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FEMMES DE DROITURE
Plus que jamais, nous avons besoin de femmes de foi, de vertu, de vision et de
charité qui peuvent écouter la voix du Seigneur et qui sont disposées à agir en
conséquence.
par M. Russell Ballard
du Collège des douze apôtres
Je vais vous parler d'un sujet qui me tient à coeur. Je suis marié à soeur
Ballard depuis cinquante ans. Le plus beau jour de ma vie est le jour où j'ai
rencontré Barbara Bowen. Ma plus grande réussite a été de la convaincre de
m'épouser. Le jour le plus important a été celui où nous nous sommes mariés au
temple de Salt Lake City. Nous avons deux fils et cinq filles. Je suis le père
de cinq filles et maintenant le grand-père de vingt-deux petites-filles, cela
fait peut-être de moi un expert au sujet des femmes.
En prenant en compte les jours qui nous attendent, je crois que ce message est
de la plus haute importance aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Je
recommande donc aux hommes de réfléchir à ces paroles et de prier à leur sujet :
Votre vie est considérablement influencée par les femmes qui vous entourent :
votre femme, vos filles, et les femmes avec qui vous avez la bénédiction de
servir dans l'Église.
Je vais aborder le sujet en citant une lettre qui a été envoyée au siège de
l'Église. Une femme a écrit ceci :
« J'ai un mari et des enfants merveilleux, que j'aime profondément. J'aime le
Seigneur et son Église plus que je ne pourrais l'exprimer. Je sais que l'Église
est vraie ! Je me rends compte que je ne devrais pas être découragée au sujet de
qui je suis. Cependant, depuis presque toujours je connais une crise d'identité.
Je n'ai jamais osé exprimer ces sentiments et je les cache derrière le large
sourire que j'ai à l'église toutes les semaines. Depuis des années, je me
demande si j'ai une quelconque valeur au-delà de mon rôle d'épouse et de mère.
Je crains que les hommes soient pour avoir de la joie, mais que les femmes
soient pour être négligées. J'aimerais tellement sentir que je compte pour le
Seigneur, en tant que femme. »
J'aimerais répondre à la question soulevée par l'inquiétude de cette femme
fidèle. Est-ce que le Seigneur respecte les femmes ? Est-ce que les femmes
comptent pour le Seigneur ? La réponse est oui, absolument !
LA VALEUR DES FEMMES
James E. Talmage (1862-1933), du Collège des douze apôtres, a écrit que « le
plus grand champion que la femme et la féminité aient eu au monde est Jésus le
Christ », (Jésus le Christ, p. 515). Je crois cela. La première fois que le
Seigneur a reconnu qu'il était le Christ, il l'a dit à la Samaritaine au puits
de Jacob. Il lui a parlé de l'eau vive et a simplement déclaré je le suis »
(Jean 4:26). Et c'est à Marthe qu'il a déclaré : « Je suis la résurrection et la
vie... Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11:25-26).
Puis, alors qu'il souffrait le plus, sur la croix, le Sauveur s'est tourné vers
une personne : sa mère. À ce moment terrible mais glorieux, il a demandé à Jean
le bien-aimé de prendre soin d'elle comme si elle était sa propre mère (voir
Jean 19:26-27).
Soyez sûrs de ceci : le Seigneur aime particulièrement les femmes justes, les
femmes qui ne sont pas seulement fidèles mais aussi pleines de foi, les femmes
qui sont optimistes et joyeuses parce qu'elles savent qui elles sont et où elles
vont, les femmes qui s'efforcent de vivre et de servir comme des femmes de Dieu.
Certaines personnes disent que les hommes sont favorisés du Seigneur parce
qu'ils sont ordonnés pour détenir la prêtrise. Quiconque croit cela ne comprend
pas le grand plan du bonheur. La nature prémortelle et mortelle des hommes et
des femmes a été précisée par Dieu lui-même, et il n'est vraiment pas dans sa
nature d'amoindrir les rôles et les responsabilités de chacun de ses enfants.
Comme l'a expliqué Joseph Fielding Smith (1876-1972), « Le Seigneur offre à ses
filles tous les dons spirituels et toutes les bénédictions que ses fils peuvent
obtenir » (dans Conference Report, avril 1970, p. 59). Chacun d'entre nous,
homme ou femme, reçoit le don du Saint-Esprit et chacun a droit à la révélation
personnelle. Nous pouvons tous prendre le nom du Seigneur sur nous, devenir les
fils et les filles du Christ, recevoir les ordonnances du temple, grâce
auxquelles nous sommes dotés de pouvoir, recevoir la plénitude de l'Évangile, et
atteindre l'exaltation dans le royaume céleste. Ces bénédictions spirituelles
sont accessibles aussi bien aux hommes qu'aux femmes, selon leur fidélité et
l'effort qu'ils font pour les recevoir.
La raison d'être première de la création de la terre est de permettre aux
enfants d'esprit de Dieu de continuer le processus d'exaltation et de vie
éternelle. C'est un principe de base de notre doctrine. Dieu a dit à Moïse :
« Et moi, Dieu, je créai l'homme à mon image, je le créai à l'image de mon Fils
unique, je créai l'homme et la femme. Et moi, Dieu, je les bénis, et je leur dis
: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre » (Moïse 2:27-28).
La proclamation de l'Église sur la famille confirme que Dieu n'a pas révoqué ni
changé ce commandement.
La Première Présidence et les douze apôtres déclarent solennellement que « le
mariage de l'homme et de la femme est ordonné de Dieu et que la famille est
essentielle au plan du Créateur pour la destinée éternelle de ses enfants » («
La famille, déclaration au monde », L'Étoile, octobre 1998, p. 24).
Ce principe amène parfois les femmes à se demander : « La valeur d'une femme
dépend-elle exclusivement de son rôle d'épouse et de mère ? » La réponse est
simple et évidente: Non. Même s'il n'y a rien qu'une femme puisse faire qui ait
un impact plus grand et une plus grande portée dans l'éternité que d'élever ses
enfants de sorte qu'ils marchent en justice, la maternité et le statut conjugal
d'une femme ne sont pas les seules choses qui permettent de juger de sa valeur.
Certaines femmes n'ont pas la bénédiction de se marier ou d'élever des enfants
dans cette vie. Cependant, si elles sont dignes, elles recevront ces
bénédictions plus tard. Les hommes et les femmes qui ont la bénédiction d'élever
des enfants devront bien sûr rendre compte de cette intendance inestimable et
éternelle. Bien que vous ne puissiez vraiment faire aucune contribution plus
importante à la société, à l'Église, ou à la destinée éternelle des enfants e
notre Père, que celle que vous ferez en qualité de mère ou de père, la maternité
et la paternité ne sont pas les seules choses qui prouvent votre valeur ou qui
vous rendent acceptables aux yeux du Seigneur. Tous les hommes et toutes les
femmes justes ont un grand rôle à jouer dans l'avancement du royaume de Dieu.
ATTENTION AUX ALTÉRATIONS DE SATAN
J'ai beaucoup d'admiration pour les femmes et je pense souvent à leur apport
capital dans tous les domaines importants, en particulier dans la famille et ans
l'Église. J'ai parlé clairement du rôle que les femmes doivent jouer dans les
divers conseils qui sont tenus dans l'Église (voir « La force dans le conseil »,
L'Étoile, janvier 994, p. 86-89). L'Église ne peut pas remplir sa mission sans
le point de vue et le soutien des femmes.
De ce fait, je m'inquiète de ce que je vois arriver à certaines de nos jeunes
filles. Satan voudrait que, dans vos rapports avec les jeunes gens, la façon
dont vous vous habillez, dont vous parlez et dont vous agissez ne soit pas
naturelle et soit destructrice. Avec beaucoup de succès, l'adversaire provoque
une confusion des genres et des rôles et altère les attitudes vis-à-vis de la
famille et de la valeur familiale et individuelle. Il est l'auteur de la
confusion généralisée au sujet de la valeur, du rôle, de la contribution et de
la nature spécifique des femmes. De nos jours, la culture populaire, qui est
relayée par tous les médias, du cinéma à l'Internet, fait l'apologie de la femme
sexy, insolente et agressive envers les autres. Ces altérations s'insinuent dans
l'esprit de certaines de nos soeurs.
Je voudrais clarifier ce que les instances présidentes de l'Église ressentent au
sujet des soeurs de l'Église, ce que notre Père céleste ressent au sujet de ses
filles, et ce qu'il attend d'elles. Mes chères soeurs, nous croyons en vous.
Nous croyons en votre bonté, votre force, votre tendance naturelle à rechercher
la vertu et la valeur, votre gentillesse, votre courage, et votre résistance.
Nous comptons sur ces qualités qui sont les vôtres. Nous croyons en votre
mission de femmes de Dieu. Nous nous rendons compte que vous êtes le ciment
émotionnel (et parfois le ciment spirituel) qui lie votre famille et souvent les
familles de votre paroisse. Nous croyons que l'Église ne pourra tout simplement
pas accomplir ses devoirs sans votre foi, votre fidélité, votre tendance innée à
rechercher le bien-être des autres avant le vôtre, votre force spirituelle et
votre ténacité. Et nous croyons que Dieu veut que vous deveniez reines et que
vous receviez les plus grandes bénédictions qu'une femme puisse recevoir dans le
temps présent ou l'éternité. À l'opposé, Satan veut que vous vous souciiez
tellement des fastueux mensonges que le monde profère au sujet des femmes, que
vous passiez complètement à côté du but pour lequel vous êtes venues ici et de
votre potentiel. Souvenez-vous que Satan veut que nous soyons « malheureux comme
lui » (2 Néphi 2:27). Ne perdez jamais votre précieuse identité en faisant
quelque chose qui mette en danger l'avenir éternel que votre Père céleste vous a
préparé.
Je m'adresse maintenant aux jeunes gens pour qu'ils ne relâchent pas leur
attention, lorsque je mets l'accent sur les femmes. Vous jouez un grand rôle
dans cette situation.
C'est parfois à cause de vous que nos jeunes soeurs s'éloignent de la mission
éternelle qu'elles doivent accomplir ici-bas. Faites savoir aux femmes qui vous
entourent que vous voulez qu'elles soient des femmes de Dieu et non des femmes
selon le monde. Le Seigneur attend de vous que vous protégiez ses filles. Quels
seront vos remords si vous privez une jeune fille de sa vertu et de sa pureté !
LES FEMMES SONT ESSENTIELLES À L’OEUVRE DU SEIGNEUR
Je prie sincèrement pour que les jeunes gens et les jeunes filles comprennent
que nos soeurs ont toujours été essentielles à l'oeuvre du Seigneur et en ont
toujours
fait partie intégrante. Des femmes fidèles oeuvrent vaillamment pour la cause de
la vérité et la justice depuis avant la fondation du monde. Lorsqu'il a eu la
vision de la rédemption des morts, Joseph F. Smith (1838-1918) n'a pas seulement
vu notre père Adam et d'autres prophètes, mais aussi « notre glorieuse mère Ève
avec beaucoup de ses filles fidèles qui avaient vécu au cours des siècles et
adoré le Dieu vrai et vivant » (D&A 138:39).
Réfléchissez au rôle incomparable d'Ève, dont les actions ont déclenché la mise
en oeuvre du grand plan de notre Père. Et pensez à Marie, le « vase précieux et
élu » (Alma 7: 10), qui a porté l'enfant Jésus. Il est certain que personne ne
remettrait en cause les contributions de ces femmes sublimes.
Notre dispensation a aussi ses héroïnes. D'innombrables femmes dans tous les
continents et de tous les milieux ont fait des contributions déterminantes à la
cause du Christ. Réfléchissez à Lucy Mack Smith, mère des prophètes martyrs
Joseph et Hyrum, et grand-mère de Joseph F. Smith. La résistance et la justice
dont elle a fait preuve dans des conditions des plus pénibles sur le plan
émotionnel et spirituel, ont certainement influencé ses fils prophètes et les
ont poussés à s'engager fermement sur le chemin menant à l'accomplissement de
leur destinée préordonnée.
Vous êtes peut-être en train de penser : « Et moi alors ? Quelle est ma
contribution ? Je ne suis pas Ève, ni Marie, ni même Lucy Mack Smith. Je ne suis
que moi, une femme ordinaire au possible. Est-ce que ma contribution a de
l'importance pour le Seigneur ? Est-ce qu'il a vraiment besoin de moi ? »
Souvenez-vous que les justes dont les oeuvres ne sont pas très visibles ont
beaucoup de valeur, eux aussi, et selon les paroles d'un prophète du Livre de
Mormon, ils ne sont « pas moins utiles au peuple » (Alma 48:19).
Spencer W. Kimball (1895-1985) a répondu à cette question comme ceci : « Un
homme juste et une femme juste sont tous les deux une bénédiction pour toutes
les personnes qui les entourent. Dans le monde antérieur, les femmes fidèles ont
reçu certains devoirs tandis que les hommes fidèles ont été préordonnés à
certaines tâches de la prêtrise. Nous ne nous en rappelons pas les détails, mais
nous sommes responsables des choses qu'on attend de nous depuis longtemps » (My
Beloved Sisters, 1979, p. 37).
Toutes les soeurs de l'Église qui ont contracté des alliances avec le Seigneur
ont le mandat divin de contribuer à sauver des âmes, de guider les femmes du
monde entier, de fortifier les foyers de Sion et d'édifier le royaume de Dieu.
Eliza R. Snow (1804-1887), deuxième présidente générale de la Société de
Secours, a dit : « Toutes les soeurs de l'Église doivent être des prédicatrices
de justice... car nous avons de plus grandes bénédictions que toutes les autres
femmes qui vivent sur la surface de la terre » (« Great Indignation Meeting »,
Deseret Evening News, 15 janvier 1870, p. 2).
Toutes les soeurs qui défendent la vérité et la justice atténuent l'influence du
mal. Toutes les femmes qui fortifient et protègent leur famille font l'oeuvre de
Dieu. Toutes les soeurs qui vivent comme des femmes de Dieu deviennent des
exemples pour les autres et plantent des semences de justice qui produiront des
fruits pendant des dizaines d'années à venir. Toutes les soeurs qui contractent
et respectent des alliances sacrées deviennent des instruments dans les mains de
Dieu.
L’EXEMPLE DU SAUVEUR
J'aime beaucoup l'un des échanges entre Dieu le Père et son Fils Aîné et Unique,
qui est l'exemple suprême de ce que l'on doit faire pour tenir les promesses
prémortelles que l'on a faites. Lorsque Dieu a demandé qui irait sur terre pour
donner le moyen à toute l'humanité d'être sauvée, fortifiée et bénie,
Jésus-Christ a simplement répondu : « Me voici, envoie-moi » (Abraham 3:27).
Tout comme le Sauveur s'est proposé pour remplir ses responsabilités divines,
nous avons la tâche et la responsabilité de faire de même. Si vous vous demandez
si vous comptez pour le Seigneur, imaginez l'impact que vous avez lorsque vous
prenez les engagements suivants :
« Père, si tu as besoin d'une femme pour élever des enfants dans la justice, me
voici, envoie-moi. »
« Si tu as besoin d'une femme qui fuira la vulgarité, qui s'habillera avec
pudeur, qui parlera avec dignité et qui montrera au monde la joie que l'on
éprouve lorsqu'on garde les commandements, me voici, envoie-moi. »
« Si tu as besoin d'une femme qui puisse résister aux tentations du monde en
gardant les yeux fixés sur l'éternité, me voici, envoie-moi. »
« Si tu as besoin d'une femme constante et fidèle, me voici, envoie-moi. »
Entre aujourd'hui et le jour où il reviendra, le Seigneur a besoin, dans toutes
les familles, dans toutes les paroisses, dans toutes les sociétés, et dans tous
les pays, de femmes qui marcheront en justice et qui diront, par leurs paroles
et leurs actions : « Me voici, envoie-moi. »
La question que je vous pose est :
« Serez-vous l'une des ces femmes ? Et vous, détenteurs de la prêtrise,
répondrez-vous au même appel ? »
Je sais bien que la plupart d'entre vous veulent répondre à cet appel. Mais
comment le ferez-vous Comment répondrez-vous constamment au Seigneur « Me voici,
envoie-moi », dans un monde rempli de messages mensongers au sujet de la femme,
de la famille, et de leur importance aux yeux du Seigneur ?
Pour les personnes qui veulent se montrer à la hauteur de ce qu'elles sont, pour
celles qui ne veulent pas se laisser tromper par les mensonges de Satan et qui
veulent se repentir quel qu'en soit le prix, si nécessaire, j'ai deux
suggestions : Premièrement, écoutez et suivez les hommes que nous soutenons
comme prophètes, voyants et révélateurs. Deuxièmement, apprenez à écouter la
voix de l'Esprit, ou la voix du Seigneur qui nous est communiquée par le pouvoir
du Saint-Esprit.
SUIVRE LE PROPHÈTE ET LES APÔTRES
Je n'insisterai jamais assez sur l'importance d'écouter et de suivre le prophète
et les apôtres. À notre époque où les commentateurs profèrent des opinions
contradictoires vingt-quatre heures sur vingt-quatre à la télévision et à la
radio, où les publicitaires se battent pour obtenir n'importe quoi de vous, de
votre argent jusqu'à votre vote, il existe une voix claire, non corrompue et
impartiale sur laquelle vous pouvez toujours compter. C'est la voix du prophète
vivant et des apôtres. Leur seule motivation est « le bien-être éternel de votre
âme » (2 Néphi 2:30).
Réfléchissez à cela ! Pensez à la valeur d'une source d'information sur laquelle
vous pouvez toujours compter, qui se préoccupera toujours de votre intérêt
éternel, et qui donnera toujours la vérité inspirée. C'est un don et un guide
extraordinaire.
En novembre 2000, le président Hinckley s'est adressé aux jeunes lors d'une
veillée transmise à toute l'Église (voir « Conseils et prières d'un prophète
pour la jeunesse », Liahona, avril 2001, p. 30-41). Jeunes adultes, avez-vous
étudié son message et trouvé des choses que vous devez éviter ou que vous devez
changer ? Je connais une jeune fille de dix-sept ans qui venait juste de se
faire percer les oreilles une deuxième fois avant le discours du prophète.
Lorsqu'elle est rentrée chez elle après la veillée, elle a enlevé sa deuxième
paire de boucles d'oreille et a dit à ses parents : « Si le président Hinckley
dit que nous ne devons porter qu'une paire de boucles d'oreille, ça me va. »
Le fait de porter deux paires de boucles d'oreille n'aura peut-être pas de
conséquences éternelles pour cette jeune fille, mais son empressement à obéir au
prophète en aura. Si elle est disposée à lui obéir maintenant, pour quelque
chose de relativement simple, il lui sera beaucoup plus facile de le suivre
lorsqu'il sera question de choses plus importantes.
Je vous fais une promesse. Elle est simple mais elle se réalisera. Si vous
écoutez le prophète actuel et les apôtres, et que vous suivez nos
recommandations, vous ne vous égarerez pas.
APPRENDRE À ÉCOUTER LA VOIX DE L’ESPRIT
Si vous voulez éviter les pièges de Satan, si vous avez besoin d'être guidés
lorsque les choix que vous avez à faire vous plongent dans la perplexité,
apprenez à écouter la voix du Seigneur, qui est communiquée par le Saint-Esprit.
Puis, bien entendu, faites ce qu'elle vous dit de faire.
Néphi a clairement enseigné que le Saint-Esprit « est le don de Dieu à tous ceux
qui le recherchent diligemment » et que « celui qui cherche diligemment trouve »
(1 Néphi 10: 17, 19). Chose étonnante et réelle à la fois, mes chers frères et
soeurs, c'est vous qui décidez à quel point vous êtes proches du Seigneur. Vous
décidez à quel point les murmures du Saint-Esprit seront clairs et facilement
disponibles. Vous en décidez par vos actes, par votre attitude, par les choix
que vous faites, par les émissions que vous regardez, par la façon dont vous
vous habillez, par ce que vous écoutez et ce que vous lisez, et par la manière,
constante et sincère, ou non, dont vous invitez l'Esprit à faire partie de votre
vie.
Réfléchissez un instant à la portée de cette bénédiction ! Vous avez reçu un
don, qui, si vous l'utilisez et si vous le respectez, vous donnera la réponse à
toutes les questions délicates et troublantes que vous vous posez, et la
solution à tous les problèmes que vous rencontrez.
Je ne peux qu'imaginer certaines des questions que les jeunes filles se posent
en ce moment. Est-ce que vous devez vous marier avec le jeune homme avec qui
vous sortez ou non ? Est-ce que vous devez terminer vos études ou non ? Est-ce
que vous devez aller en mission ou non ? Dans quel domaine devez-vous faire
carrière ? Pourquoi faire tant d'efforts pour votre carrière alors que tout ce
que vous avez jamais voulu faire, c'est être mère ?
Au fil des années, comment allez-vous réagir face aux difficultés qui se
présenteront inévitablement ? Saurez-vous vers qui vous tourner pour recevoir de
la paix et du réconfort si vous êtes appelées à enterrer votre enfant (comme
deux de nos propres enfants l'ont fait) ou si votre enfant menace de s'éloigner
de l'Évangile ? Comment saurez-vous quoi faire lorsque vous devrez faire face à
des difficultés financières ? À qui vous adresserez-vous pour recevoir des
conseils et de l'inspiration lorsque vous serez appelées à un poste de
dirigeante dans votre paroisse ou votre pieu ? Les jeunes gens se posent le même
genre de questions.
Pour tous, il n'y a qu'une seule façon de surmonter les obstacles et de relever
les défis de la vie en sécurité et avec confiance. Premièrement, écoutez le
prophète et les apôtres. Étudiez les principes que nous enseignons. Puis
interrogez le Seigneur au sujet de ces principes et demandez-lui comment vous
devez les mettre en application. Demandez-lui d'influencer vos pensées, de
modérer vos actions et de guider vos pas. « Consulte le Seigneur dans toutes tes
actions, et il te dirigera dans le bien » (Alma 37:37). Il communiquera avec
vous par le pouvoir et la présence du Saint-Esprit.
ÉCOUTEZ LES MURMURES DE L’ESPRIT
Il y a plusieurs choses qui augmentent beaucoup notre capacité de comprendre les
murmures du Saint-Esprit et d'écouter ainsi la voix de Dieu.
Premièrement, le jeûne et la prière. Lorsque les fils de Mosiah ont rencontré
Alma le jeune, ils se sont réjouis de leur réunion et ont reconnu que, du fait
qu'ils « s'étaient beaucoup livrés à la prière et au jeûne », ils avaient reçu
l'esprit de prophétie et de révélation, « et lorsqu'ils enseignaient, ils
enseignaient avec une puissance et une autorité venant de Dieu » (Alma 17:3).
Deuxièmement, s'immerger dans les Écritures. Les paroles du Christ « vous diront
tout ce que vous devez faire » (2 Néphi 32:3). Les Écritures sont un canal de
révélation personnelle. jeunes adultes, votre génération est beaucoup plus
versée dans les Saintes Écritures que la mienne l'était à votre âge. On vous a
enseigné à lire et à étudier les Écritures. Je vous recommande vivement,
d'intensifier votre étude. Je vous promets que votre capacité d'écouter la voix
du Seigneur qui est communiquée par l'intermédiaire du Saint-Esprit augmentera
et s’améliorera.
Troisièmement, se préparer à passer du temps dans la maison du Seigneur. Lorsque
vient le bon moment pour nous d'aller au temple, nous ressortons du temple «
armés de... pouvoir » (D&A 109:22) avec la promesse qu'à mesure que nous
croîtrons dans notre connaissance du Seigneur, nous recevrons « une plénitude du
Saint-Esprit » (D&A 109:15). Le temple est un lieu de révélation personnelle. Si
vous êtes dotés, allez au temple régulièrement. Si vous ne l'êtes pas,
préparez-vous pour y entrer, car à l'intérieur du temple se trouve un pouvoir
qui vous fortifiera contre les vicissitudes de la vie.
Quatrièmement, écouter les recommandations de son père, de sa mère et de son
conjoint. Ils sont sages et ont de l'expérience. Parlez-leur de vos peurs et de
vos préoccupations. Demandez des bénédictions à votre père. Si, pour une raison
ou une autre, il n'est pas digne ou est dans l'incapacité de vous bénir, allez
voir votre évêque ou votre président de pieu. Ils vous aiment et seront heureux
de vous bénir. Si vous ne l'avez pas déjà fait, vous devez aussi recevoir votre
bénédiction patriarcale.
Cinquièmement, l'obéissance et le repentir. Il y a des choses que vous ne pouvez
tout simplement pas faire si vous voulez avoir le Saint-Esprit avec vous.. Vous
ne pouvez pas écouter des chansons vulgaires, regarder des films remplis
d'allusions sexuelles, regarder des images pornographiques sur internet (ou sur
n'importe quel autre support), prendre le nom du Seigneur en vain, porter des
vêtements impudiques, transiger de quelque manière que se soit avec la loi de
chasteté ou mépriser la valeur de la véritable virilité et de la véritable
féminité et vous attendre à ce que le Saint-Esprit reste avec vous. Quiconque a
ce genre d'activités ne doit pas être surpris s'il a ensuite des sentiments de
solitude, de découragement et d'indignité. Ne faites pas le choix de vivre sans
l'Esprit du Seigneur pour vous guider, vous protéger, vous murmurer ce que vous
devez faire, vous mettre en garde et vous remplir de paix. Repentez-vous si vous
en ave besoin, afin de pouvoir bénéficier de la compagnie de l'Esprit.
Les femmes et les hommes qui entendent la voix du Seigneur et qui agissent en
conséquence, deviennent de instruments inestimables dans ses mains. Je me
souviendrai toujours d'une expérience que j'ai eue après une conférence de pieu.
On m'a demandé de participer à la bénédiction d'une jeune fille qui avait un
cancer. Le membres de sa famille étaient des convertis et ils avaient trouvé de
la paix grâce aux murmures de l'Esprit. Avant que nous lui donnions la
bénédiction, cette chère soeur m'a dit : « Frère Ballard, je n'ai pas peur de
mourir, mais j'aimerais vivre ici avec ma famille. Je suis prête à accepter la
volonté de mon Père céleste. Bénissez-moi s'il vous plaît, pour que je trouve la
paix et que je sache qu'il sera avec moi. » Quelle foi, quelle compréhension et
quel courage l'Esprit lui avait accordés ! Quelques mois plus tard, la famille
m'a annoncé que notre Père céleste l'avait rappelée à lui. Elle était morte en
paix et les membres de sa famille vivaient en paix parce qu'ils bénéficiaient de
la compagnie de l'Esprit. L'un des plus doux messages que l'Esprit vous
transmet, c'est ce que le Seigneur ressent à votre sujet. Et cette assurance
vous fortifie comme aucune autre chose.
Pour finir, je m'adresse de nouveau à vous, mes chères soeurs, vous qui avez une
si grande capacité spirituelle innée d'écouter la voix du Bon Berger. Vous ne
devez jamais plus douter de votre valeur aux yeux du Seigneur et des frères des
instances présidentes de l'Église. Nous vous aimons. Nous vous chérissons. Nous
vous respectons. Ne doutez jamais que votre influence est absolument essentielle
pour préserver la famille et pour encourager la progression et la vitalité
spirituelle de l'Église. L'Église ne pourra pas accomplir sa destinée
préordonnée sans vous. Les hommes ne peuvent pas materner comme vous le faites.
La plupart des hommes n'ont pas la sensibilité (spirituelle ou autre) dont vous
avez hérité par votre nature éternelle. Votre influence sur la famille, sur les
enfants, sur les jeunes et sur les hommes est exceptionnelle. Vous êtes
naturellement douées pour prendre soin des gens. Grâce à ces dons et ces talents
remarquables, votre rôle est essentiel pour apporter l'Évangile au monde entier
et pour montrer la joie que l'on éprouve lorsqu'on vit selon les recommandations
des prophètes.
Plus que jamais auparavant, nous avons besoin de femmes de foi, de vertu, de
vision, et de charité, comme l'affirme la déclaration de la Société de Secours
(voir Mary Ellen Smoot, « Réjouissez-vous, filles de Sion », Liahona, janvier
2000, p. 112). Nous avons besoin de femmes qui entendent la voix du Seigneur et
qui agissent en conséquence, de femmes qui défendront et protègeront toute la
famille à tout prix. Nous n'avons pas besoin de femmes qui veulent ressembler
aux hommes, parler comme les hommes, s'habiller comme les hommes, conduire comme
les hommes ou agir comme eux. Nous avons vraiment besoin de femmes qui se
réjouissent de leur féminité et qui ont la confirmation spirituelle de leur
identité, de leur valeur et de leur destinée éternelle. Pardessus tout, nous
avons besoin de femmes qui défendront la vérité et la justice, qui rejetteront
le mal où qu'il se trouve et qui diront simplement : « Seigneur, me voici,
envoie-moi. »
Je vous rends témoignage que vous avez beaucoup de valeur et que cette Église
est l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Le royaume de Dieu
s'étendra jusqu'à remplir toute la terre. C'est à vous d'être des bannières pour
le monde entier, de montrer aux femmes et aux hommes qui vivent dans le monde
que les femmes ont une disposition naturelle à faire le bien et à rechercher les
choses de l'Esprit.
Je vous dis simplement : que Dieu bénisse les femmes de l'Église.
D'après un discours prononcé lors d'une réunion spirituelle à l'université
Brigham Young,
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