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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS
NOUS PARLENT
« TU TRIOMPHERAS »
Se rapportant à l’histoire biblique de David et Goliath, Gordon B. Hinckley nous
met tous en garde contre les Goliaths de notre vie. Ces géants peuvent
apparaître sous la forme des maux croissants du monde ou bien ils peuvent être
des épreuves ou des difficultés personnelles. Cependant, comme David, nous ne
sommes pas seuls face aux épreuves de la condition mortelle. Dieu est
miséricordieux, et si nous avons foi en lui, comme c’était le cas pour David, il
répandra sur nous d’abondantes bénédictions. Quelle que soit l’épreuve que nous
essayons de surmonter, nous pouvons, comme les histoires suivantes l’illustrent,
demander l’aide de Dieu. Le président Hinckley a écrit : « Vous êtes enfants de
Dieu. Vous avez en vous son pouvoir pour vous soutenir. Vous avez le droit de
faire appel à Dieu pour vous protéger… Restez sur vos positions et vous
triompherez. Au fil des années, vous retournerez avec satisfaction sur les
batailles que vous aurez gagnées dans votre vie personnelle » (voir page 5 de ce
numéro).
AVEC OU SANS PIRANHAS
Par Ramiro Ruiz Ceja
Alors que je servais dans la mission de Cochabamba, en Bolivie, mon compagnon et
moi avons été envoyés travailler à Villamontes (qui fait maintenant partie de la
mission de Santa Cruz). Ce village éloigné se trouve dans la partie sud-est de
la Bolivie. La ville la plus proche est à 90 kilomètres. Etant donné qu’il n’y
avait pas de fonts baptismaux à Villamontes, nous avons fait les baptêmes dans
la rivière Pilcomayo, non loin du village.
Notre travail portait ses fruits, et nous avons fait un certain nombre de
baptêmes dans cette rivière. L’endroit semblait bien, jusqu’à ce que nous
entendions parler de la présence de piranhas. Nous n’avions pas réellement envie
d’entrer jusqu’à la taille dans une eau infestée de poissons carnivores, mais il
n’y avait aucun autre endroit pour accomplir ces ordonnances importantes. Nous
avons ignoré la rumeur jusqu’à ce qu’un membre de l’Eglise en attrape un et nous
le montre. Les dents pointues du piranha nous ont inquiétés. Toutefois, l’oeuvre
de Dieu devait aller de l’avant et nous avions confiance en lui : il nous
protégerait.
Nous avons eu besoin de sa protection lors de notre baptême suivant, parce que
la saison des pluies avait provoqué la montée des eaux de la rivière à des
niveaux dangereux, emportant des rondins, des branches et autres débris. Nous
étions convaincus qu’il fallait trouver un autre endroit pour faire les
baptêmes.
Après avoir cherché pendant plusieurs jours, nous avons finalement décidé
d’accomplir le baptême dans la citerne d’un membre, un petit réservoir d’eau. La
citerne était si petite que nous nous demandions si deux personnes pouvaient s’y
tenir. Mais tout aussi bien le converti que le détenteur de la prêtrise sont
montés dedans et le converti a été baptisé par immersion.
La semaine suivante, nous avions un autre baptême, mais la citerne n’était plus
disponible. Nous avons donc fait le baptême dans une cuve en ciment. Encore une
fois, le converti ainsi que le dirigeant de la prêtrise sont entrés dans la
toute petite cuve de fortune. Le garçon qui se faisait baptiser a dû
s’agenouiller pour être immergé.
Après ce baptême, nous avons commencé à réfléchir au lieu où pourraient se
dérouler les prochains baptêmes. Le problème était urgent parce qu’il était
prévu de baptiser trois personnes le dimanche suivant. Heureusement, une
conférence de district devait se tenir à Yacuiba, et dans cette ville, la
chapelle avait des fonts baptismaux. Nous y sommes allés pour le service de
baptême.
Lors du service, notre président de mission nous a dit qu’à cause de la
croissance de l’Eglise à Villamontes, ce petit village aurait des fonts
baptismaux. Nous étions ravis.
Nos expériences de Villamontes nous ont enseigné que lorsque nous travaillons
dur, le Seigneur nous fournit toujours le moyen d’accomplir ce qu’il nous a
demandé. L’oeuvre du Seigneur avancera toujours, avec ou sans les piranhas.
Ramiro Ruiz Ceja est membre de la 44e paroisse universitaire, du troisième
pieu de Ricks College.
J’AVAIS QUELQUE CHOSE A FAIRE
Par Thaiz Martins Leal
Un soir de novembre 1999, alors que nous avions fini la soirée familiale et que
nous allions nous mettre au lit, ma mère a dit : « N’oubliez pas que dimanche
prochain c’est le jour de jeûne, d’accord ? »
Je lui ai demandé si nous allions jeûner en famille dans un but précis.
« Je ne sais pas encore », a-t-elle répondu.
Tout à coup, je me suis sentie poussée à jeûner et prier pour me préparer à
recevoir ma bénédiction patriarcale.
A 22 heures, je ne pouvais pas dormir, alors je suis allée dans la chambre de
mes parents. J’ai ressenti qu’il y avait quelque chose que je devais faire ce
soir-là. Ma mère m’a dit de lire un peu et qu’elle éteindrait ma lumière plus
tard. Je suis retournée dans ma chambre, j’ai pris un livre d’école et j’ai
commencé à lire. J’ai trouvé des renseignements dont j’avais besoin pour un
devoir scolaire que je devais rendre le lendemain, renseignements que je n’avais
pas trouvés dans mes autres livres.
Lorsque j’ai terminé mon devoir, il était presque 23 heures. J’ai mis le livre
et le devoir sur le bureau et je suis allée au lit. Mais, bien que mon corps et
ma tête étaient fatigués, mon esprit était troublé. J’ai relevé un peu la tête
et j’ai remarqué que la première page froissée d’un message de la Première
Présidence dépassait d’une pile de livres. J’ai pris ce Liahona (en portugais)
de novembre 1995 et j’ai commencé à lire « Servir le Seigneur et résister au mal
» écrit par James E. Faust, deuxième conseiller dans la Première Présidence. La
dernière partie du message était intitulée « Jeûne et prière ».
Après avoir lu cet article, je me suis promise de jeûner et prier pour ma
bénédiction patriarcale. Puis, j’ai mis le magazine sur le bureau et j’ai à
nouveau essayé de dormir, mais je n’y arrivais pas. J’ai donc repris Le Liahona
et j’ai tourné la page. « Mon miracle » était le titre de l’article suivant.
J’ai été touchée quand je me suis rendu compte que cet article parlait de
l’expérience d’une jeune fille qui avait reçu sa bénédiction patriarcale. Elle
disait qu’il était nécessaire de prier et de jeûner pour se préparer
spirituellement pour la bénédiction patriarcale.
Avant cela, j’avais parlé à mon évêque à ce sujet, et il avait ressenti que je
devais attendre. Après avoir lu le message de cette jeune fille, j’ai compris
les raisons de sa réponse. Je n’avais ni jeûné, ni prié à propos de cela. Après
avoir fini l’article, je me suis agenouillée et j’ai prié mon Père céleste avec
ferveur. Pour la première fois de ma vie, j’ai senti la présence du
Saint-Esprit. Après cette prière, j’ai mis le magazine de côté, et j’ai pu
dormir.
J’ai prié et attendu avec anxiété toute la semaine. Le dimanche j’ai jeûné et je
suis allée voir l’évêque. Après m’avoir écoutée, il a dit : « Je pense que tu es
prête à recevoir ta bénédiction patriarcale. » Cela m’a rendu très heureuse de
savoir que le Seigneur voulait que j’apprenne l’importance du jeûne et de la
prière, et que je me prépare spirituellement pour ma bénédiction.
Je sais que le Seigneur nous aime. Il nous donne des bénédictions patriarcales
pour nous guider.
Thaiz Martins Leal est membre de la paroisse de Portão, du pieu de Curitiba
(Brésil)
IL NOUS A AIDES A RECOMMENCER
Par Gemma Omandac Taying
Ma famille et moi, nous nous sommes fait baptiser le 5 février 1995 à General
Santos, aux Philippines. J’avais alors 15 ans, et j’avais une vie facile. Mes
parents subvenaient largement à mes besoins et j’étudiais dans un établissement
privé. Mon père travaillait dans une plantation d’ananas et ma mère dirigeait
notre affaire de cheine de tronçonnage.
Nous étions sept dans notre famille. Bien que nous habitions loin de l’église,
nous étions toujours présents aux réunions du dimanche et aux autres activités.
Un jour, mon père a pris un jour de congé pour aider ma mère dans son travail ;
elle devait aller à l’école avec mon frère, ma soeur et moi pour payer notre
inscription. Ce jour-là, quelqu’un a engagé notre tronçonneur pour abattre des
cocotiers. Mon père devait surveiller l’opération.
Pendant que nous étions à l’école, l’un des cocotiers qui était en train d’être
coupé est tombé sur une jeep qui valait très cher. Ma mère s’est rapidement
rendue sur place.
Le propriétaire de la jeep était très en colère et il a demandé le remboursement
complet de son véhicule hors d’usage. Ma mère avait l’impression que le monde
entier s’écroulait sur elle. Nous n’avions pas autant d’argent. Mon père a
demandé sa mise à la retraite anticipée, mais le montant ne suffisait pas à
couvrir les dommages. Le tronçonneur a été arrêté. Nos tronçonneuses ont été
saisies, ainsi que notre maison, notre terrain et nos biens. En un instant, tous
nos biens avaient disparu. Mon père a décidé de partir et de laisser sa famille
assumer toute seule les conséquences.
Ce fut une période très difficile pour nous tous, mais nous n’avons pas perdu la
foi, ni l’espoir. Le jour où ma mère a dû comparaître devant le tribunal, nous
avons jeûné et prié. Cela l’a réconfortée.
Il ne nous restait rien, pas même un toit au-dessus de notre tête, mais le
Seigneur nous a aidés. En fait, il l’a fait par l’intermédiaire de notre évêque
qui nous a pris chez lui pour que nous vivions avec sa famille. Par la suite, un
autre membre nous a proposé d’habiter dans sa propriété jusqu’à ce que nous
reprenions pied.
Peu avant le début de la nouvelle année scolaire, j’ai prié pour que mon frère,
ma soeur et moi, nous puissions reprendre nos études. Par la prière, la foi et
l’espoir, nous avons pu retourner à l’école à laquelle nous nous étions inscrits
auparavant, même si nous n’avions plus d’argent. Plus que jamais auparavant,
j’ai ressenti alors l’amour de notre Père céleste.
Quand nous sommes en difficulté, notre Père céleste nous aide toujours si nous
restons fidèles, si nous continuons à le prier et à lui obéir. Il a aidé ma
famille à repartir dans la vie et nous a aidés à continuer. Je sais que si nous
continuons à obéir aux commandements, nous continuerons à être bénis.
Gemma Ornandac Taying est membre de la paroisse de Polomolok, du pieu de
General Santos (Philippines)
« QUAND JE SUIS FAIBLE, C'EST ALORS QUE JE SUIS FORT »
Par Garry Prudencio Fabros
Mon handicap physique a rendu ma vie difficile, et parfois cela me décourageait.
Mes premières années d’adolescent ont été particulièrement éprouvantes parce que
je me heurtais à des préjugés désagréables.
En mai 1989, alors que j’avais 13 ans, une école de notre ville a refusé de
m’inscrire, simplement à cause de mon handicap physique, qui m’obligeait à
rester dans un fauteuil roulant. Puis, en première année à l’école secondaire,
l’un de mes professeurs m’a donné une note décevante. J’ai ressenti que c’était
à cause de mon handicap physique.
A l’époque, je ne savais pas comment accepter ce genre d’événements déplaisants
dans ma vie, ni comment remercier notre Père céleste pour les leçons que ceux-ci
m’enseignaient. Mais, par la prière et l’étude des Ecritures, j’ai découvert que
je pouvais être reconnaissant malgré ces afflictions et, en même temps, être bon
avec ceux qui m’avaient rejeté et découragé.
Alors que je lisais les paroles de l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 12:7 à 10,
j’ai remarqué qu’il comparait son adversité à « un ange de Satan pour [le]
souffleter ». Il a prié pour que le Seigneur enlève son affliction, mais au lieu
de cela, il s’est vu répondre : « Ma grâce te suffit car ma puissance
s’accomplit dans la faiblesse. »
Au fil des années, j’ai ressenti les encouragements de mon Sauveur; il m’a fait
prendre conscience de tout ce qu’il m’accordait au-delà de ma faiblesse
physique.
Le 27 mars 1993, j’ai terminé mes études secondaires avec les félicitations. Le
maire de notre ville m’a proposé un emploi à l’hôtel de ville. Pendant que je
travaillais, j’ai pu terminer mes études de journalisme.
Ce ne sera jamais facile de supporter mon handicap physique et mes afflictions.
Mais je sais que grâce à ma foi, à ma détermination et à l’inspiration du
Sauveur, je peux dire, comme l’apôtre Paul : « quand je suis faible, c’est alors
que je suis fort » (2 Corinthiens 12:10).
Garry Prudencio Fabros est membre de la première paroisse de Mandaluyong, du
pieu de Makati (Philippines)
J'AI DEMANDE A DIEU DE TOUCHER LE COEUR DE MA MERE
Par Adilson José Horta
Un jour d’octobre 1992, en revenant chez moi de l’école, au Cap-Vert, j’ai
remarqué deux hommes en chemise blanche et cravate. J’ai décidé de leur parler.
En leur parlant, j’ai ressenti beaucoup d’amour qui émanait d’eux. Ils m’ont dit
leur nom et le nom de leur Eglise : l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours. Ils m’ont ensuite montré des photos de leur famille. Ils m’ont
également demandé s’ils pouvaient venir chez moi et rencontrer ma famille.
Lorsqu’ils sont venus chez moi, ma mère les a reçus gentiment mais n’a pas été
intéressée par leur message. Pourtant, j’ai énormément apprécié les leçons ;
chacune semblait meilleure que la précédente. Le témoignage de joseph Smith, le
prophète, et la bonne nouvelle de l’Evangile rétabli étaient les messages les
plus merveilleux que j’avais jamais entendu. Ils ont vraiment changé mon coeur.
Par la suite, les missionnaires ont parlé de baptême. Ma mère n’était pas
contente que je veuille entrer dans cette Eglise et ne voulait pas me laisser me
faire baptiser.
J’ai continué à étudier les principes de l’Eglise et à assister à toutes les
réunions et les activités. Mais, j’ai également obéi à ma mère. Les
missionnaires lui ont souvent expliqué l’importance de mon baptême, mais elle ne
voulait pas changer d’avis.
Un jour, en réunion de Sainte-Cène, une soeur missionnaire a parlé de la prière.
Ses paroles m’ont profondément touché et, plus tard, j’ai médité chez moi sur ce
qu’elle avait dit. Poussé par le Saint-Esprit, j’ai décidé de prier. Je suis
sorti sur le perron de notre maison et j’ai prié à haute voix en ouvrant mon
coeur à mon Père céleste. Je lui ai exprimé avec ferveur mon désir d’entrer dans
son Eglise et je lui-ai demandé de toucher le coeur de ma mère pour qu’elle
accepte de me laisser me faire baptiser.
C’est une prière que je n’oublierai jamais ! Je suis rentré dans la maison et
j’ai commencé à parler du baptême à ma mère. Sans faire la moindre objection,
elle a répondu : « Si tu en as le désir, tu peux te faire baptiser. » J’avais le
coeur plein de joie et de louanges pour le Seigneur. Je savais sans le moindre
doute qu’il avait entendu et exaucé ma prière.
Je me suis fait baptiser le 13 février 1993 dans l’île de São Tiago, au
Cap-Vert. Un peu plus d’un an plus tard, après de nombreuses prières ferventes,
j’ai baptisé deux membres de ma famille, ma tante Edna et ma tante Ana. En juin
1994, j’ai reçu l’une des plus grandes bénédictions de ma vie, lorsque j’ai
baptisé ma mère.
Notre Père céleste est bon et plein d’amour. Et il répond toujours à nos prières
de la manière qu’il sait être la meilleure pour nous.
Adilson José Horta est membre de la première branche de Praia, du district de
Praia (Cap-Vert)
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