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LES SAINTS
DES DERNIERS JOURS NOUS PARLENT « BONNES
NOUVELLES » Esaïe a prophétisé que le Messie « porterait de bonnes nouvelles aux malheureux [et] guérirait ceux qui ont le coeur brisé » (Esaïe 61:1). Il y a tant de gens aujourd'hui qui ont besoin de ces bonnes nouvelles, par exemple une femme dont le mari est malade, un missionnaire loin de chez lui, une femme âgée souffrant de problèmes de santé, et les personnes qui recherchent la lumière de l'Evangile. En cette période de Noël où nous célébrons la naissance du Sauveur, des histoires comme celles qui vont suivre nous rappellent que sa vie et son expiation nous apportent de nombreux bienfaits. Gordon B. Hinckley dit que la « bonne nouvelle, sujet d'une grande joie » (Luc 2: 10), que les bergers ont reçue il y a plus de 2000 ans, s'adresse à « tous les fils et les filles de Dieu de toutes les générations des temps » (voir page 16 de ce numéro). Notre Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ vit ! « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée » (Luc 2:14). CLOCHES DE NOEL DANS LE BROUILLARDpar Beth
Dayley Le matin de Noël, le temps était aussi maussade que mon humeur. Un épais brouillard avait recouvert la ville italienne, où mon mari, qui est militaire, avait été affecté. Nos deux filles n'étaient pas très enthousiasmées par les quelques cadeaux qu'elles avaient reçus. Comme moi, elles pensaient à leur père qui se trouvait dans un hôpital militaire, en Allemagne. « Ce n'est pas Noël sans papa », a dit Diana, huit ans. J'ai hoché la tête, pensant à toutes les joies de Noël que nous manquions : décorations, fêtes familiales et festins de vacances. « Au moins nous, nous sommes ensemble », a dit doucement Athena (17 ans). Quand mon mari a appelé de l'hôpital, je lui ai parlé brièvement, puis j'ai tendu le téléphone à Diana. A ma grande surprise, elle n'a pas voulu lui parler, bien qu'elle ne l'ait ni vu, ni ne lui ait parlé depuis des semaines. Troublée par sa réaction, j'ai repensé rapidement aux événements des derniers mois. Quelques mois plus tôt, mon mari, Ed, a commencé à se plaindre de douleurs dans l'avant-bras gauche. En un instant, celui6ci a enflé et est devenu raide. Les médecins l'ont hospitalisé et lui ont donné des antibiotiques par perfusion intraveineuse. Mais il n'avait plus l'usage de sa main. Je me suis arrangée pour que mon fils aîné reste chez sa grand-mère pour Noël, plutôt que de revenir de l'université à la maison. Nos trois autres enfants ont essayé de m'aider pour que tout soit prêt pour Noël, mais l'esprit de fête n'a pas réussi à calmer mon anxiété. Une nuit a été particulièrement dure. Ne pouvant pas dormir, j'ai appelé l'hôpital à 3h30. L'infirmière m'a dit que Ed souffrait tellement qu'il faisait les cent pas à l'étage. Tout à coup, j'ai compris qu'il avait besoin d'une bénédiction de la prêtrise. Comme il était très tôt, j'ai hésité avant d'appeler Bob DeWitt, notre instructeur au foyer. Mais il est arrivé de lui-même vers 5 heures. Il a appelé un autre détenteur de la prêtrise et ils se sont précipités à l'Hôpital. Bob s'est senti poussé à promettre à Ed qu'il retrouverait un jour l'usage complet de sa main. Quelques instants après la bénédiction, des médecins ont conféré autour du lit de Ed. Ils ne savaient pas comment expliquer ce problème à son bras. Malgré sa douleur, Ed a expliqué que c'était dommage que les rayons X ne puissent pas montrer plus que l'os du bras ; cela aurait été utile s'ils avaient pu voir aussi les tissus. Les paroles de Ed ont étonné les médecins, et ils ont décidé de faire une échographie pour examiner son bras d'une façon peu commune. Par la suite, le procédé a été rapporté dans les journaux médicaux. En utilisant l'échographie de cette nouvelle manière, ils ont détecté une grande zone d'infection profonde dans l'avant-bras. Ils ont immédiatement opéré. « C'est une chance que nous ayons trouvé l'infection à ce moment-là », m'a expliqué par la suite le chirurgien. « Quelques heures de plus et Ed n'aurait jamais pu recouvré l'usage de son bras. » Les médecins ont transféré Ed dans un plus grand hôpital d'Allemagne, et je l'ai accompagné pendant que des amis prenaient soin de nos enfants. L'état de Ed a empiré ; l'os était infecté et, inexplicablement, les antibiotiques étaient inefficaces. Le temps a passé rapidement, pendant que Ed subissaient de nombreuses interventions chirurgicales. Il a insisté pour que je rentre à la maison afin d'être avec les enfants pour Noël. C'était donc le matin de Noël. Je tenais tout contre moi ma fille cadette, n'étant toujours pas sûre de la raison pour laquelle elle refusait de parler à son père. Finalement, elle a pris le téléphone de manière hésitante, et pendant une seconde, un sourire a illuminé son visage. Plus tard, elle a expliqué : « Je croyais que papa était en train de mourir. Il était si malade quand il est parti. » Serrant mes deux filles dans mes bras, j'ai souri à travers mes larmes. Faiblement, à travers le brouillard, le chant des cloches de Noël nous est parvenu. J'ai songé au don que nous commémorons chaque année... celui de notre Sauveur qui nous a sauvés de la mort éternelle et a donné la possibilité à la famille d'être éternelle. J'ai compris que par le sacrifice expiatoire du Seigneur et les ordonnances du temple, nous pourrions être ensemble pour toujours. Ed est resté neuf mois à l'hôpital et trois longues années difficiles ont passé avant son rétablissement complet. Mais nous n'avons jamais douté que la bénédiction de la prêtrise s'accomplirait ni que nos plus grandes bénédictions venaient du Seigneur Jésus-Christ. Lorsque j'ai entendu les cloches en ce matin de Noël en Italie, j'ai finalement accueilli Noël avec de la joie au coeur. Beth Dayley
est membre de la paroisse de Parrish Canyon, dans le pieu de Centerville, en
Utah. LE PERE NOEL AU PEROUpar Jonathan
Plowman De l'autre côté de la pièce, je voyais la présidence de la Primaire de la paroisse de Bolivar parler tout en jetant de temps en temps un coup d'oeil vers frère Megran et moi. Puis, soeur Rojas, présidente de la Primaire, s'est approchée de nous. J'ai pensé qu'aujourd'hui un enfant non membre avait peut-être assisté à la Primaire et que la présidence avait une référence pour nous. « Frère, nous nous demandions si vous pouvez être le Père Noël à l'activité de Noël de la Primaire de pieu », a-t-elle dit. « Bien sûr », ai-je répondu avant de comprendre pleinement ce qu'on venait de me demander. Jamais je ne me serais attendu à cette question. Quelques jours plus tard, je portais un habit et un chapeau rouges, des bottes noires, une fausse barbe et un sac à dos bourré de vêtements que je portais devant et non derrière pour donner un peu de corpulence au Père Noël. Après les représentations des autres paroisses, le rideau s'est ouvert sur les enfants de la Primaire de Bolivar. Un choeur d'anges habillés en toges et auréolés de blanc, des mages, des bergers avec leurs moutons et, bien sûr, Joseph et Marie ont chanté « Les anges dans nos campagnes » (Cantiques, n° 125). Tous les enfants ont dû s'arrêter trois fois pour respirer entre chaque « gloria ». Le petit Jésus, couché dans la crèche, se trouvait au centre de tout cela. Puis, après un petit coup d'épaule de soeur Rojas, j'ai agrippé les rênes et fait entrer mes deux petits «rennes» sur la scène. A mon étonnement, j'ai réussi à me souvenir de tous ce que je devais dire : « Feliz Navidad ! Ho, Ho, Ho! » L'assemblée a applaudi. Ce que l'assemblée n'avait pas vu, après la fermeture du rideau, c'est que les 25 enfants m'ont empoigné et se sont entassés sur moi, en me remerciant d'avoir participé à leur fête de Noël. En entendant ces enfants chanter des louanges à l'enfant Jésus, j'ai pensé à ce merveilleux moment d'il y a 2000 ans, lorsque le Christ ressuscité a rassemblé les enfants et les a pris un par un, les a bénis et a prié le Père pour eux. Et lorsqu'il a eu fait cela, qu'il a pleuré de nouveau, lorsqu'ils ont vu les cieux ouverts, des anges descendre du ciel comme au milieu d'un feu et les anges les servir (voir 3 Néphi 17:21-24). Ces enfants m'ont aidé à mieux comprendre pourquoi le Seigneur a pleuré lorsqu'il se trouvait avec ces petits enfants. Ils m'ont montré la signification des paroles du roi Benjamin quand il a dit que nous devons devenir soumis, doux, humbles, patients, pleins d'amour, disposés à nous soumettre tout comme des enfants (voir Mosiah 3:19). Le Père Noël est connu au Pérou à cause des films d'Amérique du Nord et des émissions télévisées spéciales. Mais c'est le Sauveur qui fait un jour saint de ce jour de fête pour les enfants. Il est la raison pour laquelle on célèbre Noël. En fait, il est la raison de tout ce que nous avons. Il se rend disponible toute l'année, nous offrant ses dons de foi, d'amour et d'espoir en la résurrection et en la vie éternelle. Jonathan
Plowman est membre de la paroisse de Millstream, du pieu de Bountiful Utah
Heights. LES DOUZE JOURS DE NOELpar Yasna
Sanchez Il s'est passé quelque chose d'extraordinaire lorsque notre pieu de Santiago (Chili) a demandé aux jeunes filles et à leurs dirigeantes de la troisième paroisse de La Florida de participer à l'activité des « 12 jours de Noël ». Pendant 12 jours, nous allions rendre visite à soeur Brigida. C'est une soeur de notre paroisse qui a plus de 80 ans et ne peut plus venir à l'église. Chaque fois qu'on y allait, on leur apportait, à elle et à ses petites-filles, quelque chose de différent. Pour préparer ces visites, les jeunes filles et leur mère faisaient du pain ou des gâteaux et fabriquaient ou achetaient de petits cadeaux. La maison de soeur Brigida n'offrait pas beaucoup de confort, mais elle était remplie d'amour. La chaleur et la gentillesse que soeur Brigida nous donnait étaient touchantes, et cela a fait une forte impression sur les jeunes filles. Elles se souviennent encore combien ce Noël était beau et le bien-être qu'elles ont ressenti en donnant de leur temps. Bien que je n'aie pas demandé aux jeunes filles d'apporter un cadeau pour notre visite la veille de Noël, j'ai vu avec grande joie que chacune avait préparé elle-même un petit cadeau pour soeur Brigida et chacune de ses petites-filles. La plupart de ces jeunes filles ont pleuré ce soir-là en embrassant soeur Brigida. La gratitude et l'amour qui se lisaient sur son visage était le cadeau qu'elle nous offrait. En cette veillée de Noël, nous avons oublié cadeaux et courses, et avons trouvé le sens véritable de Noël. Nous avons découvert que servir les autres est une manière de célébrer l'amour et la vie : celle dont le Sauveur a vécu. Yasna Sanchez est membre de la troisième paroisse de La Florida, du pieu de Santiago (Chili). MON EVEIL A LA VERITEpar Pascal
Aucordier Je suis né en 1964 près de Paris de parents qui m'ont aidé à comprendre les bases du christianisme. Je me souviens d'un dimanche en particulier alors que j'avais 14 ans. Sur le chemin de l'église, ma mère m'a parlé de Jésus-Christ. Pendant qu'elle me le décrivait, j'ai ressenti que je le connaissais depuis longtemps. Cela a été le début de mon témoignage... bien qu'il soit resté endormi un certain temps. Avec les années, mes parents sont devenus non pratiquants et je suis devenu athée. Je pensais que c'était m'abaisser que de croire en Dieu. Un jour de mes 17 ans, j'étais assis seul, regardant par la fenêtre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai soudain commencé à croire à nouveau en Dieu. A l'époque, je ne m'intéressais pas à la religion, mais la certitude que Dieu existait vraiment s'est installée dans mon coeur. Une semaine après, ma famille a déménagé à Clermont-Ferrand, dans le centre de la France. J'ai commencé à me poser des questions difficiles : A quoi ressemble Jésus ? Quelle est ma relation avec lui ? Un après-midi, des jeunes hommes m'ont donné un papier sur lequel était écrit : « Qui est Jésus ? Venez au café Chrétien pour en discuter avec d'autres jeunes. » J'ai dit aux jeunes gens que je me posais la même question, et que je passerais bientôt. Le lendemain, j'ai décidé d'aller au café Chrétien. Toutefois, alors que je m'en approchais, je n'ai pas pu me résoudre à entrer. Dans les jours qui ont suivi, j'y suis retourné plusieurs fois, mais, sans savoir pourquoi, j'avais peur d'y entrer. Mon incapacité d'entrer dans le café me rendait triste. Je ne savais pas quoi faire. Mais après être rentré chez moi, revenant d'une excursion infructueuse, il m'est venu à l'idée que Jésus-Christ avait organisé son Eglise il y avait presque 2000 ans et que, par conséquent, cette Eglise devait encore exister. Dès que cette idée est entrée en ma tête, la sonnette de la porte a retenti. J'ai ouvert et j'ai vu deux missionnaires de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. J'ai été surpris, non pas par leur soudaine apparition à ma porte, mais par ma réaction. J'ai ressenti que je les attendais. Ma chambre étant en désordre, j'étais gêné de recevoir les missionnaires, je leur ai donc demandé où ils tenaient leurs réunions. Le dimanche suivant je suis allé à l'église à l'adresse qu'ils m'avaient indiquée. Ce que j'avais appris de Jésus-Christ et de ma relation avec lui me paraissait juste. Peu après, je me suis fait baptiser. J'ai toujours cru que le Saint-Esprit m'avait converti à l'Evangile avant que les missionnaires ne prennent contact avec moi. Environ un an après mon baptême, je suis devenu non pratiquant pendant que je servais dans l'armée française, mais je n'ai jamais perdu mon témoignage. Après avoir quitté l'armée, je suis redevenu pratiquant et j'ai reçu ma bénédiction patriarcale. J'ai reçu la prêtrise de Melchisédek, j'ai fait une mission à plein temps en Nouvelle Calédonie et, plus tard, je me suis marié. Je continue d'avoir des difficultés dans la vie. Mais je trouve la force de les endurer en me remémorant la manière dont le Seigneur m'a préparé à entendre la vérité et la manière dont, à 14 ans, j'ai reçu mon premier témoignage par la puissance du Saint Esprit. J'ai été étonné et reconnaissant depuis lors des nombreuses confirmations que j'ai reçues de ce premier témoignage de l'Esprit. Pascal
Aucordier est membre de la branche de Toulouse Capitole, dans le district de
Carcassonne (France).
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