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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS
NOUS PARLENT
« LE SALUT POUR TOUS »
Le salut ne vient que par le Christ, a déclaré David B. Haight, du Collège des
douze apôtres. Joseph Smith est l'instrument ou le révélateur de cette
connaissance. Il a été appelé par Dieu pour enseigner les conditions du plan du
Père et il a reçu les clefs du salut pour toute l'humanité » (voir page 12 de ce
numéro). Dans le monde entier, des gens cherchent la connaissance qui a été
révélée par l'intermédiaire de Joseph Smith, le prophète. Lorsqu'ils trouvent
cette connaissance, celle-ci leur apporte une telle joie qu'ils désirent
l'apporter aux autres, notamment aux membres de leur famille. Les récits
suivants montrent comment cette joie de l’Evangile tourne le coeur des personnes
qui l'ont trouvée vers les membres de leur famille, qu'ils soient décédés ou
vivants.
LA MISE A L’EPREUVE DE LA FOI
par Aurelia S. Diezon
Lors d'une période de ma vie de membre de l'Église où j'étais faible
spirituellement, un incident a ravivé ma foi.
J'étais sur un bateau aux Philippines pour rendre visite à ma mère. Le bateau
était bondé ; certains passagers admiraient la beauté de l'horizon bleu,
d'autres riaient et discutaient avec des amis ou des connaissances. je me suis
sentie seule, perdue au milieu de la foule. J'avais hâte de revoir ma mère après
quelques années de séparation mais ce sentiment était mêlé d'hésitation.
J'appartiens à une famille très croyante. Lorsque les rites quotidiens des
membres de ma famille ont commencé à me paraître interminables et vides de sens,
je me suis intéressée à d'autres Églises jusqu'à ce que je me joigne finalement
à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Grâce aux programmes
soutenus, à la doctrine pure, aux enseignements de l'Évangile cohérents et à
l'atmosphère amicale de l'Église, j'ai été beaucoup plus heureuse après avoir
accepté l'Évangile. Cependant, mon choix ne plaisait pas à ma famille.
Après mon baptême, j'ai commencé à douter et, petit à petit, j'ai arrêté de me
tenir fermement à la barre de fer. Plus tard, je me suis rendu compte que
c'était une mise à l'épreuve de ma foi. Je n'ai pas commis de grands péchés,
mais je n'étais pas aussi diligente que j'aurais dû. Puis j'ai repensé à ma
mère, femme pieuse, gentille et compréhensive, qui restait ferme dans sa foi,
malgré les nombreuses épreuves qu'elle avait eues dans la vie. Lorsque je lui
avais fait part de ma décision de me joindre à une autre Eglise, elle avait dit
d'un air triste : « La religion à laquelle nous appartenons est un héritage de
nos ancêtres, mais si tu penses que cette nouvelle Église est mieux pour toi,
alors vas-y. Mais veille à lui être toujours fidèle et à défendre la vérité que
tu soutiens. »
À cette pensée, j'ai senti un malaise monter en moi. « Comment faire face à ma
mère alors que la flamme de ma foi vacille ? Et si elle me demande comment cela
se passe avec ma nouvelle religion ? Est-ce que je vais pouvoir la regarder en
face sans rougir ? »
Alors que je me posais ces questions, j'ai entendu les mots église et religion.
Apparemment, un homme, qui devait avoir quarante-cinq ans, essayait d'imposer
des principes de son Église à une dame qui était assise à côté de moi et qui
n'était pas intéressée par ce qu'il disait. Voyant qu'elle était gênée, j'ai
essayé de lui venir en aide.
En le regardant droit dans les yeux, j'ai demandé à l'homme : « À quelle Eglise
appartenez-vous ? » Pendant un millième de seconde, une lueur d'enthousiasme et
de joie est apparue dans ses yeux, comme s'il pensait : « Voilà une âme disposée
à ouvrir ses oreilles pour écouter ce que je prêche. » Il s'est levé d'un bond
et s'est approché de moi. Il s'est présenté ; il était pasteur. Je connaissais
le nom de son Église ; elle est connue pour les débats religieux qu'elle
suscite.
J'ai commencé à m'inquiéter mais j'ai essayé de ne pas le montrer. Je me suis
dit : « Ce n'est pas le moment : je suis en train de perdre mon équilibre
spirituel. Comment est-ce que je peux défendre ma foi alors qu'une vague de
doute m'envahit ? » Un rapide coup d'oeil à la dame que j'avais tirée d'embarras
m'a fait regretter mon intervention. Mais ses yeux ont croisé les miens et, par
son regard rassurant, elle m'a incitée à défendre mes croyances. J'ai rassemblé
tout mon courage et j'ai prié sincèrement intérieurement pour recevoir de l'aide
lors de cette confrontation inattendue.
Un sentiment de confiance m'a envahie. Je lui ai dit : « Je suis membre de
l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. » Sans me donner la
possibilité de continuer, il a repris : « Je sais tout sur votre Église et sur
son fondateur. » Il a continué en faisant des remarques désobligeantes sur
Joseph Smith, les plaques d'or et le Livre de Mormon. Il a dit que tout cela
était des chimères.
Ce que j'ai ensuite ressenti m'a étonnée. J'ai ressenti un grand désir de
défendre ma religion. Mais est-ce que je ne m'étais pas écartée peu à peu de
l'Église ?
Ce qui m'a le plus étonnée, c'étaient les certitudes qui sortaient de ma bouche,
qui témoignaient de la véracité de la mission de Joseph Smith, le prophète, de
la Première Vision et du Livre de Mormon. J'ai ajouté que les opinions négatives
au sujet de Joseph Smith n'altèreraient pas le témoignage, que j'avais, que Dieu
l'avait choisi pour rétablir son Eglise dans cette dernière dispensation.
J'avais du mal à croire à quel point j'exprimais ces vérités avec confiance. À
ce moment, j'étais certaine que l’Esprit était là pour témoigner, au moment de
la mise à l'épreuve de ma foi.
Ma foi ravivée, je me suis souvenue d'une phrase d'Éther 12:6 :
« Vous ne recevez de témoignage qu'après la mise à l'épreuve de votre foi. »
J'ai fait une prière intérieure pour remercier mon Père céleste lorsque ce
verset s'est ancré en moi. J'ai ressenti une grande paix et je me suis rendu
compte que j'étais prête à faire face à ma mère et à lui faire part de la joie
et de la paix que l'Évangile apporte dans ma vie.
Aurelia S. Diezon fait partie de la branche de Calape, dans le district de
Calape, aux Philippines.
POURQUOI MA VIE AVAIT-ELLE ETE PRESERVEE ?
par Maria MacPherson
Lorsque je pensais à mes souvenirs d'enfance à Cuba, une scène me venait
toujours distinctement à l'esprit. J'avais encore l'image de mon petit frère
Raùl, qui était malade. Je voyais ma mère s'occuper de lui et parfois pleurer de
désespoir et ma grand-mère chercher frénétiquement de l'aide. Je voyais tous les
membres de ma famille, en pleurs, penchés au-dessus de son lit. J'avais toujours
l'impression d'assister de haut à la souffrance de mon frère et aux pleurs de la
famille. Sans que je sache pourquoi, cette scène restait gravée dans ma mémoire
mais je n'en parlais jamais.
Lorsque j'avais 10 ans, ma mère est décédée, laissant cinq enfants. J'ai eu
beaucoup de peine, mais ce qui m'a fait encore plus souffrir, c'était de nous
voir separés, mes frères et soeurs et moi. Personne ne voulait nous prendre tous
les cinq, les grands-parents paternels et maternels ont donc pris deux enfants
chacun de leur côté et la soeur de mon père a pris mon frère cadet, Orlando. A
cause de mon tempérament rebelle, j'ai été finalement envoyée dans un
orphelinat, où je suis devenue triste, aigrie et solitaire.
Lorsque j'ai eu 16 ans, j'ai commencé à rechercher mes frères et soeurs. Je n'en
ai trouvé que trois parce que Orlando était parti aux États-Unis avec ma tante.
Puis, peu de temps après l'avoir retrouvé, Raùl s'est électrocuté en apprenant
le métier d'électricien.
Bouleversée par sa mort, j'ai parlé à ma grand-mère du souvenir que j'avais de
la maladie de Raùl. Ma grand-mère m'a demandé : « Mais de quoi parles-tu ? Raùl
n'était pas malade. C'était toi. Une nuit, tu étais si malade que le médecin t'a
crue morte. Nous étions désespérés et nous pleurions au-dessus de ton lit. Nous
n'avons jamais su pourquoi ton coeur a recommencé à battre. »
Cela m'a fait un tel choc que je n'ai plus jamais demandé de détails à ma
grand-mère mais des questions sur le sens de la vie ont commencé à me tourmenter
: Pourquoi ma vie avait-elle été préservée ? Que fallait-il que je fasse ?
Qu'est-ce que tout cela signifiait ?
Dix ans plus tard, je me suis installée aux États-Unis. J'y ai retrouvé mon
frère Orlando. Cependant, il fallait encore que je trouve une réponse à mes
questions. J'ai commencé à m'intéresser à plusieurs Eglises. Elles m'ont toutes
apporté des éléments de réponse mais aucune d'elles n'avait toutes les réponses
dont j'avais besoin. Je priais Dieu de m'aider à trouver la vérité.
Puis, un jour de printemps 1986, des missionnaires de l'Eglise sont venus chez
moi. Ils ont répondu à toutes les questions que j'avais. Lorsque j'ai étudié le
Livre de Mormon, le témoignage que j'ai acquis de sa véracité m'a émue jusqu'aux
larmes. Je me suis fait baptiser en juillet. Un peu plus d'un an après, j'ai
fait le nécessaire pour que Raùl se fasse baptiser par procuration au temple.
Puis nous avons tous les deux été scellés à nos parents pour l'éternité.
Cela a changé ma vie de trouver l'Evangile. Entourée par mes frères et mes
soeurs dans l'Evangile, je ne me suis jamais sentie seule depuis. Je comprends
que ma vie a un but et que, tant que nous faisons confiance au Seigneur, la
souffrance peut nous faire grandir et nous rendre plus forts.
Je me réjouis de penser que les membres de ma famille m'attendent dans
l'au-delà. Je sais qu'un jour mon esprit quittera à nouveau mon corps. Mais je
sais aussi que, grâce à Jésus-Christ, mon esprit et mon corps seront un jour
réunis pour l'éternité et que je pourrai vivre éternellement avec lui et avec ma
famille.
Maria MacPherson fait partie de la paroisse de Elkhorn, dans le pieu de
Milwaukee, au Wisconsin.
LA RECHERCHE QUE J’AI FAITE AVEC UNE CARTE POSTALE
par Bobi Morgan
Il y a plusieurs années, j'ai passé pas mal de temps à chercher des
renseignements pour remplir une feuille de groupement de famille pour les quatre
générations qui m'ont précédé. Finalement, j'ai eu tous les renseignements pour
remplir ma feuille à part pour un grand-oncle, appelé Edward. J'avais fait de
nombreuses recherches pour trouver ses dates de naissance et de décès mais je
n'avais trouvé aucune piste. Chaque fois que je regardais cette feuille,
l'espace vide où auraient dû se trouver les renseignements sur Edward, me
sautait aux yeux.
A plusieurs reprises, je me suis dit que je ne trouverais jamais ces
renseignements mais j'ai prié pour savoir ce que je devais faire. J'ai demandé à
mon Père céleste de m'aider à trouver un document ou une personne qui puisse
m'aider. Après avoir prié, j'ai senti que je ne devais pas abandonner.
Un jour, après avoir essayé toutes les autres solutions auxquelles j'avais pu
penser, j'ai pris une carte postale et je l'ai adressée au « Responsable du
cimetière municipal » de la ville où la famille d’Edward avait vécu pendant un
temps. Au dos de la carte, j'ai seulement demandé s'il y avait une tombe sur
laquelle était inscrit le nom d'Edward Oren Tarbutton. Je n'étais même pas sûr
qu'il y ait un cimetière dans cette ville, mais lorsque j'ai envoyé la carte, je
me suis soudain senti libéré de mon sentiment de frustration.
Plusieurs semaines se sont écoulées sans que j’aie de réponse à ma carte
postale, mais je ne m'attendais pas à en recevoir une. Puis, un jour, je me suis
senti plus agité que d'habitude. À l'heure où le facteur passait, je suis sorti
en courant pour prendre mon courrier. J'avais une grosse pile de courrier ce
jour-là mais je suis resté près de la boîte aux lettres pour examiner toutes les
lettres. Ma carte postale se trouvait dans la pile et les renseignements
manquants sur Edward y étaient écrits !
Alors que je regardais sur la carte les dates que je cherchais depuis longtemps,
j'ai senti une chaleur emplir mon coeur. J'avais le sentiment à cet instant
qu'Edward était proche de moi et je ressentais la grande joie qu'il éprouvait.
Je me souviendrais toujours du moment où je me suis senti poussé à envoyer cette
carte postale et de la manière dont elle m'a été retournée. J'ai appris plus
tard que la ville à laquelle j'avais envoyé la carte n'avait pas de responsable
de cimetière ni de cimetière municipal. Se rendant compte que personne ne
saurait quoi que ce soit sur mon ancêtre dans la ville, le receveur des postes
avait failli mettre le tampon Retour à l'envoyeur sur la carte. Mais après
réflexion, il avait décidé de chercher lui-même la tombe. Il se rappelait avoir
vu des pierres tombales dans un champ, près d'une petite église. C'est là qu'il
a trouvé la pierre tombale d'Edward et il a recopié ce qui y était inscrit.
Cette expérience a renforcé mon amour pour mes ancêtres et m'a fait comprendre à
quel point ils ont hâte d'être unis à leur famille pour l'éternité. Lorsque j'ai
eu des déceptions dans mes recherches généalogiques au cours des années qui ont
suivi, je me suis souvenu de la carte postale et je n'ai pas abandonné.
Bobi Morgan fait partie de la paroisse de Olive, dans le pieu de Mesa, en
Arizona.
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