LE CHEMIN DE LA FOI AUX PHILIPPINES

Par Roger Terry

Bobby et Abigail Moreno habitent à Baguio aux Philippines et en savent beaucoup sur la foi. Ils connaissent bien aussi la déclaration de Moroni que « Dieu n'a pas cessé d'être un Dieu de miracles » (Mormon 9:15). A sa naissance, leur fils Kinjiro, avait un kyste qui empêchait le développement du côté gauche du cerveau. Il était près de mourir et les médecins donnaient peu d'espoir à ses parents.

Abigail est issue d'un foyer de saints des derniers jours fort. Son père, Edison M. Cabrito, est soixante-dix-autorité interrégionale. Mais, au lieu de la rassurer en cette période d'épreuve, ses parents non membres lui ont fait des reproches, lui disant : « C'est parce que tu appartiens à une autre Eglise. Tu devrais revenir parmi nous. Il guérira ».

Mais elle est restée forte dans sa foi. Elle a dit à sa parenté que son fils avait reçu une bénédiction de la prêtrise et que les membres avaient prié au temple pour lui. «Je ne perds pas espoir, a-t-elle dit. Il va survivre».

Et il a survécu. Kinjiro, a maintenant trois ans, et même si la voie de la guérison n'a pas été facile, c'est un petit garçon aimant et heureux. Lorsque ses parents l'ont ramené pour la première fois chez eux, les docteurs pensaient qu'il ne vivrait pas longtemps. Mais son dernier examen à l'hôpital a montré que son cerveau s'est développé et les médecins sont beaucoup plus optimistes.

« Il vit depuis trois ans, dit sa mère, et je sais qu'il vivra longtemps, car je sais qu'il a le devoir de servir notre Père céleste ».

La foi se manifeste de nombreuses façons. Parfois, comme c'est le cas pour la famille Moreno, l'exercice de la foi aboutit à un miracle, mais la foi opère plus souvent de façon discrète. Par exemple, elle permet aux disciples du Seigneur de supporter les épreuves et les difficultés avec patience ; elle peut les aider à rester humbles face au succès du monde, ou bien leur donner la force de défendre la droiture quand ce n'est ni populaire ni agréable.

Tous ces critères permettent de dire que la foi est bien ancrée dans le coeur des saints des derniers jours des Philippines. Le pays n'est consacré à la prédication de l'Evangile que depuis quarante ans ; en avril 1961, Gordon B. Hinckley, alors assistant du Collège des douze apôtres, a ouvert les îles à l'oeuvre missionnaire. La vie n'y est pas facile pour la plupart des membres. La pauvreté est partout présente, les tentations et les mauvaises influences très répandues dans le monde d'aujourd'hui n'ont pas épargné ce pays tropical. Cependant beaucoup de membres donnent l'exemple d'une vie de dévouement et de service, qui s'appuie sur une histoire de foi.

« LA MISE À L’ÉPREUVE DE VOTRE FOI »

Dans Ether 12:6, Moroni parle de la mise à l'épreuve de notre foi. Aucun saint des derniers jours n'échappe à cette mise à l'épreuve, car, comme l'a dit le Seigneur, son peuple doit être mis à l'épreuve en tout , pour qu'il soit préparé à recevoir la gloire qu'il a pour lui (voir D&A 136:31).

Yolanda Cantos, de la branche de Tolosa, donne un bon exemple d'endurance à l'épreuve de la foi. Tolosa fait partie du district de Tolosa, dans l'île de Leyte. En 1985, Yolanda, alors âgée de 22 ans, a rendu visite à des parents à Samar, une île voisine. Ceux-ci l'avaient invitée à suivre les leçons missionnaires. Elle a accepté, mais étant membre dévoué d'une autre Eglise, elle avait en réalité l'intention de mettre les missionnaires en difficulté. « Je savais qu'ils étaient dans l'erreur », dit-elle. Toutefois elle les a écoutés. Elle raconte : « Malgré mes intentions, l'Esprit m'a instruite, et je n'ai pu trouver aucune faute dans leurs enseignements. » Craignant d'être induite en erreur, elle est rentrée chez elle à Tolosa. Mais lorsqu'elle priait, elle n'arrivait pas à oublier ce que les missionnaires lui avaient enseigné ; alors elle est retournée à Samar pour poursuivre les leçons.

« On m'a proposé deux fois le baptême, dit-elle. Je savais que c'était la véritable Eglise, mais c'était dur pour moi à cause de ma famille et de mes amis. Ils appartenaient à une autre Eglise et je chantais dans la chorale. Mais quand j'ai assisté au baptême d'un ami, j'ai entendu une voix me demander pourquoi j'avais rejeté le Christ tant de fois. Lorsque j'ai vu mon ami immergé dans l'eau, j'ai eu l'impression de voir que c'était moi qui me faisait baptiser. Après cela, j'ai dit aux missionnaires que je voulais me faire baptiser, quoi qu'il arrive. »

Son baptême a eu lieu la semaine suivante. Quand sa mère l'a su, elle n'a plus voulu accepter Yolanda chez elle. Elle a dit que Yolanda serait à nouveau la bienvenue si elle reniait sa nouvelle foi. Yolanda a assuré à sa mère qu'un jour elle comprendrait son choix. Puis elle est retournée vivre chez des parents à Samar et jeûné et prié pour sa famille. Un mois plus tard, son frère s'est fait baptiser, et un an après, sa mère s'est jointe à l'Eglise. « C'est grâce au jeûne et à la prière », explique Yolanda.

Le chemin menant à l'Eglise du Seigneur n'a pas été facile, mais les bénédictions valaient bien la mise à l'épreuve de la foi que Yolanda a endurée. En 1993, elle s'est mariée au temple de Manille. Son mari, Felix, ancien missionnaire, est président de la branche de Tolosa ; ils ont deux fils, Jed Ephraim et Russell Jacob.

Jose Medina, président du district de Tolosa, et sa femme Felicitas, ont subi, eux aussi, la mise à l'épreuve de leur foi. Felicitas était pratiquante dans une autre Eglise, mais elle avait des doutes et recherchait la véritable Eglise du Seigneur. Elle priait ardemment pour la trouver tant que ses enfants étaient encore jeunes, afin de pouvoir la leur enseigner. Un jour, alors qu'elle balayait la maison, elle a trouvé une brochure sur Joseph Smith. Aujourd'hui encore, elle ne sait pas comment cette brochure s'est retrouvée là, étant donné que leur maison était située dans un quartier clos de grilles et que les missionnaires n'avaient pas le droit d'y entrer. Elle a lu la brochure et a voulu en savoir plus sur l'Eglise. Elle a donc demandé aux missionnaires de lui rendre visite.

Son mari a manqué les trois premières leçons, mais les missionnaires ont demandé à Felicitas de prier à propos de ce qu'ils lui avaient enseigné. Elle a prié et a rêvé du Sauveur. Elle raconte : « C'était comme si j'assistais à la Seconde Venue. Les gens se réjouissaient, mais pas nous, parce que nous n'en faisions pas partie. » Elle a su qu'elle avait trouvé la véritable religion, et elle a voulu faire part de ce qu'elle avait découvert à son mari.

Jose a écouté les missionnaires, mais il n'était pas intéressé par le baptême parce qu'il fumait beaucoup. Il a dit aux frères qu'il croyait aux Dix Commandements, alors l'un des missionnaires lui a demandé pourquoi il ne les gardait pas tous. Il a dit qu'un des commandements était « tu ne tueras point » (Exode 20:13), et a ajouté : « Vous vous tuez petit à petit en fumant. »

Jose a finalement accepté de se faire baptiser, mais comme il fumait encore, les missionnaires ont dû reporter le baptême. Se rendant compte que son mari avait besoin d'une motivation supplémentaire, Felicitas lui a dit qu'elle sauterait un repas pour chaque cigarette fumée. «Tu mourras alors», lui a-t-il répondu, «parce que je fume cinq paquets de cigarettes par jour». Mais avec l'aide du Seigneur, il a arrêté de fumer et s'est fait baptiser 15 jours plus tard.

En trois mois, frère Medina a été appelé comme président de branche. Puis il a servi comme secrétaire exécutif du district et greffier du district. Maintenant, il est président de district. Soeur Medina a été présidente des Jeunes Filles et de la Société de Secours, à la fois dans sa branche et au niveau du district, elle a aussi enseigné le séminaire pendant 10 ans. « Nous aimons servir, dit-elle. Cela en vaut la peine. Toutes les bénédictions que nous recevons viennent de Dieu. »

L’ÉPREUVE DU SUCCÈS DU MONDE

Aux Philippines, la pauvreté est un problème important et constitue une véritable épreuve pour de nombreux saints des derniers jours. Mais, au point de vue de la spiritualité, le succès du monde peut être encore plus gênant pour quelques-uns. Le Livre de Mormon est, entre autres, un témoignage puissant des périls de la prospérité. Mormon a observé : « Oui, nous pouvons voir qu'au moment même où [Dieu] fait prospérer son peuple... oui, c'est à ce moment-là qu'il s'endurcit le coeur, et oublie le Seigneur, son Dieu, et foule aux pieds le Saint - oui, et c'est à cause de son aisance et de son extrême prospérité » (Hélaman 12:2).

Certains saints des derniers jours des Philippines ont été bénis et éprouvés, par les succès du monde ; cependant ils se souviennent de leurs alliances et servent le Seigneur avec foi et humilité. Parmi eux, Evelyn Ibay, de la première paroisse de Burnham, dans le pieu de Baguio.

Connu sous le nom de ‘capitale d'été des Philippines’, parce que son climat doux et sa faible humidité attirent les vacanciers durant les mois les plus chauds, Baguio se situe dans les zones montagneuses de Luzon, à environ 210 kilomètres au nord de Manille. Cette région montagneuse est connue pour ses mines d'argent. Avelino et Evelyn Ibay possèdent le Ibay Silver Shop, entreprise qui crée et vend de tout, bagues, colliers et épingles de cravate, ainsi que des modèles compliqués de « jeepneys » (minibus très décorés construits sur le châssis de jeeps militaires, utilisés maintenant comme moyen de transport public).

La famille Ibay avait déjà ce magasin avant de se joindre à l'Eglise, mais soeur Ibay dit : « Notre commerce prospère parce que nous obéissons à la loi de la dîme ». Elle est très attachée, non seulement à la dîme, mais à tous les commandements. « La seule façon que nous avons de payer de retour la bonté du Seigneur, dit-elle, c'est d'obéir à ses commandements. »

Soeur Ibay a servi à la Société de Secours de la paroisse, d'abord comme présidente, puis comme instructrice, et maintenant comme conseillère dans la présidence. Elle dit que l'Eglise est essentielle dans sa vie. « L'Eglise est là pour nous. Si je ne vais pas à l'Eglise tous les dimanches, je suis très découragée. Je dois recharger mon esprit, le nourrir chaque dimanche. Je dois lire les Ecritures ou Le Liahona chaque jour. »

Ramon Del Rosario, autre saint des derniers jours qui a connu un succès extraordinaire dans sa carrière, est président du pieu de Quezon City, à Metro Manille. C'est un médecin mais il ne pratique pas la médecine : son don, c'est la musique. C'est un compositeur et chanteur réputé, qui a écrit près de 300 musiques de films. « Si vous captez la chaîne câblée locale aux Philippines, reconnaît-il, on peut dire que chaque jour, il y a trois à cinq films diffusés dont j'ai écrit la musique. »

Il n'avait pas prévu de faire carrière dans la musique. Il avait l'intention d'être médecin. Mais au cours de sa troisième année de médecine, il a envoyé l'une de ses compositions à un concours national et a gagné le premier prix. « En fait, je finançais mes études de médecine par la musique », dit-il. Mais il n'a jamais travaillé dans la médecine. « Quand j'ai eu mon diplôme, j'ai demandé à mon père : « Maintenant, est-ce que je peux faire ce que j'ai vraiment envie de faire ? » Son père lui a répondu oui, et depuis, il connaît un grand succès.

Créativité et dates butoirs sont souvent incompatibles, mais frère Del Rosario dit que lorsque les dates d'échéance arrivent, et non l'inspiration, il prie beaucoup. « Parfois, dit-il, je sens que je n'ai aucune idée musicale, puis soudain j'en ai une... une idée pour une autre chanson. »

L'expérience de frère Del Rosario dans le domaine musical l'a aidé dans ses appels à l'Eglise. Dans le chant, explique-t-il, même si on est dans le ton et qu'on a une belle voix, si le rythme n'est pas bon, la chanson ne sonne pas bien. « Je me souviendrai toujours qu'en tant que dirigeant, même si on utilise la bonne directive ou le bon principe, si on le fait au mauvais moment, cela ne marche pas. » Quant à son appel de président de pieu, il dit : « Je considère le président de pieu comme un chef d'orchestre. On ne joue pas de tous les instruments. On est là en tant que chef, pour s'assurer que les autres travaillent bien ensemble. »

DÉFENDEZ VOS PRINCIPES

Il faut de la foi aux saintd des derniers jours pour exprimer leur opinion quand il serait beaucoup plus facile d'être silencieux. Il faut de la foi pour agir quand la plupart des gens ne font rien. Mais Alma a enseigné aux convertis que les vrais croyants étaient « les témoins de Dieu en tout temps, et en toutes choses, et dans tous les lieux » (Mosiah 18:9).

Mélanie Gapiz, de la première paroisse de Pasay, dans le pieu de Pasay, a personnellement connaissance de ce principe. Fille de Ruben G. Gapiz, soixante-dix-autorité interrégionale, elle est productrice indépendante à succès d'émissions publicitaires télévisées. Pendant plusieurs années elle a travaillé à Manille à la tête du département de Production d'une grande entreprise de publicité pour la télévision. A ce poste, elle a été aux prises avec un problème difficile, car elle s'est aperçue un jour que des employés détournaient des fonds. Elle raconte : « J'ai découvert des malversations impliquant certains des employés. Les gens se faisaient de l'argent de façon immorale au sein de cette entreprise. »

Elle en a parlé à son responsable direct et a appris qu'il trempait aussi dans cette affaire. « Je suis donc allée voir le président. Il n'était pas impliqué mais savait plus ou moins ce qui se passait et ne s'en souciait pas », dit-elle. Cette réaction a posé un dilemme à Mélanie. Elle pouvait l'ignorer et prétendre qu'il n'y avait pas de problème. Mais elle savait que si elle continuait de travailler dans cette entreprise, les gens risquaient de penser qu'elle aussi était impliquée. « C'était difficile, reconnaît-elle, parce que j'avais un salaire mensuel et des avantages. » Mais elle savait ce qu'elle avait à faire. Après avoir demandé conseil à ses parents, qui lui ont rappelé les principes de l'Eglise, mais lui ont dit que c'était à elle de décider, elle a quitté l'entreprise et a commencé à travailler en tant qu'indépendante.

« Je les ai quittés en bons termes », explique-t-elle. En fait, quand j'ai parlé avec le président, il m'a dit qu'il admirait mes principes, mais que ce n'était pas avec eux qu'il nourrirait ses employés. » Mélanie n'a jamais regretté sa décision et le Seigneur l'a bénie dans son travail.

« J'ai toujours cru en l’Evangile de Jésus Christ, dit soeur Gapiz. La loi de la dîme m'a beaucoup aidée ; le jeûne et la prière aussi. Chaque fois que je dois prendre une décision importante, je jeûne et je prie, et je reçois de l'aide. »

Abigail Moreno, de la seconde paroisse de Burnham, dans le pieu de Baguio, parle d'une occasion qu'elle a eue de défendre le bien. Une partie d'une émission de débat populaire aux Philippines s'appelle « Par coeur » ; au cours de celle-ci les invités lisent des lettres de téléspectateurs. Les lettres doivent comporter sept fois le mot « merci ». Abigail a écrit une lettre, mais elle ne pensait pas que les invités la liraient parce qu'elle disait, à la première phrase : « J'aime votre émission, mais je suis scandalisée. » Elle expliquait que les invités utilisaient fréquemment le nom du Seigneur comme juron et que cela la blessait. Elle écrivait que sa famille et son Eglise croyaient qu'il faut respecter le nom de notre Père Céleste.

Un jour, son mari Bobby et elle regardaient une autre chaîne, quand elle s'est rendu compte que l'émission avait commencé. Elle a changé de chaîne et a entendu qu'on lisait sa lettre. Elle avait manqué la première partie - ils lisaient déjà son sixième « merci » - mais elle a remarqué que pendant le reste de l'émission, les invités n'ont pas utilisé le nom du Seigneur en vain. Elle a senti que, par sa lettre, elle avait fait changer les choses.

« UN DIEU DE MIRACLES »

Là où il y a de la foi, il y a des miracles, car « Dieu n'a pas cessé d'être un Dieu de miracles »' (Mormon 9:15). Les prophètes enseignent que les miracles et les dons spiritu Is suivent ceux qui croient (voir Mormon 9:24 ; Moroni 10:819). Aux Philippines, les fruits de la foi sont évidents chez les membres.

Rene et Myra Holganza, de la première paroisse de Taytay dans le pieu de Cainta, à Metro Manille, ont des témoignages puissants des bénédictions que le Seigneur accorde aux gens qui gardent ses commandements. Comme il est difficile de trouver un bon travail aux Philippines, la famille Holganza a passé neuf ans à travailler au Japon. Cependant, lorsqu'ils sont revenus à Manille, les problèmes financiers n'arrêtaient pas. A cause de graves problèmes de santé et des frais médicaux à régler, ils ont dû hypothéquer leur maison. Comme Rene n'a pas pu trouver de travail pendant un certain temps, ils n'ont pas pu honorer leurs paiements d'hypothèque, et la banque a menacé de faire une saisie. Cherchant l'aide de l'Eglise, ils sont allés voir leur évêque, qui a demandé à Rene s'il payait complètement la dîme. « J'ai répondu non, se souvient Rene. Il m'a demandé si j'avais l'intention de payer complètement la dîme. J'ai dit que oui. A partir de ce moment-là, j'ai vraiment payé ma dîme complètement et même un peu plus pour me racheter. »

Pour payer leurs factures et éviter la saisie sur l'hypothèque, ils ont essayé de vendre leur maison, mais personne ne voulait l'acheter. A cause d'une coulée de boue dans le proche voisinage, personne ne voulait prendre le risque d'avoir une propriété dans cette zone, bien que le prix proposé soit bien en-dessous de la valeur du marché. Finalement, ils ont cessé d'essayer de vendre la maison, s'attendant à ce que la banque saisisse et vende leur maison à très bas prix.

Ils sont allés voir à nouveau leur évêque, qui leur a recommandé de jeûner et de continuer à payer la dîme. Il leur a dit que le Seigneur les bénirait dans leur besoin. « Alors nous avons jeûné, dit Rene, et j'ai continué à payer la dîme et les offrandes, avec la foi que quelque chose arriverait. »

Puis, un jour, un homme a abordé les Holganza à l'improviste et leur a demandé si leur maison était à vendre. Ils ont répondu oui, et il leur a offert de l'acheter à un prix supérieur à celui qu'ils avaient demandé au début. Avec cet argent, ils ont pu rembourser l'hypothèque, se débarrasser de la plupart de leurs dettes et payer le crédit pour l'achat du taxi que Rene conduit désormais pour subvenir aux besoins de sa famille. Ils ont vu dans cette bénédiction un miracle qui est la conséquence directe de leur obéissance à la loi de la dîme et des offrandes de leur foi en Dieu, et de leur volonté de suivre les conseils inspirés.

Plus de 30 000 baptêmes de convertis auront probablement lieu cette année aux Philippines. Chaque converti a une histoire, une histoire de foi, de changement de coeur, de choix difficiles et de sacrifices. Au fur et à mesure des années, leur foi sera mise à l'épreuve et renforcée. Tant que les membres de l'Eglise persévéreront sur le chemin de la foi, l'oeuvre merveilleuse du Seigneur brillera avec autant de clarté et d'espoir qu'un lever de soleil sur cet archipel tropical. La lumière de l'Evangile rétabli touchera beaucoup de gens, car en fait, c'est la lumière de la vérité, « et celui qui reçoit la lumière et persévère en Dieu reçoit davantage de lumière ; et cette lumière devient de plus en plus brillante jusqu'au jour parfait » (D&A 50:24).

AUX PHILIPPINES, LA LUMIÈRE DE L’EGLISE « NE PEUT PAS ETRE CACHEE »

Par Duane B. Gerrard

des soixante-dix

Quand je servais dans la présidence de l'interrégion des Philippines, j'ai assisté à une importante croissance de la fidélité et du dévouement des Philippins. Le nombre de baptêmes de convertis augmentait. Les membres étaient de plus en plus nombreux à aller au temple, particulièrement pour recevoir leur dotation personnelle. L’assistance à la réunion de Sainte-Cène augmentait. Plus de membres payaient fidèlement la dîme et les offrandes, et le nombre de détenteurs de la Prêtrise de Melchisédek augmentait chaque année. La présence et l'engagement des jeunes croissaient ; il en était de même pour le nombre d'inscriptions au séminaire et à l’institut.

Tous ces indicateurs montrent que des bénédictions en nombre, promises et annoncées par les prophètes vivants et par le Seigneur lui-même, se déversent sur ce peuple de manière merveilleuse. Tant que la fidélité et le dévouement des membres croîtront, le Seigneur continuera de déverser des bénédictions sur son peuple.

Il ne fait aucun doute que les supplications du président Hinckley, adressées le 25 septembre 1984 dans la prière de consécration du temple de Manille, continueront à être entendues. Il a supplié le Seigneur de « lever le fléau de la pauvreté qui amène tant de souffrances », ajoutant : « Bénis particulièrement tes saints fidèles qui sont honnêtes avec toi dans le paiement de leur dîme et de leurs offrandes. Comme cela fut promis à l'époque par ton prophète Malachie, ouvre les écluses des cieux et répands les bénédictions de façon à ce qu'il n'y ait pas assez de place pour les recevoir (voir Malachie 3:10). Bénis tes saints dans leur foi pour qu'ils restent fidèles, eux qui sont le peuple de ton alliance. Bénis-les dans leur foyer, pour que l'amour et la paix y règnent. Bénis les afin que ni eux, ni les générations suivantes ne soient affamés, nus et sans abri face aux tempêtes qui font rage autour d'eux. Ouvre leur esprit afin qu'ils grandissent en sagesse, tant dans le domaine spirituel que temporel.

« Puisse ton Eglise grandir et ses membres se multiplier dans ces îles. Que les mauvais desseins de ses ennemis échouent. Que ton oeuvre devienne semblable à ‘une ville située sur une montagne [dont] la lumière ne peut pas être cachée’ » (voir Church News, « Temple Brings Philippines All Blessings », 30 septembre 1984, p. 10).

Il ne fait aucun doute que la prophétie d'« une ville située sur une montagne dont la lumière ne peut pas être cachée » (voir Matthieu 5:14) est sur le point de s'accomplir dans ces îles uniques. Je suis reconnaissant d'avoir été personnellement témoin de cette croissance et de cette bénédiction magnifiques.

LES PHILIPPINES AUJOURD’HUI

Iles : 7107 (3000 ayant un nom, 25 avec des villes)

Superficie du Pays : 300 000

Population : 77 millions,

Membres : plus de 470 000

Pieux : 77

Districts : 73

Paroisses : 490

Branches : 667

Missions : 13

Temples : 1 (celui de Manille)

 

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