LE SACRIFICE EXPIATOIRE

TEMOIGNAGE DES PROPHETES DES DERNIERS JOURS

Le président Hinckley explique : « Il n'y aurait pas de Noël s'il n'y avait pas eu de Pâques. L'enfant Jésus de Bethléhem ne serait qu'un bébé comme un autre, sans le Christ rédempteur de Gethsémané et du Calvaire, et sans la Résurrection triomphante » (« La merveilleuse et véridique histoire de Noël », Le Liahona, décembre 2000, p. 6).

Le grand événement que constitue le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ, l'essentiel de l'Evangile, voilà ce qui rend la naissance de notre Sauveur, ainsi que sa mort, si importants. Nous présentons ici certains enseignements des prophètes de cette dispensation, de Joseph Smith à Gordon B. Hinckley, sur le caractère essentiel du sacrifice du Sauveur.

JOSEPH SMITH (1805-1844)

« Et maintenant, après les nombreux témoignages qui ont été rendus de lui, voici le témoignage, le dernier de tous, que nous rendons de lui : qu'il vit ! Car nous le vîmes, et ce, à la droite de Dieu ; et nous entendîmes la voix rendre témoignage qu'il est le Fils unique du Père ; Que par lui, à travers lui et en lui, les mondes sont et furent créés, et que les habitants en sont des fils et des filles engendrés pour Dieu » (D&A 76:22-24).

BRIGHAM YOUNG (1801-1877)

« Les saints des derniers jours croient en Jésus-Christ, le Fils unique du Père [dans la chair], qui est venu au midi des temps, a accompli son oeuvre, a subi le châtiment et payé la dette du péché originel de l'homme en s'offrant lui-même, qui est ressuscité d'entre les morts et est monté auprès de son Père ; et de même que Jésus est descendu au-dessous de toutes choses, de même il s'élèvera au-dessus de toutes choses. Nous croyons que Jésus-Christ reviendra... Il n'est pas une seule chose que le Seigneur pouvait faire pour le salut de la famille humaine qu'il ait négligé de faire ; et il appartient aux enfants des hommes d'accepter la vérité ou de la rejeter ; tout ce qui peut se faire indépendamment d'eux pour leur salut, l'a été dans le Sauveur et par lui... Il est maintenant Roi des rois et Seigneur des seigneurs, et le temps viendra où tout genou fléchira et où toute langue confessera [voir Mosiah 27:31], à la gloire de Dieu le Père, que Jésus est le Christ [voir Philippiens 2:10-11]. Ce personnage même que l'on considérait, non pas comme le Sauveur, mais comme un paria, qui fut crucifié entre deux brigands et traité avec mépris et dérision, tous les hommes l'accueilleront comme le seul Etre par lequel ils puissent obtenir le salut » (Enseignements des présidents de l'Eglise, Brigham Young, 1997, pp. 31-32).

JOHN TAYLOR (1808-1887)

« On nous dit [dans 2 Néphi 9:7] que l'Expiation doit être infinie. Pourquoi doit-elle être infinie ? Pour la raison simple qu'un cours d'eau ne peut jamais s'élever plus haut que sa source, et que l'homme, ayant pris un corps charnel et étant devenu terrestre et fait de terre, et, par la violation de la loi, s'étant coupé de sa relation avec son Père et étant devenu sujet à la mort dans cette condition, comme la vie terrestre de l'homme était courte et qu'il ne pouvait pas par lui-même avoir l'espoir de se rendre bon ou de se racheter lui-même de sa condition déchue, ni de se ramener en présence de son Père, il fallait une intervention supérieure pour l'élever au-dessus de son état vil et dégradé. Cet intervenant supérieur a été le Fils de Dieu, qui n'avait pas, comme l'homme, violé la loi de son Père, mais était encore un avec lui, possédant sa gloire, son pouvoir, son autorité et sa domination » (The Mediation and Atonement, 1882, p. 145).

WILFORD WOODRUFF (1807-1898)

« Lorsque les hommes sont appelés à se repentir de leurs péchés, il s'agit de leurs propres péchés et non des transgressions d'Adam. La mort du Christ a expié ce qu'on appelle le péché originel, quelles que soient les actions des hommes, et chaque péché de l'homme a aussi été expié par le même sacrifice, mais à condition qu'il obéisse au plan de l'Evangile de salut lorsqu'il lui est proclamé » (Millennial Star, 21 octobre 1889, p. 659).

LORENZO SNOW (1814-1901)

« Jésus, le Fils de Dieu... devait faire un grand sacrifice. Il fallait toute la force qu'il avait et toute la foi qu'il pouvait rassembler pour qu'il puisse accomplir ce que le Père lui demandait. S'il était tombé au moment de la tentation, que serait-il advenu de nous, pensez-vous ?... Mais il n'a pas échoué, bien que l'épreuve ait été si cruelle qu'il sua de grosses gouttes de sang... Il a dû dire continuellement dans son coeur : ‘Père, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux’. Il vivait une heure sombre : Et quiconque, homme ou femme, sert le Seigneur, quelle que soit sa fidélité, a ses heures sombres ; mais s'il vit fidèlement, la lumière et le soulagement lui seront donnés... Le Seigneur a décidé en son coeur qu'il nous mettrait à l'épreuve jusqu'à ce qu'il sache ce qu'il peut faire de nous. Il a mis son Fils à l'épreuve. Des milliers d'années avant la venue de ce dernier sur terre, le Père avait observé son comportement et savait qu'il pourrait compter sur lui lorsque le salut des mondes serait en jeu et il n'a pas été déçu » (Millennial Star, 24 août 1899, pp. 531-532).

JOSEPH F. SMITH (1838-1918)

« Le but de notre existence terrestre est que nous ayons une plénitude de joie et que nous devenions les fils et les filles de Dieu, dans le sens le plus complet du terme, étant héritiers de Dieu et cohéritiers de Jésus-Christ pour être rois et prêtres de Dieu, pour hériter gloire, domination, exaltation, trônes et tous pouvoirs et attributs cultivés et possédés par notre Père céleste. C'est la raison de notre présence ici-bas. Afin d'atteindre cette position exaltée, il est nécessaire que nous passions par la condition mortelle ou mise à l'épreuve, ce qui nous permet de nous montrer dignes, grâce à l'aide de notre frère aîné, Jésus. Les hommes ne peuvent être sauvés et exaltés dans le royaume de Dieu qu'en droiture. Nous devons donc nous repentir de nos péchés et marcher dans la lumière comme le Christ est dans la lumière, afin que son sang puisse nous purifier de tous les péchés et que nous puissions être en compagnie de Dieu et recevoir de sa gloire et de son exaltation » (Enseignements des présidents de l'Eglise, Joseph F. Smith, 1998, p. 100).

HEBER J. GRANT (1856-1945)

« ‘Nous croyons que, grâce au sacrifice expiatoire du Christ, tout le genre humain peut être sauvé en obéissant aux lois et aux ordonnances de l'Evangile’. En d'autres termes, nous ne croyons pas qu'une simple confession de foi, lorsqu'un homme est en train de mourir, va le sauver... ‘Nous croyons que les premiers principes et ordonnances de l'Evangile sont : premièrement la foi au Seigneur Jésus-Christ...’ et quand je dis ‘foi au Seigneur Jésus-Christ’, nous voulons qu'il soit clair que nous croyons absolument en Jésus-Christ, qu'il était le Fils de Dieu, et qu'il est vraiment venu sur la terre avec une mission que lui avait donnée Dieu, pour mourir en Rédempteur du genre humain, sur la croix. Nous ne croyons pas qu'il était seulement un ‘grand moraliste mais qu'il est notre Rédempteur » (« Articles of Faith Explained », Deseret News, 3 septembre 1938, p. 7).

GEORGE ALBERT SMITH (1870-1951)

« Je remercie [mon Père céleste] de la connaissance qui est ancrée dans mon âme; je sais que mon Père céleste vit, je sais que Jésus-Christ est le Sauveur du genre humain et qu'il n'y a pas d'autre nom donné sous le ciel par lequel les hommes et les femmes puissent être exaltés, autre que celui de Jésus-Christ, notre Seigneur. Je sais qu'il est venu dans le monde dans ces derniers jours afin de conférer l'autorité divine à un humble garçon qui recherchait la vérité ; il en a résulté l'organisation de l'Eglise à laquelle nous appartenons et qui a le pouvoir de Dieu pour réaliser le salut de tous ceux qui croient. Sachant cela comme je sais que je vis, je vous en témoigne » (Conference Report, octobre 1927, p. 50).

DAVID O. MCKAY (1873-1970)

« Au midi des temps de l'histoire terrestre est venu le Fils de l'Homme déclarant la vérité éternelle qui était si opposée aux promesses terrestres que celui qui veut sauver sa vie doit la perdre... Sa vie a été une vie de service altruiste, en aidant toujours à vivre complètement ceux qui ne vivaient pas complètement, que ce soit à cause d'un défaut physique comme la cécité ou la surdité ou à cause d'un défaut moral comme l'adultère dont la femme s'était rendue coupable : sa mission était de leur donner la vie... Par sa vie et par sa mort, le Christ a donc non seulement satisfait à la loi de sacrifice mais il a rempli toutes les conditions imaginables qu'il fallait que l'homme connaisse pour s'élever ou progresser de la vie terrestre à la vie éternelle. ‘Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi’ (Jean 12:32). En ceci, je crois que je perçois, bien que très obscurément, une raison pour laquelle le Christ a versé son sang, en plus de celui qui avait été généralement offert pour la rédemption de l'homme depuis la Chute. Je confesse que ce dernier m'émeut moins que le fait de comprendre que, dans sa vie, il a vécu pour ses semblables et que, dans sa mort, il a triomphé de tous les éléments terrestres, du pouvoir de la mort, de l'enfer et du Malin, et qu'il est sorti du tombeau, en Etre éternel : notre Guide, notre Sauveur et notre Dieu » (« The Atonement », Instructor, mars 1959, p. 66).

JOSEPH FIELDING SMITH (1876-1972)

« Jésus est bel et bien venu dans le monde pour le racheter. Par son expiation nous avons été rachetés de la mort et de l'enfer. La mort et l'enfer ont été payés - pleinement payés - et le Christ était le seul qui pouvait payer cette dette... il a porté, d'une manière que je ne peux pas comprendre et que vous ne pouvez pas comprendre, le fardeau du poids combiné des péchés du monde. Il m'est suffisamment difficile de supporter mes propres transgressions, et il vous est suffisamment difficile de porter les vôtres... [J'ai vu des gens] exprimer leur angoisse à cause de leurs transgressions : rien que les péchés d'une seule personne. Pouvez-vous saisir la souffrance de Jésus-Christ quand il a porté, non pas simplement par une manifestation physique, mais dans un état ou une manière spirituelle et mentale le poids combiné de tous les péchés ?... Cette souffrance extrême - qui dépassait ce que l'homme mortel était capable d'accomplir ou de supporter - a été assumée du fait du grand amour que le Père et le Fils avaient pour l'humanité... Nous ne serons jamais capables de payer la dette. Notre coeur devrait déborder de reconnaissance, d'amour et d'obéissance pour sa grande et tendre miséricorde. Vu ce qu'il a fait, nous ne devrions jamais le décevoir » (Doctrine du salut, compilé par Bruce R. McConkie, 3 volumes, 1954-1956, 1:128).

HAROLD B. LEE (1899-1973)

« La seule chose que le Sauveur attende de nous en retour de sa souffrance, c'est que nous nous repentions de nos péchés et que nous gardions ses commandements. Bien que ses souffrances aient été si intenses que lui, le Fils de Dieu, a été amené à trembler de douleur et à saigner à chaque pore et qu'elles l'ont fait souffrir de corps et d'esprit et qu'il a voulu ne pas devoir boire la coupe amère et pouvoir se dérober (D&A 19:18), il… considère que tout cela en valait la peine si, à la fin de la terre, le genre humain, pour qui il est mort, peut recevoir la vie éternelle et devenir éternellement ses fils et ses filles en acceptant son Evangile, qui est le plan de Dieu pour le salut de l'homme » (Youth and the Church, 1945, pp. 117-118).

SPENCER W. KIMBALL (1895-1985)

« Quand nous pensons au grand sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ et aux souffrances qu'il a endurées pour nous, nous serions des ingrats si nous ne l'appréciions pas dans la mesure de nos possibilités. Il a souffert et est mort pour nous, et cependant si nous ne nous repentons pas, toutes les angoisses et toute la douleur qu'il a connues pour nous sont futiles... Le pardon des péchés est un des principes les plus merveilleux que Dieu ait jamais donnés à l'homme. Tout comme le repentir est un principe divin, le pardon est un principe divin. S'il n'y avait pas ce principe, il serait inutile de crier au repentir. Mais grâce à ce principe, l'invitation divine est lancée à tous : Venez, repentez-vous de vos péchés et soyez pardonnés ! » (Le Miracle du Pardon, 1969, pp. 135, 329).

EZRA TAFT BENSON (1899-1994)

« Etant Dieu, et Fils de Dieu, il pouvait prendre sur lui le poids des péchés des autres hommes. Esaïe a prophétisé que notre Sauveur serait disposé à le faire : ‘Certes, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé... Il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes ; le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris’ (Esaïe 53:4-5). Cet acte saint, altruiste, par lequel il a pris sur lui les péchés de tous les hommes et de toutes les femmes, est l’Expiation. Comment un seul a pu porter les péchés pour tous dépasse l'entendement des mortels, mais je sais qu'il a pris sur lui les péchés de tous et qu'il l'a fait à cause de son amour infini pour chacun de nous » (« Jésus-Christ : notre Sauveur, notre Dieu », L’Etoile, décembre 1991, p. 4).

HOWARD W. HUNTER (1907-1995)

« Le sacrifice suprême du Christ ne peut prendre tout son effet dans notre vie que si nous acceptons l'invitation de le suivre. Cet appel n'est ni hors de propos, ni irréaliste, ni impossible... Suivons le Fils de Dieu dans tous les aspects de la vie. Prenons-le comme exemple et comme guide. En toute occasion, nous devons nous demander : ‘Que ferait Jésus ?’ puis avoir le courage d'agir conformément à la réponse. Nous devons suivre le Christ, au meilleur sens de ce mot. Nous devons faire son oeuvre et celle de son Père. Nous devons essayer d'être comme lui... Dans la mesure de nos capacités de mortels, nous devons faire tout notre possible pour devenir comme le Christ, le seul exemple parfait et sans péché que le monde ait connu... Nous devons mieux connaître le Christ que nous ne le connaissons ; nous devons nous souvenir de lui plus souvent que nous ne le faisons ; nous devons le servir plus vaillamment que nous ne le servons. Alors nous boirons l'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle et nous mangerons le pain de vie. Quel genre d'hommes et de femmes devons-nous être ? Tels qu'il est » (« Il nous invite à le suivre », L'Etoile, octobre 1994, pp. 4-6).

GORDON B. HINCKLEY (1910-)

« En fin de compte, après avoir examiné toute l'histoire, après avoir exploré le tréfonds de l'esprit de l'homme, on arrive à la conclusion que rien n'est aussi merveilleux, aussi majestueux, aussi formidable que le geste de grâce par lequel le Fils du Tout-Puissant, le Prince de la maison royale de son Père, qui autrefois s'était exprimé sous son identité de Jéhovah, qui avait condescendu à venir sur terre sous la forme d'un bébé né à Bethléhem, donna sa vie dans l'humiliation et la souffrance pour que tous les fils et toutes les filles de Dieu de toutes les générations du temps, dont chacun doit mourir, ressuscitent et vivent éternellement. Il a fait pour nous ce qu'aucun d'entre nous ne pouvait faire pour soi... C'est là la merveilleuse et véridique histoire de Noël. La naissance de Jésus à Bethléhem en est la préface. Les trois années du ministère du Maître en sont le prologue. La substance magnifique de l'histoire est son sacrifice, sa mort inspirée par une totale abnégation, dans la souffrance, sur la croix du Calvaire, pour expier nos péchés à tous. L'épilogue est le miracle de la résurrection, qui apporte l'assurance que ‘comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ’ (1 Corinthiens 15:22). Il n'y aurait pas de Noël s'il n'y avait pas eu de Pâques. L'enfant Jésus de Bethléhem ne serait qu'un bébé comme un autre, sans le Christ rédempteur de Gethsémané et du Calvaire, et sans la Résurrection triomphante » (« La merveilleuse et véridique histoire de Noël », L'Etoile, décembre 2000, pp. 46).

 

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