LILLE / RELIGIONS
Près d'un millier de mormons réunis à Lille Grand Palais
Publié le lundi 23 février 2009 à 06h00

Le culte mormon reste relativement confidentiel en France. Selon les chiffres avancés par l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, ils seraient plus de 34 000 en métropole et plus de 22 000 dans les Dom-Tom.
Hier, on peut en tout cas témoigner qu'ils étaient près d'un millier venus du Nord - Pas-de-Calais, de Picardie, de Champagne-Ardenne, de Belgique pour la conférence du pieu de Lille - le pieu chez les mormons est comparable à l'évêché chez les catholiques. Il faut dire que le Grand Palais reçoit un hôte de marque : Elder Dallin Oaks, un « apôtre ».
« Nous sommes plus de 6 milliards sur la Terre et il n'y a que douze apôtres, ça fait un ratio d'un pour 500 millions. Ce n'est pas tous les jours qu'un apôtre préside une conférence de pieu ! » s'enthousiasme un responsable lillois.

Sur le fond, l'Église mormone ne semble pas si différente des autres Églises chrétiennes. Le non-initié ne comprendra peut-être pas le débat théologique sur la nature de Dieu. Pourtant, pour les mormons, c'est essentiel, c'est « la première vérité perdue », selon Elder Oaks. « Les premiers chrétiens ont voté que Dieu était un esprit et que le Père et le Fils étaient la même personne », déplore-t-il. Il aura fallu attendre dix-huit siècles, selon lui, pour que Joseph Smith rétablisse la vérité. Bref, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours « est l'Église véritable de Dieu ».
Et les autres ? « Il y a beaucoup de bien dans chaque Église, dit Elder Oaks. Il y a de la vérité dans tout. Mais chacune a perdu la plénitude de l'Évangile. »

Austérité
Sur la forme, le culte mormon est fortement marqué par son origine nord-américaine. On vient témoigner d'expériences personnelles en jurant que c'est la vérité vraie. Pas de grandes démonstrations d'émotions, tout est en retenue. Le message, lui, est on ne peut plus austère : ni drogue, ni alcool, ni tabac, ni pornographie ni péchés sexuels. Mais le mariage et beaucoup d'enfants. Car la baisse de la natalité « fait plaisir au Diable ».

Y.M.

 

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