|
CLASSIQUES DU LIAHONA
LE TEMOIGNAGE QUE J'AI RENDU EST VRAI
par Lucy Mack Smith (1775-1856)
APPRENDRE DE JOSEPH
Environ quatre ans après la Première Vision, l'ange Moroni est apparu plusieurs
fois au jeune Joseph ; il lui a parlé du livre écrit sur des plaques d'or et l'a
préparé à l'oeuvre qu'il allait accomplir. Lucy raconte comment son fils,
prophète de dix-huit ans, a annoncé à la famille Smith la formidable nouvelle du
Livre de Mormon et du Rétablissement.
À la tombée de la nuit... nous étions tous assis, et Joseph commença à nous
raconter les choses glorieuses que Dieu lui avait manifestées...
Il continua de raconter... des points précis concernant l'oeuvre qu'il était
appelé à faire, et nous les reçûmes avec joie...
À partir de ce moment, Joseph continua de recevoir des instructions du Seigneur,
et nous continuâmes de rassembler les enfants tous les soirs pour l'écouter nous
relater ces instructions. Je suppose qu'aucune famille qui a jamais vécu sur la
surface de la terre n'eut un aspect aussi singulier que la nôtre ; nous étions
tous assis en cercle, le père, la mère, les fils et les filles et nous étions
tous profondément attentifs à ce que disait un garçon de dix-huit ans, qui
n'avait jamais lu la Bible en entier de sa vie. Il semblait s'intéresser
beaucoup moins à la lecture de livres que tous nos autres enfants, mais il
semblait beaucoup plus adonné à la méditation et à l'étude en profondeur.
Nous avions à présent la confirmation que Dieu était sur le point de révéler
quelque chose sur lequel notre esprit pourrait s'arrêter, ou qui nous donnerait
une connaissance plus parfaite du plan de salut et de la rédemption de la
famille humaine. Cela nous réjouissait beaucoup, une union et un bonheur des
plus agréables se faisaient sentir dans notre maison et la quiétude régnait
parmi nous.
Lors de nos conversations du soir, Joseph nous faisait parfois des récits qui
étaient parmi les plus divertissants que l'on puisse imaginer. Il nous décrivait
les anciens habitants du continent [américain], leurs habits, leur mode de
transport, les animaux qu'ils montaient, leurs villes, leurs bâtiments, avec
tous les détails, leur façon de faire la guerre et également leur culte
religieux. Il faisait ces récits avec une aussi grande facilité que s'il avait
passé toute sa vie parmi eux.
TÉMOIGNAGE D'UNE MÈRE
Rapportant la douloureuse expérience de perdre ses fils assassinés, Joseph et
Hyrum, Lucy Mack Smith a rendu un témoignage fervent et puissant de la mission
prophétique de Joseph.
Après que [les corps de Joseph et Hyrum] furent lavés et habillés dans leurs
vêtements mortuaires, on nous permit de les voir. Depuis longtemps, j'avais
rassemblé toutes mes forces, j'avais fait appel à toute l'énergie de mon âme et
j'avais demandé à Dieu de me fortifier, mais lorsque j'entrai dans la pièce...
je ne pus me maîtriser, je m'effondrai et j'implorai le Seigneur dans l'angoisse
de mon âme : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi as-tu abandonné cette famille ! »
Une voix répondit: « Je les ai pris en mon sein, afin qu'ils aient du repos. »
Tandis que je regardais leur visage paisible et souriant, je pouvais presque les
entendre dire : « Maman, ne pleure pas pour nous, nous avons vaincu le monde par
l'amour, nous avons apporté l'Évangile aux gens pour que leur âme soit sauvée ;
ils nous ont tués à cause de notre témoignage, et ainsi nous ont placés au-delà
de leur pouvoir, leur victoire n'est que momentanée, notre triomphe est éternel.
»
Je tiens à dire que le témoignage que j'ai rendu est vrai, et le restera
toujours. Mon témoignage sera le même le jour du Dieu Tout-Puissant, lorsque je
rencontrerai [Joseph et Hyrum], au sujet de qui j'ai témoigné, devant les anges,
devant l'esprit des justes rendus parfaits, devant les archanges, les séraphins,
les chérubins et les dieux ; lorsque l'autorité éphémère des injustes sera
réduite à néant devant le Seigneur des seigneurs, le Dieu des dieux ; et lorsque
la droiture des justes les exaltera dans la balance que Dieu utilise pour peser
le coeur des hommes.
Tiré de History of Joseph Smith, Preston Nibley directeur de publication,
1958, p. 82-83, 324-328.
|