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RESTER DANS LE TRAIN… ET
S’ASSURER QUE L’ON POSSEDE SA PROPRE LUMIERE
Par Glenn L. Pace
Des soixante-dix
Quand j'étais jeune j'étais trop dépendant de ma soeur aînée. Par exemple
j'étais difficile pour la nourriture, et quand nous allions chez nos
grands-parents je me trouvais constamment face à une nourriture que je n'aimais
pas. Pour être moins gêné, quand on me présentait l'assiette, je me tournais
vers ma soeur et je lui demandais : « Collene, est-ce que j'aime cela ? »
Si c'était quelque chose de bien connu et qu'elle savait que je ne l'aimais pas,
elle disait : « Non, il n'aime pas cela. »
Je pouvais alors dire à ma grand-mère: « Elle a raison, je ne l'aime pas. »
Si c'était quelque chose que nous n'avions encore jamais mangé, elle disait : «
Une minute » ; elle goûtait, puis elle me disait si je l'aimais ou non. Si elle
disait que je ne l'aimais pas, toutes les cajoleries du monde ne pouvaient me le
faire manger.
Je sais qu'il est grand temps de m'en remettre à mes propres goûts et de cesser
de me refuser de la nourriture saine simplement parce que ma soeur m'a dit un
jour que je n'aimais pas cela.
Pour parler de choses beaucoup plus sérieuses, je crois que le moment est venu
pour nous tous de savourer notre propre témoignage plutôt que le témoignage
d'une autre personne. Le témoignage dont je parle est beaucoup plus profond que
la connaissance que l'Église est vraie. Nous avons besoin de progresser jusqu'au
point de savoir que nous sommes loyaux envers l'Eglise. Nous avons besoin
d'accroître notre capacité de recevoir des révélations personnelles. C'est une
chose d'obtenir le témoignage que Joseph Smith a vu notre Père céleste et
Jésus-Christ. C'est une tout autre chose d'être spirituellement assuré de notre
capacité de recevoir la révélation à laquelle nous avons droit.
Beaucoup d'entre nous considèrent les bénédictions de l'Évangile comme quelque
chose de normal. C'est comme si nous étions passagers du train de l'Église qui,
méthodiquement, avance petit à petit. Il nous arrive de regarder par la fenêtre
et de nous dire : « Ils ont l'air de bien s'amuser dehors. Ce train est trop
restrictif » Alors nous sautons du train pour aller jouer un certain temps dans
les bois. Tôt ou tard, nous nous apercevons que ce n'est pas aussi amusant que
Satan veut nous le faire croire, ou bien nous nous blessons gravement, alors
nous nous démenons pour revenir sur la voie et nous voyons que le train a
avancé. Avec beaucoup d'efforts, nous courons et nous le rattrapons ; hors
d'haleine, nous essuyons la transpiration de notre front et nous remercions le
Seigneur de la possibilité de nous repentir. Pendant que nous roulons, nous
pouvons voir le monde et certains des membres de l’Église à l'extérieur rire aux
éclats et prendre du bon temps. Ils se moquent de nous et nous cajolent pour que
nous descendions du train.
Certains lancent des troncs et des rochers sur les voies pour essayer de le
faire dérailler. D'autres membres de l'Église courent le long des voies, et bien
qu'ils n'aillent jamais jouer dans les bois, ils ne se décident jamais à monter
dans le train. D'autres essaient de précéder le train et trop souvent prennent
le mauvais tournant.
Je crois que nous allons pouvoir nous offrir de moins en moins le luxe de monter
et de descendre du train quand nous en avons envie. Sa vitesse augmente. Les
bois deviennent beaucoup trop dangereux, et le brouillard et les ténèbres
s'installent.
Nos détracteurs n'auraient pas plus de succès à « étendre [leur] bras chétif
pour arrêter le Missouri dans son cours fixé ou le faire remonter à sa source »
(D&A 121:33) qu'à faire dérailler ce train, toutefois ils réussissent de temps
en temps à persuader des gens d'en descendre. Avec toutes les prophéties que
nous avons vu s'accomplir, quel grand événement attendons-nous pour dire : « Je
suis des vôtres » ? Qu'avons-nous encore besoin de voir ou de vivre avant de
prendre le train et d'y rester jusqu'à ce que nous arrivions à notre destination
?
Il est temps qu'il y ait un réveil spirituel. Il est temps de nous livrer à une
profonde introspection et de rallumer notre propre lumière. Je lance tout
particulièrement un appel aux jeunes. Vous serez beaucoup plus en sécurité et
vous serez infiniment plus heureux si vous voulez utiliser votre énergie à obéir
maintenant au lieu de la garder pour un repentir futur. Quand nous obéissons,
nous jetons des bases sur lesquelles nous pouvons affronter les épreuves de
demain.
D'après un discours de la conférence générale d'octobre 1992.
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