|
ETUDIER ET ENSEIGNER L’ANCIEN
TESTAMENT
Nous avons tous besoin de mieux comprendre le plan éternel du bonheur.
L’Ancien Testament peut nous instruire énormément.
Par Henry B. Eyring
du Collège des douze apôtres
Ce que chaque personne désire, c’est le bonheur. Et ce que nous voulons pour le
reste de notre vie et pour l’éternité, c’est le bonheur. Beaucoup d’entre nous
ne savent peut-être pas trop ce qu’est le bonheur et comment il s’obtient. Et il
est vraisemblable que nous comprenions mal ce qu’est le malheur et quelles en
sont les causes. Nous avons déjà eu un avant-goût du bonheur et du malheur. Nous
connaissons la différence, et nous préférons le bonheur.
Le grand plan du bonheur de Dieu nous éloigne du malheur. Nous n’avons pas
besoin d’être convaincus que le plan du bonheur est une bonne chose. Mais nous
avons tous besoin de mieux comprendre ce qu’il faut faire pour suivre ce plan,
et la plupart d’entre nous doit accroître sa confiance qu’on peut y parvenir.
Parce que nous voulons tous connaître le bonheur aujourd’hui et pour toujours,
lorsque nous ressentons que ces besoins sont satisfaits, nous revenons à ces
expériences et nous commençons à faire ce qui nous donne la capacité d’endurer
jusqu’à la fin.
Vous vous demandez peut-être si l’Ancien Testament est le meilleur texte pour
nous aider à trouver le chemin du bonheur. Pourquoi consacrer tant de temps à
des livres qui semblent si éloignés des circonstances et des difficultés
auxquelles nous faisons face ? Un grand instructeur m’a donné la clé de cette
énigme.
LIRE 2 NEPHI 25-33
Marion G. Romney (1897-1988), qui était conseiller dans la Première Présidence,
a parlé de ce sujet il y a 23 ans ; il avait intitulé son discours « Le message
de l’Ancien Testament ». Je l’ai lu de nombreuses fois et je sais que ses
paroles sont vraies. Il a dit : « Je ne crois pas qu’il y ait une explication
plus claire et pertinente du message de l’Ancien Testament que ce que l’on
trouve dans les chapitres 25 à 33 de 2 Néphi. Il me semble qu’une étude
attentive de ces chapitres, dans un esprit de prière, devrait être requise de
quiconque veut comprendre et enseigner le message de l’Ancien Testament. Dans
ces chapitres, Néphi a séparé ce qui était important de ce qui ne l’était pas.
Il a aussi expliqué en quoi ces enseignements sont importants pour nous qui
vivons dans les derniers jours » (Symposium on the Old Testament, discours
adressé aux instructeurs de religion, université Brigham Young, 16 août 1979, p.
5).
Le président Romney a ensuite lu les paroles suivantes du 25e chapitre de 2
Néphi :
« Car nous travaillons diligemment à écrire, pour persuader nos enfants, et
aussi nos frères, de croire au Christ et d’être réconciliés avec Dieu ; car nous
savons que c’est par la grâce que nous sommes sauvés, après tout ce que nous
pouvons faire.
« Et en dépit du fait que nous croyons au Christ, nous gardons la foi de Moïse
et attendons avec constance le Christ, jusqu’à ce que la loi soit accomplie.
« Car c’est à cette fin que la loi a été donnée ; c’est pourquoi, la loi est
devenue morte pour nous, et nous sommes rendus vivants dans le Christ à cause de
notre foi ; cependant, nous gardons la loi à cause des commandements » (2 Néphi
25:23-25).
Si vous étudiez ces neufs courts chapitres de 2 Néphi que le président Romney
vous recommande, et mon objectif et ma prière sont que vous le ferez, vous y
découvrirez une lamentation pour ceux qui choisissent de ne pas recevoir les
paroles de Dieu données par l’intermédiaire de ses prophètes. J’ai deux raisons
de vouloir que vous lisiez ces lamentations. Premièrement, elles vous
consoleront les jours où votre entourage semblera ne pas recevoir les paroles de
Dieu qui lui sont données par votre intermédiaire. Cela aide de savoir que des
prophètes aussi grands que Néphi et Esaïe ont connu de tels moments, à de
nombreuses reprises. Et deuxièmement, Néphi donne les raisons pour lesquelles
ses paroles ne furent pas reçues. Dans sa description de son échec, il y a en
filigrane le chemin de la réussite. C’est souvent le cas dans les histoires
tragiques des Ecritures lorsqu’elles sont écrites par des prophètes. C’est ainsi
que le cycle récurrent du déclin spirituel et du changement dans l’Ancien
Testament peut donner espoir et être instructif.
Par exemple, dans le 27e chapitre, au 5e verset, Néphi se lamente de la dureté
de coeur de certaines personnes au jour des Gentils :
« Car voici, le Seigneur a répandu sur vous un esprit d’assoupissement. Car
voici, vous avez fermé vos yeux, et vous avez rejeté les prophètes ; il a voilé
vos têtes et les voyants à cause de votre iniquité. »
Plus loin, dans le verset 8 du chapitre 29, il voit même ceux qui rejetteront
ses propres paroles qu’il sait avoir reçues du Sauveur. Il révèle la réprimande
qu’il sait que le Seigneur donnera en ce jour, paroles que seulement un voyant
pouvait connaître :
« Pourquoi murmurez-vous parce que vous allez recevoir davantage de ma parole ?
Ne savez-vous pas que le témoignage de deux nations est le témoignage pour vous
que je suis Dieu, que je me souviens d’une nation comme d’une autre ? C’est
pourquoi, je dis les mêmes paroles à une nation qu’à l’autre. Et lorsque les
deux nations s’uniront, les témoignages des deux nations s’uniront aussi. »
RECEVOIR LA PAROLE DE DIEU
Les paroles de Néphi expliquent à la fois la difficulté d’enseigner la parole de
Dieu, et son importance. Les gens qui ne reçoivent pas les paroles de Dieu, que
nous devons leur enseigner, seront jugés par celles-ci. Le président Romney nous
a offert une aide pour cette tâche sacrée d’enseigner. Je confirme sa promesse.
Premièrement, en vous préparant à enseigner, vous devez sonder les Ecritures et
non les fausser. Le président Romney a enseigné cette grande différence dans
notre façon d’aborder les Ecritures, il a dit : « Les sonder… comme Jésus nous y
a enjoint, est bien éloigné de la recherche ayant pour but de trouver des
passages qui pourront être utilisés pour servir à tout prix de soutien à une
conclusion préconçue » (« The Message of the Old Testament », page 2). Abordez
les Ecritures comme le ferait un enfant, étant disposés à être instruits, et
vous le serez. Si vous les abordez avec la sagesse d’un adulte, vous n’en
acquerrez pas davantage.
Deuxièmement, vous serez instruits plus facilement par les Ecritures si vous
cherchez avec une question et avec la détermination d’agir suivant la réponse.
Nous pouvons recevoir ce qui nous semble être une vérité nouvelle lorsque nous
relisons une même Ecriture avec de nouvelles questions. J’ai abordé ces
chapitres de 2 Néphi avec cette question : Comment puis-je étudier ou enseigner
l’Ancien Testament de manière à ce que mes élèves ou moi-même trouvions le
bonheur maintenant alors que nous sommes ensemble, et plus tard lorsque nous
pourrons nous trouver seuls face à des épreuves inconnues ?
En étudiant 2 Néphi, j’ai essayé de suivre les deux parties de ce conseil. J’ai
lu attentivement les chapitres, plusieurs fois, ligne par ligne et mot par mot.
J’ai recherché les plans, les vérités que Néphi répétait, les idées qu’il
déclarait plus d’une fois. J’ai trouvé un plan. Je vais vous en faire part dans
l’espoir qu’il vous encouragera à rechercher par vous-mêmes. Ce que j’ai trouvé
m’a été utile. Il le sera peut-être pour vous. J’espère que vous sonderez les
Ecritures avec le désir d’apprendre ce que vous devez faire.
Pour moi, il semble y avoir un message récurrent dans les enseignements de
Néphi, ce qui a répondu à ma question. Le voici : Les paroles de Dieu données
par les prophètes ne seront reçues que par les personnes qui ont l’esprit de
prophétie, un don de l’Esprit, qui suit le témoignage de Jésus-Christ et qui en
même temps le confirme.
Néphi dit d’abord clairement que ce dont nous avons besoin maintenant, et dont
nous aurons besoin plus, tard, c’est ce qu’il appelle l’esprit de prophétie.
Voici le 4e verset du 25e chapitre de 2 Néphi :
« C’est pourquoi, écoutez, ô mon peuple qui êtes de la maison d’Israël, et
prêtez l’oreille à mes paroles ; car, si les paroles d’Esaïe ne sont pas claires
pour vous, néanmoins elles sont claires pour tous ceux qui sont remplis de
l’esprit de prophétie. »
Ensuite, il parle encore de prophétie dans le verset 26, mais il y explique
clairement la relation avec le témoignage de Jésus. Nous trouverons que les
paroles des prophètes sont claires lorsque nous aurons l’esprit de prophétie, et
cela dépendra de notre témoignage de Jésus-Christ. Voyez comment Néphi a utilisé
ce fait :
« Et nous parlons du Christ, nous nous réjouissons dans le Christ, nous prêchons
le Christ, nous prophétisons concernant le Christ, et nous écrivons selon nos
prophéties afin que nos enfants sachent vers quelle source ils peuvent se
tourner pour obtenir la rémission de leurs péchés. »
Puis, Néphi poursuit son enseignement en disant que pour recevoir les paroles
des prophètes nous devons y obéir. Il ne nous suffira pas de savoir que les
paroles sont vraies, ou même de les comprendre totalement. Nous devons obéir,
sinon la conviction de leur véracité s’estompera et leur signification deviendra
obscure. Remarquez le verset 30 du chapitre 28 :
« Car voici, ainsi dit le Seigneur Dieu : Je donnerai aux enfants des hommes
ligne sur ligne, précepte sur précepte, un peu ici et un peu là ; et bénis sont
ceux qui écoutent mes préceptes et prêtent l’oreille à mes recommandations, car
ils apprendront la sagesse ; car à celui qui reçoit, je donnerai davantage ; et
à ceux qui diront : nous avons assez, on ôtera même ce qu’ils ont. »
Ensuite, comme si Néphi savait à quel point la route peut être difficile pour
nous, il décrit ce qu’il faudra pour persévérer. Il faudra le courage et la
force de caractère qu’ont les gens que le témoignage de Jésus-Christ a conduits
à obéir au point d’être remplis de suffisamment d’espoir et de charité pour
accomplir le voyage. Ecoutez la condition et la promesse qui se trouvent dans le
verset 20 du chapitre 31 :
« C’est pourquoi, vous devez marcher résolument, avec constance dans le Christ,
ayant une espérance d’une pureté parfaite et l’amour de Dieu et de tous les
hommes ; c’est pourquoi, si vous marchez résolument, vous faisant un festin de
la parole du Christ, et persévérez jusqu’à la fin, voici, ainsi dit le Père :
Vous aurez la vie éternelle. »
Néphi explique clairement que l’esprit de prophétie et le témoignage de Jésus
sont des dons qui doivent être recherchés par la prière. Et il est clair qu’il
ne croit pas y faire exception. Remarquez ce qu’il dit dans les versets 4 et 5
du chapitre 32 :
« C’est pourquoi, maintenant que j’ai dit ces paroles, si vous ne pouvez les
comprendre, c’est parce que vous ne demandez pas et que vous ne frappez pas ;
c’est pourquoi, vous n’êtes pas amenés dans la lumière, mais devez périr dans
les ténèbres.
« Car voici, je vous le dis encore : si vous voulez entrer par le chemin et
recevoir le Saint-Esprit, il vous montrera tout ce que vous devez faire. »
Puis dans les versets 8 et 9, Néphi poursuit l’instruction en disant de prier :
« Et maintenant, mes frères bien-aimés, je vois que vous méditez encore dans
votre coeur ; et cela me peine de devoir parler à ce sujet. Car si vous écoutiez
l’Esprit, qui enseigne à l’homme à prier, vous sauriez que vous devez prier ;
car l’esprit malin n’enseigne pas à l’homme à prier, mais lui enseigne qu’il ne
doit pas prier.
« Mais voici, je vous dis que vous devez toujours prier, et ne pas vous relâcher
; que vous ne devez rien faire pour le Seigneur sans tout d’abord prier le Père,
au nom du Christ, qu’il consacre votre oeuvre à vous-mêmes, afin que votre
oeuvre soit pour le bien-être de votre âme. »
Puis, après nous avoir avertis que nous devons prier, Néphi nous instruit par
son exemple dans le verset 4 du chapitre 33 :
« Et je sais que le Seigneur Dieu consacrera mes prières pour le profit de mon
peuple. Et les paroles que j’ai écrites dans la faiblesse seront rendues fortes
pour lui, car elles le persuadent de faire le bien, elles lui font connaître ce
qui concerne ses pères ; et elles parlent de Jésus et le persuadent de croire en
lui et de persévérer jusqu’à la fin, ce qui est la vie éternelle. »
Pour moi, le début d’une réponse à ma question commence au moins à apparaître.
Vous vous souvenez de ma question : Comment puis-je étudier ou enseigner
l’Ancien Testament de manière à ce que mes élèves ou moi-même trouvions le
bonheur maintenant que nous sommes ensemble, et plus tard lorsque nous pourrons
nous trouver seuls face à des épreuves inconnues ? Ma réponse : Mes élèves et
moi-même recevrons les paroles des prophètes lorsque nous auront l’esprit de
prophétie et le témoignage de Jésus-Christ. Le Saint-Esprit nous dira ce qu’il
faut faire. Si nous obéissons, nous recevrons davantage de lumière. Si nous
désobéissons, la lumière finira par nous être retirée.
La prière sera notre alliée. Et même dans cette vie difficile, nous pouvons
trouver la paix, que l’on obtient en vivant l’Evangile, et l’espoir de la vie
éternelle dans le monde à venir, le plus grand de tous les dons de Dieu. C’est
de cette manière que mes élèves et moi-même trouverons le bonheur que nous
recherchons, maintenant et dans l’avenir.
Je vous encourage une fois encore à partir à la recherche de réponses à d’autres
questions. Le président Romney a dit que Néphi pouvait nous enseigner ce qui est
important dans l’Ancien Testament. Par exemple, Néphi enseigne que Dieu a envoyé
des prophètes pour prévenir de la destruction. Il explique clairement que c’est
par amour pour le peuple et pour Dieu que d’autres prophètes parlent comme lui
si ouvertement du péché. Il parle des efforts qu’il a dû faire en tant qu’être
humain. Ces thèmes sont certainement le début de la réponse à la question que
vous vous posez peut-être : « Qu’est-ce qui aura le plus de valeur pour mes
élèves et moi-même dans ce que nous étudierons de l’Ancien Testament ? »
QUATRE SUGGESTIONS POUR ÉTUDIER ET ENSEIGNER L’ANCIEN TESTAMENT
Voici les leçons que j’ai apprises en suivant les conseil président Romney:
Premièrement, je serai plus impatient d’être instruit. J’écouterai les autres,
sachant que l’Esprit peut m’instruire par leurs paroles. Je suivrai tous les
cours que je peux, m’attendant à apprendre de tous ceux qui sont appelés à
m’instruire. Je lirai la documentation qui me sera donnée et je méditerai à son
sujet. Je lirai les Ecritures. Je demanderai en prière d’être instruit d’en
haut. Dans la pratique, il y a des limites au temps que je pourrais y consacrer,
mais rien ne limitera ma détermination d’être instruit.
Deuxièmement, je penserai plus souvent et avec plus d'attention au Sauveur et à
sa mission. Une grande partie de l’Ancien Testament peut être enseignée sous
forme d’histoires frappantes, de coutumes intéressantes et de beaux textes. Mais
je sentirai un plus grand bonheur et une reconnaissance plus profonde lorsque
j’étudierai ou enseignerai les époques où des prophètes parlaient de Jéhovah et
où le peuple recevait leurs paroles et se tournait vers lui. Je ressentirai de
la peine en lisant que le peuple s’est détourné du Sauveur de l’humanité promis
pour aller vers le malheur. Je peux vous faire une promesse si vous le faites :
L’Esprit viendra et vous remarquerez moins la méchanceté sordide et les
abominations du peuple, et davantage Dieu qui, dans son amour, les mettait en
garde contre l’iniquité et l’idolâtrie, les suppliait de venir à lui, et, malgré
leur méchanceté et leur bassesse, continuait de leur tendre la main.
Troisièmement, je m’efforcerai davantage de connaître les prophètes aussi
personnellement que je le peux. Je lirai le livre d’Abraham et le livre de Moïse
non seulement pour apprendre la doctrine, mais pour connaître leur coeur.
J’essaierai de ressentir ce que job et Jérémie ont éprouvé. Je m’efforcerai de
connaître la personnalité et les épreuves des prophètes et je prierai pour cela.
Je peux vous faire une promesse, parce que j’ai essayé. J’ai essayé d’être avec
Néphi à la fin de son ministère. J’ai lu de nombreuses fois ces chapitres de 2
Néphi. Je l’ai fait pour apprendre à enseigner l’Ancien Testament. Mais j’ai
obtenu davantage. Je suis parvenu à aimer Néphi comme jamais auparavant. Lorsque
je le verrai, plus tard et ailleurs, il lira plus d’affection dans mes yeux et
aussi plus d’admiration.
Et enfin, j’inviterai plus soigneusement le Saint-Esprit pour qu’il soit mon
compagnon. Les personnes de mon entourage ne s’en apercevront pas beaucoup,
parce qu’une grande partie de cela se fera en privé, mais elles pourront sentir
en moi le changement dans la mesure où l’Esprit adoucira ma nature. Elles
remarqueront cela dans ma façon d’être un peu plus patient, de m’intéresser un
peu plus à elles, de raisonner un peu moins ou de les abaisser un peu moins, et
de sourire un peu plus. Et elles remarqueront que non seulement j’ai l’air plus
heureux mais qu’elles sont plus heureuses en ma compagnie. Le Saint-Esprit nous
enseignera tout ce que nous devons faire pour plaire à Dieu et ainsi apporter le
bonheur.
Je vous bénis pour que vous puissiez, au cours de cette année d’étude et
d’enseignement de l’Ancien Testament, vous rapprocher de Dieu. Je vous bénis
pour que vous ayez l’assurance que le Sauveur vous aime et se soucie de vous,
pour que dans les années à venir vous puissiez goûter au doux fruit de la
connaissance, et que vous sachiez qu’il apprécie vos efforts pour étudier et
enseigner l’Ancien Testament.
Article tiré d’un discours donné aux enseignants du Département d’Education
de l’Eglise, le 10 août 1999, à l’université Brigham Young.
|