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TEMOIGNER DE LA GRANDE ET
MERVEILLEUSE EXPIATION
En comprenant personnellement l’Expiation et en y croyant, nous pouvons, vous et
moi, l’enseigner et en témoigner avec plus de gratitude, plus d’amour et plus de
puissance.
Par Neal A. Maxwell
du Collège des douze apôtres
La brièveté même des leçons missionnaires nous rappelle la richesse que
représente véritablement le Rétablissement. Quand nous donnons, Jésus nous
demande d’utiliser une « bonne mesure », employant la métaphore d’une mesure de
blé qui est tassée, secouée et qui déborde (voir Luc 6:38). Et de tout ce qu’il
y a dans cette merveilleuse moisson, nous ne devons enseigner que quelques
vérités et notions clés.
Cette réalité rappelle avec force qu’il faut que ce soit l’Esprit qui fasse
entrer dans le coeur et l’esprit des gens le message que nous apportons, parce
que les grandes choses de l’éternité sont communiquées en quelques instants
d'enseignement très brefs. De là la nécessité que l’Esprit accompagne ce que
nous disons.
Quand nous, les membres et les missionnaires à plein temps, parlons de
l’Evangile, il faut que nos amis et nos contacts sentent notre conviction et
notre témoignage de l’expiation de Jésus-Christ. Oui, nous enseignons une notion
profonde, mais nous devons aussi transmettre une conviction profonde concernant
ce grand principe doctrinal.
La chose la plus importante que nous puissions faire pour préparer des personnes
à recevoir toutes les bénédictions de l’Expiation, c’est de la comprendre et d’y
croire nous-mêmes. En comprenant personnellement l’Expiation et en y croyant,
nous pouvons, vous et moi, l’enseigner et en témoigner avec plus de gratitude,
plus d’amour et plus de puissance.
LE REPENTIR RENDU POSSIBLE
L’expiation merveilleuse de Jésus est l’acte essentiel de toute l’histoire
humaine ! Elle assure la résurrection universelle, elle permet notre repentir et
notre pardon personnels. Puisque « tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu » (Romains 3:23), le besoin de repentir est universel. Et grâce au ciel,
l’expiation du Christ convient à tous les péchés, quelle que soit leur ampleur -
que ce soient les petits péchés d’omission ou les grandes transgressions. Par
conséquent, quand nous nous détournons de nos péchés, l’importance du détour
varie d’une personne à l’autre, mais il est nécessaire pour tout le monde.
Le mot grec d’où découle le mot repentir implique un changement d’esprit,
c’est-à-dire une nouvelle façon de voir Dieu, de se voir soi-même et de voir le
monde . Cela veut dire que nous devons changer de pensées et ensuite de
conduite, jusqu’à ce que nous nous soyons détournés de nos péchés et que nous
soyons en conformité avec les commandements de Dieu. Ce changement d’attitude
signifie en réalité une progression vers ce que Paul. a appelé « la pensée de
Christ » (l Corinthiens 2:16). Le repentir est donc un processus permanent au
cours duquel chacun de nous doit rechercher dans l’Expiation un soulagement
réel, un pardon réel et une progression réelle.
Le Christ nous a offert un cadeau gratuit, énorme et inconditionnel : la
résurrection universelle. Par contre, l’offre du Christ de nous accorder le don
supplémentaire de la vie éternelle est conditionnelle. Etant notre législateur,
il fixe les conditions par lesquelles nous pouvons recevoir ce grand don (voir 3
Néphi 11:31-41 ; 15:9-10 ; 27:13-21). C’est pourquoi, pour pouvoir progresser
dans la direction de la vie éternelle, nous devons tous être disposés à nous
soumettre au Christ (voir Mosiah 3:19). Alors, si nous sommes vraiment fidèles
et persévérons jusqu’à la fin, notre esprit pourra finalement être absorbé dans
la volonté du Père (voir Mosiah 15:7 ; voir aussi 3 Néphi 11:11).
Toutefois, pour commencer une transformation aussi importante, nous devons tout
d’abord délaisser nos péchés (voir Alma 22:18), et qui d’autre que Jésus les
prendra sur lui ? (voir Alma 36:18-20).
Il n’est pas étonnant qu’il soit aussi urgent que nous fassions connaître
l’Evangile ! Le président Hunter (1907-1995) a déclaré :
« Une excellente indication de notre conversion personnelle est notre désir de
faire connaître l’Evangile aux autres. C’est pour cela que le Seigneur a imposé
à tous les membres de l’Eglise l’obligation d’être missionnaire.
« Ceux d’entre nous qui ont bénéficié de l’Expiation sont tenus de témoigner
fidèlement du Seigneur et Sauveur. Car il a dit : « Je vous pardonnerai vos
péchés avec ce commandement : que vous restiez constants dans vos vues, dans la
gravité et l’esprit de prière, à rendre témoignage au monde entier de ces choses
qui vous sont communiquées » (D&A 84:61)» (« The Atonement and Missionary Work
», Séminaire pour les nouveaux présidents de mission, 21 juin 1994, p. 2).
Nous devons donc tous rester « constants… à rendre témoignage au monde entier de
ces choses qui [nous] sont communiquées » (D&A 84:61). Le pardon dont nous avons
besoin est lié à notre constance dans l’oeuvre du Seigneur.
LE BAPTEME ET LE DON DU SAINT-ESPRIT
Le repentir véritable nécessite par conséquent les effets émancipateurs du
baptême ; il nous purifie. Réfléchissez-y. Quelle bénédiction que notre passé ne
tienne pas notre avenir en otage !
Après les effets purificateurs et émancipateurs du baptême, d’autres effets nous
renforcent lorsque nous recevons le don du Saint-Esprit. Nous avons absolument
besoin de l’aide du Saint-Esprit pour choisir ce qui est bien. Il nous aide
aussi en nous rafraîchissant la mémoire. Il nous témoigne aussi des vérités de
l’Evangile.
Etant donné notre destination, nous avons besoin que le Saint-Esprit soit notre
compagnon constant et pas simplement une influence occasionnelle.
Après le baptême, nous pouvons aussi être davantage fortifiés en prenant
régulièrement la Sainte-Cène, en réfléchissant à l’Expiation et en renouvelant
nos alliances, en particulier celles que nous avons faites au moment du baptême.
Ce processus d’émancipation et de renforcement est rendu possible par
l’application de l’expiation de Jésus à nous-mêmes aussi bien qu’à ceux que nous
instruisons. Nous devons régulièrement nous servir de l’Expiation pour notre
amélioration personnelle tandis que nous persévérons jusqu’à la fin. Si nous
choisissons la voie de l’amélioration constante, ce qui, de toute évidence, est
ce qu’un disciple doit faire, notre justice augmentera et nous pourrons passer
de ce qui, au départ, peut être une simple adhésion à Jésus à de l’admiration
pour Jésus, puis à de l’adoration pour Jésus et finalement à l’imitation de
Jésus. Dans ce processus où nous nous efforçons de lui ressembler davantage en
nous améliorant constamment, nous devons être en état de repentir, même si nous
n’avons pas commis de transgression grave.
L’ACQUISITION DES QUALITÉS DU CHRIST
Au fur et à mesure que nous nous détournons de la transgression et que nous nous
efforçons de devenir plus aimants, plus humbles, plus patients et plus soumis,
les péchés restants sont, pour la plupart d’entre nous, les péchés moins
visibles d’omission. Cependant, ceux-là aussi, nous devons les délaisser. Jésus
a précisé les qualités que nous devons rechercher dans ce processus, telles que
la foi, la vertu, la connaissance, la tempérance et la patience. Il désigne en
outre la foi, l’espérance et la charité ainsi que le fait d’avoir l’oeil fixé
uniquement sur la gloire de Dieu, comme étant les qualités qui nous qualifient
pour accomplir l’oeuvre du Seigneur (voir D&A 4:5-7 ; 2 Pierre 1:4-8). Il n’est
donc pas étonnant qu’on nous exhorte à demander, à chercher et à frapper pour
recevoir ces dons de l’Esprit afin de pouvoir être beaucoup plus efficaces dans
l’accomplissement de cette oeuvre grandiose du Seigneur. Dans ce processus
d’adhésion au Christ, nous ne devons jamais oublier que l’Expiation continue à
être absolument indispensable pour tous !
Jésus nous dit, par exemple, que nous devons aller à lui (voir Alma 5:34 ;
Matthieu 11:28-30). Toutefois, comme vous l’aurez remarqué, quand nous nous
efforçons d’aller à lui, nous nous apercevons qu’il nous rend nos faiblesses
plus perceptibles, et cela parfois douloureusement, pour nous aider à
progresser. Le Christ nous promet même qu’il transformera certaines faiblesses
en points forts (voir Ether 12:27).
Pour ce qui est de l’endroit, du pays, du temps et de la situation dans lesquels
nous sommes placés pour agir en tant que ses disciples, nous devons, comme le
disent les Ecritures, nous contenter de ce qui nous est imparti (voir Alma
29:3,6). Néanmoins cela s’accompagne d’une insatisfaction d’origine divine qui
nous pousse à aller de l’avant dans nos efforts pour ressembler davantage à
Jésus.
Que la qualité nécessaire soit le courage, la patience, la soumission,
l’humilité ou l’amour, ce processus nécessite l’aide constante du Saint-Esprit.
Il nous pousse à nous repentir davantage, par exemple lorsque nous sommes trop
orgueilleux, trop impatients ou moins aimants que nous devrions l’être,
notamment dans le mariage, dans nos relations avec notre compagnon ou notre
compagne missionnaire et nos autres relations. Toutefois, étant donné qu’un tel
progrès a son coût, nous avons aussi besoin du Saint-Esprit pour nous consoler
lorsque nous devons en payer le prix.
Oui, c’est grâce à l’expiation de Jésus-Christ, fort heureusement, que nous
pouvons recevoir le pardon. Mais c’est par l’intermédiaire du Saint-Esprit que
nous pouvons savoir que nous avons reçu le pardon - une connaissance extrêmement
importante à obtenir. Nous ne devons donc pas désespérer, ni mener un vie dans
laquelle nous languissons dans le péché (voir 2 Néphi 4:28). En fait, nous
devons marcher résolument… ayant une espérance d’une pureté parfaite (voir 2
Néphi 31:20).
LA SECONDE VENUE DU CHRIST ET LA RESURRECTION DE L’HUMANITE
Si nous avons besoin d’autres rappels concernant l’importance de continuer à
acquérir les vertus du Christ, pensons à sa seconde venue en gloire. Alors,
entre autres choses, les étoiles tomberont de leur place dans le ciel de façon
spectaculaire. Cependant, il n’y aura aucun mortel pour faire des commentaires à
ce sujet, car les explications et les exclamations des mortels concerneront
Jésus et seront des paroles de louanges pour deux de ses nombreuses qualités :
sa bonté et ses compassions (voir D&A 133:52). Souvenez-vous : nous ne devons
pas seulement avoir foi au Christ, nous devons aussi nous efforcer de lui
ressembler davantage par la bonté et la compassion (voir 3 Néphi 27:27).
Lors de sa seconde venue, Jésus ne parlera pas du fait qu’il a dû subir la
couronne d’épines, la terrible flagellation, la crucifixion, le vinaigre et le
fiel. Il citera toutefois son affreuse solitude : « Et sa voix se fera entendre
: J'ai été seul à fouler au pressoir… Et nul n’était avec moi » (D&A 133:50 ;
voir aussi Esaïe 63:3).
Il n’est pas étonnant que l’Expiation se situe au coeur même de l’Evangile du
Christ. En fait, les messages essentiels du rétablissement concernent en réalité
Jésus et la résurrection, et ils accomplissent cette prophétie faite autrefois à
Hénoc : « Je ferai descendre la justice des cieux, et je ferai monter la vérité
de la terre. » Pourquoi ? « Pour rendre témoignage de mon Fils unique, et de sa
résurrection des morts, oui, et aussi de la résurrection de tous les hommes »
(Moïse 7:62). Il n’y a rien de plus essentiel que cela.
Oui, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jean 3:16).
Jésus et son expiation constituent l’expression la plus profonde de l’amour de
notre Père céleste pour ses enfants. Comme ils sont importants, le don gratuit
de la résurrection pour toute l’humanité et l’offre du plus grand des dons que
Dieu lui-même puisse donner : la vie éternelle pour ceux qui sont disposés à
vivre et à se qualifier pour l’obtenir ! (Voir D&A 6:13 ; 14:7).
L’ADVERSITE
Dans ce processus par lequel nous travaillons à notre salut, l’adversité
occasionne une part non négligeable de nos efforts. A maintes et maintes
reprises, expérience après expérience, nous aurons, vous comme moi, des raisons
de méditer sur la grande Expiation et de nous en réjouir. Pour moi, plusieurs
Ecritures se sont révélées particulièrement pertinentes et rassurantes. Quand
ils ont été lus à haute voix par et avec certaines personnes qui souffrent, ces
versets ont fait bien plus d’effet que tout ce que j’aurais pu dire,
particulièrement à ces âmes vaillantes qui avaient atteint le stade où elles
étaient lasses d’être malades.
Pensez tout d’abord à ce qu’a dit Néphi, cet homme perplexe mais remarquable : «
Je sais [que Dieu] aime ses enfants ; néanmoins, je ne connais pas la
signification de tout » (1 Néphi 11:17). En fait, nous n’avons pas besoin de
connaître la signification de tout, si nous savons que Dieu nous aime !
De même, il faut que notre soumission à lui grandisse, comme l’a dit le roi
Benjamin, si nous voulons devenir des saints par l’expiation du Christ, le
Seigneur, et devenir semblables à un enfant, soumis, doux, humble, patient,
plein d’amour, disposé à se soumettre à tout ce que le Seigneur juge bon de lui
infliger, tout comme un enfant se soumet à son père (voir Mosiah 3:19).
Le mot infliger utilisé par le roi Benjamin évoque des difficultés et une
formation spécialement adaptées à nos besoins, qui exigeront une soumission
spéciale de notre part.
De même, la connaissance que nous avons de la compassion parfaite que Jésus
éprouve pour chacun de nous nous aidera considérablement à endurer nos
souffrances de toutes sortes. Le Christ « ira, subissant des souffrances, et des
afflictions, et des tentations de toute espèce ; et cela, afin que s’accomplisse
la parole qui dit qu’il prendra sur lui les souffrances et les maladies de son
peuple.
« Et il prendra sur lui la mort, afin de détacher les liens de la mort qui lient
son peuple ; et il prendra sur lui ses infirmités, afin que ses entrailles
soient remplies de miséricorde, selon la chair, afin qu’il sache, selon la
chair, comment secourir son peuple selon ses infirmités » (Alma 7:11-12).
Jésus comprend parfaitement ! Sa compassion est parfaite ! Il sait comment nous
aider !
LES BENEDICTIONS DE L’EXPIATION
En résumé, l’expiation de Jésus-Christ est pour nous une bénédiction à de très
nombreux égards. C’est par elle, et par elle seule, que peut se produire la
rémission de nos péchés, qui apporte l’émancipation nécessaire mentionnée
précédemment.
De même, l’Expiation permet des progrès personnels importants par ce que le
Livre de Mormon appelle « la foi qui produit le repentir » en Jésus, en
l’Expiation et au plan de salut du Père (voir Alma 34:15-17). Sinon, les
personnes qui n’ont pas la foi qui produit le repentir se diront à tort : «
Pourquoi se donner la peine de se repentir ? » Il n’est pas étonnant que les
Ecritures disent que « le désespoir vient de l’iniquité » (Moroni 10:22). En
revanche, l’Expiation peut nous apporter « une espérance d’une pureté parfaite »
(2 Néphi 31:20), même au milieu de nos pertes, de nos croix, de nos chagrins et
de nos déceptions.
La soumission spirituelle, qui est essentielle pour recevoir les bénédictions de
l’Expiation, se retrouve bien chez Melissa Howes, qui faisait la prière pour sa
famille peu de temps avant que son père ne meure d’un cancer. Elle avait 9 ans
et son père en avait 43. Pensez à sa supplique désintéressée telle que me l’a
rapportée sa mère : « Père céleste, bénis mon papa, et si tu as besoin de le
prendre et que tu as plus besoin de lui que nous, tu peux l’avoir. Nous avons
besoin de lui, mais que ta volonté soit faite. Aide-nous à ne pas être fâchés
contre toi » (lettre de Christie Howes du 25 février 1998).
Combien de personnes, privées de cette compréhension du plan de salut, sont en
colère contre Dieu au lieu de lui être reconnaissantes, à lui et à Jésus, de la
merveilleuse Expiation ?
Non seulement l’Expiation est l’expression grandiose de l’amour de notre Père
céleste et de Jésus pour nous, mais, grâce à elle, nous pouvons connaître
l’amour qu’ils ont personnellement pour nous.
L’INFLUENCE DE L’ESPRIT DU SEIGNEUR
Nous ne devons jamais sous-estimer le pouvoir qu’a l’Esprit de toucher l’âme des
gens au-delà de nos capacités ou de nos talents pédagogiques. Comme vous le
savez, c’est ce qui est arrivé à Alma lorsqu’il était dans une situation
critique. De quoi s’est-il souvenu ? Il dit qu’il s’est souvenu de ce que son
père avait dit concernant l’expiation de Jésus et il dit : « Mon esprit s’empara
de cette pensée » (voir Alma 36:17-18).
Ceux à qui vous témoignez peuvent avoir l’aide de l’Esprit pour s’emparer eux
aussi de vos paroles, de manière à ce que leur esprit et leur coeur s’en
saisissent, particulièrement quand ces paroles concernent les enseignements
profonds du royaume, comme l’Expiation.
Dans une autre situation inspirante, qui est le reflet d’un enseignement
cumulatif, les mères des jeunes guerriers néphites savaient que le fils avaient
reçu des promesses spéciales avant de partir pour la guerre. Ceux-ci n’étaient
pas spirituellement mûrs comme leurs mères, et cependant ces promesses
spectaculaires étaient telles qu’ils furent soutenus par elles. Et nous lisons
qu’ils ne doutaient pas que leurs mères le savaient (voir Alma 56:48).
Certains de ceux que vous instruisez, sous la direction de l’Esprit et de la
même manière, ressentiront puissance de vos paroles concernant l’Expiation et
l’Evangile rétabli et ne douteront pas que vous le savez ! Ces personnes sont,
pour utiliser l’expression d’Alma, « prêtes à entendre la parole » (voir Alma
32.6).
LA MERVEILLEUSE EXPIATION
Je vous rends témoignage de la gloire et de la réalité de la grande et
merveilleuse Expiation. Je loue Jésus d’avoir enduré ce qu'il a enduré et d’être
descendu au-dessous de toutes choses pour pouvoir comprendre tout. Je loue le
Père de tout ce qu’il a ressenti en regardant son Premier-né, son Bien-aimé, son
Fils unique, en qui il se complaisait, souffrir tout ce que Jésus a souffert. Je
loue le Père pour sa douleur divine et ce qu’il a enduré et vécu à ce moment-là.
Je témoigne que la maîtrise de Jésus sur lui-même, au cours de cette expiation
charnière entre Gethsémané et le Calvaire, était aussi l’ouverture d’un accès à
l’immortalité pour les hommes. Jésus a terminé tout ce qu’il avait préparé pour
les enfants des hommes, comme il le dit (voir D&A 19:19). Il nous reste
maintenant, à nous, mortels, à obtenir les bénédictions de la grande Expiation.
Notre reconnaissance pour le Christ et son expiation grandira avec les années et
les décennies. Elle ne cessera jamais de grandir. Et les Ecritures prédisent que
nous le louerons pour toujours et à jamais (voir D&A 133:52).
Je le loue de la sorte pour la merveilleuse et grande Expiation et lui demande
de nous bénir tous afin que nous puissions obtenir personnellement, et, dans
notre ministère, aider les hommes à obtenir les bénédictions de la grande
Expiation, acquises à un tel prix. Effectivement, nul, à part lui, « n'était
digne de s’offrir pour payer la rançon » (« Il est une colline au loin »,
Cantiques, n° 118).
Extrait d’un discours sur la conversion et le maintien dans l’Eglise prononcé
le 29 août 1999 au centre de formation des missionnaires de Provo, diffusé par
satellite.
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