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NOUS AVONS LES REGARDS TOURNES
VERS LE CHRIST
Gordon B. Hinckley
Président de l'Église
Comme l'étoile Polaire au ciel. . . le Rédempteur du monde, le Fils de Dieu, est
là, sûr et certain comme l'ancre de notre vie immortelle.
Mes
chers frères et soeurs, j'exprime moi aussi ma profonde reconnaissance pour la
manière extraordinaire et la fidélité avec lesquelles soeur Smoot, soeur Jensen
et soeur Dew ainsi que les membres de leur bureau ont servi dans cette grande et
magnifique organisation destinée aux femmes. C'est une remarquable association
qui réunit 4 900 000 femmes. Je pense qu'il n'existe rien de comparable dans le
monde entier. Elle exerce une influence bénéfique extraordinaire sur la vie de
femmes partout dans le monde. Merci, mes chères soeurs, de ce que vous avez
fait. Bienvenue à vous, soeur Parkin, ainsi qu'à vos conseillères et aux membres
du bureau que vous choisirez.
Nous arrivons à la fin de cette magnifique conférence. Nous avons participé à un
merveilleux festin à la table du Seigneur. Nous avons été instruits de ses voies
à sa manière.
Nous devrions être tous un peu meilleurs après cette belle expérience. Sinon,
cette réunion aura été quasiment vaine.
A la fin de mon discours, le choeur chantera :
«Demeure auprès de moi, Seigneur!
Le jour déjà s'enfuit!
Les ombres chassent sa lueur,
Et c'est déjà la nuit.
Pourtant un hôte dans mon coeur
M'éclaire et me conduit.
Seigneur, reste avec moi ce soir!
Voici déjà la nuit ! »
(Cantiques, n° 93)
Cela résume assez bien ce que nous éprouvons au moment de rentrer chez nous.
Que l'Esprit de notre Seigneur nous accompagne et reste avec nous ! Nous ne
savons pas ce qui nous attend. Nous ne savons pas ce que les jours qui viennent
nous réservent. Nous vivons dans un monde d'incertitude. Certains connaîtront de
grands accomplissements. D'autres la déception. Pour certains, il y aura
beaucoup de réjouissance, de joie, de bonne santé et de bonheur. Pour d'autres,
peut-être la maladie et du chagrin. Nous ne le savons pas. Mais il est une chose
que nous savons : Comme l'étoile Polaire au ciel, quoi que l'avenir nous
réserve, le Rédempteur du monde, le Fils de Dieu, est là, sûr et certain comme
l'ancre de notre vie immortelle. Il est le rocher de notre salut, notre force,
notre consolation et l'objet de notre foi.
Par mauvais et par beau temps, nous nous tournons vers lui, et il est là pour
nous rassurer et nous bénir.
Il est l'objet de notre culte. Il est le Fils du Dieu vivant, le Premier-Né du
Père, le Fils unique dans la chair, qui quitta les sphères royales en haut pour
naître dans la condition mortelle dans la condition la plus modeste. De la
solitude dans laquelle il a vécu, il a dit : « Les renards ont des tanières, et
les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa
tête » (Matthieu 8:20). Il alla « de lieu en lieu, faisant le bien » (Actes
10:38).
Il opéra des miracles, se tourna vers les gens dans la détresse, guérit les
malades et ramena les morts à la vie. Mais, pour tout l'amour qu'il apporta dans
le monde, il fut méprisé et abandonné des hommes, lui, homme de douleur et
habitué à la souffrance. Il fut dédaigné ; on ne fit aucun cas de lui (voir
Esaïe 53:3).
En méditant sur sa vie sans pareille, nous disant, avec le prophète Esaïe : « Ce
sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé.
. .
« Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment
qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que
nous sommes guéris » (Esaïe 53:4-5).
Quand eut lieu la grande guerre dans les cieux, Lucifer, le Fils du Matin,
proposa un plan qui fut rejeté. Notre Père à tous, par amour pour nous, ses
enfants, proposa un plan selon lequel nous aurions la liberté de choisir le
cours de notre vie. Son Premier-né, notre frère aîné, était la clé de la
réussite de ce plan. L'homme aurait le libre arbitre et, de ce fait, devrait
assumer la responsabilité de ses choix. L'homme suivrait les voies du monde,
pécherait et trébucherait. Mais le Fils de Dieu revêtirait la chair et
s'offrirait en sacrifice pour expier les péchés de tous les hommes. En souffrant
de manière indicible, il deviendrait le grand Rédempteur et Sauveur de tout le
genre humain.
Comprenant quelque peu ce don incomparable qu'est la Rédemption, nous nous
inclinons avec amour et vénération devant lui.
Notre Église a beaucoup de détracteurs. Ils disent que nous ne croyons pas au
Christ traditionnel du christianisme. Il y a du vrai dans ce qu'ils disent.
Notre foi, notre connaissance, ne reposent pas sur des traditions anciennes, des
credo qui découlent d'une compréhension limitée et de discussions presque sans
fin pour que des hommes parviennent à une définition du Christ ressuscité. Notre
foi et notre connaissance nous viennent du témoignage d'un prophète en cette
dispensation, prophète qui a vu, devant lui, le grand Dieu de l'univers et son
Fils bien-aimé, le Seigneur Jésus-Christ. Ils lui ont parlé. Il a parlé avec
eux. Il a témoigné ouvertement, sans ambiguïté et sans gêne de cette grande
vision. Il s'agissait d'une vision du Tout-Puissant et du Rédempteur du monde,
dont la gloire dépasse l'entendement, mais certaine et sans équivoque quant à la
connaissance qu'elle a apportée. C'est en vertu de cette connaissance,
profondément enracinée dans la révélation moderne, que, comme l'a dit Néphi,
nous « parlons du Christ, nous nous réjouissons dans le Christ, nous prêchons le
Christ, nous prophétisons concernant le Christ, et nous écrivons selon nos
prophéties, afin que nos enfants sachent vers quelle source ils peuvent se
tourner pour obtenir la rédemption de leurs péchés » (2 Néphi 25:26).
Aussi, mes frères et soeurs, en vous disant au-revoir pour quelque temps, nous
répétons notre témoignage ferme et durable. Nous le faisons personnellement en
nous appuyant sur une connaissance ferme et sure. J'ai dit à de nombreuses
reprises et je répète que je sais que Dieu, notre Père éternel, vit. Il est le
grand Dieu de l'univers. Il est le Père de notre esprit, avec qui nous pouvons
parler dans la prière.
Je sais que Jésus-Christ est son Fils unique, le Rédempteur du monde, qui a
donné sa vie afin que nous puissions avoir la vie éternelle, et qui gouverne et
règne avec son Père. Je sais qu'ils sont des êtres distincts ayant une
individualité propre, et cependant semblables par leur forme, leur substance et
leur but. Je sais que l'oeuvre du Tout-Puissant est de réaliser l'immortalité et
la vie éternelle de l'homme (voir Moïse 1:39). Je sais que Joseph Smith était un
prophète, qu'il était le grand prophète de cette dispensation, par
l'intermédiaire de qui ces vérités nous sont parvenues. Je sais que cette Église
est l'oeuvre de Dieu ; elle est présidée et dirigée par Jésus-Christ, dont elle
porte le saint nom.
Je vous rends ce témoignage solennel, je vous assure, mes chers compagnons de
service, de mon amour et je vous donne ma bénédiction, au nom sacré de
Jésus-Christ. Amen. Que Dieu soit avec vous jusqu'au revoir.
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