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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT« SAISISSEZ
TOUTES LES BONNES OCCASIONS » Nous avons déjà bien commencé un nouveau siècle et un nouveau millénaire. Dans de telles occasions, il est courant de méditer sur le cours du temps. Pour beaucoup d'entre nous, le passé semble peut-être se confondre avec l'avenir, dans un inquiétant mélange de regret et d'attente. « Je ne me fais pas trop de souci pour l'avenir », a dit le président Hinckley « et je ne me préoccupe pas beaucoup du passé. Le passé est le passé, et on ne peut pas le changer... L'avenir, on peut le prévoir, mais on ne peut pas nécessairement faire grand-chose pour le changer... C'est au présent que vous avez affaire ; profitez donc de toutes les bonnes occasions de faire ce que vous devez faire » (voir ce numéro, page 8). Les expériences suivantes montrent la sagesse de ce conseil. Avec courage et foi, ces membres de l’Église ont fait ce qu'ils avaient à faire », en saisissant les occasions du moment pour faire quelque chose de bien à partir de faiblesses ou d'erreurs passées et pour s'ouvrir à des possibilités futures. MON MENTORpar Joaquin
Fenollar Bataller J’avais 24 ans lorsque j'ai rencontré Julio Martinez. À cette époque, je désirais grandement rencontrer quelqu'un qui puisse m'expliquer le but de la vie et m'aider à comprendre pourquoi je ressentais un si grand vide. Julio, qui était âgé de 87 ans, était exactement ce genre de personne. Il avait une santé physique et mentale extraordinaire. Il aimait la nature et il était toujours de très bonne humeur. Nous avons passé de nombreux après-midi d'été à parler, et j'en suis venu à admirer sa personne et ses idées. C'était un philosophe qui mettait en pratique ce qu'il enseignait et il est devenu mon mentor. Un jour, deux ans et demi après notre rencontre, Julio m'a dit qu'il s'était fait baptiser dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours. J'étais consterné. Comment un homme d'une telle sagesse et d'une telle expérience pouvait-il prendre une décision comme celle-ci ? Cependant, comme je le respectais, j'ai respecté son choix. Nous avons continué à nous rendre souvent visite, mais je changeais de sujet de conversation chaque fois qu'il commençait à parler de l'Église. Avec le temps, j'ai commencé à remarquer des changements chez Julio. Il y avait une nouvelle lueur dans ses yeux, il devenait plus gentil, moins critique, plus humble. Je ne comprenais pas ce qui était à l'origine de ces changements, et j'avais peur de perdre la belle amitié qui existait déjà entre nous. Mais je continuais à faire la sourde oreille lorsqu'il m'invitait à en savoir plus au sujet de son Eglise. Je n'ai donc pas répondu au Seigneur lorsqu'il m'a appelé. Je crois qu'il appelle chacun d'entre nous, souvent, par l'intermédiaire d'autres personnes, mais nous n'entendons que si nous avons des oreilles pour entendre, et seulement si nous ouvrons notre coeur. Le Seigneur m'a appelé plusieurs fois, mais mon coeur était fermé. Puis, le 20 août 1998, a la demande pressante de Julio, j'ai rencontré des missionnaires du Seigneur, frères Martinez, Boyle et Winward. Pour la première fois, j'ai reconnu la voix qui m'appelait. L'Esprit a rendu un si grand témoignage que mon coeur a été adouci et que je me suis humilié. Le visage baigné de larmes, je n'arrêtais pas de me demander : Comment est-il possible que le Sauveur nous aime si profondément ? Comment a-t-il pu venir faire ce qu'il a fait pour nous, pour moi ? Neuf jours plus tard, je me suis fait baptiser. Grâce à Julio, mon ami, je connais maintenant l'amour que Jésus-Christ a pour nous et l'amitié qui existe dans son Eglise. Julio est devenu comme un grand-père pour moi, et je me réjouis de savoir que par la grâce de notre Seigneur, j'ai trouvé sa vérité éternelle. Joaquin
Fenollar Bataller fait partie de la branche de Gandia, dans le district de
Valence, en Espagne. LE LIVRE CACHEpar Ruth Dorsett Pendant l'été 1973, je n'ai pas pu résister à l'envie d'aller en Europe pour rechercher des registres et des actes familiaux. C'est ainsi que mes deux petites-filles et moi-même nous sommes retrouvées a copier des actes a l'intérieur d'un grand bâtiment ancien a Kappeln, en Allemagne. Je me suis sentie poussée à consacrer mon temps limité à rechercher les ancêtres de mon grand-père Thomsen. Le bâtiment dans lequel nous nous trouvions abritait les archives civiles et religieuses de Kappeln depuis 1764. Nous ne parlions pas allemand, mais heureusement, le conservateur, qui parlait anglais nous a expliqué assez de mots pour comprendre les actes. Mes petites-filles et moi avons travaillé le plus vite possible pour obtenir les renseignements dont j'avais besoin jusqu'à ce que mes petites-filles partent pour l'Angleterre, comme nous l'avions décidé. J'ai senti que je ne pouvais pas encore partir ; l'envie que j'avais de faire des recherches du côté de la famille de mon grand-père semblait à présent être vraiment de l'inspiration. Le personnel des archives de Kappel a bien vite compris a quel point ces registres étaient importants pour moi. J'attendais tous les jours à la porte l'ouverture et je ne faisais pas de pause pour déjeuner. Ils ont réagi généreusement : non seulement ils m'ont permis de rester lorsqu'ils fermaient pour le déjeuner, mais ils m'ont aussi proposé d'ouvrir leurs portes une heure plus tôt tous les matins. Étant donné que je n'avais pas beaucoup de temps, j'étais reconnaissante au-delà de toute expression. Une fois que j'ai fait des recherches sur les naissances, les mariages et les enterrements depuis 1764, je me suis demandé ce que je devais faire ensuite. Je savais que les archives d'avant 1764 devaient être quelque part, mais où ? À ce moment, il m'est venu à l'esprit le sentiment suivant : « Tu n'as pas regardé ». Un peu étonnée, je suis allée dans le sous-sol et j'ai murmuré : « Où est-ce que je n'ai pas regardé ? » De gros livres sur le rayon du haut ont attiré mon attention. Je me suis dit : « Je parie que les archives sont dans ces gros livres que personne n'a ouverts depuis des années. » Pour les atteindre, j’ai dû monter sur le premier rayon. Comme je tendais la main droite pour prendre l'un des épais volumes, j'ai mis la main gauche dans un coin du rayon pour me stabiliser et j’ai senti quelque chose. Après avoir retiré l'énorme livre du rayon du haut, j'ai regardé ce que ma main gauche avait senti. C'était en fait un livre beaucoup plus petit. Il était de la même couleur que les rayons, d'une teinte discrète. Je l'ai ouvert. Les pages étaient couvertes d'inscriptions en gothique ancien. Qu'est-ce que c'était ? J'ai ouvert le livre à la fin ; le style d'écriture était plus moderne et j'ai trouvé le nom d'un enfant né de parents dont j'avais déjà réuni les actes en remontant le plus possible, c'est-à-dire jusqu'à 1765. J'avais à présent sous les yeux l'acte d'un enfant plus âgé, né des mêmes parents, en 1763. Je n’osais pas espérer, mais dès que le personnel est revenu, après avoir déjeuné, j'ai montré le livre à l'archiviste. Après avoir échangé quelques mots, il m'a dit que le livre était en fait exactement ce que j'avais pensé : un registre de baptême remontant jusqu'au milieu des années 1600. « C'est le registre de Kappeln, mais nous n’avons jamais vu ce registre ici », a-t-il déclaré. J’ai pris des dispositions avec le personnel pour en faire faire une copie. Les 101 pages que j’ai reçues ont fourni beaucoup de noms que ma famille et moi-même allions plus tard envoyer au temple. Des photocopies et un microfilm sont maintenant disponibles à la bibliothèque généalogique de l'Église. Je suis reconnaissante de l’aide que le Seigneur donne à ceux qui recherchent sincèrement leurs ancêtres. Cette expérience m'a confirmé la sagesse de l'Écriture : « Confie-toi en l'Éternel de tout ton coeur, et ne t'appuie pas sur ton intelligence ; Reconnais-le dans toutes tes voies, et c'est lui qui aplanira tes sentiers. » (Proverbes 3:5-6). Ruth Dorsett fait partie de la deuxième paroisse de Bloomington Hills, dans le pieu de Bloomington Hills, à St. George, en Utah, JE N’AVAIS PAS A CRAINDREpar Betina
Beatriz Salvatierra de Sanchez On m'a demandé de faire un discours à la réunion de Sainte-Cène au sujet de l'importance des ouvrages canoniques dans ma vie. J'ai été heureuse d'accepter de le faire, même si je suis un peu timide et que je perds mon calme quand je dois parler en public. J'étais reconnaissante de parler de ce sujet parce que j'ai un fort témoignage des Écritures. Cela fait longtemps que j'étudie les Écritures tous les jours, tout comme nos prophètes nous l'ont demandé. Lorsque je le fais, je ressens beaucoup de joie. Je sais que ce que je lis dans les ouvrages canoniques est la parole de Dieu. Je tiens aussi un journal personnel. Ce sont les missionnaires qui m'ont enseigné à le faire, et je considère que c'est également un ouvrage précieux. Tous les jours, j'y inscris mes expériences et les progrès que j'ai faits. Lorsque j'ai accepté de faire le discours, j'étais à l'aise, sachant que je trouverais peut-être quelque chose dans mon journal que je pourrais utiliser dans mon discours. Comme j'étais très nerveuse, je me suis efforcée toute la semaine de préparer ce discours et de prier afin d'être guidée. Je voulais que mes paroles touchent le coeur de mes frères et soeurs. Finalement, dimanche est arrivé. Je tremblais un peu lorsque je suis allée à la chaire. Tandis que je parlais, j'ai remarqué que les membres écoutaient attentivement. Je ne m'étais jamais sentie aussi calme ni n'avais parlé avec autant de facilité. Un bel esprit m'a envahi, c'était presque comme si mon coeur brûlait (voir D&A 9:8). Mon discours a été une expérience formidable. Je savais que mon Père céleste m'avait accordé son Esprit. En repensant à cette expérience par la suite, je me suis rendu compte que j'avais eu la bénédiction de recevoir l'Esprit peut-être du fait que je m'étais appliquée à bien préparer mon discours et que j'avais demandé l'aide du Seigneur. Parce que j'étais préparée, je n'avais pas à craindre (voir D&A 38:30). Je me suis aussi rendu compte que si nous nous préparons avec confiance pour quelque chose qui semble être aussi insignifiant qu'un discours, nous pouvons aussi nous préparer pour des choses plus importantes, sans crainte car nous avons l'assurance que le Seigneur nous soutiendra. Betina Beatriz Salvatierra de Sanchez fait partie de la paroisse de Godoy Cruz Centro, dans le pieu de Godoy Cruz, en Argentine. CONFIER LE RESTE AU SEIGNEURpar Rondie S.
Rudolph « Maman ! » J'ai fait une grimace en entendant ce cri aigu. Que se passe-t-il encore? Me suis-je demandée. Les enfants étaient allés se coucher, et j'étais occupée par mes activités du soir. Mon mari était à une réunion ce soir-là. Je suis montée, en m'armant de courage pour faire face à ce que je pensais être une nouvelle dispute entre les enfants, et j'ai trouvé ma petite dernière, Michaella, les yeux rouges. « Maman, j'ai mal à l'oreille. » Oh, non, ai-je pensé. Pourquoi est-ce toujours la nuit que cela arrive ? Je ne pouvais pas me permettre de payer une visite aux urgences pour une otite, j'ai donc utilisé tous les petits remèdes que je connaissais et je l'ai bordée. « Essaye de dormir maintenant », lui ai-je dit. « J'appellerai le médecin dès que son cabinet ouvrira demain matin. » Redescendue, je m'inquiétais et je n'arrivais pas à me concentrer. Je suis allée dans la cuisine et j'ai commencé à nettoyer le plan de travail sans enthousiasme. Brusquement, j'ai jeté le chiffon sur le plan. Je me suis dirigée vers les escaliers pour voir comment allait Michaella, j'ai monté doucement les marches au cas où elle se serait endormie. Je me suis arrêtée à la moitié des escaliers. J'entendais des sanglots par la porte ouverte en haut des marches. Je ne pouvais pas le supporter. je n'allais pas rester comme ça, à ne rien pouvoir faire, alors que mon enfant souffrait. Je me suis assise sur les marches, le visage baigné de larmes. J'ai prié. J'ai supplié. En tremblant, j'ai dit au Seigneur que je ferais tout mon possible pour aider ma fille et qu'ensuite je lui laisserai faire le reste. Après avoir respiré profondément pendant quelques secondes, j'ai monté le reste des marches, je me suis assise sur le lit de ma fille et j'ai caressé ses cheveux mouillés. « Ça fait très mal, Maman. » On ne voyait pas sa fossette sur la joue contrairement à d'habitude. Elle était pale. La fatigue et la douleur lui avaient fait des cernes sous les yeux. J'ai décidé de pas attendre le retour de mon mari, et de prendre le risque d'avoir l'air d'une mère qui s’inquiète trop, qui se montre trop protectrice et qui réagit de façon excessive. « Je vais appeler notre instructeur au foyer, d’accord ? » Michaella a acquiescé. J’étais un peu gênée en appelant. Lorsque j’ai demandé à notre instructeur au foyer s’il pouvait faire une bénédiction à Michaella, il a répondu : « Bien sûr ». Peu après il est arrivé en souriant, comme si rien ne lui plaisait plus que de prendre sa voiture tard le soir. Tandis qu’il faisait la bénédiction, l’espoir a allégé mon cœur lourd. Je l’ai remercié lorsqu’il est parti puis j’ai recouché Michaella. Elle s’est endormie dans les quelques minutes qui ont suivi. Le lendemain matin, elle semblait aller tellement mieux que j'avais envie de ne pas appeler le pédiatre. Mais j'avais promis au Seigneur de faire tout mon possible. Plus tard dans la matinée, j'ai observé le médecin attentivement. Elle a examiné l'oreille de Michaella et a dit: « Tu n'as pas beaucoup dormi cette nuit, dis-moi ? » Ce n'était pas vraiment une question, c'était une affirmation. « Elle ne s'est pas réveillée de la nuit », ai-je dit. Je me souviendrai longtemps de l'étonnement qui se lisait sur le visage du médecin. J'ai su alors qu'il s'était passé un petit miracle dans notre vie. La mer n'avait pas été divisée, aucun lépreux n'avait été guéri, personne n'était ressuscité, mais tout simplement une petite fille avait pu dormir paisiblement, sans avoir mal. Cela me suffisait. Rondie S. Rudolph fait partie de la première paroisse de Louisville, dans le pieu de Boulder, au Colorado. ASTIQUER MON ALLIANCEpar Ke
Te-kuang Lorsque ma future femme et moi préparions notre mariage, nous avons commencé à chercher des alliances qui symboliseraient notre union. Nous n'en avons vu aucune qui semble appropriée jusqu'à ce que nous décidions de porter des bagues CLB. Nous pensions que ces bagues nous rappelleraient toujours de choisir le bien et d'élever nos enfants dans la justice. Un jour, peu avant notre mariage, j'ai remarqué que mon alliance avait perdu son éclat. J'ai demandé à plusieurs personnes ce que je devais faire et on m'a dit de l'astiquer avec du dentifrice, du coton, de la graisse ou d'autres choses de ce genre. J'ai tout essayé. Rien n'a marché. Finalement, j'ai abandonné, bien que je sois ennuyé que ma bague n'ait plus d'éclat. Après notre mariage, la vie s'est compliquée. J'ai commencé à être tellement pris par mon travail et mes appels dans l'Église que ma femme devait faire l'essentiel des tâches ménagères toute seule. Petit à petit, la joie qui existait dans notre foyer s'est estompée. Ne connaissant pas la raison de ce changement et ne sachant pas très bien comment régler nos problèmes, nous avons prié pour être guidés. Plus tard notre fils aîné est venu au monde. Ma femme passait beaucoup de temps à s'occuper de notre fils. J'étais reconnaissant de tout ce qu'elle faisait et j'ai décidé que ce serait moi qui m'occuperais de laver les couches à la main. Plusieurs semaines après avoir commencé à laver les couches, j'ai remarqué à mon grand étonnement que mon alliance avait retrouvé son éclat. Il m'est venu à l'esprit que le fait de laver les couches tous les jours avait permis ce que toutes les méthodes de nettoyage que l'on m'avait recommandées n'avaient pas réussi à faire. Il m'est aussi venu à l'idée que du fait que j'avais été si occupé par des activités extérieures, j'avais négligé mes devoirs plus importants de mari et de père. Comme mon alliance, notre mariage avait perdu son éclat. Mais une fois que j'ai choisi le bien, comme le suggérait mon alliance, et que ma famille est devenue ma priorité, les deux se sont mis à briller de nouveau. Ke Te-kuang
fait partie de la branche de Ping Tung, dans le district de Ping Tung, à
Taiwan.
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