APPRENDRE A NOS ENFANTS A PAYER LA DIME

par C. Elmer Black, fils

Quand notre fille était jeune, ma femme et moi avons remarqué que, chaque dimanche, les enfants de notre paroisse faisaient la queue devant le bureau du greffier de la paroisse pour donner leur dîme (en général ce n'était que quelques centimes) à un membre de l'épiscopat, qui félicitait alors chaque enfant. A trois ans, notre fille payait sa dîme avec empressement.

Nous, parents, avons donné l'exemple en payant notre dîme, et nous confirmons cet exemple par des discussions sur l'Evangile. Nous avons ainsi appris trois choses sur la manière d'apprendre aux enfants à payer la dîme.

Enseigner par le précepte et par l'exemple. Les enfants peuvent en apprendre beaucoup sur la dîme en assistant à la Primaire, mais leurs instructeurs les plus importants sont leurs parents.

Ezra Taft Benson (1899-1994) a dit: « On enseigne par le précepte et par l'exemple, par la parole et par les actes. Le meilleur instructeur, c'est le bon exemple. Par conséquent, la première responsabilité [des parents] est de donner le bon exemple » (« Worthy Fathers, Worthy Sons », Ensign, novembre 1985, p. 35).

Les leçons de la vie des parents, des proches et des dirigeants de l'Eglise à propos de la dîme enseignent et renforcent le principe du paiement de la dîme. Les parents peuvent appuyer leur enseignement par des leçons du Recueil d'idées pour les soirées familiales et améliorer leurs efforts par des idées pédagogiques tirées de L'enseignement, pas de plus grand appel. De plus, des chants et des cantiques peuvent convaincre les enfants de l'importance de payer la dîme.

Le fait de demander aux enfants de faire une petite leçon sur la dîme au cours d'une prochaine soirée familiale peut les aider à mieux assimiler les préceptes. La répétition est essentielle, particulièrement pour les jeunes enfants.

Enseigner par des félicitations et des encouragements. Nous devons féliciter généreusement nos enfants lorsqu'ils essaient d'appliquer les préceptes qui leur sont enseignés, quel que soit leur niveau de compréhension.

Gordon B. Hinckley a dit : « Je serai toujours reconnaissant à ma mère et à mon père qui nous ont appris, aussi loin que je m'en souvienne, à payer la dîme... Nous ne considérions pas la dîme comme un sacrifice. Pour nous, c'était un devoir. Même quand nous étions enfants, nous nous en acquittions comme le Seigneur l'avait demandé et nous pensions que nous aidions son Eglise à accomplir sa grande oeuvre » (« La loi sacrée de la dîme », L'Etoile, mai 1991, pp. 3-4).

Lorsque les enfants assistent au règlement de la dîme et des dons avec leurs parents, ils comprennent l'importance du respect de cette loi. L'entretien officiel avec leur évêque ou leur président de branche aide les jeunes à décider de devenir et de rester des payeurs de dîme fidèles. De plus, l'encouragement d'un dirigeant de la prêtrise peut édifier la foi et susciter le respect envers l'autorité de la prêtrise.

Enseigner par l'Esprit. Quand les enfants acquièrent de la connaissance par l'Esprit, leur volonté d'obéir augmente. Les enfants, quel que soit leur âge, peuvent ressentir l'Esprit quand ils prient à propos de la loi de la dîme et quand leurs parents en témoignent.

Les enfants plus âgés sont capables de comprendre que la construction et l'entretien des temples et des églises, l'impression et la distribution de la documentation de l'Eglise, et le financement de l'oeuvre missionnaire dans le monde entier sont le résultat de la foi des payeurs de dîme. Mais le surcroît de maturité et de compréhension s'accompagne de tentations plus fortes, dont celle du matérialisme. Voilà pourquoi il faut apprendre aux jeunes à reconnaître l'influence de l'Esprit qui les guide et qui leur montrera tout ce qu'ils doivent faire, et à y réagir (voir 2 Néphi 32:5).

En enseignant la dîme fidèlement et constamment à leurs enfants, les parents les aident à recevoir le témoignage d'une loi divine qui les bénira tout au long de leur vie.

C. Elmer Black fils, est membre de la paroisse de Clinton, dans le pieu de Jackson, au Mississippi.

« UN TEST DE PRIORITÉS »

Dallin H. Oaks, du Collège des douze apôtres, a dit qu'il faut enseigner à ses enfants à payer la dîme.

« Mes grands-parents... m'ont appris la dîme en me donnant l'exemple d'un oeuf ou d'un panier de pêches sur dix. Des années plus tard, je me suis servi du même genre d'exemple pour essayer d'enseigner le principe de la dîme à nos enfants.

« Les parents cherchent toujours de meilleures méthodes pédagogiques et les résultats de leurs efforts sont parfois inattendus. En essayant d'enseigner le paiement de la dîme à notre jeune fils, j'ai expliqué le principe d'un dixième... Quand j'ai terminé ce que je considérais comme une explication claire, j'ai voulu vérifier si notre garçon de sept ans avait compris. Je lui ai demandé d'imaginer qu'il était fermier avec une production d'oeufs et de jeunes animaux. Je lui ai donné les chiffres et j'ai demandé à notre petit garçon de me dire ce qu'il donnerait en dîme à l'évêque. Il a réfléchi profondément pendant un instant puis il a dit : « Je lui donnerais un très vieux cheval. »

« Nous avons bien évidemment discuté un peu plus du principe de la dîme et je suis fier de la façon dont lui et son frère et ses soeurs ont appris et appliqué ce principe. Cependant, j'ai souvent pensé aux paroles de ce petit garçon en observant comment certains membres adultes considèrent la dîme. Je pense que nous avons encore tendance à donner et donnons « un très vieux cheval » à l'évêque.

« Le paiement de la dîme est un test de priorités » (« La dîme », L'Etoile, juillet 1994, p. 37-38).

 

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