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LES SAINTS DES DERNIERS JOURS
NOUS PARLENT
AIMER ET SOUTENIR LES AUTRES
Jeffrey R. Holland a dit : « Lorsque nous soutenons un ami, un voisin ou un
inconnu dans la rue, nous apportons notre soutien, notre force et notre aide.
Nous nous soutenons mutuellement pour ne pas être écrasés sous le poids des
circonstances présentes. Nous portons les fardeaux les uns des autres, fardeaux
des situations personnelles difficiles de la vie. » Cette responsabilité nous
incombe à nous, membres de l'Église du Christ, car « comme pour tout dans notre
expérience, le Seigneur Jésus-Christ est notre exemple et notre idéal concernant
cette importante responsabilité d'apporter de l'aide » (voir ce numéro, page
11). Parce que le Sauveur nous donne un si grand amour et une si grande aide,
nous désirons suivre son exemple en aimant et en soutenant les autres. C'est ce
désir qui pousse les jeunes gens et les jeunes filles à être missionnaires et à
témoigner de lui. Ce désir incite aussi les membres à faire preuve d'amour
envers les personnes qui se sont écartées du chemin. Les histoires suivantes
montrent comment ce désir change la vie : la vie des personnes qui manifestent
cet amour et celle des personnes qui sont soutenues par cet amour.
« Je sais qu'il vit, mon Rédempteur »
par Francisca Cristina Villar Rey
Pendant l'hiver de 1990, j'étais missionnaire à plein temps à Lérida, ville
située dans la mission de Barcelone, en Espagne. Ma compagne missionnaire, soeur
McKee, est tombée malade et nous avons dû rester dans notre appartement pendant
plusieurs jours. Nous étions déçues, surtout parce que nous avions enfin des
amis de l'Église qui faisaient des progrès et avaient besoin que nous les
instruisions. D'autres ne progressaient pas et avaient besoin d'encouragements.
Nous avons prié pour trouver des moyens d'être utiles dans cette période
difficile. Un matin, après avoir lu des Écritures au sujet du Sauveur, nous
avons commencé à nous faire part de nos sentiments à son sujet. Soudain, nous
nous sommes rendu compte que nous pourrions mettre à profit notre temps. Nous
pourrions préparer un exposé sur la vie et la mission de Jésus-Christ.
Lorsque nous avons prié pour recevoir de l'aide, nous avons été envahies par un
sentiment de paix. Nous avons commencé à prévoir les illustrations dont nous
avions besoin et à écouter les paroles qui allaient les accompagner. Nous nous
sommes senties poussées à regarder à certains endroits et, en effet, nous y
avons trouvé des expressions ou les peintures qui correspondaient exactement à
ce dont nous avions besoin. Nous nous sommes souvenues de numéros du Liahona et
de l'Ensign, où figuraient certaines images. Nous avons demandé aux membres et à
d'autres missionnaires de nous aider à trouver les images qui nous manquaient.
Nous avons fait de même pour trouver de la musique.
Après plusieurs jours de travail, nous avons fini la préparation de notre
exposé. Nous avons alors répété de nombreuses fois pour coordonner la musique et
le texte, pour que tout aille bien ensemble.
Le titre de notre exposé nous est apparu évident. Au cours de la réalisation de
notre projet, nous avons compris certains aspects de la mission du Sauveur
auxquels nous n'avions jamais pensé. Nous pouvions toutes les deux dire avec une
bien plus grande conviction : « Je sais qu'il vit, mon Rédempteur. » C'est cette
phrase qui est devenue le titre de notre exposé.
Dès que soeur McKee a retrouvé la santé, nous avons commencé à montrer notre
exposé à certaines personnes que nous instruisions comme supplément des leçons.
Nous avons vécu notre plus belle expérience spirituelle avec la famille Aranda.
Les Aranda priaient, lisaient les Écritures et posaient des questions, mais ils
ne voulaient pas s'engager à se faire baptiser. Nous avons décidé de faire un
dernier effort : nous leur ferions notre exposé sur le Sauveur.
C'est ainsi qu'a commencé l'une des expériences les plus mémorables de ma
mission. En faisant notre exposé, soeur McKee et moi pouvions à peine lire notre
texte, tant notre émotion était grande. Une fois l'exposé terminé, personne n'a
osé rompre le silence et troubler la paix qui régnait dans la pièce. Frère
Aranda avait la tête baissée. Lorsqu'il a fini par parler, il était au bord des
larmes. « Je ne sais pas ce que je ressens ici, (il a montré sa poitrine) mais
c'est tellement fort, tellement merveilleux que je ne peux pas le décrire. »
Lorsque nous sommes retournées chez eux quelques jours plus tard, les Aranda
avaient décidé de se faire baptiser.
J'ai fini ma mission trois semaines plus tard et je suis rentrée chez moi, à La
Corufia, en Espagne. Les plus grandes bénédictions que j'ai reçues du fait de ma
mission ont été de connaître davantage le Sauveur et d'avoir à présent la
conviction que nous pouvons être utiles dans le service du Seigneur si nous
désirons vraiment le servir.
Francisca Cristina Villar Rey fait partie de la quatrième paroisse de Madrid,
dans le pieu de Madrid Est.
« Pourquoi es-tu si différente ? »
par Juana Rivero de Gonzalez
Je me suis convertie à l'Évangile alors que j'étais très jeune. Pendant toute ma
jeunesse, j'ai eu différents appels à l'Église et il m'est impossible de décrire
la joie que j'ai éprouvée grâce à eux. Mais l'une des expériences les plus
remarquables que j'ai vécues dans ma jeunesse, c'est pendant la semaine qui a
précédé ma mission que je l'ai eue.
J'ai envoyé mon dossier de candidature à la mission en janvier 1976. Après un
certain temps, qui m'a semblé très long, j'ai reçu une lettre m'annonçant mon
appel à servir dans la mission de Monterrey, au Mexique.
Comme mon président de pieu allait être relevé, il m'a mise à part une semaine
avant mon départ en mission. Il m'a fait des recommandations au sujet de la
manière dont je devais vivre, maintenant que j'avais été mise à part, mais nous
avons convenu que je continuerais mon travail une semaine de plus, comme je
l'avais prévu. Je voulais travailler le plus longtemps possible pour gagner plus
d'argent pour ma mission et pour aider ma famille. Lorsque j'ai quitté la maison
du président de pieu, le dimanche soir où j'ai été mise à part, j'ai senti une
merveilleuse chaleur envahir tout mon être.
Le lendemain matin, je me suis levée pour aller au travail comme d'habitude.
Lorsque je suis entrée dans l'immeuble de bureau où je travaillais, j'ai dit
bonjour au liftier et je lui ai dit à quel étage j'allais. Il ne m'a pas répondu
et m'a seulement dévisagée. Puis les propriétaires de mon entreprise ont pris
l'ascenseur et nous nous sommes salués. Une fois que les portes de l'ascenseur
se sont fermées, j'ai remarqué que mes patrons me dévisageaient, eux aussi. Ils
m'ont demandé ce qui s'était passé. J'ai répondu qu'il ne s'était rien passé.
Lorsque je suis arrivée au service où je travaillais, mes collègues ont arrêté
de parler et m'ont regardée. Je ne comprenais toujours pas pourquoi.
Plus tard dans la journée, mes patrons sont venus me voir à mon bureau. Ils
m'ont demandé de leur conseiller quelqu'un de responsable pour me remplacer.
Puis ils m'ont demandé pourquoi j'avais l'air si différente. Je leur ai parlé de
ma religion et de ma mission. Ils m'ont félicitée et ont refusé d'accepter ma
démission. Ils m'ont dit qu'ils me permettaient à la place de prendre un congé
d'un an et demi pour que je ne perde pas les avantages de mon travail. Et ils
m'ont demandé de reprendre le travail aussitôt que j'aurais fini ma mission.
En regardant mes collègues lors de mon dernier jour de travail, je me suis rendu
compte à quel point je les aimais, même si leurs principes étaient très
différents des miens. Maria, qui travaillait à côté de moi, m'a demandé : «
Qu'est-ce qui t’est arrivé ? Pourquoi es-tu si différente ? » Elle m'a dit
qu'elle voyait une lumière sur mon visage. « Qu'est-ce que c'est ? », a-t-elle
demandé.
Finalement, j'ai commencé à considérer l'importance de l'oeuvre missionnaire
dans une nouvelle perspective. J'avais été appelée comme servante du Seigneur et
l'influence du Saint-Esprit rayonnait à travers moi.
Je suis reconnaissante à notre Père céleste de cette semaine de préparation
avant ma mission. J'ai aussi de la gratitude pour mes collègues. Ils ont
fortifié mon témoignage de l'Évangile en me faisant voir, à travers leurs yeux,
l'importance de mon appel.
Juana Rivero de Gonzalez fait partie de la paroisse de Juarez, dans le pieu
de Arbolillo, à Mexico.
Une démarche de foi
par Walfre Ricardo Garrido
Je n'avais que quinze ans lorsque j'ai rencontré les missionnaires à plein
temps, deux jeunes gens qui avaient un visage sur lequel on pouvait lire quelque
chose d'inhabituel. Je ne me rappelais pas grand chose de ce qui avait été dit
pendant la première leçon missionnaire, mais je ne pouvais pas oublier le bon
sentiment que j'avais éprouvé lorsque je parlais avec eux.
J'étais président du groupe de jeunes local de mon Église, et cela ne
m'intéressait pas de changer de religion. En fait, lorsque mon frère et ma soeur
plus âgés ont décidé de se faire baptiser, je me suis senti trahi. Je
n'approuvais pas ce qu'ils faisaient, mais je suis allé à leur service de
baptême pour les soutenir. Bien qu'ayant du mal à l'admettre, j'ai à nouveau
éprouvé ce bon sentiment à leur baptême.
Avec le temps, je me suis de plus en plus lié d'amitié avec les missionnaires.
Finalement, j'ai démissionné de mon poste de président du groupe de jeunes de
mon Église, mais je n'étais toujours pas certain de vouloir me faire baptiser.
Puis, un jour, l'un des frères missionnaires est venu chez moi avec un membre de
la paroisse. J'ai dit : « Frère, j'aimerais travailler avec vous un jour. » Il
m'a répondu : « Je suis désolé mais vous devez être membre de l'Église avant de
pouvoir être missionnaire. »
Quelques jours plus tard, j'ai pris les brochures que les missionnaires avaient
laissées chez moi. Je les ai lues une par une, en cherchant dans la Bible et le
Livre de Mormon les versets auxquelles elles renvoyaient. Puis j'ai mis la
promesse de Moroni à l'épreuve, en priant pour savoir si le Livre de Mormon
était vrai. L'Esprit m'a témoigné, qu'en effet, il était vrai et je me suis fait
baptiser six mois après avoir rencontré les missionnaires.
La première chose que j'ai faite après mon baptême a été de demander aux
missionnaires si je pouvais travailler avec eux à présent. « Vous devez attendre
d'avoir reçu la Prêtrise d'Aaron », ont-ils répondu. Deux semaines plus tard, je
recevais la prêtrise. Le même jour, j'ai accompagné les missionnaires. Tandis
que je marchais avec eux, j'ai décidé que, moi aussi, je serais un jour
missionnaire à plein-temps.
Pendant les années qui ont suivi, j'ai reçu toutes les bénédictions qu'ont les
jeunes saints des derniers jours. J'allais au séminaire et aux activités des
jeunes gens, je bénissais et distribuais la Sainte-Cène, et j'ai finalement reçu
la Prêtrise de Melchisédek.
Malheureusement, ma mère était opposée à mon activité dans l'Église ; elle
trouvait que j'y passais trop de temps. Lorsque j'ai eu dix-neuf ans, j'ai
commencé à remplir ma candidature à la mission, mais ma mère m'a dit d'arrêter.
J'ai décidé de respecter sa volonté et de servir le Seigneur de toutes les
façons possibles.
Les quatre années suivantes, j'ai été greffier de pieu et j'ai fait beaucoup
d'efforts pour remplir mes responsabilités. Je travaillais souvent avec les
missionnaires à plein-temps. Je rêvais du jour où je deviendrais missionnaire à
plein-temps.
Après un certain temps, j'ai été appelé à enseigner le séminaire. Cette
responsabilité, ainsi que mon appel au pieu, m'ont pris assez de temps pour que
j'aie l'impression d'être au service du Seigneur, bien que je ne sois pas en
mission.
Puis, un jour, ma soeur est venue nous rendre visite avec ses deux petites
filles. C'était un mois avant mon vingt-quatrième anniversaire. Le temps passait
très vite et je savais qu'il fallait que je décide de ce que j'allais faire de
ma vie. Ce jour-là, l'une de mes nièces s'est endormie dans mes bras. Tandis que
je la regardais dormir, je me suis rendu compte qu'un jour j'aurais des enfants
et qu'ils me demanderaient : « Papa, pourquoi tu n'es pas allé en mission ? »
C'est à ce moment-là que j'ai pris ma décision.
Cela n'a pas été facile pour ma mère d'accepter ma décision. Mon père et elle
étaient séparés et j'étais le seul enfant à la maison avec elle. Cependant, je
savais que ce que je faisais était juste. J'ai donc rempli ma candidature et je
l'ai envoyée. Lorsque j'ai reçu mon appel à servir dans la mission de
Comayaguela, au Honduras, cela a tellement bouleversé ma mère qu'elle en est
tombée malade. Mais avec le temps, elle a commencé à accepter ma décision et
elle m'a même aidé à préparer mon départ.
Le jour où je suis parti pour le centre de formation des missionnaires, j'ai
donné une bénédiction de la prêtrise à ma mère. En servant le Seigneur, j'ai
commencé à comprendre sa promesse : « Moi, le Seigneur, je suis lié lorsque vous
faites ce que je dis » (D&A 82:10). Ma joie a vraiment été grande lorsque j'ai
finalement eu l'appel dont j'avais tant rêvé : celui de représentant à plein
temps du Seigneur et de son Église. Ma joie a vraiment été grande lorsque, un an
après mon départ en mission, j'ai reçu un mot m'annonçant que ma mère avait
accepté la vérité et s'était fait baptiser. Comme je suis heureux d'avoir fait
cette démarche de foi !
Walfre Ricardo Garrido fait partie de la paroisse d'Atiquizaya, dans le pieu
d'Atiquizaya, au Salvador.
Les instructeurs au foyer qui ne voulaient pas abandonner
par David Head
Un an après s'être joints à l'Église en 1965, ma femme, Anthea, et moi avons été
scellés avec nos deux petites filles au temple de Londres, en Angleterre.
À cette époque, l'Église ne comptait qu'un pieu au Royaume-Uni. Comme on avait
grand besoin de dirigeants de la prêtrise, j'ai très vite été appelé comme
président d'une branche située dans une ville à vingt-cinq kilomètres de ma
branche d'origine. J'ai très volontiers accepté de relever le défi que
représentait ce nouvel appel et j'ai ensuite servi dans la présidence du
district, puis dans l'épiscopat, lorsque notre branche est devenue une paroisse.
À mesure que notre famille a progressé dans l'Évangile, mon poste de directeur
commercial est devenu de plus en plus exigeant. Je devais souvent être en
déplacement deux ou trois nuits par semaine. Je me suis également fait des amis,
qui n'étaient pas de notre confession, qui ont commencé à me faire douter de
certains aspects de la doctrine de l'Église.
J'aimais discuter avec ces nouveaux amis intellectuels. Ils essayaient
d'utiliser les Écritures pour prouver que l'Église ne suivait pas certains
concepts de base qui avaient été donnés comme commandements depuis l'époque
d'Adam. J'aurais dû leur rendre témoignage de l'Évangile rétabli et ne plus y
penser. Au lieu de cela, j'ai commencé à les écouter, et les petits doutes que
j'avais au sujet de la doctrine ont commencé à grandir. Bientôt, j'ai arrêté de
payer la dîme et d'aller au temple. Lorsque j'ai arrêté d'aller a l'église, ma
femme a protesté, tout comme nos filles lorsque nous avons arrêté de faire des
soirées familiales.
Pendant cette période, deux personnes de l'Église ne m'ont pas abandonné. Nos
instructeurs au foyer m'invitaient à l'église tous les dimanches, parfois en
personne, d'autres fois par téléphone. Ils nous rendaient visite une fois par
mois et parfois deux fois par mois. Ils savaient même lorsque nous avions besoin
de quelque chose. Je me souviens particulièrement d'un jour où j'ai commandé un
abri de jardin qui a été livré en pièces détachées pendant mon absence. Lorsque
je suis rentré chez moi, j'ai vu que nos instructeurs au foyer avaient déjà
monté l'abri.
J'admirais particulièrement notre premier instructeur au foyer, Des Gorman, un
Canadien irlandais. C'était un homme sincère qui se souciait sincèrement des
gens. Pour moi, il représentait l'Église et je pensais que l'Église devait être
une bonne organisation, même si je n'y allais pas.
Puis nous avons eu la bénédiction d'avoir un garçon. Nos instructeurs au foyer
m'ont rappelé qu'il était du devoir de la prêtrise chez nous de donner un nom au
bébé et de le bénir lors de la réunion de jeûne et de témoignage. Je ne voulais
pas y participer, mais j'ai finalement accepté que d'autres personnes bénissent
notre bébé.
Frère Gorman m'a remplacé et a été le porte-parole d'une très belle bénédiction
pour notre fils, Ronan. En écoutant la bénédiction, j'ai reçu un témoignage
puissant du Saint-Esprit. J'avais été orgueilleux. J'avais fait de graves
erreurs. J'avais presque perdu mon témoignage de la véracité de l'Évangile
rétabli. J'avais toujours ma famille, mais j'avais presque perdu la douce paix
que procure l'Évangile. J'ai versé beaucoup de larmes tandis que ma femme, frère
Gorman et l'épiscopat me soutenaient lorsque je me suis repenti.
Depuis, je suis pratiquant dans l'Église. Nos instructeurs au foyer ont continué
à me soutenir. Notre petit garçon est maintenant rentré de mission, il s'est
marié au temple et a des enfants. Je pense que sa vie est un hommage à l'homme
qui lui a donné un nom et qui l'a béni.
Je serai toujours reconnaissant aux deux instructeurs au foyer dévoués qui ont
pris leur tâche au sérieux. Cela fait plusieurs années que frère Gorman est
décédé, mais je sais que je ne l'oublierai pas. Je n'oublierai pas non plus la
patience qu'il a montrée en continuant à m'inviter à retourner à l'Église. Il
n'a jamais abandonné.
Aujourd'hui, j'essaye d'imiter sa persévérance douce et aimante quand je fais
l'enseignement au foyer et dans d'autres appels à l'Église.
David Head fait partie de la paroisse de Worcester, dans le pieu de
Cheltenham, en Angleterre.
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