'exaltation, ont été « instituées dès avant la fondation du monde[5] ». Elles ont toujours été une partie immuable de l'Evangile. Joseph Smith, le prophète, a enseigné : « Des ordonnances ont été instituées dans la prêtrise dans les cieux avant la fondation du monde, pour le salut des hommes : il ne faut pas les altérer ou les changer. Tous doivent être sauvés selon les mêmes principes[6]. » Si tel n'était pas le cas, le salut serait véritablement quelque chose d'arbitraire et se limiterait au petit nombre de ceux qui ont eu la chance d'entendre parler de Jésus-Christ et de croire en lui. C'est ce principe de la constance et du caractère inaltérable des conditions requises qui donne un sens véritable à l'accomplissement des ordonnances par procuration dans le temple. Le prophète a écrit que le baptême pour les morts et l'enregistrement de ces baptêmes sont conformes « à l'ordonnance et à la préparation que le Seigneur a ordonnées et préparées avant la fondation du monde pour le salut des morts qui mourraient sans la connaissance de l'Evangile[7] ». Néanmoins, avec le temps et l'apostasie qui ont suivi la résurrection et l'ascension du Christ, l'autorité divine de la prêtrise et les ordonnances sacrées ont été changées ou perdues et les alliances qui s'y rattachaient ont été rompues. Le Seigneur a révélé en ces termes son mécontentement à l'égard de cette situation : «Car il se sont écartés de mes ordonnances et ils ont rompu mon alliance éternelle ; Ils ne recherchent pas le Seigneur pour établir sa justice ; mais chacun suit sa propre voie, qui est selon l'image de son propre dieu[8].» Cette situation rendait nécessaire le rétablissement de la connaissance relative à l’importance et à la façon dont doivent être administrées les ordonnances sacrées de l’Evangile, tant pour les vivants que par procuration, ainsi que l'autorité divine de la prêtrise et les clefs pour les administrer. Portons maintenant notre attention sur l'examen des facteurs qui font que la participation d'une personne digne à des ordonnances sacrées de l'Evangile, correctement administrées, est si importante dans notre volonté d'aller au Christ et d'être rendus parfaits en lui. UNE FAÇON DE CONNAITRE DIEUPremièrement, en participant aux ordonnances sacrées de l'Evangile, nous apprenons à connaître Dieu. Je me réfère à la quatre-vingt-quatrième section des Doctrine et Alliances, où nous lisons : « Et cette plus grande prêtrise administre l'Evangile et détient la clef des mystères du royaume, oui, la clef de la connaissance de Dieu. C'est pourquoi, le pouvoir de la divinité se manifeste dans ses ordonnances. Et sans ses ordonnances, et l'autorité de la prêtrise, le pouvoir de la divinité ne se manifeste pas aux hommes dans la chair[9]. » Notre participation aux ordonnances sacrées enseigne beaucoup de choses sur l'ordre du royaume de Dieu et sur lui-même. Par exemple, il serait étrange de penser que l'on pourrait entrer dans un temple pour accomplir les ordonnances les plus sacrées avant de se soumettre au baptême, une des premières ordonnances de l'Evangile. Il y a de l'ordre dans le royaume de Dieu, et il y a de l'ordre dans la façon dont nous l'apprenons. Le Seigneur a dit à Néphi : « Je donnerai aux enfants des hommes ligne sur ligne, précepte sur précepte, un peu ici et un peu là ; et bénis sont ceux qui écoutent mes préceptes et prêtent l'oreille à mes recommandations, car ils apprendront la sagesse ; car à celui qui reçoit, je donnerai davantage ; et à ceux qui diront : Nous avons assez, on ôtera même ce qu'ils ont[10]. » Le Seigneur a dit ailleurs : « Ce qui est de Dieu est lumière ; et celui qui reçoit la lumière et persévère en Dieu reçoit davantage de lumière ; et cette lumière devient de plus en plus brillante jusqu'au jour parfait[11]. » Nous ne recevons pas tout à la fois, mais nous recevons la connaissance des choses saintes d'une manière progressive et graduelle à mesure que nous sommes dignes de cette connaissance et que nous y obéissons. A partir de la première ordonnance du royaume, le baptême, nous progressons en passant par d'autres ordonnances telles que la confirmation et l'ordination à la prêtrise, qui toutes conduisent aux ordonnances les plus saintes, qui se font dans le temple. Notre participation aux ordonnances sacrées de l'Evangile met de l'ordre dans notre connaissance du royaume et nous révèle ainsi la nature de Dieu. Les ordonnances sacrées et la connaissance de Dieu sont intimement liées. Quelles sont donc les choses que nous apprenons sur Dieu en participant aux ordonnances qu'il a prévues ? Prenons le baptême comme exemple. Le baptême par immersion est pour la rémission des péchés. Quelqu'un qui s'est pleinement repenti de ses péchés et reçoit le baptême de tout son coeur, sait que Dieu non seulement a le pouvoir de pardonner et d'ôter le fardeau de la culpabilité qui est lié au péché, mais qu'il le fait. Cette personne sait, par expérience personnelle, quelque chose sur Dieu, sur sa puissance et sa bonté merveilleuses. La seule manière de véritablement connaître ces choses est de participer, en en étant digne, à l'ordonnance du baptême elle-même. Le baptême ouvre la porte du royaume de Dieu, que l'on passe d'ailleurs non seulement en étant pur mais avec la connaissance certaine que Dieu pardonne. On peut dire la même chose de toutes les autres ordonnances sacrées de l'Evangile. Avec le temps et l'obéissance, nous progressons vers les ordonnances du temple, où se renforce notre conviction que nos relations les plus précieuses ne sont pas affectées par la mort. Cette connaissance, nous la recevons en participant aux ordonnances dont le but est de nous enseigner de telles choses. On n'obtient ni ne peut obtenir cette connaissance d'aucune autre manière. Joseph Smith, le prophète, a enseigné ce qui suit à propos de la connaissance de la sainte vérité essentielle que nous obtenons par notre participation aux ordonnances sacrées. « Le fait de lire les expériences des autres ou la révélation qui leur a été donnée, à eux, ne peut absolument pas nous donner, à nous, une vue globale de notre situation et de nos rapports véritables avec Dieu. On ne peut obtenir cette connaissance que par expérience, grâce aux ordonnances de Dieu exposées dans ce but[12]. » Comme les ordonnances sacrées nous révèlent l'ordre du royaume de Dieu d'une manière progressive, le fait d'y participer nous révèle une connaissance de la personnalité de Dieu que nous ne pouvons acquérir d'aucune autre manière. UN ACCÈS AUX ALLIANCESDeuxièmement, les ordonnances sacrées de l'Evangile constituent l'accès à des alliances solennelles avec Dieu. On ne peut pas concevoir les ordonnances et les alliances comme séparées les unes des autres. Par les ordonnances, nous contractons des alliances, et par les alliances nous recevons les ordonnances. Bien qu'il puisse y avoir des ordonnances auxquelles une alliance n'est pas associée, comme la bénédiction et l'attribution d'un nom aux enfants, l'onction des malades ou les bénédictions de réconfort, il n'y a pas d'alliance éternelle qui ne se rattache pas à une ordonnance. Les pas importants que nous faisons vers Dieu sont introduits par des ordonnances sacrées et sont gouvernés par les conditions des alliances associées à ces ordonnances. Il serait peut-être bon maintenant de faire un petit commentaire sur la nature des alliances. Les alliances éternelles nous sont proposées ou offertes par Dieu uniquement. C'est lui qui est à l'origine de toutes les alliances de ce genre, de même qu'il est le seul qui ait l'autorité et le pouvoir de garantir leur validité au-delà du tombeau. « Et tout ce qui est dans le monde, que ce soit ordonné par les hommes, les trônes, les principautés, les puissances ou les choses de renom, quelles qu'elles soient, qui n'est pas par moi ou par ma parole, dit le Seigneur, sera renversé et ne demeurera pas lorsque les hommes seront morts, ni dans ni après la résurrection, dit le Seigneur, ton Dieu[13]. » Nous ne pouvons pas être à l'origine de telles alliances, parce que nous ne possédons pas le pouvoir de les garantir. Par conséquent, nous ne pouvons contracter que des alliances qui nous sont offertes par Dieu, et nous ne pouvons les contracter que de la façon qu'il prescrit. Les exemples de ceci sont naturellement évidents et nombreux. L'Evangile lui-même est la nouvelle alliance éternelle entre Dieu et l'homme. Nous ne pouvons contracter cette alliance que d'une seule façon : par le baptême par immersion pour la rémission de nos péchés. Si nous ne nous soumettons pas à cette ordonnance, nous ne pouvons ni contracter l'alliance ni en recevoir les bénédictions. Dieu est le seul qui puisse accorder le pardon des péchés et accorder les bénédictions de l'appartenance à son royaume qui découlent du baptême. Ces bénédictions comprennent naturellement le don du Saint-Esprit. Les ordonnances du baptême et de la Sainte-Cène sont inséparablement liées. Par le baptême nous recevons la rémission de nos péchés. Par la Sainte-Cène, nous conservons la rémission de nos péchés[14]. En participant au baptême et à la Sainte-Cène, nous marquons notre accord, c’est-à-dire faisons alliance que nous sommes disposés à prendre sur nous le nom du Christ, à garder ses commandements et à nous souvenir toujours de lui. Dans les deux cas, en fonction de notre obéissance aux ordonnances, Dieu nous offre la promesse, l'alliance, que nous aurons son Esprit avec nous. La compréhension de la nature de l'alliance et la mise en application de ses exigences donnent de la vie et un sens à l'ordonnance elle-même. Le Seigneur pose
cette question : « Ou recevrai-je de vos mains ce que je n'ai pas désigné[15]
? » L'autorité désignée pour accomplir une ordonnance sacrée de l'Evangile
est aussi essentielle à la validité de l'ordonnance que l'ordonnance elle-même
l'est pour l'alliance qui l'accompagne. Lors de la Première Vision, le Sauveur
a dit à Joseph : « Ils s'approchent de moi des lèvres, mais leur coeur est éloigné
de moi ; ils enseignent pour doctrine des commandements d'hommes, ayant une
forme de piété, mais ils en nient la puissance[16].
» La « forme de piété » peut être une allusion aux ordonnances communes à beaucoup d'Eglises chrétiennes, telles que le baptême, la Sainte-Cène et le mariage. Elles peuvent avoir des points communs dans leur accomplissement, mais sans l'autorité de la prêtrise et l'alliance qui l'accompagne, le pouvoir de l'ordonnance est refusé. Si nous éliminons l'autorité de la prêtrise et l'élément alliance d'une ordonnance, il ne nous reste plus que la « forme de piété ». UNE DOTATION DE POUVOIR DIVINTroisièmement, les ordonnances sacrées apportent à notre vie une dotation de pouvoir divin. Lors de sa conversation avec Pilate, le Sauveur a dit : « Mon royaume n'est pas de ce monde[17]. » De nombreuses Écritures nous enseignent qu'il y a une inimitié naturelle entre le monde et le royaume de Dieu. L'une des choses qui mettent le royaume de Dieu à part est le sens du sacré qui y existe. Le monde ne peut avoir que le sens du profane. Le fait de participer, en en étant digne, aux ordonnances sacrées de l'Evangile change notre vie et nous apporte des bénédictions et un pouvoir dont nous ne pourrions sinon jouir. Le pouvoir même de l'expiation est libéré par les ordonnances de l'Evangile qui sont accomplies en vertu des clefs de la prêtrise. La rémission des péchés est accordée par l'ordonnance du baptême. La confirmation apporte la promesse de la compagnie constante du Saint-Esprit. L'ordination à la Prêtrise de Melchisédek ouvre la voie pour permettre à « chacun [de parler] au nom de Dieu[18] » en instruisant, en faisant du bien et en consolant les autres. Le fait de participer, en en étant dignes, aux saintes ordonnances du temple révèle nos possibilités éternelles et nous met en mesure de les réaliser. Brigham Young (1801-1877) a enseigné à propos de la dotation du temple : « Votre dotation consiste à recevoir dans la maison du Seigneur toutes les ordonnances qui vous seront nécessaires, lorsque vous aurez quitté cette vie, pour vous permettre de rentrer dans la présence du Père, en passant devant les anges qui se tiennent en sentinelles[19]. » L'une des plus belles ordonnances de l'Evangile, et pourtant l'une des plus communes, est celle de la Sainte-Cène. Nous y participons littéralement des milliers de fois au cours de notre vie. Cependant, du fait qu'elle est un élément permanent des réunions de Sainte-Cène, nous pouvons facilement en perdre de vue l'importance éternelle. Le fait de prendre dignement la Sainte-Cène apporte à notre vie une dotation hebdomadaire de pouvoir divin. Je vais mentionner une Ecriture que nous citons normalement dans le contexte du baptême. Elle s'applique également d'une manière merveilleuse à la réunion de Sainte-Cène : « Et il arriva [qu'Alma] leur dit : Voici, ici se trouvent les eaux de Mormon (car c'est ainsi qu'elles étaient appelées) ; et maintenant, puisque vous désirez entrer dans la bergerie de Dieu et être appelés son peuple, et êtes disposés à porter les fardeaux les uns des autres, afin qu'ils soient légers ; oui, et êtes disposés à pleurer avec ceux qui pleurent, oui, et à consoler ceux qui ont besoin de consolation ... qu'avez-vous qui vous empêche d'être baptisés au nom du Seigneur[20] ? » N'est-ce pas là une description parfaite d'une réunion de Sainte-Cène ? Ne devrions-nous pas tous nous rendre à cette réunion en nous affligeant de nos péchés et en étant disposés à nous affliger avec d'autres à ce même sujet ? La promesse du Sauveur dans le sermon sur la montagne est que ceux qui sont affligés seront consolés. Cela se passe lors de la bénédiction et de la distribution de la Sainte-Cène. Je pense que c'est pour cela que nous allons à la réunion de Sainte-Cène. En prenant la Sainte-Cène, nous exprimons que nous sommes disposés à prendre sur nous le nom du Christ, à nous souvenir toujours de lui et à garder ses commandements. Pour cela, Dieu nous offre l'alliance que nous aurons toujours son Esprit avec nous. Le Saint-Esprit est le Consolateur. De même que nous allons à la Sainte-Cène affligés de nos péchés, de même nous pouvons également partir consolés, nos péchés nous ayant été pardonnés. Faut-il donc s'étonner que ceux qui se tiennent à l'écart de cette ordonnance s'éloignent également de l'alliance qui y est associée ? Les ordonnances sacrées sont ordonnées de Dieu. Elles sont essentielles à notre salut et à notre exaltation. Grâce aux ordonnances sacrées de l’Evangile, nous nous instruisons sur son royaume et sur lui, nous contractons des alliances sacrées et éternelles et nous recevons une dotation de pouvoir divin dans notre vie. Tout cela nous amène au Christ afin d'être rendus parfaits en lui. Je rends mon témoignage que nous pouvons aller au Christ et être rendus parfaits en lui, en participant, en en étant dignes, aux ordonnances désignées par Dieu et instituées dès avant la fondation du monde. Je témoigne du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ et de la puissance salvatrice de son saint nom. Tiré d'un
discours de veillée prononcé le 27 octobre 2 à l'université Brigham Young. [1] La mission de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. [2] Jean 14:6. [3] Mosiah 3:17. [4] 3ème article de foi. [5] D&A 124:33. [6] Enseignements du prophète Joseph Smith, choisis par Joseph Fielding Smith, p. 249. [7] D&A 128:5. [8] D&A
1:15-16. [9] D&A 84:19-21. [10] 2 Néphi 28:30. [11] D&A 50:24. [12] Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 262 italiques dans l'original. [13] D&A 132:13. [14] Voir Mosiah 4:11-12. [15] D&A 132:10 [16] Joseph Smith, Histoire, v. 19 ; italiques ajoutées. [17] Jean 18:36 [18] D&A 1:20 [19] Enseignements des présidents de l’Eglise : Brigham Young, p. 302. [20] Mosiah 18:8-10
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