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LES PIONNIERS DE CHYULU, AU KENYAPar E. Dale LeBaron Il y a quelque temps, je suis allé en Afrique pour collecter des récits oraux puisque je suis professeur d'Histoire de l'Église à l'Université Brigham Young. Mon séjour à Chyulu, au Kenya, a été une expérience inoubliable. Le trajet a été difficile. Nous avons mis cinq heures pour faire les 240 kilomètres depuis Nairobi et une section de 20 kilomètres de ce trajet nous a pris une heure et demi. Nous sommes arrivés un dimanche et nous sommes allés au lieu de culte une heure avant le début des réunions. C'était une tonnelle (un abri fait avec des échalas) de 4,50 mètres de large et 9 mètres de long. Les murs des côtés étaient faits d'herbes entrelacées entre les échalas, et le toit était composé de branches de palmier et de tôle ondulée rouillée. Près de la tonnelle, se trouvait une petite inscription à la main qui disait : « BRANCHE des SDJ de CHYULU ». À l'entrée, un arbuste épais était coincé dans l'encadrement de la porte. Nous avons été surpris de voir une vingtaine d'enfants de 5 à 12 ans arriver au lieu de réunion. Sans que personne ne les surveille, ils ont balayé la terre battue avec des branches pour enlever les débris que le vent avait apportés depuis la dernière réunion. Ils ont mis en place les solides bancs en bois. Bientôt les familles ont commencé à arriver. Pour la musique, c'était un magnétophone à pile qui passait une cassette de cantiques. Tout le monde chantait ; les enfants étaient recueillis. La classe de l'Ecole du Dimanche avait lieu dans la tonnelle et la Primaire et les autres classes se tenaient à divers endroits à l'extérieur. Une jeune fille de 12 ans faisait la leçon à une trentaine d'enfants de la Primaire, qui y participaient avec enthousiasme. C'était un dimanche de jeûne et de témoignage et on rendait son témoignage et on priait en swahili (la langue maternelle des membres) ou en anglais. L’Esprit était présent dans les deux langues. Le président Hinckley a dit au sujet de telles scènes : « L'oeuvre de pionnier n'a pas cessé dans l'Église ; elle ne s'est pas arrêtée après les chariots bâchés et les charrettes à bras ( ... ) À chaque fois que l'Évangile s'implante dans un pays, des pionniers participent au fondement de cette oeuvre[1]. » Cet esprit de pionnier est bien vivant en Afrique. Depuis la révélation, en 1978, qui dit que « tous les hommes fidèles et dignes de l'Église [peuvent] recevoir la Sainte Prêtrise[2] », l'Église a progressé de façon phénoménale en Afrique, que ce soit en nombre[3] ou en foi. LES PREMIERS CONVERTIS DU KENYAL'Église a commencé à s'implanter au Kenya environ vingt ans avant d'être reconnue officiellement par le gouvernement. Dans les années 70, beaucoup de Kenyans intéressés assistaient aux réunions de l'Église qui se tenaient chez des saints des derniers jours expatriés. Les premiers convertis kenyans, Elizaphan Osaka, ancien pasteur, sa femme, Ebisiba, et leurs deux enfants, ont été baptisés en 1979. En 1980, frère Farrell et soeur Blanch McGhie, missionnaires, sont arrivés au Kenya, et, un an plus tard, le district de Nairobi a été organisé, avec deux branches. En 1983, deux frères : Benson et Nickson Kasue, sont devenus les premiers missionnaires à plein temps venant du Kenya. Ils ont servi respectivement dans la mission de Los Angeles en Californie et dans la mission de Washington. A cette époque, le gouvernement kenyan refusait de reconnaître officiellement l'Église et, en juillet 1989, il a demandé à tous les missionnaires saints des derniers jours étrangers de quitter le pays. Malgré cette difficulté, l'Église a continué à progresser. Joseph Sitati, contrôleur de gestion venant de Nairobi, a alors été le premier Kenyan à être appelé à servir comme président de district. Ce mode de progression, qui est dû principalement à la foi et au travail des premiers membres locaux, est une tendance qui se retrouve à travers le monde. Comme l'a dit Thomas S. Monson, qui était alors deuxième conseiller dans la Première présidence : « Partout où l'Évangile a été enseigné et où le nombre de membres de l'Église a augmenté, il y a d'abord eu une période pionnière. Le Seigneur suscite des pionniers silencieux ou des pionniers qui se font entendre afin de préparer une fondation solide pour l'organisation de l'Église qui va suivre. Souvent, une telle fondation commence par une seule famille[4]. » Julius et Sabina Kasue de Chyulu sont deux des premiers convertis du Kenya. Ils étaient tous les deux déjà chrétiens et avaient étudié la Bible. En 1981, alors qu'il vivait à Nairobi, la capitale, Julius a connu l'Église par l'intermédiaire de Dennis Child, saint des derniers jours qui y travaillait. Julius lisait souvent le Livre de Mormon et des brochures missionnaires et en discutait avec frère Child. Julius raconte : « C'est lorsque j'ai lu le Livre de Mormon pour la deuxième fois et que j'ai prié à son sujet que j'ai senti quelque chose brûler dans mon coeur[5]. » Bien que Julius ait eu un témoignage de la vérité, il a attendu quatre ans avant de se faire baptiser, en février 1986. Sa femme, Sabina, s'est fait baptiser en novembre de la même année. Peu après leur baptême, frère et soeur Kasue ont quitté Nairobi pour retourner à Chyulu, la région où ils sont nés. OPPOSITION À LA CROISSANCE DE L’ÉGLISEPeu après l'arrivée de la famille Kasue à Chyulu, une branche a été organisée et frère Kasue a été appelé comme président de branche. L'Église a progressé rapidement sous sa direction, et les dirigeants religieux et politiques ont commencé à s'alarmer lorsque des nouveaux convertis ont quitté leur confession pour entrer dans l'Église. Il y a bientôt eu une opposition considérable à l'Église et à ses membres. Puisque l'Église n'avait pas encore été officiellement reconnue par le gouvernement kenyan, il était illégal que plus de neuf adultes assistent à une réunion de l'Église. Lorsque des plaintes ont été déposées, le président Kasue a été arrêté et a été mis en garde à vue pendant 12 heures. Ce dernier suspectait que son arrestation était en grande partie due à David M. Maluti, dirigeant religieux et politique éminent, qui s'était fortement opposé au travail accompli par le président Kasue dans l'Église. Cependant, lorsque leur désaccord a été rendu public, M. Maluti a décidé de mettre fin au conflit. Curieux de savoir comment un homme intelligent et respectable tel que le président Kasue pouvait suivre l'Église, il a commencé à poser des questions au sujet de l'Église. Du fait de l'opposition passée de M. Maluti, le président Kasue se demandait quels étaient les motifs de ce dernier et hésitait à répondre. Cependant, il a accepté d'envoyer à M. Maluti de la documentation « qui parlerait d'elle-même ». M. Maluti a lu le Livre de Mormon, les Doctrine et Alliances, et d'autres ouvrages de l'Église qui l'ont impressionné. Mais c'est la brochure ‘Le Témoignage du prophète Joseph Smith’ qui l'a inspiré le plus. Il l'a lue au moins quarante fois. Tandis qu'il se renseignait au sujet de l'Église, M. Maluti a assisté à une réunion ouverte au public où des questions étaient posées à propos de l'Église. Il a défendu l'Église avec ferveur et a rendu son témoignage aux personnes présentes. Après qu'il a eu fini de parler, des applaudissements enthousiastes se sont fait entendre. Dans les six mois qui ont suivi leur première rencontre, le président Kasue et M. Maluti sont devenus de bons amis, M. Maluti s'est fait baptiser et il a été appelé comme dirigeant de mission de branche. RECONNAISSANCE OFFICIELLE DE L’ÉGLISE ET ORGANISATION D'UNE MISSIONFrère et soeur Kasue, leurs enfants, ainsi que beaucoup d'autres personnes, ont jeûné et prié pour que l'Église soit officiellement reconnue au Kenya. « Parfois, lors des prières familiales, j'oubliais de prier pour que l'Église soit reconnue au Kenya. Mes enfants me le rappelaient toujours : ‘Oh, Papa, tu n'as pas prié pour que l'Église soit reconnue.’ Ils avaient une grande foi. » Lorsque l'Église a enfin été reconnue officiellement, le 25 février 1991, beaucoup ont pleuré, prié et jeûné pour exprimer leur gratitude. Huit mois plus tard, lorsque le Kenya a été consacré à la prédication de l'Évangile, James E. Faust du Conseil des douze apôtres, a déclaré : « Nous sommes reconnaissants qu'après de longues années d'attente, une mission soit créée pour la prédication de l'Évangile. Que l'oeuvre puisse aller de l'avant fermement et vigoureusement[6]. » Le président Kasue s'est immédiatement procuré une copie du document officiel et l'a apportée à l'adjoint du chef du village de Chyulu pour s'assurer que les droits de l'Église seraient respectés selon la loi. Les saints pouvaient alors tenir des réunions sans avoir peur et le nombre de membres s'est rapidement élevé à 40. Il leur fallait un endroit pour tenir des réunions, mais on n'avait pas encore créé de mission et aucun bâtiment n'était prévu. Les membres ont construit une petite tonnelle sur le terrain du président Kasue. En juillet 1991 la mission de Nairobi a été organisée avec Larry Brown comme président. Bientôt, frère et soeur Brown sont allés visiter Chyulu. « Le voyage était épuisant, mais cela en valait la peine ! » a dit le président Brown. « Je me souviens que la réunion de Sainte-Cène avait lieu dans la tonnelle, mais il pleuvait et le sol était mouillé à l'intérieur. Avant de s'agenouiller pour bénir la Sainte-Cène, les détenteurs de la prêtrise ont jeté un vieux sac sur la boue. La deuxième fois que j'y suis allé, j'ai regardé par hasard les plateaux de Sainte-Cène et il n'y avait que deux petits biscuits secs ( ... ) Ils ont cassé ces biscuits en petits morceaux. 63 personnes étaient présentes, et je pensais qu'il n'y aurait jamais assez de ces biscuits pour tout le monde, mais ils ont suffi. C'était comme la multiplication des pains[7]. TRANSPORTER DE L’EAU POUR LES BAPTEMESBeaucoup de personnes de la région de Chyulu voulaient entrer dans l'Église mais du fait que Chyulu était très isolé, les dirigeants de la mission ont décidé de limiter le nombre de membres jusqu'à ce qu'il y ait assez de dirigeants locaux. Parmi ceux qui allaient à l'église tous les dimanches, il y avait deux hommes qui venaient d'un autre village. Ils faisaient deux heures à bicyclette pour l'allée et deux heures pour le retour. Lorsqu'ils ont demandé, ainsi que d'autres, le droit de se faire baptiser, le président a accepté à condition que seuls ces deux hommes et leur famille soient baptisés. Cependant, comme les villages africains sont souvent constitués de grandes familles au sens large, 40 convertis débordant de joie se sont présentés pour se faire baptiser. A cause du manque d'eau à Chyulu, il n'était pas facile de prendre des dispositions pour les baptêmes. Le président Brown et un couple de missionnaires ont fait le difficile trajet de Nairobi à Chyulu en camion pour transporter des vêtements pour le baptême et un réservoir d'eau qui devait servir comme fonts baptismaux. À Chyulu, les frères de la région ont mis cinq heures à pomper et à transporter de l'eau sur six kilomètres en empruntant « la route la plus caillouteuse qui puisse exister ». Ensuite, les frères se sont agenouillés dans l'eau autour du bord extérieur du réservoir afin que l'eau soit assez profonde pour que chaque candidat soit immergé. Après le baptême, les nouveaux membres ont rendu leur témoignage. Ils ont exprimé leur profonde gratitude pour l'Évangile, tout particulièrement une soeur qui venait à l'église depuis 10 ans. Ils sont rentrés chez eux dans l'obscurité et sous la pluie en chantant des cantiques de louange[8]. Finalement, une branche a été organisée dans le village de ces nouveaux membres. Il leur fallait donc un bâtiment. Puisqu'il n'y avait pas de route pour se rendre au village, les membres ont transporté tous les matériaux de construction sur les deux derniers kilomètres qui montaient jusqu'au chantier. Byron J. Gilbert, missionnaire, relate qu'en 1992, sa femme, Emma, et lui, sont allés de Nairobi à Chyulu pour instruire huit candidats au baptême et avoir un entretien avec eux, mais 75 personnes sont venues pour la leçon. À l'église, on a du remplir les plateaux de Sainte-Cène trois fois[9]. Une autre missionnaire, soeur Linda Leavitt, qui a servi à Chyulu pendant plus d'un an, a dit que beaucoup de ceux qui voulaient entrer dans l'Église devaient attendre trois mois avant que leur nom figure sur une liste d'attente pour recevoir les leçons missionnaires. Pendant cette période de trois mois, ils allaient tous à l'église et la plupart d'entre eux obéissaient à la loi de la dîme, respectaient la Parole de sagesse et jeûnaient[10]. Le fait que le président Kasue et d'autres dirigeants de l'Église ont eu soif de connaissance a contribué à la force de l'Église dans cette région. Lorsque le président Brown a demandé à tous les dirigeants de prêtrise d'assister à des réunions à Nairobi, il ne pensait pas que les dirigeants de Chyulu viendraient à cause de la distance et du coût du trajet. Cependant, 11 frères de Chyulu sont arrivés tôt dans la matinée pour participer à la réunion. Ils avaient fait 20 kilomètres à pied pour prendre un train à minuit et avaient voyagé toute la nuit. Ils ont assisté à la réunion de dirigeants ce jour-là ; certains avaient besoin d'interprètes. Le soir, ils ont logé chez des membres de l'Église et le lendemain ils sont retournés à Chyulu, en exprimant une profonde gratitude d'avoir pu assister aux réunions. MOISSONS ET CONVERTISTelle est l'histoire de l'Église à Chyulu, et les membres ont été grandement bénis. J'ai été témoin d'une bénédiction qui a commencé à se déverser tandis que mon séjour de juillet 1992 tirait à sa fin. Alors que je me préparais à partir, le président Kasue m'a demandé s'il pouvait venir avec moi à Nairobi. Il m'a dit qu'il fallait qu'il parle au président Brown mais il ne donnait aucun signe d'inquiétude. Le lendemain, le président Brown m'a appris qu'il y avait une si grande sécheresse dans la région de Chyulu que certaines personnes étaient sur le point de mourir de faim. Cela m'a fait un choc. Aucun des membres ne s'était plaint de cela en privé ou dans un témoignage le dimanche, et personne ne m'avait demandé de l'aide. Le président Brown a agi immédiatement. Avec l'accord de la présidence de l'interrégion, il a pris des dispositions pour que l'on distribue du blé, du riz et des haricots à Chyulu afin de soulager les gens. Un couple de missionnaires, Ted McNeill et Jaclyn McNeill, a fait le pénible voyage. Du fait de la grosseur du camion et du poids de son chargement, huit soeurs le précédaient pour débarrasser la route de grosses pierres volcaniques en les roulant. La nourriture a été reçue avec gratitude et joie. Soeur McNeill se souvient : « Jamais on n'avait vu de personnes plus heureuses de recevoir quelque chose. Ils savaient que cela allait leur sauver la vie. » Le président Kasue a rendu visite à toutes les familles pour évaluer leurs besoins. Puis, soeur Kasue et lui ont passé la nuit à faire de la bouillie et à l'apporter à ceux qui étaient trop faibles pour se lever. Soeur McNeill raconte : « L'Esprit était très fort. Nous avons pleuré en voyant de quelle manière frère et soeur Kasue agissaient. » Pour qu'une telle situation ne se reproduise pas, l'Église a mis en oeuvre un projet de culture de plantes résistantes à la sécheresse sur le terrain de l'Église à Chyulu. Ce projet à été mené par les dirigeants de la prêtrise, dont Joel K. Ransom, agronome d'Idaho et premier conseiller dans la présidence du district de Chyulu. On a donné du terrain et des graines aux personnes qui ont aidé à réaliser le projet pour qu'ils cultivent un jardin pour leur famille. Bien qu'à l'époque il n'ait pas plu depuis près de deux ans, 40 membres de l'Église et 60 personnes n'appartenant pas à notre Église ont semé le 21 octobre 1992. Ils ont ensuite fait un jeûne spécial pour qu’il pleuve et ont regardé le film de l’Eglise : ‘Les Ecluses des Cieux’. Moins d’une semaine après que les graines ont été plantées, il a plu. Les semences ont poussé et la foi des gens à augmenté. Il y a eu une abondante moisson de plantes et de convertis. D’autres semences : les semences de l’Evangile plantées et arrosées à Chyulu, ont poussé au fil des ans ; elles sont devenues fortes et continuent à donner des fruits. Par exemple, au milieu des années 1990, lorsque le gouvernement kenyan refusait d'accorder des visas aux missionnaires à plein temps étrangers, les jeunes gens de Chyulu ont aidé à faire face à la demande. En 1998, lorsque David Boucher a été relevé de la présidence de la mission de Nairobi, il a fait remarquer que bien que la branche de Chyulu compte environ 15 % de la population totale de l'Église au Kenya, elle apportait plus de la moitié des missionnaires kenyans servant dans le pays[11]. Les paroles suivantes du président Hinckley semblent être un hommage qui convient bien ici : « On trouve des pionniers parmi les nouveaux convertis qui entrent dans l'Église. Généralement, c'est difficile pour chacun d'entre eux. Cela demande invariablement des sacrifices. Cela implique parfois des persécutions. Mais les nouveaux convertis sont disposés à payer ce prix, et ces efforts sont aussi importants que ceux des pionniers qui ont traversé les plaines il y a plus d'un siècle[12]. » E. Dale LeBaron fait partie de la deuxième paroisse de Timpview, du pieu de Timpview, à Orem, en Utah. [1] Tiré de « Many Are Still Blazing Gospel
Trails », Gerry Avant et John L. Hart, Church News, 24 juillet 1993, p. 6. [2] Doctrine et Alliances, Déclaration officielle - 2. [3] De 1853 à 1978 (soit une période de 125 ans), le nombre le membres de l'Église en Afrique est passé à 7712, soit une moyenne de 61,7 baptêmes par an, avec en tout, un pieu et une mission en Afrique du Sud. De 1978 à 1998, la population de l'Église a augmenté de 112 344 membres, soit une moyenne de 617 membres par an, ce qui donne un total de 120 056 membres dans 48 états africains sub-sahariens, avec 25 pieux et 12 missions. L'augmentation du nombre des membres par an en Afrique pendant ces deux dernières décennies est 91 fois supérieure à l'augmentation moyenne par an précédemment. [4] Tiré du Church News, du 24 juillet 1993, p. 6. [5] Entretien avec Julius Kauli Kasue à Chyulu, au Kenya, le 5 juillet 1992. [6] Prière de consécration faite par James E. Faust à Nairobi, au Kenya, le 24 octobre 1991. Copie en possession de l'auteur. [7] Entretien avec Larry et Alice Brown à Nairobi, au Kenya, le 8 juillet 1992. [8] Entretien avec Byron J. et Emma Rae Gilbert, juin 1993. [9] Entretien avec Byron J. et Emma Rae Gilbert, juin 1993. [10] Histoire personnelle de Linda Leavitt, qui a fait une mission au Kenya avec son mari. Copie en possession de l'auteur. [11] Entretien téléphonique avec David Boucher, le 24 août [12] Tiré du Church News du 24 juillet 1993, p. 6.
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